[Lecture] Sous haute dépendance, d’Ursula Poznanski

Je suis en train de terminer Sous haute dépendance, d’Ursula Poznanski (chez Bayard jeunesse). Il fait partie de la première vague de la sélection du prix Babelio du Tarn 2014/2015.

C’est l’histoire d’un jeune lycéen anglais, Nick qui ne comprend pas l’attitude de ses camarades depuis qu’un boîtier noir circule dans un cercle restreint d’élèves de son lycée, jusqu’au jour où il s’en fait remettre un… Et il devient addict à ce fameux jeu, Erebos, qui te parle, te confie des missions In Real Life, et t’éjecte quand tu le déçois…

Je dois dire qu’au départ, je n’étais pas très convaincue. Quand on me la « vendu », je ne l’avais pas lu, mais le thème général me semblait intéressant (addiction au jeu vidéo) pour des collégiens gamer ou pas. Mais j’avais un peu peur de tomber sur quelque chose d’un peu moralisateur.

J’ai d’ailleurs eu cette impression durant les premières pages, mais en arrivant sur la fin, je me dis que finalement non. Ou que si ça l’était, une intrigue plus poussée l’a démenti. Et surtout, on y cause d’intelligence artificielle, de test de Turing, et là je me dis qu’il y a un potentiel pour causer informatique, numérique, éthique d’Internet, collecte des données avec les élèves. Car tout ce qui paraissait un peu « surnaturel » dans le scénario a en fait une explication. Je m’imagine déjà en train de papoter autour de ce livre avec les élèves qui l’auront lu pour pouvoir au besoin les amener à détailler davantage ce qu’est le test de Turing, car soyons clair, je me vois mal faire un cours sur le sujet à des collégiens. Mais pour leur culture générale, j’aimerai bien qu’il sache de quoi il s’agit, de quand date cette pensée de l’intelligence des machines.

Ce roman permet également de poser la question de la collecte des données personnelles. Bon, personnellement, j’avais vite compris que le jeu Erebos avait un quelconque système de collecte de données, même s’il aura fallu du temps aux personnages pour s’en rendre compte. Et j’ai pensé au test de Turing avant même de le voir écrit noir sur blanc. Mais c’est parce que, de part mon métier, je suis sensibilisée à ces questions et qu’elles m’intéressent même au-delà. Mais voilà vraiment une occasion d’aborder ces questions de façon plus ou moins formelle avec les élèves.

Et puis on peut toujours envisager, après cette lecture, d’orienter les élèves vers des lectures plus « classiques » et je pense ici notamment à 1984 de G.Orwell.

P.S: par contre, je ne suis pas vraiment fan de l’illustration de couverture. Je pense que c’est d’ailleurs pour ça qu’il a été un des derniers lus de ma caisse de lecture (pour le boulot) de l’été.

P.S 2:  niveau booktrailer, on pourrait s’amuser…

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