Cadeau: quelques fichiers téléchargeables pour se lancer dans un bujo de prof doc!

Je sais, ce sont les vacances, mais entre deux périodes totalement off, je me penche sur mon bullet journal pour la rentrée prochaine et comme j’ai un peu plus de temps que de coutume, je me suis amusée à créer quelques petits « templates » que je mettrai dans mon carnet. Et du coup, je me permets de vous les partager ici.

Vous en ferez bien ce que voulez! En tout cas, le billet sera régulièrement mis à jour, avec de nouveaux fichiers (enfin régulièrement, c’est un bien grand mot, on dira plutôt de temps à autre)

Avertissement: les fichiers sont au format A4 et A5: pensez à bien régler les paramètres de d’imprimante pour une impression au format A5 😉

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Retour d’une prof-doc confinée, en marge du déconfinement

Écrire un billet sur le confinement alors qu’on va bientôt amorcé la phase de déconfinement. Tant pis. J’ai envie de faire un petit bilan de ces dernières semaine et de mon état d’esprit à quelques jours de la réouverture des établissements scolaires.

La fermeture des établissements scolaires, annoncé le jeudi 12 mars pour le lundi 16 mars, m’a pris par surprise, un peu comme tout le monde je crois. C’est sûr que quand on a un gouvernement qui joue au yo-yo, qui dit un jour qu’il n’y aura pas de fermeture des établissements scolaires pour être contredit quelques jours après par le Président de la République lui-même… Bref, je ne m’étais pas forcément attendue à cette décision, et j’ai essayé de passer cette journée du vendredi 13 mars de la façon la plus « normale » possible, en suivant les recommandations de mon chef qui souhaitait éviter au max une ambiance anxiogène au collège. Je n’ai pas vraiment pu anticiper la mise en place de prêts élargis à grande échelle. Seuls les quelques élèves que j’ai pu voir cette journée en ont profité pour faire « le plein »… J’ai eu une séance avec les 5ème le matin, et la présentation des albums dans le cadre d’un prix lecture avec les ULIS et les 4ème Segpa a pu avoir lieu (gros soulagement, vu le temps qu’il nous a fallu, avec mes collègues et deux intervenantes de la médiathèque pour l’organiser…) Et puis j’ai entassé dans deux cartons des livres à cataloguer, un max de matériel à pouvoir apporter chez moi…

J’y suis finalement retournée le lundi après-midi (avant annonce officielle du confinement) pour prendre du matériel que j’avais oublié, et ranger un peu le CDI, notamment le chariot de retour.

Puis mon quotidien de prof doc confiné a commencé. Associé, comme pour certains d’entre nous, à l’école à la maison de ma progéniture. Une organisation à définir petit à petit, à adapter en fonction des réussites / échecs. Et forcément comme on est chez nous non stop il y a aussi toute la gestion de la maisonnée à prévoir et anticiper ( à 2 bien sûr, quand on est en couple). Qui n’a pas été distrait de ses tâches professionnelles par un regard porté sur une zone en bazar, sur la tâche qui est là depuis des lustres mais qu’on a soudainement envie de nettoyer – parce qu’on ne voit plus qu’elle -. Sans compter les interruptions de ses héritiers et les cris au moment où tu fais un enregistrement audio ou vidéo.

Ma première tâche de prof doc confinée a été d’adapter ma séance d’EMI en cours (présentée à 2 groupes sur 11 en présentiel) au format distanciel. Et en parallèle je me suis lancée dans une course éperdue à la sélection de ressources en ligne, comme beaucoup d’entre nous. Et envoyer un mail à mes collègues pour leur présenter cette ressource. Elle a du être tellement consultée, que les collègues proposaient certaines de ces ressources dans notre fil de mail. Au départ je dois dire que je l’ai eu un peu mauvaise ( à quoi ça sert que Ducros se décarcasse?). Avec du recul, j’ai arrêté de le prendre personnellement, sachant que chacun essayait de s’adapter comme il le pouvait, noyé sous des tonnes de messages d’élèves, de parents, de collègues …

Concernant cette sélection de ressources (sur Padlet): j’ai vite revu mes ambitions à la baisse. J’ai fait le choix de ne pas tout proposer, de faire un boulot de sélection qualitative avant diffusion. Par exemple pour l’offre de lecture gratuite en ligne (numérique / audio), j’ai décidé de ne leur proposer que des liens directs, sans création de compte ou autres identifications / inscriptions.

Pendant 2 semaines, j’ai aussi décidé de laisser mes élèves de 5ème tranquille et de faire une pause dans la diffusion des séances d’EMI, sachant qu’ils étaient surchargés par ailleurs. Au moins jusqu’à avoir des nouvelles sur une éventuelle prolongation ou non du confinement (Il faut dire qu’en zone C, on a eu la coupure « vacances » 3 semaines après). J’ai tout de même commencé à préparer la prochaine séance et je l’ai mise en forme et diffusée la semaine de la rentrée. Je pense que tous les élèves concernés ne feront pas l’activité. Tant pis… J’ai aussi fait l’effort de retranscrire la séance au format papier pour diffusion via le dispositif « devoirs a la maison » en partenariat avec La Poste. Je ne sais pas si ça a été diffusé (je pense que oui) et si j’aurai un retour de ces élèves…

Dès la deuxième semaine de confinement, j’ai aussi passé du temps à m’occuper de mon portail documentaire. Je lui ai donné une nouvelle jeunesse (merci les tutos PMB Normandie). J’ai pu prendre le temps d’exploiter les différentes possibilités, restructurer les rubriques. J’ai surtout pris le temps de réaliser des tutos vidéos autour de ce portail. Je dois avouer que je forme très peu mes élèves à la recherche sur le portail documentaire. De manière générale, il me permet d’effectuer des prêts / retours et je m’en sers en terme de gestion documentaire. C’était l’occasion parfaite de tenter ces vidéos tutos et de voir si elles touchent leur public. Elles ont été diffusées sur le compte Instagram du CDI, en IGTV (et sur la page FB). Je les ai également intégré sur l’ENT et elles trouveront aussi leur place sur le portail documentaire, dans une rubrique dédiée.

J’ai aussi essayer d’organiser la continuité d’un projet pédagogique d’éducation aux médias engagé depuis le début de l’année, avec l’intervention de deux journalistes. Gros gros fail: je n’ai pas eu de retour des élèves, ou très peu. Je ne peux pas leur en vouloir. Ils travaillaient en groupe, devaient pour la plupart réaliser des interviews sur le terrain et tout a été remis en question, en suspens… Je tente de sauver le projet, qui a été ramené sur la base du volontariat des élèves, mais je ne pourrais pas faire plus.

Et puis chaque jour (ou presque), je mets à jour le Padlet, je l’actualise en fonction des nouvelles ressources repérées et celles devenues obsolètes, je diffuse des informations sur les RSN du CDI (ouverts à l’occasion sans objection de mon chef, à savoir Instagram, Facebook et Twitter, ce dernier étant lequel où j’ai le moins d’abonnés élèves / parents / personnels du collège). Je fais un peu de catalogage (mais ce n’est pas ce qui m’occupe le plus. C’est assez aléatoire. Certaines semaines, c’était une à deux fois par semaine, et d’autres pas du tout). J’ai reçu quelques mails d’élèves, qu’ils concernent les séances en EMI ou des demandes plus globales.

Et maintenant il faut préparer l’après.

Je n’ai pas trop partagé ou publié sur la question du déconfinement au CDI: j’avais tellement peu d’infos officielles sur les conditions de reprises, sans même savoir si nous reprendrions ou pas, que je n’ai pas trop approfondi le sujet. J’ai lu ce qui a été partagé, venant de l’IFLA ou des initiatives de profs docs. Même si ces initiatives sont louables, une part de moi me disait que quand même, ce n’était pas à nous de réfléchir à ce protocole, nonobstant des réalités de terrain très différentes. J’ai pris des notes dans mon bujo pro, histoire de voir ce qu’ils serait possible de faire dans le CDI de mon collège, mais sans rédiger de protocole défini. J’attendais de toute façon des nouvelles de ma hiérarchie (à savoir ma direction, parce que je comptais pas sur la hiérarchie au-delà, et pour le moment je ne compte pas non plus dessus. A quoi bon, puisque tout à été délégué aux équipes de direction ou presque). J’ai eu quelques infos dimanche soir. Suite à ce mail de la direction, j’ai répondu avec mes suggestions en l’état des connaissances, dont voici un bref résumé:

  • Concernant les prêts / retours de documents
    • Retours de documents : je ne peux pas ne pas récupérer les documents. Je propose qu’ils soient récupérés dans les salles (dans une caisse dédiée) que je récupérerai afin de mettre les documents en quarantaine entre 4/5 jours avant désinfection de la couverture à l’alcool et remise en rayon. Le tout suivant les recommandations de l’IFLA ou de l’ABF.
    •  Prêt de documents : idéalement, il me semble que les documents ne doivent pas être prêtés afin de limiter au maximum les manipulations d’objets potentiellement vecteurs. Si toutefois le prêt de documents serait envisagés, j’imagine un système de « drive » avec réservation via le portail documentaire, et horaires de « RDV » pour les retirer.
  • Se posera inévitablement la question des manuels scolaires qui devront être rendus d’une manière ou d’une autre. Je ne pourrais m’acquitter seule de cette tâche, qui devra être partagée, probablement (les manuels ne seront pas manipulés, simplement déposés par les élèves à des endroits identifiés.) Il faudra donc plusieurs points de contrôle: vérification du bon nombre de manuel, d’un entrepôt correct etc… Je pense que les facturations pour manuels abimés seront annulées, sauf si constat d’un mauvais état indéniable au moment du retour. Les factures pour manuels non rendus / perdus seraient par contre maintenues. (Il faudra alors insister sur le fait d’avoir TOUS ses manuels le jour du retour – qui se fera forcement sur un temps beaucoup plus long que d’ordinaire- le jour des retours pour limiter les aller-venues pour un manuel oublié, comme c’est le cas chaque année). (Idéalement, j’aurai aimé de ne pas avoir à m’en occuper. C’est un combat que je n’ai pas encore remporté. Ça viendra 🙂 )
  • Concernant mon service:
    •  enseignement: bien entendu je maintiens mes séances en 5ème, en fonction des conditions qui nous seront présentées. Je peux me porter volontaire pour les heures d’études (HSE, comme pour mes autres collègues, sinon niet) afin de proposer des:
      •      activités pédagogiques autour de l’information (sensibilisations pédagogiques aux fake news et autres processus de désinformation )
      •      activités de lecture avec des lectures offertes : notamment pour les 6ème engagés dans le prix des Incorruptibles.
    •  gestion du CDI: je propose, en fonction de ma présence dans l’établissement pour mon service d’enseignement, d’en profiter pour effectuer des tâches de fin d’année,bien souvent chronophages, sans présence d’élèves (je serai la seule à avoir accès au CDI). Je pense notamment à la réalisation d’un inventaire. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en effectuer un, et avec le déménagement du CDI, il me semble que ce serait plus que nécessaire, afin d’avoir une vue sur le fonds documentaire de CDI, et mettre la base en conformité.

  •  Cependant, une partie du travail (autant pédagogique que de gestion) pourrait être effectué en télétravail, notamment lorsque je n’ai pas des séances prévues

Nous avons reçu hier une version du projet de protocole pour notre établissement, qui sera discutée et votée en conseil pédagogique virtuel mercredi matin. Il est à noter que l’occurrence CDI est bien plus représentée dans ce document interne que dans le document de protocole national (merci chef! Mon mail a été pris en compte). Le CDI ne sera pas ouvert aux élèves, je ne ferai pas de garderie (mais je sais que certain.e.s devront se méfier de cet abus qui se profile à l’horizon). Il n’y aura pas de prêts de documents. J’effectuerai mes séances pédagogiques dans les classes. Il est très probable qu’une partie de mon travail soit effectué en télétravail si je n’ai pas de séances justifiant ma présence au collège. Au moins un de mes deux enfants n’ira pas à l’école. L’école maternelle concernée ne rouvrira pas avant juin, voir septembre. Mon autre enfant n’ira probablement pas tous les jours à l’école non plus car un système de rotation des groupes semble prévu..

En tout cas, une chose est sûre: on navigue à vue… Chaque jour apporte son lot de modifications, de complications organisationnelles mais surtout des questions de plus en plus nombreuses. Sans que les réponses ne soient apportées.

Concernant les professeurs documentalistes, j’ai constaté le partage de nombreuses ressources, séances ou activités de confinement originales. Comme on sait bien le faire.
Et là, les textes fleurissent (protocole national, circulaire et autres fiches). Le CDI apparait une fois dans le protocole, relégué au paragraphe des activités sportives et culturelles, au côté des salles informatiques et des foyers, sans que même un paragraphe, aussi court soit-il ne soit dédié?

Et dans la circulaire relative à la réouverture des écoles et établissements et aux conditions de poursuite des apprentissages, parue le 4 mai 2020 et disponible ici: pas de mention du CDI et encore moins du prof doc. Dans les différentes fiches sur les attendus de fin d’année pour les classes de 6ème, 5ème, 4ème et 3ème, pas de mention non plus. Je n’ai pas été voir pour le lycée.

Par contre, dans deux fiches spécifiques, à savoir Covid-19 et risques de dérives sectaires et Covid-19 et risques de replis communautaristes , j’ai relevé ce qui suit:

Dans le premier, Covid-19 et risques de dérives sectaires, il est précisé comme enjeu « Développer l’esprit critique des élèves pour mieux lutter contre la désinformation, les fake news, les rumeurs et les théories complotistes« , en « identifiant les techniques de communication » (réseaux sociaux, thèses complotistes…) ». Cette fiche propose comme activité pédagogique l’écoute de « L’émission de France inter intitulée « Rumeurs et fausses informations au temps du coronavirus » peut faire l’objet d’une écoute par les élèves, suivie d’un débat ou d’une demande de synthèse« , une séance d’EMC, ou encore  » un travail autour de la vérification de l’information et des sources » avec un lien vers le site académique d’HG d’Amiens. Mention du prof doc dans ce document ou le lien donné = 0.

Dans le deuxième, Covid-19 et risques de replis communautaristes, un des enjeux est « Lutter contre la désinformation, les théories complotistes, les rumeurs et les fake news sur le Covid-19 utilisées à des fins mercantiles et politiques » avec comme proposition d’activité pédagogique : « Renforcer l’esprit critique des élèves avec l’éducation aux médias et à l’information (l’EMI) qui participe à la prévention du complotisme à l’école, afin qu’ils réussissent à résister à la tentation d’une lecture du monde simplificatrice et aux vidéos de propagande qui circulent sur internet » Dans ce document, encore une fois, mention du prof doc = 0

Je dois avouer que je suis colère. De façon générale par le processus d’information des fonctionnaires de l’Education Nationale dans le contexte actuel. Bon nombre d’informations ont été diffusé par les médias et autres RSN sans que soyons informés par voie « officielle ». Sans parler du mépris dont certains ont pu faire preuve contre les enseignants. Je pense notamment à l’épisode des fraises qui serait risible s’il ne démontrait pas un mépris absolu. La réponse de com’ a été très bien ficelée: un tweet « vous êtes formidables » et une petite vidéo sur nos boites mails pour nous brosser dasns le sens du poil. Bien sûr ce n’est qu’un échantillon de tout ce que nous avons pu nous prendre en pleine poire depuis 7 semaines.

En tant que prof doc, je suis doublement en colère: pas de communication institutionnelle à notre égard, notamment dans le contexte de réouverture. Des collègues ont produit des documents protocolaires pour tenter d’y voir plus clair, les partageant de ci, de là, ce qui est très louable. Mais… Ne mérite-t’on donc pas d’avoir une information de cadrage, de positionnement spécifique. Et s’il n’est pas national ou moins académique. Parait que dans mon académie, la rédaction d’un protocole académique pour les CDI et les professeurs documentalistes est en cours mais je n’ai pas plus d’infos ni de nouvelles. J’ai vu d’autres documents protocolaires d’autres académies. Le prêt de documents est encouragé pour certains, pas pour d’autres. L’ouverture du CDI aux élèves dans le respect des consignes sanitaires est détaillé pour les uns et pas pour les autres. J’entends des collègues qui appréhendent de faire « garderie » puisqu’il a été annoncé que les élèves de collège seraient soit en classe, soit en « étude », soit en « activité physique ou culturelle ». La dérive CDI= étude est une inquiétude tout à fait légitime. On parle d’ouverture du CDI, mais quid de notre mandat pédagogique? Surtout au regard des enjeux et activités pédagogiques proposées dans les deux fiches précédemment citées? N’avons nous pas, encore une fois, montré notre expertise sur ces questions pendant ces longues semaines?

Je me réjouis cependant que la mention bibliothécaire / documentaliste qui figurait sur les versions projets du protocole national pour le primaire (???) et le secondaire ait été retiré de la version définitive. Bien sûr je nous inclus dans la catégorie « enseignant » et non pas « autres personnels », j’espère qu’il en va de même pour les rédacteur de ce texte.

Je vais m’arrêter là. Je m’excuse pour ce billet un peu décousu, pas très construit et qui a dévié vers un petit coup de gueule à la fin. Finalement, ça fait du bien.

En attendant prenez soin de vous.

Retour sur l’utilisation d’un bullet journal de prof-doc

L’an dernier, j’avais déjà évoqué par ici l’utilisation du bullet journal dans le cadre de mon activité pro. J’avais essayé de tenir un classeur mais je suis vite revenue à l’utilisation d’un carnet, identique à mon perso, à savoir un carnet au format A5 l’an passé.

J’ai réitéré cette année, avec à nouveau un carnet au format A4.

Je vous propose donc aujourd’hui, à la fois un petit bilan et un billet un peu plus exhaustif sur la méthode et son intérêt pour les professeurs documentalistes.

  • Le bullet journal c’est quoi?

Un bullet journal ou bujo est donc un système d’organisation analogique et de gestion des tâches. Entièrement personnalisable, chacun l’adapte à ses besoins et/ou envies. Inventé par Ryder Caroll, ce système d’organisation 100 % DIY permettrait donc:

  • d’améliorer sa productivité
  • D’éviter la procrastination
  • D’être plus organisé

Un bullet journal est traditionnellement composé de plusieurs modules récurrents: l’index, le planning du futur (future log), le mensuel (monthly log) et le quotidien (daily log). L’index est en réalité un sommaire, qui se situe au début du Bujo et qui permet de savoir précisément le contenu de son carnet. On le rempli au fur et à mesure de la constitution de son bullet journal et on n’y note généralement que les éléments que l’on veut pouvoir retrouver facilement. Les plannings (log) permettent la planification à plus ou moins long terme (sur du long terme, à l’échelle du mois ou au quotidien). Même si le planning hebdomadaire (weekly log) n’est pas un module « officiel » il est régulièrement employé. Dans ces modules, on utilise différents puces et / ou signes (keys) pour préciser le contenu des tâches (rendez-vous, tâches, urgences etc…). On peut également ajouter des « collections » (regroupement d’infos relatives à une thématique, par exemple: livres à lire, films à voir etc…) et des tracker (outil de suivi de la réalisation de tâches quotidiennes ou autres, de progrès etc…). Lorsqu’une semaine, mois s’achève, on fait le point sur les tâches listées au début de celui-ci et on les reporte ou on les fait migrer au besoin.

  • Quel intérêt pour les profs docs?

Il existe de nombreux agendas spécialement conçus pour les enseignants mais à ma connaissance aucun de spécifique pour les professeurs documentaliste. On peut très bien s’emparer d’un agenda « enseignant » mais je les trouve peu adaptés à nos spécificités . On peut également se contenter d’un agenda classique mais idem, personnellement je me suis vite retrouvée envahie de post-its et autres papiers libres trainant un peu de ci de là (prise de notes lors des réunions / formations, info glanées auprès des collègues entre deux couloirs et qu’on note à la va vite sur un papier volant, égaré presque aussitôt…. Généralement la place disponible dans les agendas « tout fait » reste assez minime, et on peut vite se trouver à cours de place.

Il me semble qu’un bullet journal permet d’adapter son outil d’organisation à son contexte et à sa pratique professionnelle, de centraliser au même endroit une grande partie des informations et / ou documents pour une année scolaire, et ainsi d’être mieux organisé, plus efficace.

Bien entendu, l’utilisation d’un bullet journal n’a aucun caractère obligatoire, et son utilisation dans le cadre de notre métier doit répondre à un besoin émanant du professeur documentaliste qui souhaite s’en emparer. Si votre organisation actuelle vous satisfait, nullement besoin d’en changer. Ce système étant très personnel, et très dépendant de votre contexte d’exercice, les exemples qui illustreront ce billet ne seront justement que des exemples et rien de plus.

Même si le principe repose sur la simplicité, on voit fleurir des exemples relevant d’un niveau de créativité assez élevé. Ce n’est absolument pas un pré-requis, mais la tenue d’un bullet journal engage forcément son propriétaire à une assiduité. En effet, dans sa conception originelle, les pages de planification se créent au fur et à mesure, jamais en avance (hormis le future log et le monthly log en début de mois). Vous verrez assez vite que je déroge légèrement au concept avec mon propre bujo pro :). De mon côté, cette assiduité est pour moi un garde-fou. Elle m’oblige à faire le point régulièrement sur mes tâches, sur l’avancée des projets en cours, et ainsi à être plus efficace et à ne pas laisser passer un rendez-vous important ou autre. .

  • Le matériel

Fondamentalement, il ne vous suffit que d’un cahier et d’un stylo pour réaliser un bullet journal. De nombreux carnets, à des formats divers et variés, avec carreaux, lignés ou pointillés, avec des pages au grammage différents s’ouvriront à vous dans le choix des possibles. Certaines marques de papeterie développent des gammes spécifiques, mais un cahier tout simple peut tout à faire office de matériel de base.

A vous donc de choisir le format qui vous convient le mieux. Votre carnet doit-il pouvoir rentrer dans votre sac à main ou votre petit sac à dos? Prenez-vous les transports en commun et à ce titre limitez vous le poids de vos affaires? Dans ce cas, optez pour un carnet au format A5, à couverture plutôt souple et légère. La place que prend votre carnet vous importe peu? Vous aimez avoir de la place, pouvoir y coller des documents imprimés? Le format A4 sera peut-être plus approprié. Ces carnets représentant tout de même un coût (en moyenne une vingtaine d’euros), il vaut peut-être le coup de tenter différents formats sur des cahiers entrée de gamme et peu onéreux (voir en récup) avant de se décider pour le format réellement approprié à son organisation propre. Soyez également vigilent au nombre de pages du dit carnet. Trop peu et vous serez bon pour investir dans un deuxième cahier en cours d’année (ce qui peut être un choix pertinent en fonction de chacun) et trop de pages et vous aurez l’impression d’avoir eu les yeux plus gros que le ventre en fin d’année.

Ici, j’ai utilisé successivement plusieurs types de cahiers / carnets: un cahier A4 à petits carreaux et à couverture rigide trouvé dans les méandres des placards du CDI, puis un beau carnet Moleskine à petits carreaux, au format A4 que j’ai beaucoup aimé. Comme je le disais dans mon précédent billet sur le sujet, je n’ai pas retrouvé ce carnet à un prix décent l’année suivante et j’ai décidé de tenté le format classeur. Au bout de quelques semaines, je me suis rendue compte que ce format ne me convenait absolument pas, et j’ai finalement opté pour un carnet A5 (Rhodia, papier pointillé, couverture souple). Plutôt peu encombrant mais il ne permettait pas de coller mais différents documents, et je suis finalement repassée en septembre sur un format A4 à couverture rigide et à petits carreaux (Leuchtturm 1917).

Concernant le matériel d’écriture: vous faites bien comme vous voulez! Vous aimez les stylos de couleur à paillettes? Lâchez vous!! Dans l’absolu, le premier stylo qui vous tombera entre les mains fera l’affaire.

Si vous avez une grande fibre créative, que vous aimez jouer sur les contrastes de tailles d’écriture, il existe pléthore de feutres et autres stylos qui feront votre bonheur: stylos à pointes fine, stylo de fausse calligraphie, feutres aquarellables, surligneurs de couleurs vives ou pastels… Bref il y a de quoi satisfaire toutes les envies et toutes les bourses. Un bon stylo plume rechargeable fera aussi très bien l’affaire.

Mon équipement de base
  • Les modules

J’ai évoqué plus haut les modules traditionnels du bullet journal. Je vais ici présenter ceux que j’ai adapté et qui me semble les plus importants.

  • L’index

L’index est super utile, voir indispensable. Si vous testez la méthode, vous verrez que les pages se remplissent très vite! Il est donc indispensable de tenir cet index à jour pour retrouver facilement les données dans le carnet. Pour marquer les séparations du carnet (passage d’un mois à l’autre, on peut également utiliser des scotchs décoratifs (masking tape, wasi tapes etc…), des languettes séparatrices, qui permettant également de se retrouver facilement dans son organisation. L’index restant la BASE.

Son avantage pour nous, c’est qu’il permet également d’avoir une vue d’ensemble, bien qu’incomplète, du travail fourni sur une année scolaire et de la répartition des tâches dans l’année. Quand vient l’heure de rédiger son bilan de fin d’année, il peut être un point de départ.

Index
  • Le planning du futur (ou future log)

Indispensable également, il permet d’avoir une vue d’ensemble sur l’année scolaire des différents projets, tâches immuables etc… A ce niveau, on se rend rapidement compte de l’utilité de la personnalisation. En effet dans certains agendas, ces pages existent, mais sur une année civile. Nous fonctionnons en année scolaire et on peut donc facilement avoir une meilleure représentativité en créant soi-même son outil de planification à long terme.

On le construit à sa façon, selon ce qui nous convient le mieux. Il convient cependant d’avoir un espace de note minimum, quitte à ce qu’il permette de noter quelques mots-clés et des renvois vers les pages concernées (dans ce cas, il me semble qu’on parle plus précisément d’un calendex)

Future log (sur l’année scolaire)
  • Le planning mensuel (ou monthly log)

Généralement à chaque changement de mois, on créé une page mensuelle avec un calendrier mensuel permettant de visualiser à l’échelle mensuelle et plus détaillée que le future log, les tâches et autres RDV à venir sur cette période.

Il suffit de préciser le mois et de créer son planning, mais on peut se faire plaisir et créer des couvertures (« covers ») mensuelles créatives. Ici, quand l’envie me prend, je dessine (selon la technique du moment: feutres aquarellables et tâches de couleurs, aquarelles, dessins thématiques etc…) sur du papier Canson et je colle cette « œuvre » dans mon carnet. L’épaisseur obtenue me sert ainsi d’intercalaire pour identifier rapidement mes changements de mois dans la tranche de mon carnet). Ce n’est absolument pas obligatoire. Si la page mensuelle et le planning associé sont spécifié dans l’index, le job est fait.

Le planning mensuel est important car il permet, à l’inverse du future log, de détailler un peu plus les tâches du mois à venir, de positionner les éventuels RDV qui seraient pris en cours de route, et de les reporter ensuite de façon hebdomadaire. On peut également y faire figurer les « deadline » pour une tâche, un ultimatum dans le cadre d’un projet, les dates des commandes passées etc…..

  • Le planning hebdomadaire (ou weekly)

Celui-ci ne figure pas officiellement dans les modules de Ryder Caroll, il peut être considéré comme hors-sujet par les puristes du bullet journal, mais c’est l’outil qui me semble le plus approprié dans notre pratique professionnelle. Il nous permet, comme dans un agenda classique, une vue d’ensemble de la semaine. On le construit à sa convenance, en adaptant les heures de chaque journée en fonction des séquences horaires de notre établissements (et pour avoir fait plusieurs bahuts, ça change radicalement d’un endroit à l’autre).

Ici je prévois généralement deux espaces par journée, en notant les séquences horaires en milieu de page: à droite les éventuelles séances et / ou RDV par plage horaire, et à gauche une to-do list quotidienne. Cette to-do list peut-être renseignée en amont, ou au jour le jour en fonction des besoins. Pour moi, le planning hebdomadaire est indispensable dans un bujo pro de prof-doc. Et je déroge clairement à la règle, puisque j’ai régulièrement plusieurs semaines d’avance (en général un mois, mais parfois plus). En bas de page je me réserve deux emplacements: « à faire cette semaine » et « semaine prochaine ».

Planning hebdomadaire (weekly) vide
Planning hebdomadaire : exemple d’une semaine passée
  • Le planning quotidien (ou daily log)

Ce module de base est à mon sens non nécessaire dans le contexte professionnel. Nous avons tout de même besoin de planifier au moins à l’échelle de la semaine. C’est un outil que j’utilise peu également à titre personnel. Mais il peut tout à fait convenir à d’autres personnes et à certains types d’organisation.

Par contre, chaque jour, j’ajoute, modifie et/ ou supprime des tâches tout au long de la journée.

  • Autre
  • Les collections

Les pages de collection, dans un bullet journal, regroupent un ensemble de données sur une thématique en particulier. En gros, il s’agit d’une compilation d’éléments de notre choix, sur un sujet en particulier. On peut par exemple trouver des collections « livres à lire », « séries et / ou films à voir », de voyages (souvenirs d’un voyage, les lieux visités ou à voir etc…. Il y a autant de collections que de personnes qui bujotent! Elles ne sont clairement pas indispensables, un peu accessoires, mais elles peuvent être importantes pour certains. Elles permettent un peu d’avoir un côté « journal de bord » dans son support, et de laisser libre court à sa créativité, à ses envies etc….

Les pages collections ont une utilité certaines dans un bujo de prof doc. Elles peuvent concerner plusieurs choses. Voici celles que j’utilise à titres d’exemples: la liste des profs principaux par classe, la liste des équipes pédagogiques par classe, le calendrier scolaire, le calendrier des semaines 1 et 2 dans le collège, l’annuaire téléphonique interne, les horaires de sonnerie… Mais aussi des pages spécifiques à un projet (celles-ci sont créées au fur et à mesure alors que celles citées juste avant sont en début de carnet car créées et / ou anticipées en début d’année scolaire). Il s’agit souvent de documents collés: inutiles de recopier l’ensemble des données quand on dispose d’un document imprimé. C’est pourquoi je suis repassée à un carnet au format A4 🙂 Dans cette catégorie, j’ajoute les plannings de sorties collège au cinéma, les courriers et documents officiels, mes notes de lectures, mes préparations et / ou brouillons de séances, etc… On pourrait tenir une collection des documents à acquérir (mais attention à ne pas faire doublon avec un autre outil similaire)

  • Outils de suivi (tracker)

Accessoires également, les outils de suivi, ou tracker fleurissent dans beaucoup de bullet journal. Ils nécessitent qu’on les renseigne régulièrement (sinon ils perdent de leur intérêt). Ils permettent de tenir à jour une liste d’habitudes, de tâches régulière, de suivre ses projets sur un ensemble de thèmes. On trouve en général des outils de suivi du sommeil, de l’humeur… Les influenceurs bujoteurs tiendront à jour leurs habitudes de publication sur les réseaux sociaux, les personnes au régime, le suivi de leur perte de poids. On peut les adapter à la santé (suivi de traitement etc…). Bref on peut faire des tracker pour tou… et n’importe quoi 😉

C’est un outil que j’utilise personnellement très peu, car je ne suis absolument pas régulièrement pour les mener jusqu’au bout! De fait dans mon bujo pro il y en a aussi très peu, mais certains peuvent être intéressants à mettre en œuvre si on en ressent le besoin et s’ils sont véritablement nécessaires : suivi du « budget du CDI » et des postes de dépenses, suivi des tâches spécifiques à un projet, suivi des tâches de gestion. On peut également envisager de faire un outil de suivi spécifique aux abonnements du CDI (réception des n°, échéances des réabonnement etc… Mais si nous utilisons un autre outil (par exemple sur le logiciel de gestion documentaire, il est absolument inutile de doubler avec un outil de suivi analogique dans le bujo.

Ici je pense à la mise en place d’un outil de suivi du rangement de mon bureau: c’est très « rustique » mais vu l’accumulation de bazar sur mon bureau, il pourrait être intéressant. J’ai également des plantes au CDI: je pourrais envisager un tracker entretien arrosage, mais comme je ne suis pas la seule à m’en occuper, je pense l’adapter en format mobile et collectif.

  • Report / migrations

Le report ou migration, consiste à faire migrer / reporter les tâches non réalisées d’une période à une autre. Cet aspect permet de faire le point sur ce qui a été fait, ce qu’il reste à faire. On peut s’en acquitter quotidiennement, hebdomadairement, mensuellement….

  • Divers « Hors-sujet »

L’avantage du bullet journal, c’est son adaptabilité et sa flexibilité. On peut donc laiser libre cours à ses envies / besoins dans la création de contenu. J’ai cette année des séances d’EMI avec les 5ème. Au lieu d’avoir un cahier d’appel traditionnel (qui ajouterait un support supplémentaire), j’ai donc créé mes propres fiches d’appel, par groupe, dans la fin de mon carnet. Ces listes d’élèves font un peu office de tracker, dans le sens où je peux visualiser en un clin d’œil la situation de chaque groupe dans la progression. Avec quel groupe suis-je en avance? Avec lesquels suis)je en retard (inévitable entre les absences formation, perso, les grèves et autres sorties etc…)

  • Pour conclure

Un bullet journal, c’est très personnel. Ce n’est absolument pas un outil universel, qui peut être imposé. Finalement assez proche du journal de bord (ou de classe) d’un professeur des écoles, il peut être adapté à n’importe quel contexte professionnel, qu’il soit Éducation National ou pas. Dans mon collège nous sommes 3 à en tenir un (dont une collègue d’anglais et une de français)

De mon côté, il me permet de regrouper ua même endroit l’ensemble des données d’une année. Je les conserve et j’aime bien, de temps en temps, les rouvrir et voir l’évolution de l’outil. Il me permet clairement d’être plus organisée, de prioriser pour ne pas me disperser.

Je ne m’en passerai plus! Mais j’ai aussi ce besoin d’avoir un support papier, d’écrire et c’est quelque chose de très spécifique à ma personne! Cet outil pourra convenir à certains d’entre vous et pas à d’autres.

Et ne vous fiez pas aux images sélectionnées pour illustrer ce billet. J’ai des pages très moches, sans aucun effort visuel, mais qui reste très fonctionnelles. Un bullet journal ne nécessite qu’un support papier et un stylo. Pas besoin d’être un artiste dans l’âme (bien que l’envie puisse vous prendre trois fois dans l’année).

#lecture #6ème Présentation de la sélection du prix des Incorruptibles CM2 / 6ème 2018-2019

Au collège, toutes les classes de 6ème participent au prix des Incorruptibles. C’est une action inscrite au PEAC, déjà en place à mon arrivée il y a 3 ans.

Les profs de lettres sont autonomes dans l’organisation au sein de leur classe, mais je leur propose des séances en co-enseignement si besoin est (pour la forme), ainsi que la première séance de présentation des ouvrages de la sélection (je l’impose presque).

De façon générale, pour cette présentation, je cherche à mettre en place une situation de résolution de problème. En gros, pour chaque livre, nous (adultes) choisissons un extrait, auquel nous associons un objet. Jusque là, on (adultes) lisait les extraits en fonction de l’objet désigné par les élèves et ils devaient ensuite associer chaque objet à un des livres de la sélection.

Cette année j’ai apporté quelques modifications, afin que les élèves soient actifs durant toute la séance et non plus passifs pendant la phase de lecture par l’adulte.

Voici donc ce que je leur ai proposé, en fonction de la sélection CM2 / 6ème de cette année.

La séance a été menée en classe entière (2 classes), au CDI (1 classe) ou en salle de classe, en 1/2 groupe au CDI (une classe), et en plein air lors du séjour d’intégration (1 classe + 6ème segpa répartis en 2 groupes. Là, c’était la classe)

A / Association extraits / objets

  1. Les élèves sont répartis en 5 groupes (ou plus). On leur remet une pochette contenant les 6 extraits avec un code couleur par équipe.
  2. Lecture des extraits au sein du groupe (ils se répartissent généralement les lectures)Lecture des extraits
  3. Lorsqu’ils pensent avoir trouvé une association, ils déposent l’extrait (face visible contre la table) sous l’objet.instasize_181013180136
  4. Lorsque tous les groupes ont réparti leurs extraits, on fait le bilan et je leur apporte la solution si une association n’est pas la bonne. Je leur lis parfois un passage de l’extrait pour confirmer ou infirmer l’association qu’ils ont proposé.

B / Association objets / livres

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  1. Dans un deuxième temps, ils se concertent au sein de chaque groupe afin de décider de l’association objet / livre.
  2. En fonction du contexte (groupe classe ou 1/2  groupes) ils désignent un élève par groupe ou se lèvent tous pour placer les livres à côté des objets associés.
  3. Une fois que les objets sont placés, je leur laisse éventuellement un deuxième temps de concertation si de nombreux objets ne sont pas associés au bon livre.
  4. La séance se poursuit par un petit résumé oral de chaque livre, par le collègue de Lettres ou moi-même et un petit sondage du / des livre(s) de la sélection qui les attire le plus
  5. Enfin le professeur de Lettres explique les modalités de prêt des livres qui sont présents dans la bibliothèque de la classe.

Autant la première partie ne leur pose généralement aucun soucis, autant il y a davantage de mauvaises associations sur ce deuxième temps.

De façon générale, les élèves apprécient cette séance de présentation (on a toujours un choupi-élève qui nous dit « C’était trop bien madaaaaaaame »)

De mon côté, je préfère ce format au précédent, mais je vais devoir le faire évoluer davantage en pensant à:

  • Développer davantage la collaboration au sein des équipes, et celle entre les groupes durant la deuxième partie.
  • Favoriser une lecture approfondie des extraits, en augmentant le degré de difficulté d’association extraits / objets?
  • Introduire des outils numériques?
  • Concevoir une séance s’inspirant des escape game?

 

Annexe: Les objets et extraits

Pour infos, voici les objets et les extraits que nous avons sélectionnés pour chaque livre de la sélection

  • Le peuple du chemin de Marion Achard : un hélicoptère playmobil. Extrait: p.53 à 57
  • La saveur des bananes frites de Sophie Noël: un avion playmobil. Extrait: p.34 à 37
  • Baby-Sittor d’Isabelle Renaud: un saucier indien. Extrait: p.111 à p.119
  • Les compagnons de la cigogne Tome 1 de Sophie Humann: une boite renfermant des cigares (objet perso) Extraits: p.24 puis P.58 à 59, puis p.104
  • Megumi et le fantôme d’Eric Senabre: une boite à biscuits en métal. Extraitsp.49 à 51 puis p.60 à 65 (montages d’extraits sur ces 5 pages)
  • Ruby tête haute, d’Irène Cohen-Janca, illustrations de Marc Daniau: une casquette « Police ». Extrait: p.12

 

#septembre2018 On the road again

Avec un peu de retard, je reviens sur les dernières semaines du mois de septembre.
Je ne sais pas vous, mais je n’ai pas vu passer ce premier mois . C’est en général un mois assez chargé: manuels scolaires, gestion des projets mis en place en fin d’année, mise en place des nouveaux etc…

Le salon du livre

Ici, le gros dossier du mois de septembre est l’organisation et la coordination du salon du livre. Dans le cadre du PEAC, toutes les classes de 4ème reçoivent un auteur au sein du collège. Cette année, nous recevons donc Insa Sané, Catherine Grive, Florence Cadier et Claudine Aubrun.  En fin d’année, j’avais récupéré dans les CDI voisins des ouvrages de ces auteurs, passer une commande pour le CDI et répartis les auteur entre les différents collègues ayant en charge les classes de ce niveau. Courant septembre, j’ai récupéré des exemplaires supplémentaires à la médiathèque et distribués les documents entre les différents enseignants. Puis j’ai envoyé de nombreux mails: à l’organisatrice / médiatrice du salon pour caler les horaires d’intervention, aux collègues pour les informer également de ce planning et les encourager à me solliciter pour la préparation de la rencontre (il faut avouer que cette étape est souvent bâclée car les délais sont courts, mais j’ai tout fait pour anticiper en fin d’année… sans véritables résultats). Puis de longues minutes passées dans le bureau du principal adjoint pour gérer les incidences sur les emplois du temps des classes et des autres professeurs, chercher des salles dispos. Puis re mail aux collègues de français pour leur communiquer les salles et autres collègues impactés par ces changements. Comme je vais jouer au taxi, il a fallu aussi que je contacte les auteurs pour les informer de l’heure à laquelle je viens les chercher. Et puis il faut aussi organiser l’auberge espagnole, histoire qu’on ne se ramène pas tous avec une quiche ou un gâteau….

Tout ceci devient une habitude au bout de ma troisième rentrée dans ce collège. Mais il y a eu un évènement quelque peu…. embarrassant, frustrant et qui m’a un poil mise en rogne…

Explication: quand j’ai su, au mois de mai, qu’Insa Sané serait potentiellement présent au salon, j’ai directement placé une option. Et comme chaque année, je soumets la liste des auteurs susceptibles d’intervenir au collège pour consultation. Comme vous pouvez vous en douter je n’obtiens généralement aucune réponse hormis le fait de me débrouiller car la littérature jeunesse c’est pas leur truc. Insa Sané a de suite été retenu par ma collègue de Segpa. Il restait donc une intervention pour une classe. Au moment de la répartition toutes étaient potentiellement intéressées mais une collègue a remporté la mise (… « Je connais, j’ai déjà lu etc etc » ….). Je commande donc mes ouvrages, leur fait passer pour l’été, et v’là que la dite collègue vient me voir pour me faire part de sa stupeur sur le vocabulaire employé (gros mots etc…) et des passages un peu crus. Je n’avais lu que Sarcelles Dakar et Tu seras partout chez toi. Je décide donc de lire le roman incriminé (Du plomb dans le crâne) et en effet les premières pages sont… plutôt hot. A la rentrée, je lui propose donc de ne pas proposer certains de ses titres aux élèves. On reste sur Sarcelles Dakar, Tu seras partout chez toi et éventuellement Daddy est mort et Les cancres de Rousseau. Quelques temps après la répartition des livres dans la classe, une maman d’élève a fait part de son mécontentement sur les lectures proposées à sa fille, en évoquant les premières pages de Sarcelles Dakar, où on trouve « un vocabulaire châtié » et une « mauvaise représentation de la femme » entre autre… Ma collègue a répondu à la maman, en allant « dans son sens » et en reportant plus ou moins la faute sur les organisateurs du Salon…. Je dois avouer que j’ai été assez scotchée par ce courrier, et par la réponse apportée. Puis, en colère, car ma collègue a utilisé le « nous » en m’incluant dans sa réponse. Mais elle ne m’en a pas fait part (je n’ai eu la dite lettre qu’une fois qu’elle a été transmise à la maman et à l’équipe de direction) et ne m’a pas inclus dans la rédaction. Sans vouloir être réac’, il me semble que soit on écrit une réponse individuelle en utilisant le « je » ou alors on construit le courrier à 2 quand on y inclut une autre personne… De plus, je ne suis pas d’accord avec les arguments de sa réponse, qui ne correspondent pas à mes convictions, ni à mes valeurs…. Insa Sané, malgré son style d’écriture est un artiste à part entière, et je suis fière de le recevoir au collège. Après cet épisode, je dois quand même avouer avoir douté.. Et si j’avais merdé? Et si j’avais fait un mauvais choix? J’ai donc cherché des témoignages de collègues prof doc ayant reçu cet auteur, et leurs réponses m’ont rassurées et permis de prendre un peu de hauteur par rapport à cette histoire (oui c’est un écrivain au style urbain, on trouve un vocabulaire parfois cru et ses personnages ont parfois une image rétrograde de la femme, mais il y a un style d’écriture, une narration où le côté misogyne est souvent déconstruit au fur et à mesure du récit… Ce style d’écriture n’est donc pas gratuit et a donc une finalité). Bref ce fût ma grosse frustration de ces dernières semaines, et j’ai hâte d’être à vendredi!

Manuels scolaires

Un autre point qui m’a occupée pendant ce mois de septembre. J’ai nommé les bons vieux manuels scolaires. Comme beaucoup d’entre nous, je gère le dossier à 90%, voir 95%. Je prends sur moi chaque année. Mais des fois il y a une goutte d’eau qui fait déborder le vase et ici elle concerne les manuels numériques. Les licences acquises avec le renouvellement papier  arrivent pour certaines à expiration et je suis sollicitée pour les reconduire. Dans ce cas, il faut contacter les éditeurs pour obtenir une prolongation de la licence des manuels profs puis s’accorder avec le référent numérique pour l’intégration sur l’ENT. Mais ça ne fait pas partie de mes missions (je suis déjà bien gentille de m’occuper de la distribution / restitution) et un mail de trop et je suis montée dans mes tours (c’est la même rengaine chaque année). Ni une ni deux j’ai envoyé un mail à mon principal et à l’adjoint gestionnaire faisant état de ma lassitude à ce sujet, et du fait que je souhaitais être rétribuée via une IMP pour cette mission « particulière » ou bien qu’il fallait songer à une autre répartition des tâches qui me mettrait hors circuit sur ce dossier. Pas de solutions à mon problème, mais j’ai été entendue et j’attends de voir la suite.

Le Cagibi CDI et le futur CDI

Si vous avez suivi, vous avez compris que je suis dans un lieu de transition dans l’attente de la livraison du futur CDI. Cette livraison devait avoir lieu en janvier. Mais les travaux….

En montant sur le chantier un lundi avec le prof de techno pour parler câble avec l’électricien (ils étaient partis pour m’installer les ordis à l’autre bout du CDI) j’ai appris qu’il y avait du retard dans les travaux. Retard confirmé par mon principal qui était bien désolé. J’ai légèrement déprimé le reste de la journée… Et puis parce qu’il faut bien rebondir, je me suis fait une raison. J’ai demandé un ré-aménagement du CDI provisoire afin de le rendre un tant soit peu plus agréable et fonctionnel en attendant le saint Graal. En attendant j’ai déposé mes devis pour du mobilier / matériel qui devraient être acceptés (dont des tables sur roulettes et rabattables pour pouvoir créer des espaces de travail modulables). Quand j’ai un coup de mou, je regarde les plans de mon futur lieu de travail…  Et j’espère que mon RDV de carrière aura lieu dans ce nouveau CDI (j’avais déjà demandé à ce qu’il est lieu après janvier, et je n’ose pas demander à ce qu’il soit éventuellement repousser encore une fois. D’autant que le retard peut encore être prolongé pour une durée indéterminée)

Et la péda dans tout ça?

Pas grand chose de ce côté… De toutes façons il est très difficile d’accueillir une classe entière dans ce CDI. Je suis tout de même intervenue dans quelques classes pour préparer la venue des auteurs avec UNE collègue, j’ai présenté la sélection des Inco CM2/ 6ème à quelques classes de 6ème. Deux intervention avec les 3ème Segpa et ma collègue de HAS (CV, création d’adresse mails, présentation du site de l’ONISEP)

Et sinon

J’ai accompagné des élèves de 6ème à leur séjour d’intégration. Et c’était chouette! On a fait une randonnée et visité un village fortifié magnifique, organisé un cache cache nocturne… L’an prochain je me porte à nouveau volontaire!

 

Un bullet journal de prof doc?

Voilà deux ans que je me suis lancée dans l’aventure bullet journal à titre personnel. Pour info un bullet journal (ou bujo) est un système d’organisation personnalisable, créé sur mesure par son propriétaire. Plus flexible qu’un agenda classique, il permet de s’organiser entre tâches perso / pro à l’échelle quotidienne, hebdomadaire, mensuelle ou même annuelle. Ce système d’organisation a été inventé par Ryder Caroll et dans notre monde numérique, il ne nécessite qu’un carnet et un stylo!

Je me suis vite demandée si dans le cadre de ma profession, ce ne serait pas intéressant de le décliner. J’ai donc décidé de tenter l’expérience en fin d’année scolaire 2017 et j’ai mené la suivante entièrement avec ce système d’organisation.

Je viens ici vous montrer un petit peu ce que ça donne, et l’évolution sur ces quelques mois. Je pense avoir trouvé une organisation qui me correspond plutôt pas mal et je compte bien réitérer dès la rentrée qui arrive!

Le matériel:

Pour ma première expérience j’ai trouvé dans les tréfonds des tiroirs du CDI un vieux cahier grand format, à petits carreaux et à couverture rigide. Il a très bien l’affaire pour cette première expérimentation.

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L’an dernier, amoureuse de beaux carnets, j’avais choisi un grand carnet au format A4 de chez Moleskine, avec une belle couverture vert sapin. Petits carreaux, pochette à soufflets à la fin, et lien élastique pour le garder bien fermé (celui là même qui illustrera ce billet).

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Pour la rentrée 2018, j’ai voulu le même carnet mais va savoir pourquoi, son prix a doublé, et après des recherches de produits similaires et ne sachant pas pour quel carnet opté, j’ai choisi de le tenter en version classeur. Je me dis que la modularité sera davantage possible, je pourrais directement perforer et inclure les documents importants sans avoir besoin de les couper pour ensuite les coller, les faire migrer d’une année à l’autre etc…… (j’essaie encore moi-même de me persuader de ce choix! )

Le contenu

Outre le fait que je me peux me faire plaisir en terme de créativité et de déco de mon carnet, je peux surtout agencer mes semaines de manière personnalisée. En effet, avec un agenda traditionnel, j’avais soit peu soit trop d’espace d’écriture en fonction de la charge de boulot de mes journées. Les horaires pré-établis ne correspondent pas forcément aux séquences définies par le collège. De plus, la plupart des agendas conçus pour les enseignants le sont pour les profs de discipline, ce qui ne correspond pas forcément à celui de professeur documentaliste. Et comme on le sait, on ne bosse pas tous de la même façon, et personnellement j’ai vraiment besoin de cette modularité dans cet outil de travail.

J’ai pu insérer dans mon bujo pro les documents indispensables: calendrier scolaire avec les semaine A / B, les horaires de sonneries, la liste des profs principaux etc… (en général ils finissent par trainer un peu partout et quand je les cherche, ben je les trouve plus).

J’ai également créé une page « recherches documentaires » qui me permet de lister les recherches données par les professeurs, avec la/les classe(s) concernées, le /les  professeur(s) responsable(s) du travail, le sujet de recherche, le travail demandé, les dates de restitution et si le CDI a été proposé comme lieu de ressources (ce n’est pas toujours le cas!). Je dois avouer que ce tableau est pour moi précieux, mais peu nombreux sont les collègues qui m’informent de ces travaux (malgré mes nombreux rappels par mail, affichage, hibou postal ou pigeon voyageur…. mais ce n’est pas le sujet). Cette année j’ai un peu testé le truc, en recréant le tableau parfois chaque mois, parfois non…. Vu qu’une recherche peut courir sur deux mois ou plus, ou à cheval, le tableau mensuel n’est pas pertinent. L’avantage du classeur, c’est que je vais pouvoir faire migrer le tableau de mois en mois.

En vrac, et parce que ces documents ajoutés sont très personnels à notre pratique professionnel, j’ai eu aussi ajouter les fiches de  travail qui ont pu être données aux élèves dans le cadre d’une recherche, les fiches données par les enseignants avec consignes, délais etc…. (Encore une fois, le classeur sera, je pense, avantageux à ce niveau là).

On peut également ajouter ce qu’on nomme les « collections » dans son bujo: ici j’avais des pages dites de « collection » pour le suivi de mon budget et mes abonnements aux périodiques (je sais qu’on peut faire ce suivi sur son logiciel documentaire, mais j’aime bien avoir cette trace visuelle papier, et cette année ce n’était clairement pas ma priorité sur PMB). Bref, encore une fois, c’est modulable à souhait!

Voici un petit aperçu d’extraits choisis due mon bujo 2017-2018!

Je crois bien que plusieurs collègues ont opté pour ce système d’organisation. De mon côté, c’est adopté. Je précise quand même que c’est à la base un système d’organisation qui ne doit pas être trop chronophage! Donc on peut aisément se passer de fioritures décoratives pour aller à l’essentiel! L’idéal de base étant à mon sens une page de calendrier annuel, et ensuite une vue mensuelle à chaque début de mois. Ensuite on fait semaine après semaine (le but du bullet journal est de réaliser ses pages au fur et à mesure).

Du coup vous vous posez, là de suite, la question suivante: comment je peux avoir de la visibilité sur mes semaines à venir, qui même à long terme se remplissent vite? Deux possibilités: avoir un système de « futur log » (vue anticipée des mois / semaines à venir) ou comme j’ai fait l’an passé: un agenda du commerce de base (un petit suffit) pour noter les séances, réunions, autres et les reporter ensuite de façon hebdomadaire.

Et comme ça fait bien longtemps que je n’ai rien partagé ici, je vous propose cette mise en page hebdo pour la première semaine de la rentrée (format pdf ou ..docx pour être modifié, mais la mise en page peut bouger si vous n’avez pas le même logiciel de traitement de texte que celui que j’ai utilisé,  à savoir word)

Semaine du 3 au 9 septembre 2018

J’ai mal à mon métier #oùestleprofdoc

Ami prof doc ou pas prof doc, tu as peut-être déjà vu la vague de contestation qui se lève et s’élève sur le Web.

Pour rappel:

La pétition mise en ligne par le collectif Où est le prof doc? créé par Christophe Mousset et Elsie Russier, professeurs documentalistes. A l’heure où je vous parle, 1000 signatures sont déjà enregistrées, en à peine un jour d’existence. Alors si tu l’as pas encore fait, fonce la signer et la partager, même à tes collègues, amis, voisins. C’est par ici: http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2015N47860

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Et si t’es vraiment, mais vraiment pas content, tu peux aussi déposer ton visuel ou en chopper un des copains sur le mur de la protestation, créé par Anne-Sophie Domenc. C’est par ici: http://fr.padlet.com/profdoc1/mur_de_la_protestation

Tout ça parce que le constat est là: notre rôle pédagogique est mis à mal.

Les grilles de titularisation pour les stagiaires professeurs documentalistes dénigrent notre rôle pédagogique. L’article de Pascal Duplessis met en avant ce problème sur son site http://lestroiscouronnes.esmeree.fr/actu/entree-dans-la-profession-tou-te-s-concerne-e-s ainsi que celui de la FADBEN: http://www.fadben.asso.fr/Les-grilles-d-evaluation-des.html

Suffit aussi de voir le sujet du CAPES interne de cette année, pour se demander où est le professeur documentaliste: http://lestroiscouronnes.esmeree.fr/actu/capes-interne-2015-y-a-t-il-vraiment-un-professeur-documentaliste-dans-l-etablissement

Et puis la réforme, les projets de programme, le nouveau décret ne sont pas à notre avantage… On se demande où nous sommes passés. On est invité à participer, le CDI serait même capable de transmettre des savoirs aux élèves, mais nous, au final on ne sait pas trop à quoi on sert…

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Tu pourras lire les différents textes de la FADBEN sur ces questions:

Au sujet du projet de programmes: http://www.fadben.asso.fr/Projets-de-programmes.html

Au sujet de la refondation et des perspectives pour le prof doc: http://www.fadben.asso.fr/La-Refondation.html

Et puis au sujet du décret aussi, la FADBEN pose des questions à l’IGEN pour savoir à quelle sauce nous serons mangés: http://www.fadben.asso.fr/Obligations-de-service-en.html

Au sujet de ce décret d’ailleurs, dans mon académie nous n’avons pas encore de réponses claires… Mais après une courte discussion avec mon chef adjoint, je sens poindre la non reconnaissance de notre mission d’enseignement. Il m’a été dit, mais entre deux portes, que les décharges de récupération d’une heure de cours ne concernerait que les heures d’enseignants d’une discipline… Les heures d’EMI, de recherches d’info en interdisciplinarité ou celles que je mène seule dans le cadre de l’HDA, ne seraient pas prises en compte. Puisque « de toutes façons vous le faites déjà sans la décharge, alors pourquoi cela changerait-il? ». Peut-être parce que justement, cela est injuste au regard de mes autres collègues de disciplines…

Aujourd’hui j’ai vraiment mal à mon métier… Quand je m’entends dire qu’il n’y a plus besoin d’experts à l’heure du numérique (oui oui je vous assure), j’ai mal au bide…

Et je suis pas la seule. Ma copine Aline Bousquet avait publié un billet il y a quelques mois sur son site Méta-DIC (à lire si ce n’est déjà fait: Quel étrange statut que celui de prof doc) ou tout récemment Christophe Mouisset avec son article « Professeur documentaliste: vous avez dit professeur? »

Alors aujourd’hui je le dis et je l’affirme:

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