16ème (et avant-dernière) semaine au(x) CDI

Lundi

Le CDI du lycée commence à prendre forme. Il est presque prêt pour accueillir les élèves et actions pédagogiques… à la rentrée! Poursuite des activités de re-cotage (on attaque les 300!). Une journée très calme, pas beaucoup de passage, à part quelques profs jurys d’oraux pas de chez nous et un peu paumés qui demandent le chemin. C’est moche, il y a des fois où j’étais bien incapable de leur répondre. Au téléphone aussi j’ai été très sollicitée mais parfois bien inutile, surtout quand une maman me demande dans quel lycée ira sa fille l’an prochain. Euh, comment vous dire?

Mardi

En début de matinée, nous nous sommes réunis au CDI avec l’A.S, l’infirmière et la CPE, pour faire un bilan des actions autour du cyber-harcèlement. Nous en sommes dans l’ensemble assez satisfaits, mais cette action devrait être menée en début d’année et surtout, surtout être présentée à l’équipe pédagogique pour qu’elle puisse prendre conscience de ce phénomène et être informé au minimum des suites à donner si un problème est constaté… On a aussi soulevé des questions intéressantes. Par exemple n’est-il pas un peu violent de demander aux élèves qui a un compte facebook et qui n’en a pas, dans le sens ou cela pourrait être discriminant pour certains élèves qui, soit ne sont pas équipés informatiquement donc numériquement ou ne sont pas autorisés à utiliser les réseaux sociaux (parce que ça arrive). Mais certains élèves ne les utilisent pas par choix et il est intéressant d’écouter les arguments de chacun.

Nous avons ensuite rédigé le bilan annuel du CDI avec mon collègue. Il est assez fourni et varié au niveau des actions menées etc… On en est assez satisfait. Mais il est vrai qu’au vu des potentialités pédagogiques évidentes que représentent les professeurs documentalistes et le CDI, 2 temps pleins ne serait pas du luxe…

Dernière après-midi « normale » au collège: les élèves sont encore là, mais ils seront en weekend prolongé dès le lendemain pour cause de brevet. Autant dire que les hurlements de joie entendus à la dernière sonnerie fleuraient bon les vacances! En d’autres termes, peu reviendront la semaine prochaine, pour la dernière semaine officielle! Les élèves ont commencé à ramener leurs manuels scolaires, mais pour une fois cette période ne m’a pas gonflée… puisqu’on ne s’en occupe pas! La vie scolaire a adopté le bébé, et c’est très bien ainsi! Nous nous sommes contentées, et en parfaite adéquation avec la vie scolaire, de récupérer les titres de série non retournés étudiés en classe et autres retards du CDI.

Mercredi

Le calme plat… Zéro bruit, pas un chat à part les petites abeilles qui s’attelaient à la préparation des salles pour le brevet; zéro élève, sauf les troisième qui, pour ceux qui le souhaitaient, rendaient les manuels scolaires et documents du CDI. Zéro prof, à part deux/trois qui sont passés en coup de vent… J’en ai profité pour nettoyer et remettre de l’ordre dans les notices du kiosque ONISEP.

Jeudi

Début de l’inventaire pour les documents de fiction. Un inventaire qui permet également de se rendre compte d’erreurs héritées du passage de BCDI à PMB et de les modifier .  Une petite goutte d’eau au milieu de l’océan. Début des épreuves du brevet. Des moments sympathiques avec les collègues en salle des profs. Et puis, on commence à se dire aurevoir, à se dire qu’on aurait aimé faire tel ou tel projet…

Vendredi

Exceptionnellement, un vendredi, juste pour dire que j’ai été visité « mon » nouveau collège! Repérage du temps de trajet et de la qualité de la route au passage. Correct. Des projets, assez nombreux. Un CDI à repenser, une base documentaire à revoir, tous plein de choses à faire en somme! Mais je peux enfin me projeter. Et puis visite du collège voisin pour dire bonjour à @AWebdoc! Des projets! des projets!! 😉

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15ème semaine au(x) CDI

Lundi

Une journée pas très très passionnante. L’activité de re-cotage a été poursuivie à vitesse constante. Le CDI a été réquisitionné pour être le secrétariat du bac. On dira que je n’étais pas spécialement ravie… C’est pas comme si on avait une bibliothèque générale assez spacieuse qui aurait pu faire l’affaire… Donc  il y a eu du passage, du bruit, des coups de téléphone réguliers. Bien entendu le téléphone est sur notre bureau et nous répondons, alors que les conversations ne nous sont pas destinées. Les professeurs-documentalistes n’ont pas été désigné pour être secrétaire de bac, certes, mais c’est le principe qui m’embête… Beaucoup de bruit autour de nous, j’étais donc obligée de parler un peu plus fort pour m’adresser à mon collègue, et on m’a demandé de parler moins fort à plusieurs reprises! Je pense que ce point là est clairement à revoir. Je veux bien que le CDI ai une place centrale au sein de l’établissement, mais il ne faut quand même pas exagérer. D’autant plus que la restructuration du CDI était prévue depuis plusieurs mois et que nous avions bien précisé avoir besoin du calme de la fin d’année pour mener à bien cette mission. Sinon, j’ai re-coté presque entièrement le rayon des 900… On y voit déjà plus clair.

Mardi

Je ne m’attarderais pas sur la matinée vu qu’elle a été très semblable à la journée précédente.

L’après-midi, la tension était à son comble.. Je savais que la commission en documentation pour les mutations se réunissait à ce moment là… Bien que sachant que l’information me serait communiquée en temps voulu, je n’ai pas pu m’empêcher de vérifier à tout bout de champs! Autant dire que la touche F5 a été ma meilleure amie, comme elle l’a été le jour des résultats du CAPES. J’ai décidé de participer aux conseils de classe de mes deux classes de sixième en cette fin de trimestre. Après tout, je suis également enseignante et j’ai eu ces classes en cours. Bien que je ne les ai pas noté, j’ai quand même pu suivre leur évolution et évaluer quelques compétences. J’ai donc estimé avoir la légitimité d’y participer. D’ailleurs personne n’a rien trouvé à y redire. C’est donc au tout début du conseil que mon téléphone a vibré pour me signifier que j’avais reçu un sms.Une bonne nouvelle puisque j’ai obtenu mon deuxième vœu. Je rejoint donc la team des profs-doc du Tarn. 🙂

J’ai réuni en fin de journée les deux groupes des élèves de l’AP lecture oralisée. Ils ont sélectionnés, par groupe de 2, des albums et se les sont appropriés.

Mercredi

J’ai mené mes dernières séances avec une classe de sixième (séance 7). Je n’en suis pas complètement satisfaite, elle est à retravailler.

Une matinée classique, qui sent la fin d’année. Plusieurs élèves ont voulu ramener leurs manuels scolaires. Outre le fait que cette année nous ne nous occupons plus des manuels scolaires (c’est la vie scolaire qui les prends en charge), il y avait un peu d’abus. Pas de retour anticipé si les élèves n’ont pas une autorisation écrite visée par la vie scolaire ou le chef d’établissement.

Jeudi

Une journée chargée qui a débuté par la séance 7 de techniques documentaires avec mes deux derniers groupes de sixième. Puis nous nous sommes rendus à l’école maternelle voisine avec les élèves de l’AP lecture oralisée. Ils étaient un peu anxieux et il a fallu les rassurer en leur expliquant que ces enfants ne les jugeraient pas et qu’au contraire ils seraient ravis de voir des « grands » leur raconter des histoires. Les 10 élèves ont tous joué le jeu et ils y ont même pris du plaisir. J’ai était particulièrement touché par E. qui a esquissé de nombreux sourires face aux réactions de ces jeunes enfants. J’ai également apprécié ce moment, et je n’ai pas pu m’empêcher de lire aussi un album.

L’après midi, la professeur-documentaliste qui va prendre ma place a téléphoné au collège et je lui ai donc exposé le fonctionnement dans les grandes lignes. Je l’ai également informé de la particularité du poste que j’occupe qui est scindé par deux mi-temps.

Nous avons désherbé quelques ouvrages obsolètes pour éclaircir nos rayonnages. La journée s’est terminé par un conseil de classe.

 

Séance 7: Culture Net’ – Classer l’information sur le web (Initiation) (techniques documentaires 6ème)

Pour cette 7ème (et dernière) séance, je me suis vite aperçue que la notion de classement sur le web était très complexe, peut-être trop pour des sixièmes. J’ai donc volontairement choisi de faire quelque chose de simple et d’abordable pour un « jeune » public.

Mon objectif principal est qu’ils comprennent dans les grandes lignes le principe du classement de l’information sur les moteurs de recherche. Il s’agit donc plutôt d’une initiation. Je pense que ce concept est à étayer et à approfondir avec les niveaux suivants.

Objectifs info-documentaires:

– Introduction de la notion d’indexation (indexation humaine / indexation automatique)

– Introduction de la notion de pertinence

Objectifs EAM

– Introduction à l’économie des médias: la publicité sur Google

Pour cette séance, j’ai choisi d’utiliser l’outil en ligne Padlet. Voici le lien pour y accéder: http://padlet.com/wall/yaxye50bcj (Encore une fois, je ne peux intégrer directement le document sur mon blog, car j’utilise la version en ligne de wordpress. Ou alors je n’ai pas encore trouvé comment faire. Si vous avez la solution, je suis preneuse! 🙂 )

  • J’introduis la séance avec des chiffres:

intro

Il s’agit de prendre conscience du nombre très important de pages web et du fait que ce nombre augmente davantage chaque jour. Problème: comment « classer » ces informations afin de permettre aux utilisateurs de la retrouver?

  • Je profite de cette question pour introduire la notion d’indexation. Je mentionne le catalogue documentaire du CDI à travers l’indexation humaine (je n’ai pas eu le temps de leur présenter une séance dédiée). Je leur présente, via le mur padlet des captures d’écran des champs « résumé » et « mots-clés » que nous renseignons lors de la saisie d’une notice. Concernant l’indexation automatique, je leur présente de façon très rapide le schéma proposé par Marthe au CDI, en insistant un peu sur l’analyse des mots d’une page et le stockage de celles-ci sur des serveurs. On poursuit en précisant que chaque requête d’internaute est renvoyée vers ces serveurs qui proposent ensuite une liste de résultats basée sur la concordance entre les mots-clés d’une requête et les mots analysés en amont par les robots (spiders).

indexation

indexation corrigé

A l’issue de ce premier exercice, je précise aux élèves que l’indexation humaine privilégie la qualité alors que l’indexation automatique privilégie davantage la quantité.

  • Ayant abordé précédemment le rôle des mots-clés lors de l’indexation, qu’elle soit humaine ou automatique, je peux aborder l’épineuse question de la place et du rôle de la publicité sur les moteurs de recherche et plus particulièrement sur google.

pub

pub corrigé

Grâce à une capture d’écran, on analyse la place de la publicité sur une page de résultats. Les élèves prennent alors conscience du bon positionnement de celle-ci par rapport au référencement naturel des autres pages web. Nous expliquons alors le fonctionnement du service Google Adwords par quelques questions (voir ci-dessous) et le visionnage d’une vidéo de présentation du service).

  • Pour terminer la séance, les questions de l’indexation et de la publicité étant posées, on peut alors se demander si le classement de l’information sur Google est réellement pertinent. Mais il convient d’abord de définir ce qu’est une information pertinente. Puis j’introduis les notions d’indice de pertinence et celle d’indice de popularité.

pertinence

pertinence corrigée

J’espère que cette séance aura au moins le mérite d’éveiller la curiosité des élèves, qu’elle leur permettra de prendre du recul face à la première page des résultats d’une recherche sur Google.

Ci-dessous, vous trouverez la carte mentale que je me suis élaborée, à titre préparatoire, autour de la notion d’indexation.

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Dans l’ombre de Charonne, un roman graphique de Désirée et Alain Frappier

C’est grâce aux réseaux sociaux que j’ai découvert le roman graphique Dans l’ombre de Charonne, en avril. Et directement grâce à l’auteur s’il vous plaît!

Dans l’ombre de Charonne

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Textes de Désirée Frappier et illustrations d’Alain Frappier, Éditions Mauconduit, 2012

Dans l’ombre de Charonne, c’est le récit de Maryse Douek-Tripier, recueilli par Désirée et illustré par Alain. Elle y raconte sa jeunesse, les différents idéaux politiques de l’époque (nous sommes entre 1960 et 1962, en pleine guerre d’Algérie) et la manifestation du 8 février 1962 à laquelle elle décide de participer, alors qu’elle n’a que 17 ans,  à Paris. Une manifestation qui va mal finir: les policiers vont faire preuve d’une violence inouïe et on dénombrera 9 morts  et 250 blessés. Maryse y a survécu, et après avoir enfoui cet évènement au plus profond de sa mémoire, elle a finalement accepté que Désirée Frappier en fasse un livre, le tout premier des éditions Mauconduit.

Ce roman graphique est « découpé » en deux parties (elles se suivent selon un ordre chronologique). Dans la première partie, le personnage principal, Maryse, replace la guerre d’Algérie dans son quotidien de lycéenne de 16 ans. On y découvre son lycée, ses amis, sa situation familiale et le contexte politique dans lequel elle évolue. La deuxième partie est axée sur la manifestation du Charonne et une évocation du 17 octobre 1961.

Le prologue quant à lui replace à la fois le contexte qui a permis à ce roman graphique de voir le jour ainsi que celui qui a poussé Maryse Douek-Tripier à livrer son récit et l’épilogue clos cet ouvrage en mettant en avant la projection débat du film « Mourir à Charonne, pourquoi? » de Daniel Kupferstein, qui a eu lieu en février 2010 à Paris et à laquelle Désirée Frappier a été invitée par Maryse. On commence et on termine donc ce récit par le temps présent.

Donc, bien sûr il sera question de la guerre d’Algérie, mais vue depuis la France et à travers le regard de la jeunesse de l’époque. On peut donc approcher de près la thématique du devoir de mémoire autour de la guerre d’Algérie, mais à travers le personnage de Maryse, on pourra également aborder des questions sociales de l’époque (mixité à l’école, la diffusion de l’information, l’engagement politique des jeunes…)

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© Désirée et Alain Frappier

Les auteurs ont également conçu un guide d’outils pédagogiques pour accompagner ce roman graphique (voir lien en fin de billet). L’ensemble des thèmes abordés dans l’ouvrage y sont répertoriés. On y trouvera également une mise en contexte de l »œuvre et une analyse de celle-ci, le tout étant ponctué de « suggestions pédagogiques »

A titre personnel, c’est un ouvrage que j’ai beaucoup aimé… Une fois le livre terminé et fermé, je me suis précipitée sur la toile et sur ma base documentaire pour avoir de plus amples informations. Je me dis qu’il pourrait en être de même pour les élèves. Mais il me semble que l’étude de ce roman graphique  peut ne pas être seulement sa lecture alors que tout un projet (des projets?) pourrai(en)t se mettre en place autour.

Quelques pistes pédagogiques qui me passent par la tête:

  • Des recherches documentaires autour de la guerre d’Algérie, du gouvernement de l’époque, de Charles De Gaulle, de la culture des années 60 (pourquoi pas axer certaines recherches sur la mode, la musique, le cinéma [voir la référence au cinéma de Godard et à Jean Seberg en page 32]…), du lycée de Sèvres et sa pédagogie nouvelle pour l’époque etc…

67961_531919190194240_2139981541_n© Désirée et Alain Frappier

  • Travailler sur le discours médiatique à partir de la presse écrite (nombreuses références à la presse écrite relatant les épisodes évoqués dans le roman graphique) et sur la couleur politique des quotidiens d’information. Pourquoi ne pas également travailler sur l’histoire de ces quotidiens d’informations qu’ils soient nationaux ou régionaux. A ce propos on pourra ré-écouter l’émission La marche de l’histoire du 22/05/2013 consacrée à l’histoire du journal Libération ou encore feuilleter l’ouvrage de Jean Guisnel, Liberation, la biographie, paru en 2003 (La Découverte).  Pour Le Monde voir l’ouvrage de Patrick Eveno, Histoire du journal Le Monde 1944-2004, paru en 2004 chez Albin Michel. Concernant le figaro, on consultera les ouvrages de Claire Blandin, historienne spécialiste de la presse française (Le Figaro, deux siècles d’Histoire, 2007 chez Armand Colin, Le Figaro, histoire d’un journal (collectif), 2010 chez Nouveau Monde Éditions). On pourra aussi s’attarder sur le rôle de la radio et proposer le même cheminement pour ce média.

radio© Désirée et Alain Frappier

  • Mettre en place des débats sur le thème du « devoir de mémoire », de la censure dans les médias …

N.B: A propos de la censure, évocation possible de la loi sur la censure du 16 juillet 1949

  • Réfléchir à la place de la documentation dans le cadre de la réalisation d’un récit basé sur une histoire vraie (consultation des archives, recueil de témoignages …)
  • Travailler autour du genre du roman graphique: définition, caractéristiques … (le dossier pédagogique accompagnant Dans l’ombre de Charonne est une source précieuse sur ce sujet!)

Dans mes rêves les plus fous, plusieurs classes pourraient travailler autour de ces thèmes, ce qui donnerait lieu à une « exposition » collective pour partager les travaux des élèves. Pourquoi ne pas  imaginer des modes d’exposition interactifs et transmedia, avec des QR codes, des présentations interactives, des panneaux d’exposition « papier » etc…

D’autant plus qu’il est possible de rencontrer les auteurs …

Rencontrer les auteurs

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© Désirée et Alain Frappier

Désirée Frappier est inscrite à la maison des écrivains et de la littérature , MEL (Voir  sa fiche auteur). Le MEL propose une politique de co-financement: 50 % est pris en charge par l’organisme et les 50 % restants sont à la charge de l’établissement scolaire. La rencontre avec l’auteur est d’une durée de 2h, pour une classe (pas de regroupement de classes possibles). Part du MEL déduite, il faut compter aux alentours de 100 euros. En dehors de la région parisienne, l’auteure se déplace pour 4h minimum.

Alain Frappier, est quant à lui inscrit à La charte des auteurs et illustrateurs jeunesse.

Grâce aux réseaux sociaux (oui, encore eux!) j’ai pu entrer directement en contact avec Désirée Frappier qui m’a fourni bon nombre d’informations sur les modalités de rencontre (je la remercie au passage pour sa gentillesse et sa disponibilité à travers ce blog en attendant de pouvoir la remercier In Real Life!). Elle m’a donc précisé que les visites dans les établissements scolaires étaient fréquentes et qu’ils appréciaient beaucoup ces moments. Ils rencontrent des classes de 3ème (la guerre d’Algérie est au programme, sur deux heures environ certes, mais au programme quand même) ainsi que des classes de seconde (dans le cadre de l’enseignement « Littérature et société »), de première et de terminale.

Ressources pour accompagner le roman graphique dans nos CDI…

Pour mettre en avant et accompagner Dans l’ombre de Charonne dans nos CDI, voici une petite sélection de ressources qui sera certainement bien incomplète. Mais vous pourrez consulter la bibliographie de l’ouvrage qui, bien que déjà sélective et quand même bien fournie. On se contentera ici de proposer des ressources variées et adaptées à nos publics. N’hésitez pas cependant à proposer vos références par un petit commentaire 😉

Sur le web

« Dans l’ombre de Charonne » outils pédagogiques, guide réalisé par Désirée (textes) et Alain (graphisme) Frappier, décembre 2012

Dernièrement, Daniel Mermet dans son émission Là-bas si j’y suis a diffusé un reportage intitulé « Non, rien de rien, les anciens de l’OAS ne regrettent rien…« . Il s’agit d’une reportage en trois parties: première diffusion le 12 juin 2013, seconde le 13 juin 2013 et la dernière ce vendredi 14 juin 2013. Dans la première partie du reportage radiophonique, il est fait mention de la manifestation de février 1962.

Ouvrages documentaires (D) et de fiction (F)

Guerre d’Algérie, Tramor Quemeneur et Benjamin Stora, Géo, 2012 (D)

Des hommes dans la guerre d’Algérie, I. Bourgnier et J. Ferrandez, Casterman, 2010 (D)

Octobre noir, une bande dessinée de Didier Daeninckx chez Ad libris (F)

La série de BD Carnets d’orient, de Jacques Ferrandez, chez Casterman (F)

Les années 60: Rêves et révolutions, Frédéric Quinonero aux éditions Didier Carpentier, 2009 (D)

Une petite note d’information à destination de mes collègues du lycée

Pour mettre en avant ce roman graphique et tenter de convaincre mes collègues, je leur ai concocté une petite affiche de présentation. Elle leur a été transmise par mail et affichée en salle des professeurs. En attendant la suite…

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Je remercie Désirée Frappier qui m’a aimablement autorisée à illustrer mon article avec des planches extraites du roman graphique.

 

14 ème semaine au(x) CDI

Lundi

Nous avons poursuivi la restructuration du CDI. Le mobilier était déjà replacé, le coin fiction aménagé… Donc aujourd’hui nous nous sommes attelés à l’espace documentaire. Il s’agissait de vider les cartons, de les ranger rayon par rayon pour évaluer la place dévolue à chaque classe. Les cotes seront refaites au fur et à mesure, et ce ne sera pas forcément terminé au 5 juillet… Mais tout va bien, le plus gros est fait. Le déballage de cartons a été accompagné d’une intense activité de désherbage! Je n’ai jamais désherber autant de livres depuis le début de ma (courte) carrière de professeur-documentaliste. Il semble que la saison se prête à cette activité, puisque plusieurs collègues semblent s’adonner au jardinage désherbage (un clin d’oeil très appuyé à @hesperie1 et @legarnier). Chez nous, ce fut le concours de celui qui trouverait le livre le plus ancien! nous sommes remontés jusqu’en 1948, avec un dictionnaire de la langue française en 2 tomes, comportant des onglets creusés dans la tranche! Ceux-là, je les ai gardés, et ils seront exposés dans une vitrine à poser dénichée au-dessus d’une vieille armoire métallique (on recycle et on fait du neuf avec du vieux!).

Un petit aparté sur ce que nous faisons de ces livres, puisque ce sujet « embrase » notre liste de diffusion depuis quelques jours!

  • Les ouvrages sont supprimés du catalogue documentaire au fur et à mesure. Des listes sont imprimées, datées et remises à la chef d’établissement.
  • Les ouvrages trop abîmés sont immédiatement jetés, sans autre forme de préavis.
  • Les vieux ouvrages mais qui pourraient avoir une certaine valeur (œuvres complètes etc…) seront transférés à la bibliothèque générale
  • Les ouvrages qui sont obsolètes, en double ou trop vieux sont soigneusement rangés dans des cartons. Ils seront donnés. Mais à qui? telle est la question… Nous organisons dans un premier une temps, un vide-grenier gratuit au CDI! les adultes de l’établissement jettent un coup d’œil et récupèrent ce qui les intéresse. Les élèves sont également invités à fouiller dans les cartons pour y dénicher un sésame!
  • Les ouvrages restants seront remis à une association locale qui fera usage de ces vieux livres.

Nous ne les faisons donc pas partir en Afrique. Cependant, une année, un des assistants d’éducation, membre d’une association africaine, avait récupéré quelques ouvrages. Il avait connaissance des besoins dans son village et n’a donc pris que des choses qui lui semblaient (et me semblaient) utiles: dictionnaires, roman, quelques BD, mais très peu de manuels scolaires…

Mardi

Mardi matin au lycée, toujours la même chose… Au passage je tiens quand même à souligner que cette petite brocante au CDI a engrangé une augmentation des visites des enseignants et autres adultes au CDI. Ce fut l’occasion de nous « vendre » (plus ça va, plus c’est pire…) pour proposer des séances en commun et complémentaires.

Le rayon des 000 et 100 est entièrement recoté et désherbé. Voilà ce que ça donne:

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Détails de la signalétique d’un rayonnage de la classe 100 de Mr Dewey, Tarbes, juin 2013 (photo by Doc à bord) [Ceci n’est pas oeuvre d’art … mais presque! 🙂 ]

Sinon le fait du jour qui ne concerne au final pas que ma vie au(x) CDI mais qui concerne toute la profession c’est la parution d’un document institutionnel. Il s’agit du Point d’étape de l’entrée de l’école dans l’ère du numérique.  Les pages 25 et 26 nous intéressent tout particulièrement, pages réservées à la proposition d’un ensemble d’actions pour relancer l’éducation aux médias et à l’information et favoriser un usage responsable d’internet et des réseaux sociaux. Étant donné que nous sommes déjà inscrits dans ce type d’actions, nous espérions nous attendions à y figurer. Et bien non, rien, pas une fois le concept de professeur-documentaliste n’est évoqué. Même pas documentaliste… (à la rigueur ça aurait déjà été bien). Bon, vous me direz que nous sommes peut-être inclus dans le cercle des « enseignants ». Et bien, il ne semble pas, car même s’il est question de transversalité, on se retrouve vite pris dans la mouvance des programmes… Et comme chacun le sait, nous, nous n’avons pas de programme. On fera donc comme d’habitude, nous chercherons la collaboration et les collègues de disciplines sont solliciterons. Mais il s’agit d’un manque de reconnaissance de notre profession qui commence à devenir un peu agaçant…

Je vous invite, si ce n’est déjà fait, à lire le billet de Doc in progress, Professeur ET Documentaliste.

L’après-midi au collège fut très similaire au mardi précédent…

Mercredi

Un mercredi matin très semblable également au mercredi précédent. Un peu de travail de gestion, des heures d’accueil et une séance de techniques documentaires avec une classe entière (et oui, l’autre groupe ayant une heure d’étude et non pas un cours à ce moment là, j’ai décidé de prendre la classe en entier. Tout se passe bien, merci! J’arrive à gérer ma classe, comme un autre prof.

Bon pas de jeudi cette semaine. Un enfant malade et hop! une maman qui reste à la maison.

13 ème semaine au(x) CDI

Lundi

Ça y est, on est en juin…

clin d'oeil meteo!

Donc la restructuration du CDI commence… maintenant!

Ce fut donc une journée marathon, menée rondement avec une collègue agent de service. On a vidé, trié, désherbé, jeté, mis de côté…. Puis déplacé les meubles, remué de la poussière, trouvé des fourmis derrière les armoires métalliques…

Et puis j’ai rangé, organisé les choses. Et surtout, j’ai commencé à déplacer les bouquins. S’il n’y avait que ça… Au passage, ils sont soumis à une petite vérification de carrosserie cote. Beaucoup ont été faites à la main, et par soucis de cohésion et d’harmonisation, on en profite pour recoter. C’est une activité très mécanique : recopier sur un traitement de texte, éventuellement vérifier en cas de doute et le cas échéant  modifier. Mais je trouve ça plus attirant, en tout cas moins répulsif que le mélange de cote actuel qui ne donne pas envie de ranger les livres, ni même de les sortir de leurs rayons (je parle essentiellement des documentaires). Il va vraiment falloir les mettre en avant, les rendre « attirants » pour le lecteur… Peut-être qu’il y en a trop justement et qu’ils sont trop serrés, avec une signalétique un peu trop triste? Ben voilà, c’est l’occasion d’y remédier.

Pas super intéressant, mais de temps à autre ça fait du bien de faire le tri et de « bouger les meubles ». Les élèves sont enthousiastes face à la métamorphose au changement du CDI. Ils n’hésitent pas non plus à donner un coup de main!

Je suis sortie de là épuisée, recouverte de poussière, mais au moins la machine est lancée!

Mardi

Mardi matin, on a continué notre petit « déménagement » du CDI. J’ai également diffusé auprès de mes collègues de lettres et d’histoire-géographie une information concernant un roman graphique: Dans l’ombre de Charonne de Désirée et Alain Frappier (billet à venir prochainement).

L’après-midi au collège: comme d’habitude, courte! Une séance avec les 6ème segpa où nous avons terminé de présenter Google et où je leur ai présenté le concept des Google Glass. Des élèves au CDI l’heure suivante et enfin l’AP lecture pour clôturer la journée.

Mercredi

Les élèves de 4ème ont finalisé leur panneau d’exposition sur l’Australie. J’ai terminé la séance 6 (Culture Net’: (Re)découvrons Google) de techniques documentaires avec une classe de sixième (Bilan au paragraphe suivant).

Jeudi

Ma journée a débuté par deux séances de techniques documentaires (les dernières de l’année) avec deux-demi classes de sixième. Jamais je n’ai eu des élèves aussi attentifs. Les terribles ont été les plus participatifs: Y. et R. n’arrêtaient pas de poser des questions, d’apporter des précisions. Je crois qu’il s’agit de deux graines de geek! Je rêve que mes séances se déroulent toutes de la même façon. C’est tellement plus plaisant!

Du coup, le bilan des séances 5 et 6 mérite d’être posé. Concernant le déroulement de la séance: le timing est respecté, peut-être même un peu court, étant donné que je ne suis pas obligée de m’interrompre toutes les 5 minutes. Les contenus abordés semblent faire réagir les élèves. J’ai terminé la séance 6 par la présentation des google glass, nouvelle technologie développée par Google! Je leur ai montré la vidéo de présentation officielle. Le but n’étant pas de faire de la pub pour google mais bien de les faire réagir sur cette avancée technologique. Outre les « wow, trop classe! », « Combien ça coute? » et « j’veux les même! » j’ai été ravie d’entendre une élève dire « Je comprends pas à quoi ça sert! ». Cette petite phrase m’a permis d’enchainer et de demander aux élèves de faire quelques recherches pour la fois prochaine sur les avantages / inconvénients des Google Glass. Je leur ai aussi proposé d’ajouter leur propre ressenti dans ce tableau.

Comme le hasard est très bien fait, des élèves de cette classe de sixième avait une heure d’étude en suivant mon cours. Ils sont donc venus au CDI pour effectuer le travail demandé. Ultra motivés, ils m’appelaient sans cesse pour me montrer et commenter leurs découvertes.Voici justement un exemple de ce qu’ils ont réalisé (Y. et R. ont accepté que je publie leur travail ici). Je précise que ce complément « Google Glass » était improvisé et le travail demandé était donc assez libre dans sa forme.

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A. complètement absorbé par le livre Histoire de la révolution numérique de Clive Gifford chez Gallimard Jeunesse, a décidé de prendre des notes sur tout ce qu’on avait évoqué au cours des deux dernières séances. Je n’ai donc pas fait grand chose niveau gestion, mais étant donné que les bouquins sont là depuis un bon bout de temps déjà, deux ou trois jours de plus ne changeront pas la face du monde. Et une matinée comme celle-ci avec des élèves intéressés comme jamais, ça n’a pas de prix et ce n’est pas tous les jours!

Vendredi matin

Exceptionnellement, je suis passée par le lycée avant de rentrer chez moi pour voir l’avancement des travaux. Un CDI méconnaissable, qui fait peau neuve. Des élèves étaient là pour donner un coup de main. Voici quelques photos envoyées par des élèves pour me montrer le « work in progress »

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L’ancien espace documentaire, qui va voir l’installation de 3 postes informatiques supplémentaires (8 en tout sur cet espace + 4 tables rondes de travail)

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L’ancien espace fiction qui va devenir l’espace documentaire. Les livres de fiction sont transférés à l’étage, sur la mezzanine.

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Voilà déjà une chose de faite: le réaménagement de notre bureau!