Réalisation d’une brochure touristique en 4ème

Avec deux collègues d’histoire-géographie de 4ème, nous avons proposé aux élèves de 3 classes de 4ème de réaliser une brochure touristique  (activité proposée dans le manuel histoire-géographie EMC Hatier 978-2-401-02012-2 p.266) .

Ce travail de recherche et de production de contenu documentaire a été décidé très vite, d’une semaine pour l’autre. En terme de temps de séance, je dispose d’une « séance »  avec l’ensemble des élèves (réparti en demi-groupe et sur des heures d’études, avec information via le carnet de correspondance) et probablement d’un ou deux autres  à la rentrée des vacances d’hiver, sur le temps d’étude, mais qui n’auront pas de caractère « obligatoire » (ils seront prioritaires sur leur temps d’étude)

Ici il s’agit donc d’une activité dont l’objectif est de réaliser une brochure touristique à destination de touristes chinois, pour un séjour de 7 jours à Paris.

Les objectifs de mes collègues d’histoire-géo sont de suivre la consigne, savoir travailler en équipe (3/4), faire preuve de créativité. Ils doivent réfléchir à la catégorie sociale des touristes afin d’adapter les propositions revêtant un caractère financier (le transport, l’hébergement et la restauration, le coût des loisirs, visites et activités…)

Concernant l’aspect créatif et production finale,  pas de contrainte particulière, si ce n’est que le travail doit être rendu sur un support matériel. Pas de support numérique donc, mais ils peuvent imprimer des images, du texte, à partir d’un logiciel de traitement de texte. Sur l’aspect créatif, je leur soumets des idées, et notamment l’idée du lapbook (ou livre objet) sur cette réalisation. Aucun caractère obligatoire, mais je trouve que cet outil peut complètement être adapté  à ce travail.  Je crois que certains groupes ont trouvé l’idée intéressante…

Du point de vue de l’info-doc, ce travail permet d’aborder, à des niveaux différents, les notions suivantes:

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En début de séance je consacre 10/15 minutes à un temps de présentation de l’activité, des consignes et objectifs du professeur d’histoire et de ceux qui relèvent de l’info doc. Je leur projette le schéma ci dessus et j’annonce que nous allons, ensemble, questionner le besoin d’information à l’aide d’un questionnement Quintilien (je vidéo projette la carte mentale ci dessous et leur en distribue ensuite une par groupe). On note toutes les propositions des élèves, j’y ajoute (si nécessaire) les questions que je me suis posée en préparant la séance. Cet échange permet de faire prendre conscience aux élèves qu’ils ont déjà des connaissances (ils connaissent des lieux / monuments emblématiques de la capitale, réfléchissent déjà au profil des touristes auxquels ils vont s’adresser …). Ils prennent conscience des informations qu’ils n’ont pas et qui leur seront nécessaires (tout ce qui concerne les modalités de transport, d’hébergement, d’autres activités / lieux / monuments pour affiner leur programme). Ils commencent également à questionner les types de sources et d’information qu’ils vont consulter (l’ensemble des groupes à évoqué le site de l’office du tourisme de Paris, et ils pensent instinctivement à des sites de voyage comparateurs de prix pour l’hébergement, la restauration, les loisirs… )

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Les élèves se répartissent ensuite en groupe, se mettent d’accord sur le profil de leurs touristes et commencent à questionner le sujet, rechercher les premières informations. Ils se répartissent (plus ou moins efficacement) les tâches, réfléchissent à des stratégie de travail en groupe ou pas, étant donné que les vacances scolaires s’invitent entre les deux séances et la date fatidique de retour des travaux.

Mes collègues m’ont invité à participer à l’évaluation (youpi!) et on essaiera de mettre en valeur leurs productions en les exposant.

Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas d’une séquence ni même d’une séance ultra bien ficelée, mais qui me permet quand même d’intervenir auprès des élèves, de les guider, de leur proposer des ressources. Jusque là, j’ai très peu en fait pas du tout, travaillé avec mes collègues d’HG. Pourtant dans l’ancien collège où j’étais en poste, c’était régulier. Je comprends les arguments « manque de temps », « faut avancer dans les programmes », mais j’ai du mal quand je constate qu’on donne des exposés aux élèves:

  • sans me prévenir : dans ce cas je ne demande pas spécialement à intervenir, mais à savoir ce qu’on leur demande, pour quand, sous quelle forme. Non pas pour faire ma grande inquisitrice (Dolorès Ombrage sort de ce corps!!!), mais tout simplement pour pouvoir choisir au mieux et avec le moins d’injustices possibles les élèves qui seront prioritaires pour venir au CDI (je vous en parlerai, mais le CDI se trouve actuellement dans un lieu annexe et plutôt minuscule pour la durée des travaux et je ne dispose que de 15 places, ce qui est … peu). Et puis je peux vérifier mes ressources physiques disponibles au CDI, au besoin mettre en place une table thématique, une caisse mobile…
  • Sans les guider plus qu’en leur donnant une consigne sur « faire un exposé sur la Rome antique » (si si je vous jure, j’ai déjà vu passer la chose). Le petit 6ème à qui on donne ce sujet sera perdu. La Rome Antique c’est vaste… Ou alors on lui a donné les consignes mais il ne les a pas retenues? Dans ce cas, si je suis informée, je peux guider l’élève dans son questionnement, dans son choix de sujet etc….
  • et parce que bon je suis prof doc et que sur les aspects purement pratiques (sur quelles heures etc…) on peut toujours trouver des solutions. Dans ce cas précis, on a épluché les EDT et les heures d’études des classes concernées et ils sont venus sur ces créneaux.

Je dois avouer, que ces derniers mois ont été assez compliqués (j’en avais en partie parlé ici) et que le déménagement du CDI a accaparé tout mon temps sur la deuxième période du premier trimestre. Étrangement je propose davantage de séances ces temps-ci, alors que le CDI Cagibi (je vous assure c’est affectueux, je le vis bien) est vraiment minus et pas idéalement conçu pour l’accueil de groupes. Tout ne tiendrais donc pas au lieu? Même si j’ai hâte de découvrir et de concevoir, d’aménager le futur nouveau et tout beau CDI, je retrouve peu à peu une énergie pro qui me faisait défaut ces derniers temps.

 

 

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De la communication non violente

« Nos sentiments proviennent de la façon dont nous choisissons de recevoir les actes et les paroles des autres » Marshall B. ROSENBERG

Au PAF, cette année, j’ai obtenu le stage de sensibilisation à la communication non violente (niveau 1).

Et aujourd’hui a eu lieu la première journée de ce stage qui s’étend sur 3 jours.
J’attends beaucoup de ce stage, autant d’un point de vue professionnel que personnel (tant qu’à faire).

Je n’ai absolument pas été déçue de cette première journée. J’étais la seule prof doc du groupe parmi des profils très divers ce qui a engendré des conversations très riches  (prof en collège, lycée, lycée pro, BTS…)

Ce petit billet pour faire état de ce que je retiens de cette journée et des questionnements que cela soulève dans le cadre de ma pratique professionnelle.

L’approche de la communication non violente est portée par Marshall B.Rosenberg, psychologue américain (1934-2015). Ce processus de communication se base sur le principe de la non-violence appliqué à la communication, à la relation qu’on entretient avec un individu.  Outre la communication verbale, cette approche met également l’accent sur tout ce qui relève de la communication non verbale: les attitudes, les regards…

Nous avons réfléchi à ce qui, pour nous, relevait de la communication violente:

  • l’utilisation du TU accusateur (le TU qui touche à l’identité de la personne)
  • le manque d’empathie
  • des tons de voix violents (cris)
  • Des attitudes violentes (ignorer quelqu’un, claquer la porte sans explications)
  • les jugements / l’évaluation d’autrui, les comparaisons, les reproches, les critiques et exigences, les humiliations et autres moqueries…

De même nous avons fait ressortir ce qui relève de la CNV (et notre formatrice a complété)

  • L’utilisation du JE à la place du TU
  • L’expression de ses émotions, de son ressenti
  • Prendre la responsabilité de ce qui nous appartient (de nos émotions, de nos besoins)
  • Passer de l’exigence à la demande, et accepter le fait que la réponse à cette demande peut-être négative
  • Relever les réussites (les siennes et celle de notre interlocuteur)
  • L’empathie (être à l’écoute de l’autre mais aussi à l’écoute de soi)
  • Construire son discours sur des observations, sur des faits, sur des explications
  • Avoir de l’estime pour soi et pour l’autre, du respect pour sa personne et sa dignité
  • Être dans un rapport d’égalité
  • Apporter du sens entre les causes et les conséquences

A ce point là de ma retranscription, je me rends compte que mon approche actuelle mêle les deux, même si je préfèrerai qu’elle penche davantage du côté de la balance de la CNV.

Il m’arrive de crier, de hausser le ton pour obtenir le calme, le silence, ou l’attention des élèves (souvent), de faire des reproches en employant en plus ce TU accusateur , d’avoir des exigences avec menace de punition / blâme à la clé (une observation dans le carnet, une exclusion temporaire ou définitive du CDI, ce que je déteste donc ne fais finalement presque jamais, donc inutile ++++)

Mais à côté, je me félicite (il parait que c’est important de s’auto-féliciter quand on réussit) d’avoir un semblant d’approche CNV (sans le savoir jusque là): saluer les réussites, avoir de l’empathie (bon, ok ça dépend des jours) envers les élèves (et mes collègues?). Je pense également avoir du respect pour les élèves et éviter une relation hiérarchique de pouvoir.

Il y a donc toute un travail à faire, à essayer de mettre en place sur les points suivants, qui me semblent importants et nécessaires:

  • Apporter davantage et systématiquement du sens entre les causes et les conséquences (par exemple: expliquer sans être dans le jugement et dans le reproche, qu’un livre volé pénalise les élèves qui voudraient le lire et / ou l’emprunter, qu’un livre mal rangé est un livre perdu…)
  • Passer de l’exigence à la demande, par exemple quand je souhaite que le calme revienne au CDI ou lors d’une séance pédagogique. Le tout en ne stigmatisant pas un élève ou un groupe d’élèves face aux autres. Cela suppose donc de se déplacer, jusqu’à l’élève en question, de couper la scène aux autres, et d’adresser à voix basse sa demande. Ça j’y pense depuis longtemps, pas forcément de la manière CNV, mais je ne trouve aucune satisfaction à hausser le ton, à faire des reproches et être dans l’exigence. A priori si ça « fonctionne », il suffit de prendre le temps de prendre ce temps afin que des mécanismes, des attitudes respectueuses de toutes parts, deviennent le quotidien.
  • Utiliser davantage le JE, nommer ses émotions , ses sentiments, son ressenti (avec des mots précis. Par exemple « Je suis en colère, je suis fatiguée, je suis excédée par tout ce bruit, ce manque d’attention » …)  et exprimer ainsi ses besoins (« J’ai besoin de calme pour avancer dans telle tâche, pour avancer dans ma séance »)

J’ai également noté le fait que la CNV ne suppose pas l’absence de cadre, de limites, de règles de vie: mais je note et je surligne le fait que la construction collective de celles ci, avec les élèves, donne du sens. Et j’aimerai bien me pencher sur une construction collective des règles de vie (je déteste ce terme en fait, mais de suite je ne trouve rien de mieux) du CDI. Voir ce que ça peut nous apporter. Je profiterai probablement de l’aménagement dans le futur CDI (mais je peux tenter et expérimenter dans le CDI provisoire puisque que la situation peut s’y prêter).

Avant de m’arrêter ici pour ce premier billet CNV (il y en aura peut-être d’autres?) je rajouterai que la CNV ne remet pas en cause le fait que nous sommes des humains dotés de sentiments multiples. Les conflits font partie de la nature humaine et il n’est pas question de les éradiquer, de les refouler, mais bien de les accepter en limitant l’apparition de la violence lorsqu’un conflit émerge.

Et pour finir pour de bon, je retiens deux mots qui pour moi, ce soir, résume la CNV: être authentique et empathique.

 

 

 

Bilan (mitigé?) d’une année dans un nouveau CDI

Deuxième billet de l’année, on a connu mieux sur Doc à Bord, je vous l’accorde. Mais prendre possession d’un nouveau poste, d’un nouveau lieu, ben c’est pas toujours toujours facile. J’espère que l’année à venir sera plus prospère, plus riche, plus « stimulante ». Non que je n’ai rien fait, loin de là, mais rien de bien nouveau dans les chaumières.

Je ne sais même pas trop par où commencer. Je peux introduire en disant que le collège où j’ai été nommée possède une ambiance plutôt particulière. 2 salles des profs, des tensions dans l’équipe qui persistent et se manifestent encore chaque jour…. Sans entrer dans les détails (ce serait superflu) c’est plutôt usant au quotidien.

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L’année a commencé sous le signe des manuels scolaires (arrivage d’un premier lot de renouvellement total des manuels) et se termine de la même façon (et elle débutera à nouveau de la même façon). Je viens encore de passer une journée à gérer la chose, et je dois dire que je suis très très légèrement –ironie– agacée. On pourra dire que je n’ai pas bien géré la chose, que j’aurai pu être plus efficace, mais j’ai envie de dire merde que cela ne peux pas être le boulot d’une seule personne. Ce qui serait d’ailleurs partiellement faux, puisque le secrétaire d’intendance, a géré dans le suivi des factures etc….  Je ne veux jeter la pierre à personne, mais l’an prochain, ça va devoir se bouger un peu plus de tous les côtés. Je n’ai pas même pas encore eu le temps de bien ranger le CDI (encore moins d’un inventaire, cela va de soi, pourtant – même si je ne suis pas en kiffe total devant la dite tâche- ça serait nécessaire) et la semaine à venir est chargée de réunions en tout genre,: conseils d’enseignements, réunion EPI, AP, conseil d’administration, (journées de récupération) … Wait and see, si ça se trouve le CDI sera nickel chrome le 7 juillet à midi.

Sur le plan pédagogique, on va dire que j’ai connu mieux. J’ai surtout connu le luxe de séances spécifiques et dédiées dans l’EDT des élèves. Réforme faisant, cette année, sur ce nouveau poste, ce ne fût pas le cas, et ça ne le sera toujours pas  à la rentrée. A moi de me caler dans les différents dispositifs, programmes… Rien d’impossible, loin de là (j’ai même proposé en amont des conseils d’enseignements, une proposition de progression de la 6ème à la 3ème -vous m’excuserez les coquilles qui se sont glissées dans le doc-). Mais me donnera t-on la possibilité de le faire? On me fait comprendre à demi-mot que ça revient à leur « voler » des heures, que le temps manque, que « tu comprends j’aimerai bien mais c’est compliqué… ». Heureusement, j’ai pu bosser avec quelques collègues (espagnol, latin, un peu en français, un peu en maths). Mais c’était plutôt marginal. Je n’ai eu l’occasion de ne voir qu’une seule fois tous les élèves d’un même niveau: les 3ème pour un séance de méthodologie dans le cadre de l’oral du DNB (de la très très grande classe de prof doc).  Elle est loin la belle époque de ma progression EMI! Mais si j’arrive à persuader quelques collègues, à mener au moins 2 séances par niveau et pour toutes les classes du niveau, ce sera déjà pas mal. Petit à petit l’oiseau fait son nid.

J’ai oublié de préciser que l’an prochain, le CDI entre dans sa phase de travaux. Il sera donc délocalisé dans une salle provisoire, pendant (normalement) une année civile, de janvier à janvier. Je vais donc connaitre le bonheur des cartons, faire du désherbage massif. Mais quand j’imagine les possibilités qui m’attendent à l’issue des travaux (le CDI passe du RDC au 1er étage et perd une moquette vintage absolument magique), je le vis plutôt bien. Sauf que je ne sais pas si j’aurai le courage d’attendre avant de demander ma mut’. Sans succès garanti, mais outre l’ambiance un peu pas top du bahut, je suis encore à 45 minutes de chez moi (mais on se rapproche, si si je vous jure!).

Sinon j’ai quand même eu quelques réussites cette année. L’évènement le plus marquant reste l’expo Harry Potter. Normalement on réitère l’an prochain en partenariat avec la médiathèque. Je souhaite mettre en place un « club » / « atelier » pour préparer l’évènement. J’ai l’été pour réfléchir à: comment, quand, pourquoi, qui et où?

Et la rentrée 2018 sera marquée par l’accueil d’auteurs pour le salon du livre de la commune, de la venue d’une expo sur l’escrime et sa représentation dans la culture littéraire, cinématographique etc…. Avec ma collègue de SVT nous avons inscrit un groupe d’élève dans un projet académique autour des sciences, dont le thème porte sur la classification. Parait que c’est à fond interdisciplinaire, et depuis le temps que j’essaie de vendre l’approche de la notion de classification sur les deux champs disciplinaires , l’occasion était trop belle!

Je ne sais pas encore si je poursuis ou pas sur Doc à Bord. J’ai encore un peu de temps pour me décider. Je n’ai pas (plus?) le temps, l’envie. Ça reviendra peut-être, ou pas…

Je vous souhaite à toutes et à tous d’excellentes vacances!

 

Exposition Harry Potter au CDI

Voilà bien longtemps que je n’ai rien publié par ici!

J’ai été mutée à la rentrée, après une pause (congé maternité) et ceci expliquant cela, je n’ai plus de 6ème en EMI (ni à l’année, ni en AP). Tout ceci risque de changer l’année prochaine. Ce n’est pas pour autant que je ne fais plus de séances d’info doc, au contraire. J’arrive à trouver des collaborations avec différents collègues de discipline, mais je n’ai rien publié, car je ne présente en général que des séances que j’avais soit déjà publié ici, ou des séances qui, selon moi, ne méritent pas de faire l’objet d’un billet. Alors certes j’aurai pu vous causer de mon nouvel établissement, de la place que j’y occupe, mais depuis septembre, je ne saurai par où commencer.

Du coup je reviens avec un billet plus « léger » (quoique), afin de vous présenter une petite chose qui m’a occupé pendant  1 mois en janvier / février 2017.

J’ai préparé pour mes élèves, un peu sur un coup de tête il faut l’avouer, une expo Harry Potter. Et l’expo thématique gentillette est devenue quelque chose d’assez conséquent.

Cette année j’ai décidée d’accueillir au CDI des expos gratuites de manière à en avoir une par mois. Pour le mois de février j’en avais prévu une sur le cinéma fantastique et je m’étais dit qu’en parallèle je ferai des tables thématiques autour des livres de littérature pour la jeunesse adaptés au cinéma (Hunger Games, Divergente, Labyrinthe, Les Orphelins Baudelaire etc… et bien entendu Harry Potter ). Et puis un soir en farfouillant sur Pinterest en quête d’inspiration, j’ai découvert pas mal de tuto, de DIY et de réalisations faites à partir de récup’ sur l’univers d’Harry Potter. Et je me suis dit qu’un focus sur cette saga romanesque pouvait être très sympa. J’ai donc viré de bord et commencé à m’atteler à la tâche.

Soyons clairs: j’ai dévoré tous les Harry Potter bien avant d’être prof doc, j’ai vu tous les films, et il va de soi que si je n’avais pas déjà une attirance pour cet univers, je n’aurais absolument pas fait ce choix! Je bosse également dans un CDI qui est grand, très grand. Le plus grand parmi les quelques CDI que j’ai connu depuis 2010 (c’est le 5ème). La moquette est affreuse, dans son jus des années 70, bicolore, constellé de tâches d’humidité, mais ce n’est pas grave. Dans quelques années, le CDI sera délocalisé puisque le collège est en travaux. Mais la moquette importe peu. Par contre l’espace permet beaucoup de choses!

Nous étions mi-janvier pour un début d’expo le 20 février. J’ai donc conçu l’expo seule, en terme de réalisations d’objets, mais j’ai en parallèle lancé un appel auprès de mes collègues, amis, en quête d’objets à transformer (clés, caisse en bois…) et d’objets pour décorer (valisettes vintages, récipients divers en verre, vieux objets pouvant illustrer le monde magique d’HP etc…).

J’ai moi-même investi dans quelques objets (une baguette magique, celle d’Harry, un collier retourneur de temps (le prétexte était unique, je ne pouvais pas le laisser passer. Enfin une raison de porter un retourneur de temps à mon âge!) , une tasse avec la marque du Sinistros (réalisé à la main par une jeune femme adorable, Eledhween, qui présente ses réalisations sur une page FB).

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Tasse du Sinistros

J’ai fabriqué quelques petites choses: petites fioles de potions, pancarte de la Voie 9/3, photomaton « Have you seen this wizard? », customisation de la boîte à chaussettes de Dobby (la caisse ayant été fabriqué par une connaissance d’un élève) etc…

Mais surtout, j’ai deux collègues extra, qui ont contribué par le prêt d’objets qui ont toute la différence: Grimoire des contes de Beedle le barde malles en bois, ancienne balance, serpent dans son formol, contenants en tous genres, balai. Merci à vous Céline, Aurélie et Cathy! Avec mention spéciale à Céline qui a cousu pendant ses vacances une magnifique robe de sorcier (que sa fille aura porté pendant l’évènement, étant élève au collège et grande grande fan d’Harry Potter!). A cela s’ajoute les objets prêtés par les élèves : baguettes des studios, boite de chocogrenouilles, de dragées de chez Berthie Crochue, boîte d’artefact, cravates de certaines maisons, divers livres Harry Potter (au point que nous avions une bonne partie des dernières parutions sur le sujet), un jeu façon trivial poursuite Harry Potter (par Gallimard jeunesse, la bibliographie se trouve en bas d’articles)…  La librairie de la commune du collège, ayant organisé la nuit Harry Potter quelques semaines avant m’ont également prêté des objets qu’ils avaient conçus ou en rab, notamment des coloriages géant (faisant partis du kit Gallimard pour la nuit Harry Potter) . C’est donc un véritable « projet » collectif, même si je mets « projet » entre guillemet puisque dans mon esprit ce n’en est pas vraiment un, il n’a pas été formalisé, pas de budget spécifique etc… Mais dans les faits, ça s’en rapproche.

Je vous mets les images, avec légende si nécessaire. En bas d’article je fais le récap’ des bouquins sur Harry Potter et son univers et je causerai des « ateliers / animations » mises en place durant les 2 semaines d’expo et de l’accès à celle-ci.

 

Il y a eu toute une organisation autour de cette expo. A part certaines animations qui ont fonctionné tout du long (le photomaton), la plupart des activités / ateliers / animations proposés ont eu lieu pendant la pause méridienne:

  • Passage des épreuves des B.U.S.E (limité à 30 élèves)

Sur les deux semaines, j’ai proposé aux élèves de passer leurs B.U.S.E en bon sorciers qu’ils sont. J’ai limité à 30 élèves et il était FORTEMENT conseillé d’avoir lus les romans, ou à défaut d’avoir vu les film (mais ce n’était clairement pas suffisant)

Je vous propose ici le contenu des trois épreuves.

BUSE Partie 1

BUSE Partie 2

BUSE Partie 3

  • Sieste littéraire

Lecture d’extraits des Contes de Beedle le Barde. Plutôt un échec car les lectures voix hautes nécessitent du calme et le silence n’était pas vraiment au rendez-vous pendant l’expo.

  • Atelier marque-pages origamis
  • Lecture solitaire / collective
  • Visite de l’exposition
  • Jeu de société Harry Potter

Un gros gros succès pour le jeu prêté par une élève. Il est assez pointu niveaux questions, je vais l’acquérir pour le CDI!

  • Photomaton
  • Coloriage géant et collectif

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  • Le jeu des profs de Poudlard

Fichiers images + textes, petites étiquettes à découper, plastifier et équiper de pate fixante: les élèves doivent associer la photo du professeur, son nom et sa / des disciplines / fonctions exercés. Je vous envoie le fichier sur simple demande!

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J’ai lancé un appel pour constituer la « team Harry Potter »  avant les vacances. Je me suis limitée à 15 élèves qui devaient connaître et apprécier l’univers d’Harry Potter. Ils avaient pour « missions » d’animer avec moi le temps de la pause méridienne, éventuellement orienter / expliquer aux élèves qui en auraient eu besoin, veiller au bon état des objets exposés, et profiter bien sûr.

On réitère l’an prochain, mais en partenariat avec la médiathèque de la commune! Un joli partenariat à venir. Et je pense fortement à monter un club Harry Potter dès l début de l’année, afin que ce coup ci les élèves soient acteurs de la création, du montage, des sélections relatives à la constitution de l’expo!

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Concernant les livres, je vous mets ici le lien vers les différents ouvrages (fictions, documentaires, belles éditions, adaptations) proposés par Gallimard Jeunesse (http://www.gallimard-jeunesse.fr/searchjeunesse/advanced/(limit)/10?figure=Harry%20Potter&SearchAction=1 ). Le fabuleux pop-up est vraiment chouette! (ici le lien vers la fiche Harry Potter sur le même site, avec un lien vers un dossier spécial de 25 pages consacré à Harry Potter)

Mais il y a une autre collection, des livres-guide de la franchise cinématographique Harry Potter dont la majorité sont écrits par Brian Sibley, dont le fameux: « Harry Potter la magie des films » qui est une pure merveille, ne serait-ce que parce qu’il est rempli de fac similés parfaits, dont la carte du maraudeur! Il existe aussi « Harry Potter: le grands atlas« , « Harry Potter: le grand livre des créatures » « Harry Potter: la galerie des portraits » « Harry Potter: le grimoire des objets magiques »

Je vous glisse aussi le lien vers le tableau pinterest « Expo Harry Potter » que j’ai constitué au fur et à mesure: on peut fabriquer soi-même beaucoup de chose, dont certaines avec peu de choses, et sans grand budget.

Il va sans dire que je me suis autant amusée que les élèves!

 

 

 

 

 

 

2015/2015 EMI 6ème Séquence 3: document, information, source

Je présentais la première expérimentation de cette séance ici. Depuis elle a évolué lors de ma première année dans le Tarn en 2013 / 2014. Depuis, elle a encore parcouru du chemin, car chaque année, je me rends compte de petites choses qui vont / qui ne vont pas ou qui manquent.

Les documents supports restent les mêmes (à quelques petites choses près)

Carte conceptuelle Document (2015 / 2016)

carte conceptuelle DOCUMENT INFORMATION SOURCE (.pdf)

carte conceptuelle DOCUMENT INFORMATION SOURCE(.odt)

carte conceptuelle eleve DOCUMENT INFORMATION SOURCE (.odt)

 

  • Première séance: un document c’est quoi? (1h)

Objectif: Reconnaître les différents supports de documents

Pour cette première séance, nous nous consacrons au support du document. J’ai récupéré un coffre personnel qui contenait divers jeux et qui me sert de « coffre à support de document ». A part l’aspect gadget, il retient immédiatement l’attention des élèves (photo à suivre)

  • Les élèves observent les différents objets disposés sur une table et les nomment de façon collective: livre, journal, revue, cassette audio, cassette vidéo, CD et DVD vierge, disque vinyle, diapositive, disquette…

Le vocabulaire est parfois imprécis mais dans l’ensemble, ils reconnaissent ces objets. J’en profite pour commenter chaque objet, répondre aux questions des élèves. Je les contextualise aussi parfois (VHS, ancêtre du DVD etc…).

  • Les élèves sont ensuite invités à tenter de classer ces documents en fonction de leur support. Collectivement, ils décident du regroupement de ces objets. J’interviens ensuite pour confirmer / préciser ces regroupements.

Le regroupement des supports papier et la verbalisation de cette famille de support (support papier) est une évidence pour les élèves. Les supports magnétiques sont plus difficilement identifiables. Je leur demande alors d’observer de plus près la bande de la cassette audio, de la VHS et de la disquette. Ils sont autorisés à les toucher. Pour ces supports, il me semble nécessaire de leur préciser que le support est bien la bande magnétique et non pas le plastique entourant l’objet, qui a plus vocation à protéger et à conditionner ce support. Concernant les supports optiques (CD / DVD) je leur demande de me préciser quelle est la différence entre les deux. Partant du principe que la cassette audio contient du son et que la VHS contient des  images animées et du son, ils pensent dans un premier temps que la différence entre CD et DVD repose sur cette même distinction. Je leur demande alors de concevoir un CD et un DVD vierge. Que puis-je inscrire dessus? Après un temps de réflexion ils réalisent que la différence ne tient pas à la forme de l’information qui peut y être inscrite. On précise alors qu’on distingue ces deux supports en terme de capacité de stockage. Enfin, nous précisons qu’il existe des documents numériques en ligne, les sites internet. Je m’appuie sur l’exemple de You Tube, qu’ils connaissent et utilisent régulièrement pour illustrer mon propos. Il est possible d’y inscrire toute forme d’information (texte, son, image fixe et/ou animée)

  • Présentation de quelques appareils de lecture parfois nécessaires à la lecture de certains de ces supports (lecteur de cassette audio, walkman, magnétoscope, tourne-disque, unité centrale d’ordinateur…)

 

partie document support

Partie « support »

  • Séance 2: une information c’est quoi? (environ 30 min /1h)

Objectifs:  identifier les différentes formes de l’information (j’ai supprimé l’objectif que je présentais précédemment « Comprendre qu’une information est un élément de connaissance transmis par un message « : trop complexe)

Pour cette séance, pas de fiche de travail, hormis la carte conceptuelle au format A3 que nous remplirons pour la partie « forme de l’information ».

Pour identifier les différentes formes de l’information, je m’appuie sur les documents suivants

  • La vidéo du premier film des frères lumières « L’arrivée du train à la gare de la Ciotat »http://www.youtube.com/watch?v=b9MoAQJFn_8Dans un premier temps, je leur fait juste écouter le fond sonore, sans vidéoprojeter la vidéo. A l’issue de l’écoute, je leur demande sous quelle forme leur est parvenue l’information (son). Puis je vidéoprojette la vidéo et je réitère ma question (image, puis précision: image animée). Au passage, on fait un peu d’histoire des arts (début du cinéma etc…).

 

  • Dans un deuxième temps je leur fait circuler un article de journal imprimé avec une illustration (ce que j’ai sous la main, en général un exemplaire de la Dépêche). De la même façon, je leur demande sous quelle forme leur parvient l’information (texte + image, puis précision: image fixe)
  • En fin de séance, les élèves reprennent la carte conceptuelle de la notion de « document » et nous remplissons ensemble la partie « information »
  • Séance 3: c’est qui ta source? (30′)

Objectifs: comprendre qu’une information est conçue par un auteur + un auteur peut-être une personne, un groupe de personnes, un organisme

Pour cette séance, nous nous focalisons sur la notion plus spécifique d’auteur, sans prendre en compte pour l’instant les notions d’autorité et d’autoritativité.

  • Remise de la fiche d’activité (ci-dessous)
séance 3

Fiche activité séance 3: c’est qui ta source?

  • Exercice 1: les élèves cherchent la définition d' »auteur » et notent au moins deux sens pour cette définition. Si je reprends le dictionnaire Le Robert Collège cité en début d’article nous avons Sens N°1: « Personne qui est à l’origine de quelque chose » Sens N°2: « Personne qui écrit un livre, qui fait une œuvre d’art« .
  • Exercice 2: je vidéoprojette au tableau, une sélection d’article où la mention de l’auteur apparaît explicitement (par soucis d’originalité, je projette des articles de Doc pour docs!). Les élèves volontaires viennent montrer au tableau la mention de l’auteur et précise s’il s’agit d’une personne, d’un groupe de personne ou d’un organisme / collectivité (en l’occurence, sur Doc pour docs, certains articles sont signés par l’ensemble des membres administrateurs et l’auteur est donc « Doc pour docs »)
  • Exercice 3: à partir d’une sélection de 3 sites ou pages web, dont les liens sont répertoriés sur l’ENT, les élèves identifient l’auteur et précisent sur la fiche d’activité s’il s’agit d’une personne, d’un groupe de personnes ou d’une collectivité. Ils précisent ensuite le nom de la personne ou de l’organisme en question.
  • Correction collective
  • En fin de séance, nous complétons ensemble la partie « auteur » de la carte conceptuelle.
carte conceptuelle auteur

Partie « auteur »

  • Évaluation de fin de séquence (30′)

Pour l’évaluation, je conserve l’activité proposée depuis l’expérimention de cette séquence autour de la notion de document. Je l’ai retravaillée, en m’appuyant notamment sur les observations de Pascal Duplessis (voir la séance « Un document,c’est quoi? » analysée sur ID Base) et des conseils avisés de collègues!

Dans un premier temps, les élèves colorient les étiquettes de la fiche d’évaluation 1. Puis ils découpent ces étiquettes pour les reporter et les coller sur la carte mentale (fiche évaluation 2). Sur les 30 minutes, si les élèves n’ont pas complètement terminé cet exercice, j’envisage de leur faire poursuivre à la maison pour la prochaine séance.

Fiche d'évaluation 1

Fiche d’évaluation 1

Fiche d'évaluation 1 -corrigée-

Fiche d’évaluation 1 -corrigée-

Fiche évaluation 2

Fiche évaluation 2

Fiche évaluation 2 -corrigée-

Fiche évaluation 2 -corrigée-

 

Pas de grandes modifications en somme, mais celles-ci sont le fruit de l’application de cette séquence depuis maintenant 4 ans. Elle va donc probablement évoluer encore!

Si vous avez des remarques, des suggestions qui permettraient d’améliorer ou de faire évoluer cette séquence, n’hésitez pas, laissez un commentaire!

2015 / 2016: EMI 6ème Séquence 2 Classer l’information: pourquoi? Comment?

En cette nouvelle année scolaire, j’ai à nouveau revu ma progression EMI 6ème . J’ai donc déplacé cette séance dans l’ordre de la progression. Elle devient donc la séquence 2 au lieu d’être la séquence 5.

Plusieurs raisons expliquent ce choix:

  1. La notion de classement était vue assez tardivement dans l’année, et donc la notion de classement dans l’optique de ranger les livres au CDI n’était pas acquise avant la fin de l’année
  2. La collègue de SVT aborde cette même notion (mais relative à sa discipline) en début d’année, et donc le fait de déplacer ma séance, permet de faire du lien pour les élèves.

En soi, la séance n’a pas trop bougé dans ses grandes lignes, et le contenu ci-dessous est très similaire à la première présentation que j’en faisais en 2013 / 2014.

Objectifs de la séance:

  • Comprendre les enjeux du classement
  • Comprendre qu’un classement répond à des critères définis par un / des individus
  • Découvrir les systèmes de classement des documents au CDI (fiction / documentaire / périodique)

Durée de la séance: 1h / 1h30 (en fonction des groupes)

Notions:

  • classement
  • classification

Matériel:

Cette séance nécessite une petite préparation en amont. Dans le cas présent j’utilise:

  • des cailloux de formes et de tailles variées sur lesquels j’ai écrit une suite numérique sur une face et une suite alphabétique sur l’autre.
  • des images d’animaux (des mammifères, des oiseaux, des animaux marins). On peut aussi (en fonction de ce qu’on a à disposition) utiliser des représentations d’animaux en légo, playmobil etc… Dans le cas présent, n’ayant pas de cheptel suffisamment représentatif, j’ai imprimé des images d’animaux (sous licence créative commons), dont le fichier est disponible en bas d’article.
  • des formes diverses (rectangles, carrés, cercles et triangles) de trois couleurs différentes (fichier également disponible en bas d’article, à enrichir, modifier à volonté)

Ces différentes catégories d’objets sont rangées dans des petites boîtes, qui seront distribuées au sein de chacun des groupes de travail.

Déroulement de la séance:

  • Pour introduire la séance, les élèves sont invités à chercher les différents sens du mot « classer » à l’aide d’un dictionnaire, par groupe de 2/3 élèves. (référence du dictionnaire utilisé: Le Robert Collège édition 2005 ISBN: 2 84 902 120-2). Les définitions sont ensuite notées au tableau.
Les différents sens du mot "classer"

Les différents sens du mot « classer »

Les différents sens du mot "classer" (correction)

Les différents sens du mot « classer » (correction)

 

  • Nous constituons 3 groupes dont chacun se voit attribuer une catégorie d' »objets ». Ils ont alors pour mission de réfléchir collectivement aux différents moyens de classer ces « objets » au sein de la catégorie initialement constituée et d’en lister les critères au fur et à mesure. Lors de ce temps de travail collectif et autonome, je circule de groupe en groupe pour les encourager, les guider, et les aider à formuler les critères.
Activité 1

Activité 1

DSC01046

Classons des cailloux…

 

DSC01047

Atelier classement des formes

  • Nous opérons à l’issue de cette première activité un temps de synthèse, où les différents critères proposés par les 3 groupes sont repris au tableau. Pour le groupe « cailloux », de nombreux critères sont possibles: la taille, la couleur, par ordre numérique, alphabétique… En fonction des groupes d’autres propositions sont énoncées: le poids, l’aspect / rugosité.

 

  • Les élèves sont ensuite conviés à reconstituer les même groupes et à réfléchir cette fois aux critères de classement possibles d’une catégorie de documents du CDI. Pour ce faire les groupes disposent au choix: de livres de fiction , de livres documentaires, de périodiques. Pour les deux premières catégories ils ont à disposition des serres-livres. Je passe de groupe en groupe pour les guider, les amener dans la bonne direction, notamment pour le groupe ayant en charge les livres documentaires. A la fin de cette deuxième activité, chaque groupe présente aux autres élèves la façon dont ils ont rangé ces documents et j’apporte des compléments (j’introduis notamment la notion de cote, et j’explique rapidement le principe de la classification Dewey pour les ouvrages documentaires).
Activité 2

Activité 2

Évaluation: l’évaluation est dans un premier temps formative et une évaluation sommative sera proposée en fin de séquence.

Remarques: cette séance s’inscrit volontairement dans une démarche active, où les élèves sont face à une situation problème qu’ils doivent résoudre en groupe. Cependant en fonction des groupes et des difficultés des élèves le composant, on ajustera la proposition des catégories d' »objets » et de documents du CDI. Il parait ainsi plus judicieux de proposer aux élèves les plus en difficulté la catégorie des formes et des livres de fiction lors de la seconde activité. De même, les élèves les plus en avance et les plus perspicaces, qui pourraient avoir tendance à s’ennuyer, se voient remettre la catégorie des cailloux lors de la première activité puis celle des livres documentaires. Les groupes d’élèves trouveront cependant, à mon sens, un intérêt à être hétérogène, surtout si l’adulte se charge lui-même de les constituer. En fonction des demi-classes, je laisse souvent le choix de la constitution des groupes à l’appréciation des élèves. Mais tout dépend des classes, et il m’arrive parfois de les constituer moi-même quand je le juge nécessaire!

Documents à télécharger:

Fiche élève:  fiche élève SQ 5 S1

Fiche élève corrigée: fiche élève SQ5 S1 corrigée

Fichier « animaux »: animaux

(Si votre budget le permet ou si vous avez des enfants à la maison, vous pouvez également proposer des figures d’animaux. Mais ne heurtez pas votre progéniture. Le mien a refusé que je lui pique ses jouets, ce qui peut se comprendre)

Fichier « formes »: formes

(Il est toujours possible d’envoyer ces documents dans des formats différents sur simple demande)

Progression EMI 6ème (2015 / 2016)

Cette année, je reprends en grande partie les progressions de l’an passé (2013 / 2014 et 2014/2015) (et donc des séances que j’ai déjà expérimentées)

Je ne suis plus aussi active que je le voudrais sur ce blog, et j’ai donc pris pas mal de retard sur la publication de mes séances (pour celles qui ont subies des changements majeurs). Je vais tenter d’y remédier, mais cette année va être raccourcie (départ en congé maternité aux vacances de Noël).

Dans tous les cas, je poursuis le travail sur ma posture d’enseignante. Je me suis rendue compte que les élèves sont plus réceptifs, plus actifs lorsqu’ils sont en activité et acteurs de leurs apprentissages. J’accorde également une part de plus en plus importante à l’incertitude qui peut être la mienne afin de faire évoluer cette posture enseignante, et ma pratique professionnelle de façon plus générale.

Les séances d’EMI en 6ème sont toujours  inscrites à l’emploi du temps des élèves. J’ai commencé ces séances dès la deuxième semaine  de la rentrée (la première semaine a été consacrée à remettre le CDI en état après une année de travaux au collège). Il y a donc 4 classes de 6ème que je vois en demi-groupe une semaine sur deux. Pareil que l’an dernier, chaque groupe avancera à son rythme dans la progression proposée.

  • Séquence 1: les espaces informationnels du Collège (espaces informationnels)

–  Le CDI et le professeur documentaliste : je conserve en l’état cette séance, hormis le fait que pour la deuxième partie (le professeur documentaliste) je n’utilise plus les deux documents « humoristiques ». Dans les deux cas, je ne demande plus aux élèves de noter au préalable leurs mots dans l’encadré. Ils y réfléchissent et se lèvent directement pour les inscrire au tableau. La seule consigne, c’est qu’il y en ai au maximum deux debout en même temps, pour éviter les embouteillages.

De plus , en cette rentrée 2015, de nombreux problèmes techniques ont empêché la réalisation des nuages de tags (indépendamment de ma volonté). Pourtant mon collègue de technologie a remis le plug-in java a jour, mais le jour de la séance, pouf! il avait redisparu. Bref, j’ai laissé tombé pour le moment.

– Les espaces informationnels numériques du collège: l’ENT (Séance identique à celle proposée l’an dernier)

  • Séquence 2: Classer l’information

Classer : pourquoi? comment? (classement) 

Changement: cette séquence qui se trouvait en fin de ms précédentes progression remonte à la deuxième place. De plus, je supprime la séance sur la notion d’indexation, trop complexe pour des 6ème.

–  Un document c’est quoi? (document)

– Les formes de l’information (information)

–  C’est qui ta source? (source, auteur)

  • Séquence 4: Culture Net’ (navigateur de recherche, moteur de recherche, internet, web)

– Internet et du web

– (Re)Découvrons Google

  • Séquence 5: Média culture (média)

– Typologie des médias (périodicité)

– Économie des médias (publicité en ligne, ciblage publicitaire)