Ça déménage

Il est grand temps que je fasse cet article.. En effet, c’est la dernière phase de ma délocalisation au sein du collège. L’aventure touche à sa fin…

Le contexte

Quand je suis arrivée dans ce collège, il y a 3 ans, j’ai appris qu’il était en plein travaux et que le CDI serait impacté. Le collège date des années 70 (nous avons les photos de l’inauguration ) et le CDI était au rez de chaussé. C’était un lieu immense (je ne connais pas la superficie totale mais en moyenne je dirai 350 m2), dont une bonne partie avait déjà était « condamnée » à mon arrivée. Malgré ce super espace il était… vintage. Moquette d’époque, odeurs d’époque, livres et documentation d’époque à 60% … Le CDI était quand même excentré de certaines zones du collège (en tout cas au niveau de l’entrée principale). Les fenêtres donnaient sur la cour et j’avais un accès direct en salle des profs. Il disposait d’une grande salle principale et d’une salle annexe (avec les séries et autre documentation pédagogique). Dans les parties condamnées, étaient stockées les manuels scolaires, et du bazar.

Le projet de rénovation du collège prévoyait d’inverser quelques espaces. Le CDI actuel deviendrait le self (opérationnel à la rentrée 2018) et le self et les cuisines (au premier étage) le CDI. J’ai rapidement eu accès aux plans et le projet m’a plu dès le départ. Arrivant dans un nouvel établissement, la perspective d’un déménagement, d’un lieu neuf, comme une page blanche, m’a paru plutôt enthousiasmante. Il serait certes plus petit, mais 254 m2 c’est honorable (sans compter les 3 salles annexes de dépôts et la petite salle informatique)

Le premier déménagement

En novembre 2017, la première phase a débuté. Il s’agissait donc de mettre en carton le CDI actuel et de délocaliser dans un lieu provisoire le temps des travaux (il fallait attendre juillet pour le début des gros œuvre du self du premier + le temps des travaux). Le lieu provisoire serait une ancienne salle de techno dans un bâtiment que « tu sais pas trop si c’est du dur ou du mobil home ». Situé au fond du collège, je suis passée du grand palace à 50m2 a tout casser. J’ai quand même eu la possibilité de voir le lieu avant (normal me direz-vous) et donc de me faire une idée de la place dont je disposais VRAIMENT. J’ai donc entamé la valse des cartons (sortant d’un déménagement perso en simultané, j’étais rodée). Le plus dur a été de sélectionner ce qui me suivrait dans ma phase de transhumance, de ce qui resterait en cartons pour 1 an ou plus. Et j’ai quand même découvert de sacré vieilleries, notamment dans l’annexe pédagogique… Et il était compliqué de faire seule le tri de ces documents, dont certains devaient être là depuis au moins 20 ans? J’ai lancé un appel auprès de mes collègues enseignants de façon à ce qu’ils viennent faire du tri dans le matos de leur discipline. Le plus gros point noir était les séries pour les lettres… Il y en avait un sacré paquet, dont certaines en seulement 10 exemplaires ou moins… Je dois avouer qu’ils ont conservé beaucoup (trop) de choses à mon goût. Au niveau des cartons: j’ai eu beaucoup d’aide de la part des … élèves. Ils m’ont spontanément proposés leur aide et il a suffit de leur expliquer une fois les codes couleurs pour l’étiquetage. Je les ai senti (certains) investi d’une mission divine! C’est dire. Les cartons qui allaient me suivre étaient étiquetés en rouge (CDI provisoire + indication de catégorie Fiction / Documentaire / bureau / réserve / orientation périodique etc…). Ceux qui allaient aller en archive pour une durée plus ou moins déterminée étaient marqués en vert. Le choix des couleurs a été conditionné par les marqueurs à ma disposition à cet instant T.Mi décembre, une semaine avant les vacances, le CDI a été fermé et des agents du département sont venus seconder les agents de l’établissement pour le déménagement. J’ai vécu quelques jours en transition mais j’ai pu aménagé sommairement le CDI provisoire avant de partir en congé.

Le CDI provisoire

Janvier 2018. Nouvelle année, nouveau CDI. Il faut tout revoir. L’accès des élèves au CDI, l’accueil des classes / groupes pour des séances pédagogiques, nombre de place, seuil de dépassement. De plus, la salle d’art plastique est attenante et son accès se fait par… le CDI. En janvier 2019, l’infirmerie nous rejoint (provisoirement aussi) dans ce que j’appelle affectueusement le « cagibi » (j’occupe le CDI cagibi). C’est encore plus sommaire en terme de place, d’aménagement, de luminosité. J’ai fonctionné pendant ma retraite avec 3 ordis dans le CDI. Nonobstant, la salle informatique (la plus pourrie du collège, certes) est également attenante. On a donc réussi à fonctionner tant bien que mal, les élèves n’ont jamais oublié où il était. D’une capacité d’accueil de 30 élèves je suis passée à 15 (+ /-). Il a fallu optimiser l’accès des élèves au CDI dans une optique égalitaire et équitable. J’ai insisté à plusieurs reprises auprès des enseignants pour être informée des travaux de recherche d’info / exposé qui étaient données aux élèves afin de permettre à chacun d’avoir accès aux ressources du CDI. C’est à ce moment là également que j’ai décidé d’aller chercher les élèves de la permanence directement en étude, une fois qu’ils étaient assis et non plus dans le rang dédié. Ainsi je pouvais « choisir » les élèves dans le calme, en vérifiant les classes / groupes présents et les travaux scolaires du moment. Par contre j’ai bien senti que cette période a été assez mal vécue par certains élèves qui trouvaient injuste de ne pas pouvoir venir en raison de la priorité donnée par moment à certaines classes. Il a fallu faire preuve de patience pour leur expliquer le contexte, leur dire que je comprenais leur frustration. Pendant la pause méridienne, j’ai vite abandonné le système d’inscription. J’ai accepté qu’il y ai plus d’élèves présents à ce moment. L’accès était donc libre, et lors des beaux jours, les élèves étaient autorisés à sortir des chaises et des tables dehors pour lire ou travailler (Le CDI Cagibi était au rez de chaussée) et ainsi permettre de récupérer un peu d’espace et d’air pur.

Durant cette période, j’ai pu travailler sur l’uniformisation de la signalétique des documents. J’ai refait toutes les cotes des documentaires (qui étaient disparates en terme de taille / couleur) et apposé un ruban adhésif de la couleur de la Dewey en haut du dos du livre. J’ai désherbé encore quelques documents. Cette période de transition a aussi vu la mise en place d’une mini ludothèque. Le nombre de prêt n’a pas baissé (depuis le 1er septembre 1861 documents ont été empruntés! pour 617 élèves), des commandes ont été passées régulièrement et le fond s’est diversifié. Le fait de n’avoir qu’une partie des collections du CDI a, je pense, donné une plus grande visibilité à des documents qui étaient jusque là noyés dans la masse. Ce CDI n’était clairement pas le lieu de travail le plus idéal pour un CDI de collège. Mais je savais que c’était provisoire et que ça aurait pu être pire. Nous nous sommes tous adaptés en essayant de garder notre bonne humeur. Le CDI n’a pas été mis à l’écart et ne s’est pas « éteient » pendant cette période. Au contraire! Je me dis, avec du recul, que nous nous sommes concentrés sur l’essentiel, sur les points positifs pour avancer. J’ai senti un nouveau dynamisme se mettre en place, une nouvelle énergie, comme un vent de renouveau. Bien entendu il y a eu des moments durs, des moments où on se demande ce qu’on fout là.. Et puis ça passe. En cas de petit coup de déprime, on ouvrait le plan du CDI et on se disait que quand même ça allait être chouette. Et puis il y a eu le choix et la commande du nouveau mobilier, c’était assez motivant…

15 jours avant les vacances de février 2019, nous sommes à nouveau entrés dans la phase des cartons. Les derniers. Les élèves ont été d’une aide précieuse (comme pour la première mise en carton). C’est avec un petit pincement au cœur que j’ai fermé le CDI cagibi avant de partir en congé. J’ai confié les plantes vertes à un collègue AVS, et je me rendue compte que la pause café des reclus du fin fond du collège serait terminée, que les moments de rigolade avec ma voisine infirmière seraient aussi un bon souvenir. Parce que même si matériellement ce n’était pas le grand luxe, cette période a été pour moi, humainement parlant, d’une grande richesse.

Le nouveau CDI

Prof doc en perdition (Les cartons présents représentent l’ensemble de mon CDI cagibi, le triple est arrivé ensuite)

Lundi 11 mars 2019: le jour de la reprise et le jour J (et également le temps de la reprise à temps complet). Quand je suis arrivée au collège, les cartons étaient toujours bien en place au CDI Cagibi. Par contre j’ai remarqué les 2 semi remorques stationnés devant le collège et le monte charge installé et donnant accès au nouveau CDI. Serait-ce en partie mon nouveau mobilier? Va t-on pouvoir utiliser le monte charge pour déplacer les cartons de livres. Il était clairement hors de question que j’en déplace un seul (mon dos a déjà bien douillé à force de se baisser, de pousser, fermer des cartons) mais j’avais un peu de compassion pour mes collègues agents (du collège et du département à nouveau) qui allaient se coltiner le boulot. On y aura eu accès partiellement. En effet les semi remorques ont livré la quasi totalité du mobilier de l’ensemble de cette aile du 1er étage, qui outre le CDI, voit naitre de nouvelles salles de classes (dont l’ouverture est prévue pour septembre). Pendant 2 jours, je n’ai jamais vu défiler autant de tables, chaises, armoires, cartons devant mes yeux. J’ai tenté de faire placer les cartons aux bons endroits dès le départ, mais vu le passage, le montage des meubles / étagères en parallèle, j’ai vite lâché l’affaire. J’ai eu le temps de prendre une photo dans cet espace vide avant qu’une montagne de cartons s’amoncelle… Pendant ces 2 jours, je ne savais plus trop où j’habitais. Je me suis sentie un peu inutile, je n’avais pas accès à internet là haut. J’ai donc vogué entre le nouveau CDI, la salle des profs, la vie scolaire, le secrétariat … Et je crois que j’ai un peu paniqué à ce moment là aussi… J’ai vu la montagne de travail qui m’attendait, j’avais peur de ce que j’allais retrouver dans les cartons mis en archive pendant 1 an et demi, j’ai flippé devant le nombre de séries de français encore là en me demandant si j’allais avoir assez de place pour tout ranger…. Je me suis demandée si ce nouveau CDI ressemblerait à quelque chose d’à peu près correct pour mon rendez vous de carrière…
Dès le jeudi, les agents ont commencé à monter les étagères. J’ai un peu chapeauté le tout. On a fait des essais de positionnement, on a bougé un peu l’implantation initialement prévue. Ça commençait à prendre forme. Sur deux jours (vendredi et lundi), j’ai vidé les cartons de fiction, réajusté l’espacement des étagères si nécessaire. Le tout en musique, puisque seule, j’ai pu m’octroyer ce petit plaisir motivant. Suite au désherbage entrepris lors de la première phase du déménagement, l’ajout des documents en archive à ceux du CDI provisoire n’a pas surchargé de trop mes rayonnages. Je pense qu’une autre phase de désherbage sera encore nécessaire dans les années à venir. De surcroit j’ai ressorti les 3 premiers tomes des Chroniques de Spiderwick (spéciale dédicace à E., élève de 6ème qui voulait à tout prix que j’aille les chercher dans le logement de fonction qui faisait office d’archive au CDI pendant la phase transitoire, il y a quelques mois).

Mardi et jeudi de la deuxième semaine, j’ai entièrement vidé les cartons de documentaires, re-remplis 5 cartons pour le désherbage, placé les archives périodiques à leur place, placé les périodiques en « cours de validité » à la leur, aménagé le coin lecture (de façon provisoire), rangé les BD et les mangas. Les cartons contenant la doc pédagogique et autres spécimens de manuels scolaires ont été déplacés dans les salles annexes dédiées en attendant que les dernières étagères soient montées (probablement lundi). Je suis partie hier soir avec un CDI qui commence à ressembler à quelque chose. Il me reste à finir de mettre en place les salles annexes, a aménagé sommairement et de façon fonctionnelle mon bureau, ranger le petit bazar qui traine encore par-ci par-là. En deux jours ça devrait être bouclé et je devrais être prête pour mon rendez-vous de carrière jeudi matin. Peut-être même que je pourrais ouvrir le CDI dès jeudi après-midi?

Et après?

En avril, dans le cadre des journées départementales des professeurs documentalistes du Tarn, la deuxième journée aura lieu au sein de mon collège, dans ce nouveau CDI. La thématique de l’année étant l’aménagement du CDI dans le contexte d’un CDI capacitant favorisant l’apprenance, le contexte est idéal et je suis contente que la livraison ait eu lieu dans les temps pour permettre à cette journée d’avoir lieu dans cet espace à peine livré. Et dans la foulée ce sera les portes ouvertes du collège. Cette année pas question de cacher la misère, je pourrais l’ouvrir en grand et en être fière (j’en étais déjà fière avant, mais il le CDI cagibi n’était clairement pas vendeur)

Je ne demande pas ma mutation. Je n’ai pas traversé toute cette aventure pour ne pas en profiter un peu 🙂

En terme de gestion, je vais poursuivre le travail d’harmonisation de la signalétique des documents. Je vais également pouvoir réfléchir à la signalétique globale des espaces. On va pouvoir s’approprier ce nouvel espace, en profiter et se dire que c’est chouette.

Et l’aspect pédagogique dans tout ça? C’est vrai que je n’en ai pas trop causé dans ce billet. Ce n’est pas que je n’ai rien fait, il y a eu des actions. Mardi 12 mars, je participais encore au concours de Une. Mais je n’ai pas pu réfléchir à la mise en place d’une véritable progression en info-doc et en EMI. Je me suis contentée de ce que j’avais et c’était déjà bien. Je vais pouvoir la construire véritablement d’ici la fin de l’année pour qu’une véritable mise en œuvre pédagogique en information-documentation et en EMI soit mise en place dès la rentrée. J’espère aussi que ce nouveau CDI qui est tout même central dans le nouveau collège, attirera davantage certains de mes collègues dans le cadre de séances en co-enseignement. Dans tous les cas, au bout de 3 ans dans ce collège, je pense avoir fait ma place et prouvé mes compétences professionnelles. donc enjoy ans let’s go !

Je ne pouvais pas m’en empêcher !


Fake news: marque (ta) page à destination des élèves

Un petit passage rapide sur Doc à bord, pour partager avec vous un marque page sur les fake news , réalisé ce soir, dans l’urgence (comme toujours ces derniers temps)

(Recto / verso. Format .png – Autres formats dispo en bas de page)

Il sera dans un premier temps destiné aux élèves de 4ème, que je reçois dans le cadre d’une séance sur le sujet (3 classes sur 5, c’est déjà ça de pris).

Pour faire court, ma collègue de SVT étant absente, elle m’a proposé de prendre ces classes de 4ème dans le cadre d’un EPI sur les énergies. J’ai donc profité de 3 séances pour aborder la typologie des sites (via la cartographie des sources), une deuxième séance sur la différence entre une information scientifique et une information d’actualité scientifique (et introduction de la notion de fake news). La troisième séance porte sur la désinformation et j’ai choisi de leur faire réaliser eux mêmes une fake news scientifique (le marque page vient ici en appui des apports de la séance précédente)

Et après le déménagement, je pense le mettre à disposition des l’ensemble des élèves dans la panière marque page (Il faut que je fasse un billet sur ce déménagement…)

Pour la réalisation de ce marque page, j’ai puisé dans le Wikinotion de l’APDEN (toujours une valeur sûre en terme de didactique en information-documentation) et un ensemble de visuels déjà existants sur le sujet, et j’ai synthétisé en fonction de ce que je pensais important de mettre en avant pour mes élèves.

Vous pouvez donc le réutiliser tel quel ou le modifier à votre sauce (pour info j’ai utilisé Canva).

J’en profite pour glisser ici, à l’état d’ébauche, la fiche de travail pour la réalisation de la fausse fake news scientifique de la troisième séance. Je publierai le descriptif et le déroulement de la séquence quand je l’aurai expérimentée avec les 3 groupes d’élèves.

Les documents ici présents sont également disponibles en .pdf

#lecture #6ème Présentation de la sélection du prix des Incorruptibles CM2 / 6ème 2018-2019

Au collège, toutes les classes de 6ème participent au prix des Incorruptibles. C’est une action inscrite au PEAC, déjà en place à mon arrivée il y a 3 ans.

Les profs de lettres sont autonomes dans l’organisation au sein de leur classe, mais je leur propose des séances en co-enseignement si besoin est (pour la forme), ainsi que la première séance de présentation des ouvrages de la sélection (je l’impose presque).

De façon générale, pour cette présentation, je cherche à mettre en place une situation de résolution de problème. En gros, pour chaque livre, nous (adultes) choisissons un extrait, auquel nous associons un objet. Jusque là, on (adultes) lisait les extraits en fonction de l’objet désigné par les élèves et ils devaient ensuite associer chaque objet à un des livres de la sélection.

Cette année j’ai apporté quelques modifications, afin que les élèves soient actifs durant toute la séance et non plus passifs pendant la phase de lecture par l’adulte.

Voici donc ce que je leur ai proposé, en fonction de la sélection CM2 / 6ème de cette année.

La séance a été menée en classe entière (2 classes), au CDI (1 classe) ou en salle de classe, en 1/2 groupe au CDI (une classe), et en plein air lors du séjour d’intégration (1 classe + 6ème segpa répartis en 2 groupes. Là, c’était la classe)

A / Association extraits / objets

  1. Les élèves sont répartis en 5 groupes (ou plus). On leur remet une pochette contenant les 6 extraits avec un code couleur par équipe.
  2. Lecture des extraits au sein du groupe (ils se répartissent généralement les lectures)Lecture des extraits
  3. Lorsqu’ils pensent avoir trouvé une association, ils déposent l’extrait (face visible contre la table) sous l’objet.instasize_181013180136
  4. Lorsque tous les groupes ont réparti leurs extraits, on fait le bilan et je leur apporte la solution si une association n’est pas la bonne. Je leur lis parfois un passage de l’extrait pour confirmer ou infirmer l’association qu’ils ont proposé.

B / Association objets / livres

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  1. Dans un deuxième temps, ils se concertent au sein de chaque groupe afin de décider de l’association objet / livre.
  2. En fonction du contexte (groupe classe ou 1/2  groupes) ils désignent un élève par groupe ou se lèvent tous pour placer les livres à côté des objets associés.
  3. Une fois que les objets sont placés, je leur laisse éventuellement un deuxième temps de concertation si de nombreux objets ne sont pas associés au bon livre.
  4. La séance se poursuit par un petit résumé oral de chaque livre, par le collègue de Lettres ou moi-même et un petit sondage du / des livre(s) de la sélection qui les attire le plus
  5. Enfin le professeur de Lettres explique les modalités de prêt des livres qui sont présents dans la bibliothèque de la classe.

Autant la première partie ne leur pose généralement aucun soucis, autant il y a davantage de mauvaises associations sur ce deuxième temps.

De façon générale, les élèves apprécient cette séance de présentation (on a toujours un choupi-élève qui nous dit « C’était trop bien madaaaaaaame »)

De mon côté, je préfère ce format au précédent, mais je vais devoir le faire évoluer davantage en pensant à:

  • Développer davantage la collaboration au sein des équipes, et celle entre les groupes durant la deuxième partie.
  • Favoriser une lecture approfondie des extraits, en augmentant le degré de difficulté d’association extraits / objets?
  • Introduire des outils numériques?
  • Concevoir une séance s’inspirant des escape game?

 

Annexe: Les objets et extraits

Pour infos, voici les objets et les extraits que nous avons sélectionnés pour chaque livre de la sélection

  • Le peuple du chemin de Marion Achard : un hélicoptère playmobil. Extrait: p.53 à 57
  • La saveur des bananes frites de Sophie Noël: un avion playmobil. Extrait: p.34 à 37
  • Baby-Sittor d’Isabelle Renaud: un saucier indien. Extrait: p.111 à p.119
  • Les compagnons de la cigogne Tome 1 de Sophie Humann: une boite renfermant des cigares (objet perso) Extraits: p.24 puis P.58 à 59, puis p.104
  • Megumi et le fantôme d’Eric Senabre: une boite à biscuits en métal. Extraitsp.49 à 51 puis p.60 à 65 (montages d’extraits sur ces 5 pages)
  • Ruby tête haute, d’Irène Cohen-Janca, illustrations de Marc Daniau: une casquette « Police ». Extrait: p.12

 

Réalisation d’une brochure touristique en 4ème

Avec deux collègues d’histoire-géographie de 4ème, nous avons proposé aux élèves de 3 classes de 4ème de réaliser une brochure touristique  (activité proposée dans le manuel histoire-géographie EMC Hatier 978-2-401-02012-2 p.266) .

Ce travail de recherche et de production de contenu documentaire a été décidé très vite, d’une semaine pour l’autre. En terme de temps de séance, je dispose d’une « séance »  avec l’ensemble des élèves (réparti en demi-groupe et sur des heures d’études, avec information via le carnet de correspondance) et probablement d’un ou deux autres  à la rentrée des vacances d’hiver, sur le temps d’étude, mais qui n’auront pas de caractère « obligatoire » (ils seront prioritaires sur leur temps d’étude)

Ici il s’agit donc d’une activité dont l’objectif est de réaliser une brochure touristique à destination de touristes chinois, pour un séjour de 7 jours à Paris.

Les objectifs de mes collègues d’histoire-géo sont de suivre la consigne, savoir travailler en équipe (3/4), faire preuve de créativité. Ils doivent réfléchir à la catégorie sociale des touristes afin d’adapter les propositions revêtant un caractère financier (le transport, l’hébergement et la restauration, le coût des loisirs, visites et activités…)

Concernant l’aspect créatif et production finale,  pas de contrainte particulière, si ce n’est que le travail doit être rendu sur un support matériel. Pas de support numérique donc, mais ils peuvent imprimer des images, du texte, à partir d’un logiciel de traitement de texte. Sur l’aspect créatif, je leur soumets des idées, et notamment l’idée du lapbook (ou livre objet) sur cette réalisation. Aucun caractère obligatoire, mais je trouve que cet outil peut complètement être adapté  à ce travail.  Je crois que certains groupes ont trouvé l’idée intéressante…

Du point de vue de l’info-doc, ce travail permet d’aborder, à des niveaux différents, les notions suivantes:

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En début de séance je consacre 10/15 minutes à un temps de présentation de l’activité, des consignes et objectifs du professeur d’histoire et de ceux qui relèvent de l’info doc. Je leur projette le schéma ci dessus et j’annonce que nous allons, ensemble, questionner le besoin d’information à l’aide d’un questionnement Quintilien (je vidéo projette la carte mentale ci dessous et leur en distribue ensuite une par groupe). On note toutes les propositions des élèves, j’y ajoute (si nécessaire) les questions que je me suis posée en préparant la séance. Cet échange permet de faire prendre conscience aux élèves qu’ils ont déjà des connaissances (ils connaissent des lieux / monuments emblématiques de la capitale, réfléchissent déjà au profil des touristes auxquels ils vont s’adresser …). Ils prennent conscience des informations qu’ils n’ont pas et qui leur seront nécessaires (tout ce qui concerne les modalités de transport, d’hébergement, d’autres activités / lieux / monuments pour affiner leur programme). Ils commencent également à questionner les types de sources et d’information qu’ils vont consulter (l’ensemble des groupes à évoqué le site de l’office du tourisme de Paris, et ils pensent instinctivement à des sites de voyage comparateurs de prix pour l’hébergement, la restauration, les loisirs… )

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Les élèves se répartissent ensuite en groupe, se mettent d’accord sur le profil de leurs touristes et commencent à questionner le sujet, rechercher les premières informations. Ils se répartissent (plus ou moins efficacement) les tâches, réfléchissent à des stratégie de travail en groupe ou pas, étant donné que les vacances scolaires s’invitent entre les deux séances et la date fatidique de retour des travaux.

Mes collègues m’ont invité à participer à l’évaluation (youpi!) et on essaiera de mettre en valeur leurs productions en les exposant.

Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas d’une séquence ni même d’une séance ultra bien ficelée, mais qui me permet quand même d’intervenir auprès des élèves, de les guider, de leur proposer des ressources. Jusque là, j’ai très peu en fait pas du tout, travaillé avec mes collègues d’HG. Pourtant dans l’ancien collège où j’étais en poste, c’était régulier. Je comprends les arguments « manque de temps », « faut avancer dans les programmes », mais j’ai du mal quand je constate qu’on donne des exposés aux élèves:

  • sans me prévenir : dans ce cas je ne demande pas spécialement à intervenir, mais à savoir ce qu’on leur demande, pour quand, sous quelle forme. Non pas pour faire ma grande inquisitrice (Dolorès Ombrage sort de ce corps!!!), mais tout simplement pour pouvoir choisir au mieux et avec le moins d’injustices possibles les élèves qui seront prioritaires pour venir au CDI (je vous en parlerai, mais le CDI se trouve actuellement dans un lieu annexe et plutôt minuscule pour la durée des travaux et je ne dispose que de 15 places, ce qui est … peu). Et puis je peux vérifier mes ressources physiques disponibles au CDI, au besoin mettre en place une table thématique, une caisse mobile…
  • Sans les guider plus qu’en leur donnant une consigne sur « faire un exposé sur la Rome antique » (si si je vous jure, j’ai déjà vu passer la chose). Le petit 6ème à qui on donne ce sujet sera perdu. La Rome Antique c’est vaste… Ou alors on lui a donné les consignes mais il ne les a pas retenues? Dans ce cas, si je suis informée, je peux guider l’élève dans son questionnement, dans son choix de sujet etc….
  • et parce que bon je suis prof doc et que sur les aspects purement pratiques (sur quelles heures etc…) on peut toujours trouver des solutions. Dans ce cas précis, on a épluché les EDT et les heures d’études des classes concernées et ils sont venus sur ces créneaux.

Je dois avouer, que ces derniers mois ont été assez compliqués (j’en avais en partie parlé ici) et que le déménagement du CDI a accaparé tout mon temps sur la deuxième période du premier trimestre. Étrangement je propose davantage de séances ces temps-ci, alors que le CDI Cagibi (je vous assure c’est affectueux, je le vis bien) est vraiment minus et pas idéalement conçu pour l’accueil de groupes. Tout ne tiendrais donc pas au lieu? Même si j’ai hâte de découvrir et de concevoir, d’aménager le futur nouveau et tout beau CDI, je retrouve peu à peu une énergie pro qui me faisait défaut ces derniers temps.

 

 

Bilan (mitigé?) d’une année dans un nouveau CDI

Deuxième billet de l’année, on a connu mieux sur Doc à Bord, je vous l’accorde. Mais prendre possession d’un nouveau poste, d’un nouveau lieu, ben c’est pas toujours toujours facile. J’espère que l’année à venir sera plus prospère, plus riche, plus « stimulante ». Non que je n’ai rien fait, loin de là, mais rien de bien nouveau dans les chaumières.

Je ne sais même pas trop par où commencer. Je peux introduire en disant que le collège où j’ai été nommée possède une ambiance plutôt particulière. 2 salles des profs, des tensions dans l’équipe qui persistent et se manifestent encore chaque jour…. Sans entrer dans les détails (ce serait superflu) c’est plutôt usant au quotidien.

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L’année a commencé sous le signe des manuels scolaires (arrivage d’un premier lot de renouvellement total des manuels) et se termine de la même façon (et elle débutera à nouveau de la même façon). Je viens encore de passer une journée à gérer la chose, et je dois dire que je suis très très légèrement –ironie– agacée. On pourra dire que je n’ai pas bien géré la chose, que j’aurai pu être plus efficace, mais j’ai envie de dire merde que cela ne peux pas être le boulot d’une seule personne. Ce qui serait d’ailleurs partiellement faux, puisque le secrétaire d’intendance, a géré dans le suivi des factures etc….  Je ne veux jeter la pierre à personne, mais l’an prochain, ça va devoir se bouger un peu plus de tous les côtés. Je n’ai pas même pas encore eu le temps de bien ranger le CDI (encore moins d’un inventaire, cela va de soi, pourtant – même si je ne suis pas en kiffe total devant la dite tâche- ça serait nécessaire) et la semaine à venir est chargée de réunions en tout genre,: conseils d’enseignements, réunion EPI, AP, conseil d’administration, (journées de récupération) … Wait and see, si ça se trouve le CDI sera nickel chrome le 7 juillet à midi.

Sur le plan pédagogique, on va dire que j’ai connu mieux. J’ai surtout connu le luxe de séances spécifiques et dédiées dans l’EDT des élèves. Réforme faisant, cette année, sur ce nouveau poste, ce ne fût pas le cas, et ça ne le sera toujours pas  à la rentrée. A moi de me caler dans les différents dispositifs, programmes… Rien d’impossible, loin de là (j’ai même proposé en amont des conseils d’enseignements, une proposition de progression de la 6ème à la 3ème -vous m’excuserez les coquilles qui se sont glissées dans le doc-). Mais me donnera t-on la possibilité de le faire? On me fait comprendre à demi-mot que ça revient à leur « voler » des heures, que le temps manque, que « tu comprends j’aimerai bien mais c’est compliqué… ». Heureusement, j’ai pu bosser avec quelques collègues (espagnol, latin, un peu en français, un peu en maths). Mais c’était plutôt marginal. Je n’ai eu l’occasion de ne voir qu’une seule fois tous les élèves d’un même niveau: les 3ème pour un séance de méthodologie dans le cadre de l’oral du DNB (de la très très grande classe de prof doc).  Elle est loin la belle époque de ma progression EMI! Mais si j’arrive à persuader quelques collègues, à mener au moins 2 séances par niveau et pour toutes les classes du niveau, ce sera déjà pas mal. Petit à petit l’oiseau fait son nid.

J’ai oublié de préciser que l’an prochain, le CDI entre dans sa phase de travaux. Il sera donc délocalisé dans une salle provisoire, pendant (normalement) une année civile, de janvier à janvier. Je vais donc connaitre le bonheur des cartons, faire du désherbage massif. Mais quand j’imagine les possibilités qui m’attendent à l’issue des travaux (le CDI passe du RDC au 1er étage et perd une moquette vintage absolument magique), je le vis plutôt bien. Sauf que je ne sais pas si j’aurai le courage d’attendre avant de demander ma mut’. Sans succès garanti, mais outre l’ambiance un peu pas top du bahut, je suis encore à 45 minutes de chez moi (mais on se rapproche, si si je vous jure!).

Sinon j’ai quand même eu quelques réussites cette année. L’évènement le plus marquant reste l’expo Harry Potter. Normalement on réitère l’an prochain en partenariat avec la médiathèque. Je souhaite mettre en place un « club » / « atelier » pour préparer l’évènement. J’ai l’été pour réfléchir à: comment, quand, pourquoi, qui et où?

Et la rentrée 2018 sera marquée par l’accueil d’auteurs pour le salon du livre de la commune, de la venue d’une expo sur l’escrime et sa représentation dans la culture littéraire, cinématographique etc…. Avec ma collègue de SVT nous avons inscrit un groupe d’élève dans un projet académique autour des sciences, dont le thème porte sur la classification. Parait que c’est à fond interdisciplinaire, et depuis le temps que j’essaie de vendre l’approche de la notion de classification sur les deux champs disciplinaires , l’occasion était trop belle!

Je ne sais pas encore si je poursuis ou pas sur Doc à Bord. J’ai encore un peu de temps pour me décider. Je n’ai pas (plus?) le temps, l’envie. Ça reviendra peut-être, ou pas…

Je vous souhaite à toutes et à tous d’excellentes vacances!

 

2015/2015 EMI 6ème Séquence 3: document, information, source

Je présentais la première expérimentation de cette séance ici. Depuis elle a évolué lors de ma première année dans le Tarn en 2013 / 2014. Depuis, elle a encore parcouru du chemin, car chaque année, je me rends compte de petites choses qui vont / qui ne vont pas ou qui manquent.

Les documents supports restent les mêmes (à quelques petites choses près)

Carte conceptuelle Document (2015 / 2016)

carte conceptuelle DOCUMENT INFORMATION SOURCE (.pdf)

carte conceptuelle DOCUMENT INFORMATION SOURCE(.odt)

carte conceptuelle eleve DOCUMENT INFORMATION SOURCE (.odt)

 

  • Première séance: un document c’est quoi? (1h)

Objectif: Reconnaître les différents supports de documents

Pour cette première séance, nous nous consacrons au support du document. J’ai récupéré un coffre personnel qui contenait divers jeux et qui me sert de « coffre à support de document ». A part l’aspect gadget, il retient immédiatement l’attention des élèves (photo à suivre)

  • Les élèves observent les différents objets disposés sur une table et les nomment de façon collective: livre, journal, revue, cassette audio, cassette vidéo, CD et DVD vierge, disque vinyle, diapositive, disquette…

Le vocabulaire est parfois imprécis mais dans l’ensemble, ils reconnaissent ces objets. J’en profite pour commenter chaque objet, répondre aux questions des élèves. Je les contextualise aussi parfois (VHS, ancêtre du DVD etc…).

  • Les élèves sont ensuite invités à tenter de classer ces documents en fonction de leur support. Collectivement, ils décident du regroupement de ces objets. J’interviens ensuite pour confirmer / préciser ces regroupements.

Le regroupement des supports papier et la verbalisation de cette famille de support (support papier) est une évidence pour les élèves. Les supports magnétiques sont plus difficilement identifiables. Je leur demande alors d’observer de plus près la bande de la cassette audio, de la VHS et de la disquette. Ils sont autorisés à les toucher. Pour ces supports, il me semble nécessaire de leur préciser que le support est bien la bande magnétique et non pas le plastique entourant l’objet, qui a plus vocation à protéger et à conditionner ce support. Concernant les supports optiques (CD / DVD) je leur demande de me préciser quelle est la différence entre les deux. Partant du principe que la cassette audio contient du son et que la VHS contient des  images animées et du son, ils pensent dans un premier temps que la différence entre CD et DVD repose sur cette même distinction. Je leur demande alors de concevoir un CD et un DVD vierge. Que puis-je inscrire dessus? Après un temps de réflexion ils réalisent que la différence ne tient pas à la forme de l’information qui peut y être inscrite. On précise alors qu’on distingue ces deux supports en terme de capacité de stockage. Enfin, nous précisons qu’il existe des documents numériques en ligne, les sites internet. Je m’appuie sur l’exemple de You Tube, qu’ils connaissent et utilisent régulièrement pour illustrer mon propos. Il est possible d’y inscrire toute forme d’information (texte, son, image fixe et/ou animée)

  • Présentation de quelques appareils de lecture parfois nécessaires à la lecture de certains de ces supports (lecteur de cassette audio, walkman, magnétoscope, tourne-disque, unité centrale d’ordinateur…)

 

partie document support

Partie « support »

  • Séance 2: une information c’est quoi? (environ 30 min /1h)

Objectifs:  identifier les différentes formes de l’information (j’ai supprimé l’objectif que je présentais précédemment « Comprendre qu’une information est un élément de connaissance transmis par un message « : trop complexe)

Pour cette séance, pas de fiche de travail, hormis la carte conceptuelle au format A3 que nous remplirons pour la partie « forme de l’information ».

Pour identifier les différentes formes de l’information, je m’appuie sur les documents suivants

  • La vidéo du premier film des frères lumières « L’arrivée du train à la gare de la Ciotat »http://www.youtube.com/watch?v=b9MoAQJFn_8Dans un premier temps, je leur fait juste écouter le fond sonore, sans vidéoprojeter la vidéo. A l’issue de l’écoute, je leur demande sous quelle forme leur est parvenue l’information (son). Puis je vidéoprojette la vidéo et je réitère ma question (image, puis précision: image animée). Au passage, on fait un peu d’histoire des arts (début du cinéma etc…).

 

  • Dans un deuxième temps je leur fait circuler un article de journal imprimé avec une illustration (ce que j’ai sous la main, en général un exemplaire de la Dépêche). De la même façon, je leur demande sous quelle forme leur parvient l’information (texte + image, puis précision: image fixe)
  • En fin de séance, les élèves reprennent la carte conceptuelle de la notion de « document » et nous remplissons ensemble la partie « information »
  • Séance 3: c’est qui ta source? (30′)

Objectifs: comprendre qu’une information est conçue par un auteur + un auteur peut-être une personne, un groupe de personnes, un organisme

Pour cette séance, nous nous focalisons sur la notion plus spécifique d’auteur, sans prendre en compte pour l’instant les notions d’autorité et d’autoritativité.

  • Remise de la fiche d’activité (ci-dessous)

séance 3

Fiche activité séance 3: c’est qui ta source?

  • Exercice 1: les élèves cherchent la définition d' »auteur » et notent au moins deux sens pour cette définition. Si je reprends le dictionnaire Le Robert Collège cité en début d’article nous avons Sens N°1: « Personne qui est à l’origine de quelque chose » Sens N°2: « Personne qui écrit un livre, qui fait une œuvre d’art« .
  • Exercice 2: je vidéoprojette au tableau, une sélection d’article où la mention de l’auteur apparaît explicitement (par soucis d’originalité, je projette des articles de Doc pour docs!). Les élèves volontaires viennent montrer au tableau la mention de l’auteur et précise s’il s’agit d’une personne, d’un groupe de personne ou d’un organisme / collectivité (en l’occurence, sur Doc pour docs, certains articles sont signés par l’ensemble des membres administrateurs et l’auteur est donc « Doc pour docs »)
  • Exercice 3: à partir d’une sélection de 3 sites ou pages web, dont les liens sont répertoriés sur l’ENT, les élèves identifient l’auteur et précisent sur la fiche d’activité s’il s’agit d’une personne, d’un groupe de personnes ou d’une collectivité. Ils précisent ensuite le nom de la personne ou de l’organisme en question.
  • Correction collective
  • En fin de séance, nous complétons ensemble la partie « auteur » de la carte conceptuelle.

carte conceptuelle auteur

Partie « auteur »

  • Évaluation de fin de séquence (30′)

Pour l’évaluation, je conserve l’activité proposée depuis l’expérimention de cette séquence autour de la notion de document. Je l’ai retravaillée, en m’appuyant notamment sur les observations de Pascal Duplessis (voir la séance « Un document,c’est quoi? » analysée sur ID Base) et des conseils avisés de collègues!

Dans un premier temps, les élèves colorient les étiquettes de la fiche d’évaluation 1. Puis ils découpent ces étiquettes pour les reporter et les coller sur la carte mentale (fiche évaluation 2). Sur les 30 minutes, si les élèves n’ont pas complètement terminé cet exercice, j’envisage de leur faire poursuivre à la maison pour la prochaine séance.

Fiche d'évaluation 1

Fiche d’évaluation 1

Fiche d'évaluation 1 -corrigée-

Fiche d’évaluation 1 -corrigée-

Fiche évaluation 2

Fiche évaluation 2

Fiche évaluation 2 -corrigée-

Fiche évaluation 2 -corrigée-

 

Pas de grandes modifications en somme, mais celles-ci sont le fruit de l’application de cette séquence depuis maintenant 4 ans. Elle va donc probablement évoluer encore!

Si vous avez des remarques, des suggestions qui permettraient d’améliorer ou de faire évoluer cette séquence, n’hésitez pas, laissez un commentaire!

2015 / 2016: EMI 6ème Séquence 2 Classer l’information: pourquoi? Comment?

En cette nouvelle année scolaire, j’ai à nouveau revu ma progression EMI 6ème . J’ai donc déplacé cette séance dans l’ordre de la progression. Elle devient donc la séquence 2 au lieu d’être la séquence 5.

Plusieurs raisons expliquent ce choix:

  1. La notion de classement était vue assez tardivement dans l’année, et donc la notion de classement dans l’optique de ranger les livres au CDI n’était pas acquise avant la fin de l’année
  2. La collègue de SVT aborde cette même notion (mais relative à sa discipline) en début d’année, et donc le fait de déplacer ma séance, permet de faire du lien pour les élèves.

En soi, la séance n’a pas trop bougé dans ses grandes lignes, et le contenu ci-dessous est très similaire à la première présentation que j’en faisais en 2013 / 2014.

Objectifs de la séance:

  • Comprendre les enjeux du classement
  • Comprendre qu’un classement répond à des critères définis par un / des individus
  • Découvrir les systèmes de classement des documents au CDI (fiction / documentaire / périodique)

Durée de la séance: 1h / 1h30 (en fonction des groupes)

Notions:

  • classement
  • classification

Matériel:

Cette séance nécessite une petite préparation en amont. Dans le cas présent j’utilise:

  • des cailloux de formes et de tailles variées sur lesquels j’ai écrit une suite numérique sur une face et une suite alphabétique sur l’autre.
  • des images d’animaux (des mammifères, des oiseaux, des animaux marins). On peut aussi (en fonction de ce qu’on a à disposition) utiliser des représentations d’animaux en légo, playmobil etc… Dans le cas présent, n’ayant pas de cheptel suffisamment représentatif, j’ai imprimé des images d’animaux (sous licence créative commons), dont le fichier est disponible en bas d’article.
  • des formes diverses (rectangles, carrés, cercles et triangles) de trois couleurs différentes (fichier également disponible en bas d’article, à enrichir, modifier à volonté)

Ces différentes catégories d’objets sont rangées dans des petites boîtes, qui seront distribuées au sein de chacun des groupes de travail.

Déroulement de la séance:

  • Pour introduire la séance, les élèves sont invités à chercher les différents sens du mot « classer » à l’aide d’un dictionnaire, par groupe de 2/3 élèves. (référence du dictionnaire utilisé: Le Robert Collège édition 2005 ISBN: 2 84 902 120-2). Les définitions sont ensuite notées au tableau.

Les différents sens du mot "classer"

Les différents sens du mot « classer »

Les différents sens du mot "classer" (correction)

Les différents sens du mot « classer » (correction)

 

  • Nous constituons 3 groupes dont chacun se voit attribuer une catégorie d' »objets ». Ils ont alors pour mission de réfléchir collectivement aux différents moyens de classer ces « objets » au sein de la catégorie initialement constituée et d’en lister les critères au fur et à mesure. Lors de ce temps de travail collectif et autonome, je circule de groupe en groupe pour les encourager, les guider, et les aider à formuler les critères.

Activité 1

Activité 1

DSC01046

Classons des cailloux…

 

DSC01047

Atelier classement des formes

  • Nous opérons à l’issue de cette première activité un temps de synthèse, où les différents critères proposés par les 3 groupes sont repris au tableau. Pour le groupe « cailloux », de nombreux critères sont possibles: la taille, la couleur, par ordre numérique, alphabétique… En fonction des groupes d’autres propositions sont énoncées: le poids, l’aspect / rugosité.

 

  • Les élèves sont ensuite conviés à reconstituer les même groupes et à réfléchir cette fois aux critères de classement possibles d’une catégorie de documents du CDI. Pour ce faire les groupes disposent au choix: de livres de fiction , de livres documentaires, de périodiques. Pour les deux premières catégories ils ont à disposition des serres-livres. Je passe de groupe en groupe pour les guider, les amener dans la bonne direction, notamment pour le groupe ayant en charge les livres documentaires. A la fin de cette deuxième activité, chaque groupe présente aux autres élèves la façon dont ils ont rangé ces documents et j’apporte des compléments (j’introduis notamment la notion de cote, et j’explique rapidement le principe de la classification Dewey pour les ouvrages documentaires).

Activité 2

Activité 2

Évaluation: l’évaluation est dans un premier temps formative et une évaluation sommative sera proposée en fin de séquence.

Remarques: cette séance s’inscrit volontairement dans une démarche active, où les élèves sont face à une situation problème qu’ils doivent résoudre en groupe. Cependant en fonction des groupes et des difficultés des élèves le composant, on ajustera la proposition des catégories d' »objets » et de documents du CDI. Il parait ainsi plus judicieux de proposer aux élèves les plus en difficulté la catégorie des formes et des livres de fiction lors de la seconde activité. De même, les élèves les plus en avance et les plus perspicaces, qui pourraient avoir tendance à s’ennuyer, se voient remettre la catégorie des cailloux lors de la première activité puis celle des livres documentaires. Les groupes d’élèves trouveront cependant, à mon sens, un intérêt à être hétérogène, surtout si l’adulte se charge lui-même de les constituer. En fonction des demi-classes, je laisse souvent le choix de la constitution des groupes à l’appréciation des élèves. Mais tout dépend des classes, et il m’arrive parfois de les constituer moi-même quand je le juge nécessaire!

Documents à télécharger:

Fiche élève:  fiche élève SQ 5 S1

Fiche élève corrigée: fiche élève SQ5 S1 corrigée

Fichier « animaux »: animaux

(Si votre budget le permet ou si vous avez des enfants à la maison, vous pouvez également proposer des figures d’animaux. Mais ne heurtez pas votre progéniture. Le mien a refusé que je lui pique ses jouets, ce qui peut se comprendre)

Fichier « formes »: formes

(Il est toujours possible d’envoyer ces documents dans des formats différents sur simple demande)