2015/2015 EMI 6ème Séquence 3: document, information, source

Je présentais la première expérimentation de cette séance ici. Depuis elle a évolué lors de ma première année dans le Tarn en 2013 / 2014. Depuis, elle a encore parcouru du chemin, car chaque année, je me rends compte de petites choses qui vont / qui ne vont pas ou qui manquent.

Les documents supports restent les mêmes (à quelques petites choses près)

Carte conceptuelle Document (2015 / 2016)

carte conceptuelle DOCUMENT INFORMATION SOURCE (.pdf)

carte conceptuelle DOCUMENT INFORMATION SOURCE(.odt)

carte conceptuelle eleve DOCUMENT INFORMATION SOURCE (.odt)

 

  • Première séance: un document c’est quoi? (1h)

Objectif: Reconnaître les différents supports de documents

Pour cette première séance, nous nous consacrons au support du document. J’ai récupéré un coffre personnel qui contenait divers jeux et qui me sert de « coffre à support de document ». A part l’aspect gadget, il retient immédiatement l’attention des élèves (photo à suivre)

  • Les élèves observent les différents objets disposés sur une table et les nomment de façon collective: livre, journal, revue, cassette audio, cassette vidéo, CD et DVD vierge, disque vinyle, diapositive, disquette…

Le vocabulaire est parfois imprécis mais dans l’ensemble, ils reconnaissent ces objets. J’en profite pour commenter chaque objet, répondre aux questions des élèves. Je les contextualise aussi parfois (VHS, ancêtre du DVD etc…).

  • Les élèves sont ensuite invités à tenter de classer ces documents en fonction de leur support. Collectivement, ils décident du regroupement de ces objets. J’interviens ensuite pour confirmer / préciser ces regroupements.

Le regroupement des supports papier et la verbalisation de cette famille de support (support papier) est une évidence pour les élèves. Les supports magnétiques sont plus difficilement identifiables. Je leur demande alors d’observer de plus près la bande de la cassette audio, de la VHS et de la disquette. Ils sont autorisés à les toucher. Pour ces supports, il me semble nécessaire de leur préciser que le support est bien la bande magnétique et non pas le plastique entourant l’objet, qui a plus vocation à protéger et à conditionner ce support. Concernant les supports optiques (CD / DVD) je leur demande de me préciser quelle est la différence entre les deux. Partant du principe que la cassette audio contient du son et que la VHS contient des  images animées et du son, ils pensent dans un premier temps que la différence entre CD et DVD repose sur cette même distinction. Je leur demande alors de concevoir un CD et un DVD vierge. Que puis-je inscrire dessus? Après un temps de réflexion ils réalisent que la différence ne tient pas à la forme de l’information qui peut y être inscrite. On précise alors qu’on distingue ces deux supports en terme de capacité de stockage. Enfin, nous précisons qu’il existe des documents numériques en ligne, les sites internet. Je m’appuie sur l’exemple de You Tube, qu’ils connaissent et utilisent régulièrement pour illustrer mon propos. Il est possible d’y inscrire toute forme d’information (texte, son, image fixe et/ou animée)

  • Présentation de quelques appareils de lecture parfois nécessaires à la lecture de certains de ces supports (lecteur de cassette audio, walkman, magnétoscope, tourne-disque, unité centrale d’ordinateur…)

 

partie document support

Partie « support »

  • Séance 2: une information c’est quoi? (environ 30 min /1h)

Objectifs:  identifier les différentes formes de l’information (j’ai supprimé l’objectif que je présentais précédemment « Comprendre qu’une information est un élément de connaissance transmis par un message « : trop complexe)

Pour cette séance, pas de fiche de travail, hormis la carte conceptuelle au format A3 que nous remplirons pour la partie « forme de l’information ».

Pour identifier les différentes formes de l’information, je m’appuie sur les documents suivants

  • La vidéo du premier film des frères lumières « L’arrivée du train à la gare de la Ciotat »http://www.youtube.com/watch?v=b9MoAQJFn_8Dans un premier temps, je leur fait juste écouter le fond sonore, sans vidéoprojeter la vidéo. A l’issue de l’écoute, je leur demande sous quelle forme leur est parvenue l’information (son). Puis je vidéoprojette la vidéo et je réitère ma question (image, puis précision: image animée). Au passage, on fait un peu d’histoire des arts (début du cinéma etc…).

 

  • Dans un deuxième temps je leur fait circuler un article de journal imprimé avec une illustration (ce que j’ai sous la main, en général un exemplaire de la Dépêche). De la même façon, je leur demande sous quelle forme leur parvient l’information (texte + image, puis précision: image fixe)
  • En fin de séance, les élèves reprennent la carte conceptuelle de la notion de « document » et nous remplissons ensemble la partie « information »
  • Séance 3: c’est qui ta source? (30′)

Objectifs: comprendre qu’une information est conçue par un auteur + un auteur peut-être une personne, un groupe de personnes, un organisme

Pour cette séance, nous nous focalisons sur la notion plus spécifique d’auteur, sans prendre en compte pour l’instant les notions d’autorité et d’autoritativité.

  • Remise de la fiche d’activité (ci-dessous)
séance 3

Fiche activité séance 3: c’est qui ta source?

  • Exercice 1: les élèves cherchent la définition d' »auteur » et notent au moins deux sens pour cette définition. Si je reprends le dictionnaire Le Robert Collège cité en début d’article nous avons Sens N°1: « Personne qui est à l’origine de quelque chose » Sens N°2: « Personne qui écrit un livre, qui fait une œuvre d’art« .
  • Exercice 2: je vidéoprojette au tableau, une sélection d’article où la mention de l’auteur apparaît explicitement (par soucis d’originalité, je projette des articles de Doc pour docs!). Les élèves volontaires viennent montrer au tableau la mention de l’auteur et précise s’il s’agit d’une personne, d’un groupe de personne ou d’un organisme / collectivité (en l’occurence, sur Doc pour docs, certains articles sont signés par l’ensemble des membres administrateurs et l’auteur est donc « Doc pour docs »)
  • Exercice 3: à partir d’une sélection de 3 sites ou pages web, dont les liens sont répertoriés sur l’ENT, les élèves identifient l’auteur et précisent sur la fiche d’activité s’il s’agit d’une personne, d’un groupe de personnes ou d’une collectivité. Ils précisent ensuite le nom de la personne ou de l’organisme en question.
  • Correction collective
  • En fin de séance, nous complétons ensemble la partie « auteur » de la carte conceptuelle.
carte conceptuelle auteur

Partie « auteur »

  • Évaluation de fin de séquence (30′)

Pour l’évaluation, je conserve l’activité proposée depuis l’expérimention de cette séquence autour de la notion de document. Je l’ai retravaillée, en m’appuyant notamment sur les observations de Pascal Duplessis (voir la séance « Un document,c’est quoi? » analysée sur ID Base) et des conseils avisés de collègues!

Dans un premier temps, les élèves colorient les étiquettes de la fiche d’évaluation 1. Puis ils découpent ces étiquettes pour les reporter et les coller sur la carte mentale (fiche évaluation 2). Sur les 30 minutes, si les élèves n’ont pas complètement terminé cet exercice, j’envisage de leur faire poursuivre à la maison pour la prochaine séance.

Fiche d'évaluation 1

Fiche d’évaluation 1

Fiche d'évaluation 1 -corrigée-

Fiche d’évaluation 1 -corrigée-

Fiche évaluation 2

Fiche évaluation 2

Fiche évaluation 2 -corrigée-

Fiche évaluation 2 -corrigée-

 

Pas de grandes modifications en somme, mais celles-ci sont le fruit de l’application de cette séquence depuis maintenant 4 ans. Elle va donc probablement évoluer encore!

Si vous avez des remarques, des suggestions qui permettraient d’améliorer ou de faire évoluer cette séquence, n’hésitez pas, laissez un commentaire!

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2015 / 2016: EMI 6ème Séquence 2 Classer l’information: pourquoi? Comment?

En cette nouvelle année scolaire, j’ai à nouveau revu ma progression EMI 6ème . J’ai donc déplacé cette séance dans l’ordre de la progression. Elle devient donc la séquence 2 au lieu d’être la séquence 5.

Plusieurs raisons expliquent ce choix:

  1. La notion de classement était vue assez tardivement dans l’année, et donc la notion de classement dans l’optique de ranger les livres au CDI n’était pas acquise avant la fin de l’année
  2. La collègue de SVT aborde cette même notion (mais relative à sa discipline) en début d’année, et donc le fait de déplacer ma séance, permet de faire du lien pour les élèves.

En soi, la séance n’a pas trop bougé dans ses grandes lignes, et le contenu ci-dessous est très similaire à la première présentation que j’en faisais en 2013 / 2014.

Objectifs de la séance:

  • Comprendre les enjeux du classement
  • Comprendre qu’un classement répond à des critères définis par un / des individus
  • Découvrir les systèmes de classement des documents au CDI (fiction / documentaire / périodique)

Durée de la séance: 1h / 1h30 (en fonction des groupes)

Notions:

  • classement
  • classification

Matériel:

Cette séance nécessite une petite préparation en amont. Dans le cas présent j’utilise:

  • des cailloux de formes et de tailles variées sur lesquels j’ai écrit une suite numérique sur une face et une suite alphabétique sur l’autre.
  • des images d’animaux (des mammifères, des oiseaux, des animaux marins). On peut aussi (en fonction de ce qu’on a à disposition) utiliser des représentations d’animaux en légo, playmobil etc… Dans le cas présent, n’ayant pas de cheptel suffisamment représentatif, j’ai imprimé des images d’animaux (sous licence créative commons), dont le fichier est disponible en bas d’article.
  • des formes diverses (rectangles, carrés, cercles et triangles) de trois couleurs différentes (fichier également disponible en bas d’article, à enrichir, modifier à volonté)

Ces différentes catégories d’objets sont rangées dans des petites boîtes, qui seront distribuées au sein de chacun des groupes de travail.

Déroulement de la séance:

  • Pour introduire la séance, les élèves sont invités à chercher les différents sens du mot « classer » à l’aide d’un dictionnaire, par groupe de 2/3 élèves. (référence du dictionnaire utilisé: Le Robert Collège édition 2005 ISBN: 2 84 902 120-2). Les définitions sont ensuite notées au tableau.
Les différents sens du mot "classer"

Les différents sens du mot « classer »

Les différents sens du mot "classer" (correction)

Les différents sens du mot « classer » (correction)

 

  • Nous constituons 3 groupes dont chacun se voit attribuer une catégorie d' »objets ». Ils ont alors pour mission de réfléchir collectivement aux différents moyens de classer ces « objets » au sein de la catégorie initialement constituée et d’en lister les critères au fur et à mesure. Lors de ce temps de travail collectif et autonome, je circule de groupe en groupe pour les encourager, les guider, et les aider à formuler les critères.
Activité 1

Activité 1

DSC01046

Classons des cailloux…

 

DSC01047

Atelier classement des formes

  • Nous opérons à l’issue de cette première activité un temps de synthèse, où les différents critères proposés par les 3 groupes sont repris au tableau. Pour le groupe « cailloux », de nombreux critères sont possibles: la taille, la couleur, par ordre numérique, alphabétique… En fonction des groupes d’autres propositions sont énoncées: le poids, l’aspect / rugosité.

 

  • Les élèves sont ensuite conviés à reconstituer les même groupes et à réfléchir cette fois aux critères de classement possibles d’une catégorie de documents du CDI. Pour ce faire les groupes disposent au choix: de livres de fiction , de livres documentaires, de périodiques. Pour les deux premières catégories ils ont à disposition des serres-livres. Je passe de groupe en groupe pour les guider, les amener dans la bonne direction, notamment pour le groupe ayant en charge les livres documentaires. A la fin de cette deuxième activité, chaque groupe présente aux autres élèves la façon dont ils ont rangé ces documents et j’apporte des compléments (j’introduis notamment la notion de cote, et j’explique rapidement le principe de la classification Dewey pour les ouvrages documentaires).
Activité 2

Activité 2

Évaluation: l’évaluation est dans un premier temps formative et une évaluation sommative sera proposée en fin de séquence.

Remarques: cette séance s’inscrit volontairement dans une démarche active, où les élèves sont face à une situation problème qu’ils doivent résoudre en groupe. Cependant en fonction des groupes et des difficultés des élèves le composant, on ajustera la proposition des catégories d' »objets » et de documents du CDI. Il parait ainsi plus judicieux de proposer aux élèves les plus en difficulté la catégorie des formes et des livres de fiction lors de la seconde activité. De même, les élèves les plus en avance et les plus perspicaces, qui pourraient avoir tendance à s’ennuyer, se voient remettre la catégorie des cailloux lors de la première activité puis celle des livres documentaires. Les groupes d’élèves trouveront cependant, à mon sens, un intérêt à être hétérogène, surtout si l’adulte se charge lui-même de les constituer. En fonction des demi-classes, je laisse souvent le choix de la constitution des groupes à l’appréciation des élèves. Mais tout dépend des classes, et il m’arrive parfois de les constituer moi-même quand je le juge nécessaire!

Documents à télécharger:

Fiche élève:  fiche élève SQ 5 S1

Fiche élève corrigée: fiche élève SQ5 S1 corrigée

Fichier « animaux »: animaux

(Si votre budget le permet ou si vous avez des enfants à la maison, vous pouvez également proposer des figures d’animaux. Mais ne heurtez pas votre progéniture. Le mien a refusé que je lui pique ses jouets, ce qui peut se comprendre)

Fichier « formes »: formes

(Il est toujours possible d’envoyer ces documents dans des formats différents sur simple demande)

Progression EMI 6ème (2015 / 2016)

Cette année, je reprends en grande partie les progressions de l’an passé (2013 / 2014 et 2014/2015) (et donc des séances que j’ai déjà expérimentées)

Je ne suis plus aussi active que je le voudrais sur ce blog, et j’ai donc pris pas mal de retard sur la publication de mes séances (pour celles qui ont subies des changements majeurs). Je vais tenter d’y remédier, mais cette année va être raccourcie (départ en congé maternité aux vacances de Noël).

Dans tous les cas, je poursuis le travail sur ma posture d’enseignante. Je me suis rendue compte que les élèves sont plus réceptifs, plus actifs lorsqu’ils sont en activité et acteurs de leurs apprentissages. J’accorde également une part de plus en plus importante à l’incertitude qui peut être la mienne afin de faire évoluer cette posture enseignante, et ma pratique professionnelle de façon plus générale.

Les séances d’EMI en 6ème sont toujours  inscrites à l’emploi du temps des élèves. J’ai commencé ces séances dès la deuxième semaine  de la rentrée (la première semaine a été consacrée à remettre le CDI en état après une année de travaux au collège). Il y a donc 4 classes de 6ème que je vois en demi-groupe une semaine sur deux. Pareil que l’an dernier, chaque groupe avancera à son rythme dans la progression proposée.

  • Séquence 1: les espaces informationnels du Collège (espaces informationnels)

–  Le CDI et le professeur documentaliste : je conserve en l’état cette séance, hormis le fait que pour la deuxième partie (le professeur documentaliste) je n’utilise plus les deux documents « humoristiques ». Dans les deux cas, je ne demande plus aux élèves de noter au préalable leurs mots dans l’encadré. Ils y réfléchissent et se lèvent directement pour les inscrire au tableau. La seule consigne, c’est qu’il y en ai au maximum deux debout en même temps, pour éviter les embouteillages.

De plus , en cette rentrée 2015, de nombreux problèmes techniques ont empêché la réalisation des nuages de tags (indépendamment de ma volonté). Pourtant mon collègue de technologie a remis le plug-in java a jour, mais le jour de la séance, pouf! il avait redisparu. Bref, j’ai laissé tombé pour le moment.

– Les espaces informationnels numériques du collège: l’ENT (Séance identique à celle proposée l’an dernier)

  • Séquence 2: Classer l’information

Classer : pourquoi? comment? (classement) 

Changement: cette séquence qui se trouvait en fin de ms précédentes progression remonte à la deuxième place. De plus, je supprime la séance sur la notion d’indexation, trop complexe pour des 6ème.

–  Un document c’est quoi? (document)

– Les formes de l’information (information)

–  C’est qui ta source? (source, auteur)

  • Séquence 4: Culture Net’ (navigateur de recherche, moteur de recherche, internet, web)

– Internet et du web

– (Re)Découvrons Google

  • Séquence 5: Média culture (média)

– Typologie des médias (périodicité)

– Économie des médias (publicité en ligne, ciblage publicitaire)

 

 

 

Bilan d’une année 2013-2014

Voilà encore une année (scolaire) qui s’achève. J’ai l’impression de ne pas avoir eu le temps de tout faire, mais si je prends un peu de hauteur, je me dis que je n’aurais pas pu faire plus…

Cette année a été marquée par mon arrivée dans un nouvel établissement (collège) où je suis seule en poste . J’y serai encore l’an prochain, car je n’ai pas obtenu de mutation, ceci dit, je n’en voulais pas. Il s’agissait davantage d’une demande « pour la forme ». Un peu ras le bol de changer chaque année, de devoir reprendre à zéro. Je ferai encore de la route pendant quelques années, mais au moins depuis septembre 2013, je peux rentrer chez moi tous les soirs, ce qui n’était pas le cas jusque là. Envie de travailler dans la durée, dans la continuité, de suivre les élèves sur plusieurs niveaux, de mettre en place réellement une progression et de pouvoir l’évaluer sur du long terme. Et le Tarn est un vivier de profs docs ultra riche, ultra motivant. Plus que jamais je contredis l’affirmation émise dans le livret de présentation des 3C qui annonce en introduction que le but de cette métamorphose des CDI en 3C a vocation à sortir les enseignants documentalistes de leur « isolement ». Je ne me suis pas sentie isolée tout au long de cette année.

Voici donc le bilan de cette année, selon les 4 axes: pédagogie, accueil, gestion et ouverture culturelle.

  • Les actions pédagogiques
    • L’EMI en 6ème: J’avais mis en place une progression pour cette année, que j’ai tenu mis à part la dernière séance. En effet, certaines séances ont été annulées pour certains groupes pour cause de sorties diverses, d’absences etc… Mais l’essentiel a été vu par l’ensemble des groupes. Les séances de cette progression sont  en ligne. La dernière séance a été l’occasion de faire un bilan avec les élèves, non formalisé, mais qui a le mérite de pointer avec et par les élèves ce qui a fonctionné et ce qui moins fonctionné. Les élèves gardent un bon souvenir de la séance (Re)découvrons Google: le travail collectif, sur pad, leur a plu.  Dans l’ensemble les séances « ludiques »  ont davantage été appréciées, notamment celle sur le classement ou celle sur l’évolution des supports de document. Par contre, comme je m’en doutais la séance sur l’information a été beaucoup trop complexe pour eux. L’an prochain je compte la retravailler pour le niveau sixième. Soit elle intégrera celle sur le document en insistant davantage sur les différentes formes de l’information ( texte, son, image fixe / animée) soit en la rendant indépendante de celle sur le document. Tout dépendra des contraintes d’emploi du temps. Les élèves avaient tous un porte-vue individuel qui leur permettait de conserver les documents de travail et de donner une légitimité à ces séances d’EMI au même titre que les contenus abordés dans les autres disciplines.
    • Des séances en interdisciplinarité:
      • 6ème: en 6ème, des séances de recherche d’information, notamment en histoire-géographie (avec seulement 2 classes de sixième sur 4), ont permis de réinvestir ce qui a été vu lors des séances d’EMI. Ils ont pu chercher des documents sur le catalogue du CDI, utiliser l’éditeur de bibliographie intégré sur le catalogue en ligne du CDI (proposé par Claire Cassaigne). Nous avons mis l’accent, avec la collègue d’histoire-géographie, sur la recherche d’information sur documents papier. Le travail par groupe de 2/3 élèves a été privilégié. La composition des groupes a souvent été imposé par nous. Après des premières réactions souvent virulentes de la part des élèves, ils nous ont finalement remercié d’avoir nous-mêmes constitué les groupes, ce qui leur a permis de mutualiser leurs compétences et de travailler avec des camarades qui ne sont pas forcément leurs copains. Ils ont reconnu que cette façon de faire les a obligé à réellement travailler, à se partager les tâches. L’an prochain, ces séances, complémentaires des séances d’EMI seront reconduites pour toutes les classes.
      • 5ème: Mis  à part des séances de recherche d’information avec le groupe de 15 élèves de 5ème CHAM (classe à horaires aménagés musique) sur les courants musicaux qui a permis de travailler la méthode du document de collecte, les classes de 5ème n’ont pas profité de séances avec le professeur documentaliste. Ce point, signalé dans mon bilan de fin d’année remis au chef d’établissement et affiché en salle des professeurs, a fait réagir les collègues qui comptent bien remédier à ce manque l’an prochain. Le programme disciplinaire en 5ème est pourtant riche en situations possibles d’apprentissages info-documentaires.
      • 4ème: toutes les classes de 4ème ont eu des séances à caractère info-documentaire au CDI dans le cadre de recherche en histoire-géographie (recherches d’information sur Voltaire et les lumières et autour de la Révolution Française). De même, tous les professeurs de mathématiques de ce niveau ont joué le jeu de la séance sur la place de la publicité dans la presse écrite (un vrai succès, qui sera reconduit avec quelques améliorations). Les élèves de la classe de 4ème CHAM ont également travaillé avec moi, sur des cycles courts de 3/4 séances en mettant l’accent sur l’exercice de l’oralité. Dans notre établissement, le projet d’établissement fait la part belle à l’oralité pour le niveau 4ème et à ce titre, tous les élèves de 4ème participent à une épreuve d’éloquence. Celle-ci est préparée tout au long de l’année et débute par le choix d’un texte. L’occasion de faire venir les élèves au CDI pour leur présenter les ressources textuelles qui y sont proposées, mais également de les diriger vers des ressources en ligne leur permettant de découvrir, sélectionner des textes de natures variées. A ce propos, j’ai mis en place un pearltrees regroupant des ressources en ligne utiles pour cette épreuve. J’ai donc tout naturellement participé à l’évaluation finale de cette épreuve, qui se déroulait dans la salle de spectacle de la commune. Les élèves se présentaient individuellement sur scène, avec ou sans micro, avec un éclairage scénique pour présenter leur texte, d’une durée de 2 minutes. Une belle épreuve, qui permet de découvrir des élèves très réservés ou timides.
      • 3ème: Au même titre que les classes de 4ème, tous les élèves de 3ème ont assisté à des séances info-documentaires au CDI. Tout d’abord, dans le cadre de l’histoire des arts, ils ont tous eu, à raison de 3 séances en demi-groupes des séances de méthodologie de recherche d’information au CDI ou en salle informatique. Ces séances ont permis aux élèves d’affiner le choix de leurs œuvres (un pearltree était également mis à disposition), de découvrir et expérimenter la méthode du document de collecte. La première séance a permis de reprendre point par point les modalités de l’épreuve, ce qui était attendu d’eux. L’an prochain ces séances seront inscrites à l’emploi du temps, pour le premier trimestre. Les séances seront donc plus nombreuses et moins tardives et permettront un meilleur accompagnement des élèves. Les enseignants de disciplines souhaitant se joindre à nous seront les bienvenus. Parallèlement, dans le cadre d ‘exposés réalisés en S.V.T, toutes les classes ont également eu une séance sur la cartographie des sources, largement inspirée de celle présentée sur le blog de l’Odyssée d’LN. Le professeur de physique-chimie a également souhaité faire travailler les élèves avec moi dans le cadre d ‘exposés, mais cette demande, tardive dans l’année, n’a pas réellement aboutie. Elle sera cependant reconduite plus tôt l’année prochaine. De plus, les élèves de la classe de 3ème CHAM ont également des séances dédiées avec le professeur documentaliste.

Dans l’ensemble le volet pédagogique, hormis pour les classes de 5ème, a profité à tous. Il reste cependant nécessaire de réfléchir à une réelle progression des apprentissages info-documentaires de la 6ème à la 3ème, en reprenant les dispositifs déjà existants. Une formalisation d’une telle progression devra être engagée dès le début de la rentrée 2014.

  • L’accueil des élèves

Le CDI est devenu un  lieu central dans l’établissement. Idéalement situé (au RDC, dans le hall principal avec un accès sur la cour), il est visible pour les élèves et facile d’accès. Une autre porte donne presque directement sur la salle des professeurs et sur la salle informatique, ce qui représente un atout considérable.

Le logiciel CDI-Stat a été installé dès le mois de janvier pour l’inscription des élèves. Entre janvier et juin, on dénombre 4220 entrées, et la moitié de plus environ entre septembre et décembre. L’accueil des élèves pendant les heures d’études a été très intensif et sur certaines heures d’affluence, j’étais obligée de refuser l’accès à certains élèves. De même lors des séances pédagogiques: cris et mécontentement de beaucoup d’élèves. Pourtant le planning du CDI était affiché chaque lundi sur la porte du CDI et disponible en ligne sur l’ENT du collège dans la rubrique dédiée. Les problèmes majeurs ont été l’irrespect de certains élèves par rapport aux règles de vie du CDI et au matériel. Chaises mal ou non rangées, livres rangés ou posés n’importe où. D’où l’importance, en collège, de consacrer les 5 dernières minutes de chaque heure de permanence au rangement du lieu, du moins pendant quelques temps, afin que ces principes deviennent évident pour tout le monde. Je vais tenter de m’y tenir dès la rentrée prochaine.

Les relations avec la vie scolaire ont été bonnes tout au long de l’année, et en cas de dysfonctionnement le dialogue était aisé et permettait de résoudre rapidement et sans violence les problèmes.

  • La gestion du centre de documentation et d’information

A mon arrivée, les étagères étaient encombrées de très vieux ouvrages. La première opération a donc été un désherbage massif, permettant d’aérer les rayonnages et de faire un état des lieux des manques et besoins.

Le logiciel BCDI, dans une ancienne version était utilisé, et dès l’annonce de ma mutation j’avais demandé l’ouverture au service académique dédié d’un compte PMB. Dès septembre, j’ai donc réfléchi assez longuement aux modalités de transfert de la base BCDI vers PMB. Ayant déjà tenté deux fois le transfert et constaté un nombre d’erreurs importants malgré le nettoyage nécessaire de BCDI avant import, et suite au désherbage massif, j’ai finalement opté pour une reconstitution totale de la base, qui n’est, bien entendu pas terminée. Cependant grâce à  l’existence d’un réservoir de notices sur une base académique mutualisée, de MOCCAM ou de citedocbibli et de l’outil Z 39.50, cette tâche n’est pas non plus insurmontable et me permet de conserver une base a peu près clean, malgré quelques doublons. Mais les nombreuses procédures de PMB permettent de pallier ces difficultés.

Mon côté un peu maniaque m’a également conduit à refaire les cotes des ouvrages en utilisant des codes couleurs en fonction de la classification Dewey pour une meilleure lisibilité du fond, et pour uniformiser le classement des livres. Tous les ouvrages catalogués sont pourvus de codes-barres et une douchette a été acheté.

Les périodiques ont aussi subi un désherbage important (tous les B.O encore présents dans la réserve ont pris la direction de la poubelle) et le catalogage des périodiques conservés a permis de revoir l’archivage afin de le rendre également plus simple, accessible et lisible pour les usagers.

Il reste bien entendu encore pas mal de boulot, mais celui-ci est bien entamé, sur la bonne voie et d’ici 1 ou 2 ans tout devrait être terminé.

Le but de ces gros travaux de gestion est de rendre le fonds documentaire encore plus accessible aux usagers, de leur permettre d’utiliser les ressources du CDI en autonomie, que les usagers soit des élèves ou des adultes de l’établissement.

  • L’ouverture culturelle

Voici donc l’axe dont je me suis le moins souciée cette année, par manque de temps principalement, et par méconnaissance des structures culturelles locales. Mais au fil de l’année, j’ai malgré tout noué des contacts avec des partenaires culturels extérieurs, notamment par le biais du dispositif CHAM du collège, par la fréquentation des salles de spectacles de la commune. Je suis également en contact avec la responsable des archives de la mairie.

J’assisterai en septembre à la présentation de la saison culturelle de la principale salle de spectacle de la ville, et j’ai rencontré en fin d’année les responsables de l’ADDA du Tarn.

L’an prochain, nous participerons avec l’ensemble des classes de 4ème au défi Babelio Tarn. S’y ajouteront un groupe hors 4ème, car nous avons de gros lecteurs qui seraient déçus de ne pas pouvoir y participer et une équipe « adulte » avec des professeurs de disciplines souhaitant y prendre part, ainsi que des AED etc…

Afin de découvrir le patrimoine local et départemental j’ai participé au mois de mai à de nombreuses sorties dans des musées et lieux culturels majeurs du département (le musée du Saut du Tarn à Saint-Juéry, le musée de la Mine à Cagnac, l’archéosite de Montans, l‘abbaye-école de Sorrèze où les élèves de 3ème CHAM ont présenté leur court-métrage.

Des partenariats seront développés progressivement durant les prochaines années.

  • Mais encore?

De très bonnes relations avec l’équipe de direction et le service de gestion ont permis d’optimiser les équipements  du CDI: pose d’un vidéoprojecteur, nouveau tableau blanc, nouveau PC pour le professeur documentaliste, demande de nouveaux équipements mobiliers auprès du conseil général. Cette dernière demande est importante: les documents du kiosque ONISEP sont actuellement dans des classeurs, et cette mise à disposition ne facilite pas la consultation de ces ressources. Il a donc été demandé deux meubles à casier. De même les tables et chaises d’un orange affreux mais surtout abîmées seront probablement changées d’ici un à deux ans, afin de moderniser cet espace et de le rendre davantage accueillant et agréable aux usagers.

A terme, les ordinateurs des élèves devront également être changés, car ils rament énormément et ne permettent pas toujours de travailler à partir de l’outil informatique et numérique au CDI. Heureusement, la salle informatique est tout près…

EMI 6ème -Séquence 5, séance 2- Classer le Web?

Arrive le moment fatidique de l’année où je présente pour la seconde fois cette séance. Pas mal de questionnement suite à l’analyse de celle-ci sur IDBase. J’ai longtemps hésité à la conserver, mais je me suis dit qu’en la présentant autrement, elle pourrait être plus accessible aux élèves. Et je lui trouve un intérêt non négligeable: comment sont classés les résultats sur le Web? L’occasion d’aborder une notion complexe pour les élèves, mais néanmoins importante à connaître à minima, l’indexation. Ou du moins comprendre qu’il s’agit ici de décrire le contenu d’un document afin qu’il puisse être retrouvé dans le super océan géant du Web. Qui décrit ces contenus? Je reste sur ma position de leur permettre de différencier une indexation humaine d’une indexation automatique.

Objectifs de la séance:

  • Appréhender la notion d’indexation
  • Comprendre les mécanismes  d’une indexation humaine et d’une indexation automatisée et être capable d’en saisir les différences

Durée de la séance: 1h30 / 2h en fonction des groupes

Notions:

Déroulement de la séance:

  • Dans un premier temps, nous effectuons un rappel de la séance précédente. Un classement est l’action de classer, catégoriser, ranger des objets selon un ordre établi de façon arbitraire et personnelle (choix libre des critères de classement) ou formelle (selon une classification précise et imposé par le contexte). J’introduis alors avec eux la notion d’indexation et les élèves renseignent le texte à trou de l’introduction. L’indexation est une opération qui consiste à décrire et analyser le contenu d’un document.
Introduction (texte à trou)

Introduction (texte à trou)

Introduction (corrigé)

Introduction (corrigé)

  • La première partie de la séance est consacrée à la découverte de l’indexation humaine. Et ma base de données documentaire est mon meilleur exemple. J’ai décidé de leur faire réaliser leur propre document secondaire (ça je ne le dis pas!) à travers le catalogage et l’indexation d’un document du CDI. J’ai créé un compte utilisateur « élève » sur ma base, sur lequel ils ont accès uniquement à l’onglet catalogage. Ils accèdent à l’espace d’identification à partir d’un lien déposé sur l’ENT. Je leur montre à l’aide du vidéoprojecteur comment y accéder, je note au tableau les identifiants temporaires, et précise avec eux le fonctionnement de cette interface et les champs à renseigner qui sont précisés sur la fiche de travail (voir ci-dessous). Par groupe de 2, ils se voient remettre un livre fictif dont la couverture a été photocopiée ainsi que les pages de titre et celle présentant l’ours (présentant l’éditeur, les mentions légales). A la main, j’ai rajouté quelques mots-clés et les éléments importants et non lisibles. Pendant l’activité, je passe de groupe en groupe pour donner un coup de main, des informations complémentaires aux élèves.
activité 1

Activité 1

  • A l’issue de cette première activité, nous regardons sur l’OPAC à quoi ressemble cette notice à partir de la réalisation d’un des groupes. Étant donné que toutes les classes de sixième ont au moins cherché une fois des documents sur la base documentaire en ligne dans le cadre d’une recherche documentaire encadrée, ils se rendent compte de l’envers du décor et sont généralement ravi de leur travail. (« M’dame, si vous voulez, des fois, on peut vous aider à faire votre travail! » : citation réelle et spontanée! ). Nous concluons cette première activité en renseignant le texte de conclusion à trou à partir de la question « Qui a décrit le contenu de ce document?« . Nous, c’est à dire des humains. Cette indexation (description, analyse du contenu du document) est donc contrôlée.
conclusion partie 1

Conclusion de l’activité 1

Conclusion de l'activité 1 (correction)

Conclusion de l’activité 1 (correction)

  • La seconde partie de la séance consiste à découvrir comment fonctionne le classement des résultats sur un moteur de recherche. J’introduis cette partie par la projection d’une courte vidéo, celle réalisée par Fenêtresur et qui me parait adaptée au niveau de mes élèves, pour une première approche. A l’issue du visionnage, les élèves posent généralement des questions, font des remarques et des observations. Nous prenons donc un temps, parfois non négligeable pour discuter de tout ceci. Parfois, en fonction des groupes, on démontre par des recherches « en live » vidéo projetées et réalisées par les élèves.
  • L’activité qui suit consiste à comparer le nombre de résultats obtenus lors d’une recherche (partir d’une même requête) sur la base documentaire (qui procède donc d’une indexation humaine) et sur un moteur de recherche (qui procède donc d’une indexation automatisée). Sans véritablement commenter ces résultats que nous synthétisons au tableau en fonction des moteurs de recherche choisis par les différents groupes, il s’agit avant tout de « se rendre compte » de la différence quantitative et donc parfois aussi qualitative des résultats.
Activité 2

Activité 2

Évaluation:

  • Évaluation de fin de séquence (publication ultérieure)
  • Réinvestissement des acquis de la séquence 4, séance 1: le vocabulaire d’Internet et du Web avec la réalisation de l’activité 2 où les élèves doivent préciser le navigateur utilisé et le moteur de recherche choisi pour la réalisation de l’exercice.

Remarques:

En soi, la séance me parait plus adaptée au niveau des élèves par rapport à celle proposée l’an dernier.

Les élèves semblent satisfaits et moins perdus que ceux de l’an passé! Je ne suis pour ma part pas satisfaite à 100% de ce que je propose.

Oui je sais, j’aime bien les textes à trous, à défaut…

Documents à télécharger:

EMI 6ème -Séquence 5- séance 1: classer: pourquoi? comment?

Lorsque j’ai réfléchi à ma progression en début d’année, je souhaitais aborder l’évolution des systèmes de classement avec les élèves pour débuter cette cinquième séquence. Mais, ça c’était avant… Je me suis rendue compte qu’une telle séance, face à des élèves de sixième était peut-être trop complexe. L’idée de classement reste cependant prépondérante . Mais j’ai fait le choix d’une séance plus large, permettant d’aborder le classement des documents au CDI dans un deuxième temps.

Objectifs de la séance:

  • Comprendre les enjeux du classement
  • Comprendre qu’un classement répond à des critères définis par un / des individus
  • Découvrir les systèmes de classement des documents au CDI

Durée de la séance: 1h / 1h30 (en fonction des groupes)

Notions:

  • classement
  • classification

Matériel:

Cette séance nécessite une petite préparation en amont. Dans le cas présent j’utilise:

  • des cailloux de formes et de tailles variées sur lesquels j’ai écrit une suite numérique sur une face et une suite alphabétique sur l’autre.
  • des images d’animaux (des mammifères, des oiseaux, des animaux marins). On peut aussi (en fonction de ce qu’on a à disposition) utiliser des représentations d’animaux en légo, playmobil etc… Dans le cas présent, n’ayant pas de cheptel suffisamment représentatif, j’ai imprimé des images d’animaux (sous licence créative commons), dont le fichier est disponible en bas d’article.
  • des formes diverses (rectangles, carrés, cercles et triangles) de trois couleurs différentes (fichier également disponible en bas d’article, à enrichir, modifier à volonté)

Déroulement de la séance:

  • Pour introduire la séance, les élèves sont invités à chercher les différents sens du mot « classer » à l’aide d’un dictionnaire, par groupe de 2/3 élèves. (référence du dictionnaire utilisé: Le Robert Collège édition 2005 ISBN: 2 84 902 120-2). Les définitions sont ensuite notées au tableau.
Les différents sens du mot "classer"

Les différents sens du mot « classer »

Les différents sens du mot "classer" (correction)

Les différents sens du mot « classer » (correction)

  • Puis, ils sont invités à se regrouper tous ensemble autour d’une table où sont déposés les « objets » en vrac (Cailloux, images d’animaux, formes géométriques de couleur). Dans un premier temps, je leur demande donc de regrouper ces différents « objets » en fonction de leurs points communs. Bien entendu, ils repèrent rapidement les trois catégories et regroupent les cailloux, les formes et les animaux. En reprenant les définitions prélevées précédemment, les élèves prennent conscience qu’ils viennent d’opérer une première division en classes / catégories.
  • Nous constituons 3 groupes dont chacun se voit attribuer une catégorie d' »objets ». Ils ont alors pour mission de réfléchir collectivement aux différents moyens de classer ces « objets » au sein de la catégorie initialement constituée et d’en lister les critères au fur et à mesure. Lors de ce temps de travail collectif et autonome, je circule de groupe en groupe pour les encourager, les guider, et les aider à formuler les critères.
Activité 1

Activité 1

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Classons des cailloux…

DSC01047

Atelier classement des formes

  • Nous opérons à l’issue de cette première activité un temps de synthèse, où les différents critères proposés par les 3 groupes sont repris au tableau. Pour le groupe « cailloux », de nombreux critères sont possibles: la taille, la couleur, par ordre numérique, alphabétique… En fonction des groupes d’autres propositions sont énoncées: le poids, l’aspect / rugosité.
  • Les élèves sont ensuite conviés à reconstituer les même groupes et à réfléchir cette fois aux critères de classement possibles d’une catégorie de documents du CDI. Pour ce faire les groupes disposent au choix: de livres de fiction (romans essentiellement), de livres documentaires, de périodiques. Pour les deux premières catégories ils ont à disposition des serres-livres. Je passe de groupe en groupe pour les guider, les amener dans la bonne direction, notamment pour le groupe ayant en charge les livres documentaires. A la fin de cette deuxième activité, chaque groupe présente aux autres élèves la façon dont ils ont rangé ces documents et j’apporte des compléments (j’introduis notamment la notion de cote, et j’explique rapidement le principe de la classification Dewey pour les ouvrages documentaires).
Activité 2

Activité 2

 

Évaluation: l’évaluation est dans un premier temps formative et une évaluation sommative sera proposée en fin de séquence.

Remarques: cette séance s’inscrit volontairement dans une démarche active, où les élèves sont face à une situation problème qu’ils doivent résoudre en groupe. Cependant en fonction des groupes et des difficultés des élèves le composant, on ajustera la proposition des catégories d' »objets » et de documents du CDI. Il parait ainsi plus judicieux de proposer aux élèves les plus en difficulté la catégorie des formes et des livres de fiction lors de la seconde activité. De même, les élèves les plus en avance et les plus perspicaces, qui pourraient avoir tendance à s’ennuyer, se voient remettre la catégorie des cailloux lors de la première activité puis celle des livres documentaires. Les groupes d’élèves trouveront cependant, à mon sens, un intérêt à être hétérogène, surtout si l’adulte se charge lui-même de les constituer. En fonction des demi-classes, je laisse souvent le choix de la constitution des groupes à l’appréciation des élèves. Mais tout dépend des classes, et il m’arrive parfois de les constituer moi-même quand je le juge nécessaire!

Documents à télécharger:

Fiche élève:  fiche élève SQ 5 S1

Fiche élève corrigée: fiche élève SQ5 S1 corrigée

Fichier « animaux »: animaux

Fichier « formes »: formes

(Il est toujours possible d’envoyer ces documents dans des formats différents sur simple demande)

EMI 6ème -séquence 4, séance 2- (Re)découvrons Google

Cette deuxième séance de la séquence Culture Net’ vous rappellera probablement celle de l’an passé (encore une fois on recycle, on adapte). Tenant compte de l’analyse de cette dernière sur ID Base.

J’ai tenté d’aller doucement vers une méthode plus active. J’éclipse toute la première partie sur le rappel de la notion de moteur de recherche et la partie qui consiste à nommer plusieurs moteurs de recherche, puisque nous avons abordé ces aspects lors de la séance précédente. Les élèves sont donc en situation de recherche durant la séance entière (enfin presque).

Objectifs de la séance:

  • Comprendre que Google n’est pas seulement un moteur de recherche mais également une entreprise
  • Prendre conscience de la diversité des services proposés par Google
  • Effectuer des recherches collectives à l’aide d’un outil de traitement de texte collaboratif en ligne

Notions:

  • Moteur de recherche

Point pratique: cette séance requiert un ordinateur pour un élève voir pour deux élèves au maximum. Si le nombre de postes du CDI suffit, tant mieux! Sinon, priez pour que votre salle info soit un minimum opérationnelle! Heureusement chez nous elle a été refaite récemment avec du matos qui fonctionne (pour combien de temps?) et j’accueille les élèves en petits effectifs (max 14/15!). Par contre, par prévoyance, on rappellera aux élèves de ne pas oublier les multiples codes nécessaires pour la session, l’ENT etc… Si vous avez un vidéoprojecteur, c’est le top! Sinon il vous faudra montrer les manipulations soit sur votre petit écran (avec agglutinement d’élèves autour!) ou individuellement en passant de poste en poste. Encore une fois, j’ai de la chance, il y a un vidéoprojecteur en salle info (et au CDI aussi 😉 )

Déroulement de la séance:

  • Dans un premier temps, les élèves se regroupent au centre de la salle informatique. J’allume ma session, me connecte à l’ENT devant eux. Ils savent qu’on va causer Google aujourd’hui (ils attendent en général cette séance!). Mais une piqure de rappel ne fait pas de mal! J’explique aux élèves que pour cette séance, c’est à eux et en groupe, de trouver l’information à partir d’un parcours guidé par des questions. J’introduis à ce moment l’outil pad (j’utilise framapad): il s’agit d’un outil de traitement de texte en ligne ET collaboratif. Je leur explique bien le principe des couleurs, du chat, du respect du travail de chacun. Ils sont aussi au courant que je suis les pads de près depuis mon propre poste informatique. Je leur montre enfin le chemin d’accès (via l’ENT, dans leur espace « classe » au sein de la sous-rubrique « EMI »). Lorsqu’il s’agit de groupes de plus de 7/8 élèves, je fractionne le demi-groupe en deux pour qu’ils ne soient pas trop nombreux sur un même pad. Ils devront donc cliquer sur le pad qui correspond, le cas échéant, à son groupe de travail (les prénoms des élèves sont listés en cas de fragmentation du demi-groupe). Avant qu’ils ne se rendent sur le pad, je leur précise bien qu’ils doivent lire la première partie du texte qui contient les consignes de travail. (C’est un test, je veux voir s’ils sont capables de lire attentivement une consigne pour savoir ce qui est attendu d’eux. Bien entendu, je me réserve un temps de discussion autour de ces consignes. Les sixièmes posent beaucoup de questions en général. Si personne ne pose de questions, je les arrête au bout de 5 minutes en leur demandant de me « raconter » les consignes. Mise au point si nécessaire)
Consignes

Consignes

  • Une fois tous ces aspects évacués, les élèves se lancent enfin dans l’activité et ils se positionnent chacun sur 2/3 questions. Voici les questions posées:
Éléments historiques

Éléments historiques

Éléments économiques

Travailler au sein de Google

Les Doodles

Les Doodles

  • En fin de séance, le pad est imprimé pour les élèves n’ayant aucune connexion à Internet à la maison. Les élèves sont invités à rédiger un petit texte de 15/20 lignes à partir du parcours de recherche guidé du pad. En début de séance prochaine, certains élèves (2/3) liront à  voix haute leur texte. Je les ramasserai, les corrigerai avant qu’il prenne place dans le porte-vue d’EMI.

Observations:

C’est la première fois que je mène une séance sur Pad. C’est clairement une riche expérience mais aussi fatigante. Il faut suivre les élèves sur le pad, afin de les guider, de les ré-orienter dans les questions lorsqu’une réponse est partielle ou fausse. Il faut également gérer le travail de groupe. Il y en a toujours un ou une qui sera insatisfait de son groupe, qui trouvera qu’un tel en fait trop ou pas assez… Et puis, parfois, ils effacent les questions par mégarde… Dans l’ensemble les élèves semblent apprécier cette façon de travailler.

Je vous propose ici la trame du parcours guidé dans des formats différents. Mais l’import vers un pad vide ou le copier-coller de la trame ne dispense pas de remettre en page à chaque fois, et pour chaque groupe d’élèves… Qui dit méthode active, dit grosse préparation en amont. Mais je crois vraiment que ça en vaut la peine!

Format .odt: Trame parcours guidé pad (Re)découvrons Google

Sur demande, je peux également envoyer ces fichiers aux format .txt, html