Exposition Harry Potter au CDI

Voilà bien longtemps que je n’ai rien publié par ici!

J’ai été mutée à la rentrée, après une pause (congé maternité) et ceci expliquant cela, je n’ai plus de 6ème en EMI (ni à l’année, ni en AP). Tout ceci risque de changer l’année prochaine. Ce n’est pas pour autant que je ne fais plus de séances d’info doc, au contraire. J’arrive à trouver des collaborations avec différents collègues de discipline, mais je n’ai rien publié, car je ne présente en général que des séances que j’avais soit déjà publié ici, ou des séances qui, selon moi, ne méritent pas de faire l’objet d’un billet. Alors certes j’aurai pu vous causer de mon nouvel établissement, de la place que j’y occupe, mais depuis septembre, je ne saurai par où commencer.

Du coup je reviens avec un billet plus « léger » (quoique), afin de vous présenter une petite chose qui m’a occupé pendant  1 mois en janvier / février 2017.

J’ai préparé pour mes élèves, un peu sur un coup de tête il faut l’avouer, une expo Harry Potter. Et l’expo thématique gentillette est devenue quelque chose d’assez conséquent.

Cette année j’ai décidée d’accueillir au CDI des expos gratuites de manière à en avoir une par mois. Pour le mois de février j’en avais prévu une sur le cinéma fantastique et je m’étais dit qu’en parallèle je ferai des tables thématiques autour des livres de littérature pour la jeunesse adaptés au cinéma (Hunger Games, Divergente, Labyrinthe, Les Orphelins Baudelaire etc… et bien entendu Harry Potter ). Et puis un soir en farfouillant sur Pinterest en quête d’inspiration, j’ai découvert pas mal de tuto, de DIY et de réalisations faites à partir de récup’ sur l’univers d’Harry Potter. Et je me suis dit qu’un focus sur cette saga romanesque pouvait être très sympa. J’ai donc viré de bord et commencé à m’atteler à la tâche.

Soyons clairs: j’ai dévoré tous les Harry Potter bien avant d’être prof doc, j’ai vu tous les films, et il va de soi que si je n’avais pas déjà une attirance pour cet univers, je n’aurais absolument pas fait ce choix! Je bosse également dans un CDI qui est grand, très grand. Le plus grand parmi les quelques CDI que j’ai connu depuis 2010 (c’est le 5ème). La moquette est affreuse, dans son jus des années 70, bicolore, constellé de tâches d’humidité, mais ce n’est pas grave. Dans quelques années, le CDI sera délocalisé puisque le collège est en travaux. Mais la moquette importe peu. Par contre l’espace permet beaucoup de choses!

Nous étions mi-janvier pour un début d’expo le 20 février. J’ai donc conçu l’expo seule, en terme de réalisations d’objets, mais j’ai en parallèle lancé un appel auprès de mes collègues, amis, en quête d’objets à transformer (clés, caisse en bois…) et d’objets pour décorer (valisettes vintages, récipients divers en verre, vieux objets pouvant illustrer le monde magique d’HP etc…).

J’ai moi-même investi dans quelques objets (une baguette magique, celle d’Harry, un collier retourneur de temps (le prétexte était unique, je ne pouvais pas le laisser passer. Enfin une raison de porter un retourneur de temps à mon âge!) , une tasse avec la marque du Sinistros (réalisé à la main par une jeune femme adorable, Eledhween, qui présente ses réalisations sur une page FB).

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Tasse du Sinistros

J’ai fabriqué quelques petites choses: petites fioles de potions, pancarte de la Voie 9/3, photomaton « Have you seen this wizard? », customisation de la boîte à chaussettes de Dobby (la caisse ayant été fabriqué par une connaissance d’un élève) etc…

Mais surtout, j’ai deux collègues extra, qui ont contribué par le prêt d’objets qui ont toute la différence: Grimoire des contes de Beedle le barde malles en bois, ancienne balance, serpent dans son formol, contenants en tous genres, balai. Merci à vous Céline, Aurélie et Cathy! Avec mention spéciale à Céline qui a cousu pendant ses vacances une magnifique robe de sorcier (que sa fille aura porté pendant l’évènement, étant élève au collège et grande grande fan d’Harry Potter!). A cela s’ajoute les objets prêtés par les élèves : baguettes des studios, boite de chocogrenouilles, de dragées de chez Berthie Crochue, boîte d’artefact, cravates de certaines maisons, divers livres Harry Potter (au point que nous avions une bonne partie des dernières parutions sur le sujet), un jeu façon trivial poursuite Harry Potter (par Gallimard jeunesse, la bibliographie se trouve en bas d’articles)…  La librairie de la commune du collège, ayant organisé la nuit Harry Potter quelques semaines avant m’ont également prêté des objets qu’ils avaient conçus ou en rab, notamment des coloriages géant (faisant partis du kit Gallimard pour la nuit Harry Potter) . C’est donc un véritable « projet » collectif, même si je mets « projet » entre guillemet puisque dans mon esprit ce n’en est pas vraiment un, il n’a pas été formalisé, pas de budget spécifique etc… Mais dans les faits, ça s’en rapproche.

Je vous mets les images, avec légende si nécessaire. En bas d’article je fais le récap’ des bouquins sur Harry Potter et son univers et je causerai des « ateliers / animations » mises en place durant les 2 semaines d’expo et de l’accès à celle-ci.

 

Il y a eu toute une organisation autour de cette expo. A part certaines animations qui ont fonctionné tout du long (le photomaton), la plupart des activités / ateliers / animations proposés ont eu lieu pendant la pause méridienne:

  • Passage des épreuves des B.U.S.E (limité à 30 élèves)

Sur les deux semaines, j’ai proposé aux élèves de passer leurs B.U.S.E en bon sorciers qu’ils sont. J’ai limité à 30 élèves et il était FORTEMENT conseillé d’avoir lus les romans, ou à défaut d’avoir vu les film (mais ce n’était clairement pas suffisant)

Je vous propose ici le contenu des trois épreuves.

BUSE Partie 1

BUSE Partie 2

BUSE Partie 3

  • Sieste littéraire

Lecture d’extraits des Contes de Beedle le Barde. Plutôt un échec car les lectures voix hautes nécessitent du calme et le silence n’était pas vraiment au rendez-vous pendant l’expo.

  • Atelier marque-pages origamis
  • Lecture solitaire / collective
  • Visite de l’exposition
  • Jeu de société Harry Potter

Un gros gros succès pour le jeu prêté par une élève. Il est assez pointu niveaux questions, je vais l’acquérir pour le CDI!

  • Photomaton
  • Coloriage géant et collectif

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  • Le jeu des profs de Poudlard

Fichiers images + textes, petites étiquettes à découper, plastifier et équiper de pate fixante: les élèves doivent associer la photo du professeur, son nom et sa / des disciplines / fonctions exercés. Je vous envoie le fichier sur simple demande!

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J’ai lancé un appel pour constituer la « team Harry Potter »  avant les vacances. Je me suis limitée à 15 élèves qui devaient connaître et apprécier l’univers d’Harry Potter. Ils avaient pour « missions » d’animer avec moi le temps de la pause méridienne, éventuellement orienter / expliquer aux élèves qui en auraient eu besoin, veiller au bon état des objets exposés, et profiter bien sûr.

On réitère l’an prochain, mais en partenariat avec la médiathèque de la commune! Un joli partenariat à venir. Et je pense fortement à monter un club Harry Potter dès l début de l’année, afin que ce coup ci les élèves soient acteurs de la création, du montage, des sélections relatives à la constitution de l’expo!

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Concernant les livres, je vous mets ici le lien vers les différents ouvrages (fictions, documentaires, belles éditions, adaptations) proposés par Gallimard Jeunesse (http://www.gallimard-jeunesse.fr/searchjeunesse/advanced/(limit)/10?figure=Harry%20Potter&SearchAction=1 ). Le fabuleux pop-up est vraiment chouette! (ici le lien vers la fiche Harry Potter sur le même site, avec un lien vers un dossier spécial de 25 pages consacré à Harry Potter)

Mais il y a une autre collection, des livres-guide de la franchise cinématographique Harry Potter dont la majorité sont écrits par Brian Sibley, dont le fameux: « Harry Potter la magie des films » qui est une pure merveille, ne serait-ce que parce qu’il est rempli de fac similés parfaits, dont la carte du maraudeur! Il existe aussi « Harry Potter: le grands atlas« , « Harry Potter: le grand livre des créatures » « Harry Potter: la galerie des portraits » « Harry Potter: le grimoire des objets magiques »

Je vous glisse aussi le lien vers le tableau pinterest « Expo Harry Potter » que j’ai constitué au fur et à mesure: on peut fabriquer soi-même beaucoup de chose, dont certaines avec peu de choses, et sans grand budget.

Il va sans dire que je me suis autant amusée que les élèves!

 

 

 

 

 

 

Réaliser un booktrailer

Cette année, dans le Tarn, est mis en place pour la première fois LE défi Babelio 81 couplé à un concours de réalisation de booktrailer (bande-annonce de livre) qui donnera lieu à un festival en mai 2015. Un blog a été créé à cette occasion par Solène Font, de l’atelier Canopé du Tarn. L’occasion de la remercier ici de son dynamisme, de son énergie positive et communicative!

Affiche du concours de Booktrailer  http://defibabelio81.blogspot.fr

Affiche du concours de Booktrailer
http://defibabelio81.blogspot.fr

 

Dans mon établissement, et pour cette première expérience, j’ai inscris ce concours de booktrailer dans le dispositif CHAM, en accord avec le professeur d’éducation musicale responsable du dispositif. En effet, un module cinéma, avec l’intervention d’un professionnel, est programmé dans l’année pour les 4ème et 3ème. Les élèves de 4ème sont concernés par le module « booktrailer ».

Nous disposons de 11 séances d’1h30 réparties dans l’année (entre novembre et mai), ce qui est donc très confortable pour mener ce projet.

3 ouvrages de la première sélection du défi babelio 81 ont été choisi à savoir:

Eleanor & Park, de R. Rowell

Les autodafeurs tome 1: mon frère est un gardien de M. Carteron

Réseau(x) tome 1, de V. Villeminot

Nous sommes 3 intervenants (le professeur de musique, l’intervenant cinéaste professionnel et moi-même). Nous prenons donc en charge chacun un groupe composé de 4 élèves et un de ces titres  (je l’ai déjà dit, c’est très très confortable…). De plus, les élèves sont acteurs et se mettent en scène (nous disposons des autorisations de droit à l’image dans le cadre de ce projet).

La première séance, avec le groupe des 4ème CHAM au complet a été l’occasion de présenter ce qu’est un booktrailer, et de leur faire visionner quelques exemples. Ceux-ci pouvaient être des booktrailer d’éditeurs ou bien des booktrailer d’amateurs. J’en ai profité pour leur distribuer une brochure élève qui met en exergue les questions à se poser dans l’élaboration du scénario, qui propose des outils / sites de référence pour intégrer des images / musiques libres de droit, et quelques conseils généraux. (voir l’annexe citée dans la brochure: exemple de story board )

Chacun des groupes fonctionne à sa manière, mais la condition initiale, avant la première séance, était que les élèves aient lu le livre dont ils allaient devoir réaliser le trailer.

Pour ma part et pour mon groupe (sur Réseau(x) ), nous avons fonctionné de la manière suivante:

1. Brainstorming (1 séance) : quelles sont les éléments que l’on souhaite faire apparaitre? Que veut-on dire? Que ne veut-on pas dévoiler? Que veut-on suggérer? Va t-on utiliser des images couleurs ou des images en noir et blanc? Musique ou pas musique?

2. Scénarisation ( 1 à 2 séances) : utilisation de l’outil de storyboard (planification) pour avoir une idée globale des scènes qui composeront le booktrailer.

Entre ces deux temps, des renvois sont parfois nécessaires entre scénarisation et brainstorming pour faire le point, réajuster les idées initiales en fonction de ce qui est planifié par la suite.

3. Tournage (2 à 3 séances): Il s’agit ensuite, caméra au poing et autorisations de sortie dûment remplies, de commencer à tourner les différentes séquences du booktrailer. Nous faisons donc plusieurs prises dans le collège ou en dehors.

4. Sélection des prises de vues et pré-montage (1 à 2 séances) : A partir des différentes prises de vue par scène, nous sélectionnons ensemble celles qui nous semblent les plus réussies. A l’aide d’un logiciel de montage vidéo (ici Movie Maker), nous commençons à découper chaque prise de vue et à les placer dans l’ordre défini. Nous ajoutons des textes dans le scénario. En parallèle, nous choisissons la musique qui va accompagner le trailer (sur jamendo dans le cas présent) ainsi que des images qui viendront compléter le film (ici nous avons choisi des images sous licence creative commons représentant des cosplay du jeu Assassin’s creed pour illustrer le PIFR « play it for real »)

5. Analyse des 3 pré-montages en groupe complet (1 séance) : observations, remarques et critiques collectives. Réajustements si nécessaire. Visionnage de la bande-annonce du film « Itinéraire d’un enfant gâté » pour montrer une bande-annonce d’un autre genre. Dans cet exemple, Jean-Paul Belmondo observe avec des jumelles, dans les hautes herbes de la savane, ce qu’on devine être des gens regardant le film et il raconte, en chuchotant, ce qu’ils sont en train de regarder. C’est une mise en abyme.

6. Prise de vue bis (1 séance) et fin du montage (2 à 3 séances): en analysant notre pré-montage, nous nous sommes rendus compte qu’il nous manquait une scène, que nous sommes allés filmer dans le café du village. Puis nous sommes revenus au collège pour intégrer cette nouvelle scène au montage et affiner celui-ci en fonction des remarques du visionnage des 3 booktrailer.

Nous sommes encore dans ces dernières séances de montage, même si nous avons déposé un pré-projet dans le cadre du concours.

Je ne m’étends pas vraiment sur le déroulement de chaque séance, car en réalité les documents que j’ai produit (brochure, outil de storyboard) ont vraiment eu un rôle marginal, et je m’en suis rendue compte au fur et à mesure des séances. Mais ils permettent quand même de partir de quelque chose, car dans ce genre de projet, l’impression de ne pas avancer lors des premières sessions de travail est assez prononcé… J’avais même du mal, lors des premiers tournages à projeter notre booktrailer .Les séances qui ont suivi se sont beaucoup jouées au « feeling » et finalement, je me dis que c’est mieux ainsi… C’est plus « vrai », plus authentique. Pour les élèves, pour moi.

J’avais au départ pas mal d’appréhension quant à ce genre d’exercice. Je n’avais jamais fait, et la tâche peut paraitre ardue, notamment vis à vis des objectifs fixés, à savoir monter un scénario pour une bande-annonce de livre , en mettant en scène nos élèves avec les moyens du bord.

Au final, je suis, et nous sommes assez fiers des productions de nos élèves, que je partagerai à l’issue du festival de booktrailer!

Incitation à la lecture, ouverture culturelle et publication sont au rendez-vous! Avec un peu d’info-doc tout de même (droit de l’information, source, droit à l’image…)

L’an prochain, j’ouvrirai ce type de projet au plus grand nombre, je m’en sentirai plus capable, après avoir expérimenté dans ces conditions favorables. Alors j’en profite aussi pour remercier Julien et Guillaume d’avoir bien voulu me suivre dans ce projet!

MAJ du 21/05/2015

Chose promise, chose due!

La cérémonie du premier festival de booktrailer du Tarn a eu lieu le mardi 18 mai 2015 à l’abbaye école de Sorrèze (un lieu remarquable) et les vidéos des booktrailers réalisés par les élèves participants sont enfin en ligne, sur la chaîne You tube créée à cet effet.

Le palmarès est à découvrir ICI.

Et je mets donc ici les trois booktrailers réalisés par mes élèves (avec mention du prix remporté lorsqu’il y a lieu d’être 🙂 )

Booktrailer d’Eleanor & Park de Raimbow Rowell (Pocket jeunesse, 2013)

Prix Babel d’Or

 

Booktrailer de réseau(x) de Vincent Villeminot (Nathan, 2013)

Prix de la réalisation

 

Booktrailer des Autodafeurs, Mon frère est un gardien, de Marine Carteron (Rouergue, 2014)

 

17ème semaine au(x) CDI: clap de fin

Voilà, l’heure du dernier bilan hebdomadaire a sonné. Je suis déjà un peu en mode vacances, et je publie ce dernier billet sur le tard.

Lundi

Ce fut une journée gestion, comme depuis quelques lundi déjà. Il n’y a plus d’élèves, enfin ils ne viennent pas  au CDI comme à l’accoutumée mais au lycée pour les épreuves du bac. Quelques uns viennent parfois nous saluer. On se livre donc aux activités de fin d’année: rangement, poursuite des travaux post- réaménagement… On en profite pour bavarder un peu avec les quelques collègues présents… Rien de passionant mais ce fut quand même mon dernier lundi au lycée. Un petit pincement au cœur quand j’ai remballé toutes mes petites affaires.

Mardi

Dernière matinée au lycée. Dernière passation d’informations diverses et variées avec mon collègue, sauvegarde de quelques documents depuis ma session, qui sera définitivement supprimée à la rentrée. Des au revoir par ci par là, mais l’impression d’être partie comme une sauvage. En même temps, ce n’est pas ma faute, j’ai trouvé toutes les portes closes au moment de partir. C’est peut-être le climat si particulier en période de bac qui veut ça…

Au collège, ce fut le jour du défi-lecture avec les quelques élèves de sixième encore présents au CDI. Il y en avait quand même une quarantaine. Je vais m’étendre quelque peu sur cette demi-journée.

Ce défi lecture est pratiqué depuis quelques années déjà au collège. Les élèves de toutes les classes de sixième doivent lire pendant l’année, en autonomie, cinq titres choisis: L’œil du Loup de D.Pennac, L’enfant-océan de J.C Mourlevat, Kamo, l’idée du siècle de D. Pennac, Le petit Prince de Saint-Exupéry et Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl. A la fin de l’année se tient donc le défi lecture, autour d’activités diverses proposées par les professeurs qui visent à vérifier si les livres ont été lu et compris de façon ludique. Les élèves sont répartis par équipe, ils cumulent des points et les trois premières équipes sont récompensées et reçoivent un cadeau (un livre cette année). Un goûter est offert à tous les participants pour clôturer cette demi-journée.

Au départ, je dois dire que je n’étais pas ultra motivée pour participer à ce défi lecture. L’impression de ne pas avoir vraiment préparé la chose, ni d’y avoir participé pendant l’année (à part prêter les ouvrages aux élèves qui venaient chercher les livres tout au long de l’année au CDI. Oui, nous avons des séries pour ça). Mais finalement, avec du recul, je me rend compte que personne n’y participe vraiment pendant l’année puisque les consignes sont données à la rentrée (avec des rappels réguliers) et  je n’étais pas là en septembre. En terme de préparation, ma mission était de livrer tous les éléments nécessaires aux activités de mes collègues concernant L’œil du loup et de réaliser mon propre atelier avec les infos nécessaires sur l’ensemble des cinq titres qui m’étaient fournies par mes collègues. Mon atelier s’intitulait « Ne mélange pas l’histoire! », et en gros il fallait que les élèves remettent les schémas narratifs dans l’ordre. Je me suis un peu cassée la tête pour leur proposer une activité ludique et j’ai donc réalisé un plateau de jeu. Mon âme d’animatrice me rattrape parfois au grand galop.

Ce fut au final une chouette après-midi, les élèves présents étaient vraiment très impliqués dans le jeu et on sentait l’importance de ce jour J chez la plupart des élèves. C’était un régal de les voir courir d’un atelier à l’autre, de pousser de grands cris lors d’une victoire ou des soupirs de déception lors d’une défaite. A la fin du défi, les membres des trois équipes victorieuses ont choisi un ouvrage parmi une vingtaine achetés dans notre librairie préférée! Une BD, un livre de magie, un Charlie, un roman… il y avait du choix!

Je dois avouer que le petit moment entre collègues, dans l’herbe avec une tasse de café, du soleil et des fous rires pour fignoler les derniers détails était très plaisant!

Mercredi

Une matinée très calme où j’ai poursuivi l’inventaire des ouvrages de fiction. J’ai même eu droit à l’aide de deux collègues de français, qui étaient venus mais n’avaient aucun élève. L’inventaire est ainsi bien plus agréable à entreprendre! Quelques élèves au CDI…

Jeudi

Jeudi, fut une journée très riche en émotion et en action. Nous avons terminé l’inventaire des romans et en parallèle, il s’agissait de préparer la soirée de fin d’année qui avait lieu le soir même. Organisée chaque année par l’amicale de tous les personnels de l’établissement, c’est un évènement! Je ne m’étendrais donc pas sur les activités de fin d’année spécifiques au CDI puisqu’elles sont sensiblement les mêmes que la semaine dernière. Je dirais juste que je suis satisfaite de mon efficacité!

Non, je voudrais plus particulièrement remercier ici l’ensemble de mes collègues du collège, qui m’ont permis de vivre ces deux années loin de chez moi dans la joie et la bonne humeur, malgré les petites tensions qui peuvent parfois exister au sein d’un établissement. Malgré ma demi-présence au CDI, j’ai réellement eu le sentiment d’avoir ma place et des compétences à apporter à l’édifice. Les petites attentions à l’occasion de cette soirée de l’amicale m’ont beaucoup émue. Une équipe comme ça, c’est une équipe en or. On sent chez eux une réelle cohésion, une entente cordiale et souvent amicale! Des regrets de ne pas avoir pu travailler avec tout le  monde. Nous étions nombreux à faire nos adieux lors de cette soirée, et la personne qui manquera le plus cruellement à ce collège, c’est notre secrétaire de direction.

Ce fut donc une demi-année très intense. Je n’ai pas l’impression d’avoir chômé… Des séances, de la gestion, une restructuration de CDI, une mutation, des kilomètres à gogo…. Et surtout beaucoup d’échanges sur la toile… J’ai adoré travailler dans cet esprit. Les valeurs de la mutualisation et de la collaboration ouvrent de grandes portes… Je profite donc de ce dernier billet (avant la rentrée) pour remercier tout ceux qui ont participé de près ou de loin à ces échanges!

Dans l’ombre de Charonne, un roman graphique de Désirée et Alain Frappier

C’est grâce aux réseaux sociaux que j’ai découvert le roman graphique Dans l’ombre de Charonne, en avril. Et directement grâce à l’auteur s’il vous plaît!

Dans l’ombre de Charonne

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Textes de Désirée Frappier et illustrations d’Alain Frappier, Éditions Mauconduit, 2012

Dans l’ombre de Charonne, c’est le récit de Maryse Douek-Tripier, recueilli par Désirée et illustré par Alain. Elle y raconte sa jeunesse, les différents idéaux politiques de l’époque (nous sommes entre 1960 et 1962, en pleine guerre d’Algérie) et la manifestation du 8 février 1962 à laquelle elle décide de participer, alors qu’elle n’a que 17 ans,  à Paris. Une manifestation qui va mal finir: les policiers vont faire preuve d’une violence inouïe et on dénombrera 9 morts  et 250 blessés. Maryse y a survécu, et après avoir enfoui cet évènement au plus profond de sa mémoire, elle a finalement accepté que Désirée Frappier en fasse un livre, le tout premier des éditions Mauconduit.

Ce roman graphique est « découpé » en deux parties (elles se suivent selon un ordre chronologique). Dans la première partie, le personnage principal, Maryse, replace la guerre d’Algérie dans son quotidien de lycéenne de 16 ans. On y découvre son lycée, ses amis, sa situation familiale et le contexte politique dans lequel elle évolue. La deuxième partie est axée sur la manifestation du Charonne et une évocation du 17 octobre 1961.

Le prologue quant à lui replace à la fois le contexte qui a permis à ce roman graphique de voir le jour ainsi que celui qui a poussé Maryse Douek-Tripier à livrer son récit et l’épilogue clos cet ouvrage en mettant en avant la projection débat du film « Mourir à Charonne, pourquoi? » de Daniel Kupferstein, qui a eu lieu en février 2010 à Paris et à laquelle Désirée Frappier a été invitée par Maryse. On commence et on termine donc ce récit par le temps présent.

Donc, bien sûr il sera question de la guerre d’Algérie, mais vue depuis la France et à travers le regard de la jeunesse de l’époque. On peut donc approcher de près la thématique du devoir de mémoire autour de la guerre d’Algérie, mais à travers le personnage de Maryse, on pourra également aborder des questions sociales de l’époque (mixité à l’école, la diffusion de l’information, l’engagement politique des jeunes…)

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© Désirée et Alain Frappier

Les auteurs ont également conçu un guide d’outils pédagogiques pour accompagner ce roman graphique (voir lien en fin de billet). L’ensemble des thèmes abordés dans l’ouvrage y sont répertoriés. On y trouvera également une mise en contexte de l »œuvre et une analyse de celle-ci, le tout étant ponctué de « suggestions pédagogiques »

A titre personnel, c’est un ouvrage que j’ai beaucoup aimé… Une fois le livre terminé et fermé, je me suis précipitée sur la toile et sur ma base documentaire pour avoir de plus amples informations. Je me dis qu’il pourrait en être de même pour les élèves. Mais il me semble que l’étude de ce roman graphique  peut ne pas être seulement sa lecture alors que tout un projet (des projets?) pourrai(en)t se mettre en place autour.

Quelques pistes pédagogiques qui me passent par la tête:

  • Des recherches documentaires autour de la guerre d’Algérie, du gouvernement de l’époque, de Charles De Gaulle, de la culture des années 60 (pourquoi pas axer certaines recherches sur la mode, la musique, le cinéma [voir la référence au cinéma de Godard et à Jean Seberg en page 32]…), du lycée de Sèvres et sa pédagogie nouvelle pour l’époque etc…

67961_531919190194240_2139981541_n© Désirée et Alain Frappier

  • Travailler sur le discours médiatique à partir de la presse écrite (nombreuses références à la presse écrite relatant les épisodes évoqués dans le roman graphique) et sur la couleur politique des quotidiens d’information. Pourquoi ne pas également travailler sur l’histoire de ces quotidiens d’informations qu’ils soient nationaux ou régionaux. A ce propos on pourra ré-écouter l’émission La marche de l’histoire du 22/05/2013 consacrée à l’histoire du journal Libération ou encore feuilleter l’ouvrage de Jean Guisnel, Liberation, la biographie, paru en 2003 (La Découverte).  Pour Le Monde voir l’ouvrage de Patrick Eveno, Histoire du journal Le Monde 1944-2004, paru en 2004 chez Albin Michel. Concernant le figaro, on consultera les ouvrages de Claire Blandin, historienne spécialiste de la presse française (Le Figaro, deux siècles d’Histoire, 2007 chez Armand Colin, Le Figaro, histoire d’un journal (collectif), 2010 chez Nouveau Monde Éditions). On pourra aussi s’attarder sur le rôle de la radio et proposer le même cheminement pour ce média.

radio© Désirée et Alain Frappier

  • Mettre en place des débats sur le thème du « devoir de mémoire », de la censure dans les médias …

N.B: A propos de la censure, évocation possible de la loi sur la censure du 16 juillet 1949

  • Réfléchir à la place de la documentation dans le cadre de la réalisation d’un récit basé sur une histoire vraie (consultation des archives, recueil de témoignages …)
  • Travailler autour du genre du roman graphique: définition, caractéristiques … (le dossier pédagogique accompagnant Dans l’ombre de Charonne est une source précieuse sur ce sujet!)

Dans mes rêves les plus fous, plusieurs classes pourraient travailler autour de ces thèmes, ce qui donnerait lieu à une « exposition » collective pour partager les travaux des élèves. Pourquoi ne pas  imaginer des modes d’exposition interactifs et transmedia, avec des QR codes, des présentations interactives, des panneaux d’exposition « papier » etc…

D’autant plus qu’il est possible de rencontrer les auteurs …

Rencontrer les auteurs

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© Désirée et Alain Frappier

Désirée Frappier est inscrite à la maison des écrivains et de la littérature , MEL (Voir  sa fiche auteur). Le MEL propose une politique de co-financement: 50 % est pris en charge par l’organisme et les 50 % restants sont à la charge de l’établissement scolaire. La rencontre avec l’auteur est d’une durée de 2h, pour une classe (pas de regroupement de classes possibles). Part du MEL déduite, il faut compter aux alentours de 100 euros. En dehors de la région parisienne, l’auteure se déplace pour 4h minimum.

Alain Frappier, est quant à lui inscrit à La charte des auteurs et illustrateurs jeunesse.

Grâce aux réseaux sociaux (oui, encore eux!) j’ai pu entrer directement en contact avec Désirée Frappier qui m’a fourni bon nombre d’informations sur les modalités de rencontre (je la remercie au passage pour sa gentillesse et sa disponibilité à travers ce blog en attendant de pouvoir la remercier In Real Life!). Elle m’a donc précisé que les visites dans les établissements scolaires étaient fréquentes et qu’ils appréciaient beaucoup ces moments. Ils rencontrent des classes de 3ème (la guerre d’Algérie est au programme, sur deux heures environ certes, mais au programme quand même) ainsi que des classes de seconde (dans le cadre de l’enseignement « Littérature et société »), de première et de terminale.

Ressources pour accompagner le roman graphique dans nos CDI…

Pour mettre en avant et accompagner Dans l’ombre de Charonne dans nos CDI, voici une petite sélection de ressources qui sera certainement bien incomplète. Mais vous pourrez consulter la bibliographie de l’ouvrage qui, bien que déjà sélective et quand même bien fournie. On se contentera ici de proposer des ressources variées et adaptées à nos publics. N’hésitez pas cependant à proposer vos références par un petit commentaire 😉

Sur le web

« Dans l’ombre de Charonne » outils pédagogiques, guide réalisé par Désirée (textes) et Alain (graphisme) Frappier, décembre 2012

Dernièrement, Daniel Mermet dans son émission Là-bas si j’y suis a diffusé un reportage intitulé « Non, rien de rien, les anciens de l’OAS ne regrettent rien…« . Il s’agit d’une reportage en trois parties: première diffusion le 12 juin 2013, seconde le 13 juin 2013 et la dernière ce vendredi 14 juin 2013. Dans la première partie du reportage radiophonique, il est fait mention de la manifestation de février 1962.

Ouvrages documentaires (D) et de fiction (F)

Guerre d’Algérie, Tramor Quemeneur et Benjamin Stora, Géo, 2012 (D)

Des hommes dans la guerre d’Algérie, I. Bourgnier et J. Ferrandez, Casterman, 2010 (D)

Octobre noir, une bande dessinée de Didier Daeninckx chez Ad libris (F)

La série de BD Carnets d’orient, de Jacques Ferrandez, chez Casterman (F)

Les années 60: Rêves et révolutions, Frédéric Quinonero aux éditions Didier Carpentier, 2009 (D)

Une petite note d’information à destination de mes collègues du lycée

Pour mettre en avant ce roman graphique et tenter de convaincre mes collègues, je leur ai concocté une petite affiche de présentation. Elle leur a été transmise par mail et affichée en salle des professeurs. En attendant la suite…

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Je remercie Désirée Frappier qui m’a aimablement autorisée à illustrer mon article avec des planches extraites du roman graphique.

 

Ebauche de bibliographie sur le thème de l’identité / présence numérique et des réseaux sociaux

Cette bibliographie est loin d’être exhaustive, donc n’hésitez pas à faire des suggestions!

Fictions:

  • Profil, de Jay Asher (Milan, 978-2745957245 , 15,20 euros)

Profil de Jay Asher

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  • Mauvaise Connexion, de Jo Witek (Talents Hauts Éditions, 978-2362660603, 7 euros)

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  • Faux profil, de Jérôme Dumoulin (Grasset, 978-2246785781, 19 euros)

Faux profil, de Jérôme Dumoulin Voir la fiche Babelio

  • Je voudr@i que tu, de Franck Andriat (Grasset Jeunesse, 978-2246780618, 8 euros)

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  • 273 amis, de GEP et Edith Chambon (Mouck, 978-2917442289, 9,50 euros)

273 amis

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Entre fiction et documentaire

  • Facebook Et moi! et moi! et moi!, de Nina Testut (Hoebeke, 978-2842303495, 17,50 euros)

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  • Facebook m’a tuer, de Thomas Zuber et Alexandre Des Isnards (Pocket, 978-2266221443, 6,70 euros

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Documentaires

  • La toile et toi, de Philippe Godard et Marion Montaigne (Gulf Stream Editeur, 978-2354880903, 12 euros)

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  • La vie privée, un problème de vieux cons? de Jean-Marc Manach (FYP Éditions, 978-2916571393, 19,50 euros)

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  • Les réseaux sociaux sont-ils nos amis? d’Éric Delcroix, Serge Proulx et Julie Denouël (Le Muscadier, 978-1090685045, 9,90 euros)

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  • Qu’est-ce que l’identité numérique? d’Olivier Ertzscheid (OpenEdition Press)

qu'est ce que l'identité numérique?Livre numérique

Présentation d’une sélection d’ouvrages dans le cadre d’un prix littéraire policier

Au collège, mes collègues participent depuis de nombreuses années à un prix littéraire autour du roman policier « Pris par le polar » et organisé par le CDDP de Hautes-Pyrénées.

Je me suis donc greffée au projet et à sa mise en œuvre bien rodée à la rentrée dernière. J’ai découvert une manière ludique de présenter les ouvrages de la sélection aux élèves, sous forme de scène de crime et d’indices à découvrir.

Pour chaque niveau (6ème/5ème et 4ème/3ème), six ouvrages étaient proposés. Nous nous sommes réparti(e)s leurs lectures et nous avons sélectionné entre 4 et 5 extraits pour chaque roman.

Pour chaque extrait, nous avons dans un premier temps récupéré un objet en lien (par exemple une boîte à pizza pour le roman La Curiosité est un défaut mortel de Vicki Grant ou encore une clé usb pour Hacker à bord de Christian Grenier). Ces objets deviendront les indices de la scène de crime.

Il s’agit ensuite de créer un décor policier itinérant avec:

  • Une silhouette de cadavre en carton peinte en noir (si vous voulez du fun, rien ne vous empêche de la peindre en fuchsia ou jaune, mais ça fait de suis moins crédible…)
  • De la Rubalise pour délimiter la scène de crime
  • Des petits cartons à poser avec des numéros (autant qu’il y a d’indices)
  • Et selon votre imagination et votre envie, vous pouvez y ajouter des éléments de décor. Nous avons des silhouettes de chats sur carton, que nous accrochons au mur des salles de classes, du CDI…

Voilà, le décor est planté. Veillez cependant à ce qu’il puisse être transporté facilement d’un lieu à un autre (dans une petite malle par exemple). Dans cette malle, vous prévoirez également un exemplaire de chaque ouvrage (pour les présenter aux élèves) et une autre série camouflée (par une couverture opaque, une feuilleA4 blanche fera l’affaire) pour la lecture des extraits. Vous pouvez également prévoir de faire une photocopie de chaque extrait, ce sera moins lourd à transporter.

La séance se déroule généralement dans la salle de classe du professeur de français.

Un autre petit détail pour le décor: il est préférable que la salle soit munie de rideaux, stores, volets ou autres afin que la scène de crime puisse être dans la pénombre… Effet garanti auprès des élèves.

Voici alors comment se déroule la séance.

  1. Vous aurez pris soin (dans la mesure du possible) d’installer le décor et les indices avant l’arrivée des élèves.
  2. Les élèves entrent et s’installent sur les chaises disposées en cercle autour de la scène de crime.
  3. On propose alors aux élèves, à tour de rôle de désigner un indice par son numéro, de le prendre et de le garder précieusement.
  4. Le professeur lit donc à voix haute l’extrait qui correspond à l’indice (pensez à vous munir d’une lampe torche, frontale de préférence).
  5. On répète l’opération jusqu’à ce qu’il n’y ai plus d’indices.
  6. A l’issue de la lecture des extraits, on rallume la lumière, et on présente chaque livre de la sélection, de façon succinte (le titre, l’auteur, la première de couverture et éventuellement le résumé).
  7. Il s’agit maintenant d’essayer de rattacher les extraits lus aux ouvrages présentés. Bien entendu le but n’est pas « d’avoir tout juste », mais d’essayer de faire un premier lien, de rattacher les extraits entre eux etc…
  8. A l’issue de cette étape, vous proposez aux élèves de passer au CDI pour venir emprunter l’ouvrage de la sélection qui leur a fait le plus envie.

P.S: pensez également à réquisitionner l’aide des élèves en fin de séance pour « ranger » la scène de crime.

Bilan de mon expérience: très positive. Les élèves se ruent en général au CDI à la récré suivante pour emprunter leur exemplaire, et il faut parfois les mettre sur une liste d’attente. Certains titres partent comme des petits pains au chocolat. Il ne faut pas hésiterà théatraliser un max la scène de crime et la lecture des extraits. Même si les élèves nous regarde bizarrement au début (« Mon dieu que se passe-t-il ici! » « Ils ont tous devenus fous! »), ils changent vite d’expression et se prennent au jeu.