Retour sur l’utilisation d’un bullet journal de prof-doc

L’an dernier, j’avais déjà évoqué par ici l’utilisation du bullet journal dans le cadre de mon activité pro. J’avais essayé de tenir un classeur mais je suis vite revenue à l’utilisation d’un carnet, identique à mon perso, à savoir un carnet au format A5 l’an passé.

J’ai réitéré cette année, avec à nouveau un carnet au format A4.

Je vous propose donc aujourd’hui, à la fois un petit bilan et un billet un peu plus exhaustif sur la méthode et son intérêt pour les professeurs documentalistes.

  • Le bullet journal c’est quoi?

Un bullet journal ou bujo est donc un système d’organisation analogique et de gestion des tâches. Entièrement personnalisable, chacun l’adapte à ses besoins et/ou envies. Inventé par Ryder Caroll, ce système d’organisation 100 % DIY permettrait donc:

  • d’améliorer sa productivité
  • D’éviter la procrastination
  • D’être plus organisé

Un bullet journal est traditionnellement composé de plusieurs modules récurrents: l’index, le planning du futur (future log), le mensuel (monthly log) et le quotidien (daily log). L’index est en réalité un sommaire, qui se situe au début du Bujo et qui permet de savoir précisément le contenu de son carnet. On le rempli au fur et à mesure de la constitution de son bullet journal et on n’y note généralement que les éléments que l’on veut pouvoir retrouver facilement. Les plannings (log) permettent la planification à plus ou moins long terme (sur du long terme, à l’échelle du mois ou au quotidien). Même si le planning hebdomadaire (weekly log) n’est pas un module « officiel » il est régulièrement employé. Dans ces modules, on utilise différents puces et / ou signes (keys) pour préciser le contenu des tâches (rendez-vous, tâches, urgences etc…). On peut également ajouter des « collections » (regroupement d’infos relatives à une thématique, par exemple: livres à lire, films à voir etc…) et des tracker (outil de suivi de la réalisation de tâches quotidiennes ou autres, de progrès etc…). Lorsqu’une semaine, mois s’achève, on fait le point sur les tâches listées au début de celui-ci et on les reporte ou on les fait migrer au besoin.

  • Quel intérêt pour les profs docs?

Il existe de nombreux agendas spécialement conçus pour les enseignants mais à ma connaissance aucun de spécifique pour les professeurs documentaliste. On peut très bien s’emparer d’un agenda « enseignant » mais je les trouve peu adaptés à nos spécificités . On peut également se contenter d’un agenda classique mais idem, personnellement je me suis vite retrouvée envahie de post-its et autres papiers libres trainant un peu de ci de là (prise de notes lors des réunions / formations, info glanées auprès des collègues entre deux couloirs et qu’on note à la va vite sur un papier volant, égaré presque aussitôt…. Généralement la place disponible dans les agendas « tout fait » reste assez minime, et on peut vite se trouver à cours de place.

Il me semble qu’un bullet journal permet d’adapter son outil d’organisation à son contexte et à sa pratique professionnelle, de centraliser au même endroit une grande partie des informations et / ou documents pour une année scolaire, et ainsi d’être mieux organisé, plus efficace.

Bien entendu, l’utilisation d’un bullet journal n’a aucun caractère obligatoire, et son utilisation dans le cadre de notre métier doit répondre à un besoin émanant du professeur documentaliste qui souhaite s’en emparer. Si votre organisation actuelle vous satisfait, nullement besoin d’en changer. Ce système étant très personnel, et très dépendant de votre contexte d’exercice, les exemples qui illustreront ce billet ne seront justement que des exemples et rien de plus.

Même si le principe repose sur la simplicité, on voit fleurir des exemples relevant d’un niveau de créativité assez élevé. Ce n’est absolument pas un pré-requis, mais la tenue d’un bullet journal engage forcément son propriétaire à une assiduité. En effet, dans sa conception originelle, les pages de planification se créent au fur et à mesure, jamais en avance (hormis le future log et le monthly log en début de mois). Vous verrez assez vite que je déroge légèrement au concept avec mon propre bujo pro :). De mon côté, cette assiduité est pour moi un garde-fou. Elle m’oblige à faire le point régulièrement sur mes tâches, sur l’avancée des projets en cours, et ainsi à être plus efficace et à ne pas laisser passer un rendez-vous important ou autre. .

  • Le matériel

Fondamentalement, il ne vous suffit que d’un cahier et d’un stylo pour réaliser un bullet journal. De nombreux carnets, à des formats divers et variés, avec carreaux, lignés ou pointillés, avec des pages au grammage différents s’ouvriront à vous dans le choix des possibles. Certaines marques de papeterie développent des gammes spécifiques, mais un cahier tout simple peut tout à faire office de matériel de base.

A vous donc de choisir le format qui vous convient le mieux. Votre carnet doit-il pouvoir rentrer dans votre sac à main ou votre petit sac à dos? Prenez-vous les transports en commun et à ce titre limitez vous le poids de vos affaires? Dans ce cas, optez pour un carnet au format A5, à couverture plutôt souple et légère. La place que prend votre carnet vous importe peu? Vous aimez avoir de la place, pouvoir y coller des documents imprimés? Le format A4 sera peut-être plus approprié. Ces carnets représentant tout de même un coût (en moyenne une vingtaine d’euros), il vaut peut-être le coup de tenter différents formats sur des cahiers entrée de gamme et peu onéreux (voir en récup) avant de se décider pour le format réellement approprié à son organisation propre. Soyez également vigilent au nombre de pages du dit carnet. Trop peu et vous serez bon pour investir dans un deuxième cahier en cours d’année (ce qui peut être un choix pertinent en fonction de chacun) et trop de pages et vous aurez l’impression d’avoir eu les yeux plus gros que le ventre en fin d’année.

Ici, j’ai utilisé successivement plusieurs types de cahiers / carnets: un cahier A4 à petits carreaux et à couverture rigide trouvé dans les méandres des placards du CDI, puis un beau carnet Moleskine à petits carreaux, au format A4 que j’ai beaucoup aimé. Comme je le disais dans mon précédent billet sur le sujet, je n’ai pas retrouvé ce carnet à un prix décent l’année suivante et j’ai décidé de tenté le format classeur. Au bout de quelques semaines, je me suis rendue compte que ce format ne me convenait absolument pas, et j’ai finalement opté pour un carnet A5 (Rhodia, papier pointillé, couverture souple). Plutôt peu encombrant mais il ne permettait pas de coller mais différents documents, et je suis finalement repassée en septembre sur un format A4 à couverture rigide et à petits carreaux (Leuchtturm 1917).

Concernant le matériel d’écriture: vous faites bien comme vous voulez! Vous aimez les stylos de couleur à paillettes? Lâchez vous!! Dans l’absolu, le premier stylo qui vous tombera entre les mains fera l’affaire.

Si vous avez une grande fibre créative, que vous aimez jouer sur les contrastes de tailles d’écriture, il existe pléthore de feutres et autres stylos qui feront votre bonheur: stylos à pointes fine, stylo de fausse calligraphie, feutres aquarellables, surligneurs de couleurs vives ou pastels… Bref il y a de quoi satisfaire toutes les envies et toutes les bourses. Un bon stylo plume rechargeable fera aussi très bien l’affaire.

Mon équipement de base
  • Les modules

J’ai évoqué plus haut les modules traditionnels du bullet journal. Je vais ici présenter ceux que j’ai adapté et qui me semble les plus importants.

  • L’index

L’index est super utile, voir indispensable. Si vous testez la méthode, vous verrez que les pages se remplissent très vite! Il est donc indispensable de tenir cet index à jour pour retrouver facilement les données dans le carnet. Pour marquer les séparations du carnet (passage d’un mois à l’autre, on peut également utiliser des scotchs décoratifs (masking tape, wasi tapes etc…), des languettes séparatrices, qui permettant également de se retrouver facilement dans son organisation. L’index restant la BASE.

Son avantage pour nous, c’est qu’il permet également d’avoir une vue d’ensemble, bien qu’incomplète, du travail fourni sur une année scolaire et de la répartition des tâches dans l’année. Quand vient l’heure de rédiger son bilan de fin d’année, il peut être un point de départ.

Index
  • Le planning du futur (ou future log)

Indispensable également, il permet d’avoir une vue d’ensemble sur l’année scolaire des différents projets, tâches immuables etc… A ce niveau, on se rend rapidement compte de l’utilité de la personnalisation. En effet dans certains agendas, ces pages existent, mais sur une année civile. Nous fonctionnons en année scolaire et on peut donc facilement avoir une meilleure représentativité en créant soi-même son outil de planification à long terme.

On le construit à sa façon, selon ce qui nous convient le mieux. Il convient cependant d’avoir un espace de note minimum, quitte à ce qu’il permette de noter quelques mots-clés et des renvois vers les pages concernées (dans ce cas, il me semble qu’on parle plus précisément d’un calendex)

Future log (sur l’année scolaire)
  • Le planning mensuel (ou monthly log)

Généralement à chaque changement de mois, on créé une page mensuelle avec un calendrier mensuel permettant de visualiser à l’échelle mensuelle et plus détaillée que le future log, les tâches et autres RDV à venir sur cette période.

Il suffit de préciser le mois et de créer son planning, mais on peut se faire plaisir et créer des couvertures (« covers ») mensuelles créatives. Ici, quand l’envie me prend, je dessine (selon la technique du moment: feutres aquarellables et tâches de couleurs, aquarelles, dessins thématiques etc…) sur du papier Canson et je colle cette « œuvre » dans mon carnet. L’épaisseur obtenue me sert ainsi d’intercalaire pour identifier rapidement mes changements de mois dans la tranche de mon carnet). Ce n’est absolument pas obligatoire. Si la page mensuelle et le planning associé sont spécifié dans l’index, le job est fait.

Le planning mensuel est important car il permet, à l’inverse du future log, de détailler un peu plus les tâches du mois à venir, de positionner les éventuels RDV qui seraient pris en cours de route, et de les reporter ensuite de façon hebdomadaire. On peut également y faire figurer les « deadline » pour une tâche, un ultimatum dans le cadre d’un projet, les dates des commandes passées etc…..

  • Le planning hebdomadaire (ou weekly)

Celui-ci ne figure pas officiellement dans les modules de Ryder Caroll, il peut être considéré comme hors-sujet par les puristes du bullet journal, mais c’est l’outil qui me semble le plus approprié dans notre pratique professionnelle. Il nous permet, comme dans un agenda classique, une vue d’ensemble de la semaine. On le construit à sa convenance, en adaptant les heures de chaque journée en fonction des séquences horaires de notre établissements (et pour avoir fait plusieurs bahuts, ça change radicalement d’un endroit à l’autre).

Ici je prévois généralement deux espaces par journée, en notant les séquences horaires en milieu de page: à droite les éventuelles séances et / ou RDV par plage horaire, et à gauche une to-do list quotidienne. Cette to-do list peut-être renseignée en amont, ou au jour le jour en fonction des besoins. Pour moi, le planning hebdomadaire est indispensable dans un bujo pro de prof-doc. Et je déroge clairement à la règle, puisque j’ai régulièrement plusieurs semaines d’avance (en général un mois, mais parfois plus). En bas de page je me réserve deux emplacements: « à faire cette semaine » et « semaine prochaine ».

Planning hebdomadaire (weekly) vide
Planning hebdomadaire : exemple d’une semaine passée
  • Le planning quotidien (ou daily log)

Ce module de base est à mon sens non nécessaire dans le contexte professionnel. Nous avons tout de même besoin de planifier au moins à l’échelle de la semaine. C’est un outil que j’utilise peu également à titre personnel. Mais il peut tout à fait convenir à d’autres personnes et à certains types d’organisation.

Par contre, chaque jour, j’ajoute, modifie et/ ou supprime des tâches tout au long de la journée.

  • Autre
  • Les collections

Les pages de collection, dans un bullet journal, regroupent un ensemble de données sur une thématique en particulier. En gros, il s’agit d’une compilation d’éléments de notre choix, sur un sujet en particulier. On peut par exemple trouver des collections « livres à lire », « séries et / ou films à voir », de voyages (souvenirs d’un voyage, les lieux visités ou à voir etc…. Il y a autant de collections que de personnes qui bujotent! Elles ne sont clairement pas indispensables, un peu accessoires, mais elles peuvent être importantes pour certains. Elles permettent un peu d’avoir un côté « journal de bord » dans son support, et de laisser libre court à sa créativité, à ses envies etc….

Les pages collections ont une utilité certaines dans un bujo de prof doc. Elles peuvent concerner plusieurs choses. Voici celles que j’utilise à titres d’exemples: la liste des profs principaux par classe, la liste des équipes pédagogiques par classe, le calendrier scolaire, le calendrier des semaines 1 et 2 dans le collège, l’annuaire téléphonique interne, les horaires de sonnerie… Mais aussi des pages spécifiques à un projet (celles-ci sont créées au fur et à mesure alors que celles citées juste avant sont en début de carnet car créées et / ou anticipées en début d’année scolaire). Il s’agit souvent de documents collés: inutiles de recopier l’ensemble des données quand on dispose d’un document imprimé. C’est pourquoi je suis repassée à un carnet au format A4 🙂 Dans cette catégorie, j’ajoute les plannings de sorties collège au cinéma, les courriers et documents officiels, mes notes de lectures, mes préparations et / ou brouillons de séances, etc… On pourrait tenir une collection des documents à acquérir (mais attention à ne pas faire doublon avec un autre outil similaire)

  • Outils de suivi (tracker)

Accessoires également, les outils de suivi, ou tracker fleurissent dans beaucoup de bullet journal. Ils nécessitent qu’on les renseigne régulièrement (sinon ils perdent de leur intérêt). Ils permettent de tenir à jour une liste d’habitudes, de tâches régulière, de suivre ses projets sur un ensemble de thèmes. On trouve en général des outils de suivi du sommeil, de l’humeur… Les influenceurs bujoteurs tiendront à jour leurs habitudes de publication sur les réseaux sociaux, les personnes au régime, le suivi de leur perte de poids. On peut les adapter à la santé (suivi de traitement etc…). Bref on peut faire des tracker pour tou… et n’importe quoi 😉

C’est un outil que j’utilise personnellement très peu, car je ne suis absolument pas régulièrement pour les mener jusqu’au bout! De fait dans mon bujo pro il y en a aussi très peu, mais certains peuvent être intéressants à mettre en œuvre si on en ressent le besoin et s’ils sont véritablement nécessaires : suivi du « budget du CDI » et des postes de dépenses, suivi des tâches spécifiques à un projet, suivi des tâches de gestion. On peut également envisager de faire un outil de suivi spécifique aux abonnements du CDI (réception des n°, échéances des réabonnement etc… Mais si nous utilisons un autre outil (par exemple sur le logiciel de gestion documentaire, il est absolument inutile de doubler avec un outil de suivi analogique dans le bujo.

Ici je pense à la mise en place d’un outil de suivi du rangement de mon bureau: c’est très « rustique » mais vu l’accumulation de bazar sur mon bureau, il pourrait être intéressant. J’ai également des plantes au CDI: je pourrais envisager un tracker entretien arrosage, mais comme je ne suis pas la seule à m’en occuper, je pense l’adapter en format mobile et collectif.

  • Report / migrations

Le report ou migration, consiste à faire migrer / reporter les tâches non réalisées d’une période à une autre. Cet aspect permet de faire le point sur ce qui a été fait, ce qu’il reste à faire. On peut s’en acquitter quotidiennement, hebdomadairement, mensuellement….

  • Divers « Hors-sujet »

L’avantage du bullet journal, c’est son adaptabilité et sa flexibilité. On peut donc laiser libre cours à ses envies / besoins dans la création de contenu. J’ai cette année des séances d’EMI avec les 5ème. Au lieu d’avoir un cahier d’appel traditionnel (qui ajouterait un support supplémentaire), j’ai donc créé mes propres fiches d’appel, par groupe, dans la fin de mon carnet. Ces listes d’élèves font un peu office de tracker, dans le sens où je peux visualiser en un clin d’œil la situation de chaque groupe dans la progression. Avec quel groupe suis-je en avance? Avec lesquels suis)je en retard (inévitable entre les absences formation, perso, les grèves et autres sorties etc…)

  • Pour conclure

Un bullet journal, c’est très personnel. Ce n’est absolument pas un outil universel, qui peut être imposé. Finalement assez proche du journal de bord (ou de classe) d’un professeur des écoles, il peut être adapté à n’importe quel contexte professionnel, qu’il soit Éducation National ou pas. Dans mon collège nous sommes 3 à en tenir un (dont une collègue d’anglais et une de français)

De mon côté, il me permet de regrouper ua même endroit l’ensemble des données d’une année. Je les conserve et j’aime bien, de temps en temps, les rouvrir et voir l’évolution de l’outil. Il me permet clairement d’être plus organisée, de prioriser pour ne pas me disperser.

Je ne m’en passerai plus! Mais j’ai aussi ce besoin d’avoir un support papier, d’écrire et c’est quelque chose de très spécifique à ma personne! Cet outil pourra convenir à certains d’entre vous et pas à d’autres.

Et ne vous fiez pas aux images sélectionnées pour illustrer ce billet. J’ai des pages très moches, sans aucun effort visuel, mais qui reste très fonctionnelles. Un bullet journal ne nécessite qu’un support papier et un stylo. Pas besoin d’être un artiste dans l’âme (bien que l’envie puisse vous prendre trois fois dans l’année).

EMI 5ème Séquence 1, séance 3 Timeline des outils, services, inventions et inventeurs du numérique

Nous voilà lancé sur la troisième séance de l’année avec les 5ème. Une séance plus longue qui se déroule en 3 temps (3 X 55 minutes).

Je vais abandonner le mode de présentation des deux séances précédentes. car je n’ai pas le courage de m’y atteler et je trouve que cette séance ne s’y prête pas forcément.

Les deux premières séances relevait plutôt des matrices disciplinaire et didactique de l’info-doc (voir présentation de la progression). Ici on bascule dans les matrices méthodologique et heuristique. Les objectifs sont donc à la fois d’accéder à l’information et de savoir la traiter, mais également de savoir transformer l’information en connaissance ( outils utilisés: Questionnement Quintilien, document de collecte, carte mentale, livret de recherche)

Méthode pédagogique : Active investigative

Rôle de l’enseignant: Piqûre de rappel (document de collecte, exploitation du livret de recherche (check-list)

Scénario pédagogique

L’ensemble des élèves de 5ème vont participer à la création d’une timeline du numérique.

Séance 3.1 :

Présentation du projet : réalisation collective d’une timeline papier et numérique sur l’évolution des outils, services, inventions, et créateur du numérique. On entendra par le terme générique « numérique » (peut-être choisi à tort ou imprécis) l’ensemble des applications permises grâce au réseau Internet et au Web. Cette frise du temps conçue collectivement permettra par la suite de développer l’esprit critique des élèves en leur permettant d’appréhender les problématiques économiques, politiques et sociétales liées à ces questions.

Présentation des outils et méthodes de travail (livret de recherche / document de collecte) et de la production finale (Affichette / mini-poster au format A5)

Livret de recherche (pages extérieures)
Livret de recherche (pages intérieures)

Tirage au sort des « sujets » et première évaluation du besoin d’information

Le tirage au sort est un moment plutôt ludique pour les élèves qui n’ont aucune idée du sujet qui sera le leur. Il faut s’attendre à des déceptions ou à l’inverse à des cris de joie (Vécu: ces deux jeunes élèves qui ont tiré au sort « Instagram« ). Je note dans des tableaux (par groupe), les sujets tirés au sort ainsi que la constitution des groupes. Passé ce moment, les élèves doivent questionner leur besoin d’information en renseignant, dans le livret de recherche, l’encadré « Ce que je sais (et / ou ce que je crois savoir) / Ce que je ne sais pas) ».

Pour ce travail, le besoin d’information reste simple: une ou des dates (QUAND), un nom d’individu ou d’entreprise (QUI), une fonctionnalité / une invention (QUOI), une origine géographique (OU?). Ils peuvent s’ils le souhaitent et si leur sujet s’y prête ajouter une occurrence à ce questionnement Quintilien partiel: COMBIEN?? (Chiffre d’affaires, fortune, nombre d’employés…)

Séance 3.2:

Activité de recherche d’information (document de collecte / carte mentale).

  • Rappel sur le document de collecte et précision des attendus: le document de collecte n’excédera pas une page et le nombre de sites retenus sera limité à 3 maximum.
  • Mise en activité des élèves: par groupe, les élèves réalisent le document de collecte et l’envoient via la messagerie interne (réseau MAGRET) pour impression. – l’imprimante du CDI n’étant pas connectée en réseau sur les ordinateurs, il faut prévoir un temps pour l’impression et l’envoi des documents de collecte
  • En fonction du temps qu’il leur reste (avancée différente des groupes) , ils procèdent au prélèvement de l’information en surlignant les éléments répondant à leur besoin d’information. Ces éléments seront ensuite organisé et hiérarchisé dans une carte mentale afin d’affiner, au besoin, le besoin d’information.

Séance 3.3 :

Réalisation de la production finale et installation sur la timeline papier (et/ou numérique dans le même temps selon l’avancement des groupes). Les élèves disposeront de cette dernière séance pour terminer leur travail de traitement et de restitution de l’information. Je mettrai ce billet à jour avec des informations complémentaires ainsi qu’un bilan en image, une fois que tous les groupes auront ajoutés leur contribution.

J’ai envie de terminer ce billet sur ce qui caractérise, pour Brigitte Juanals (2003), le niveau 2 dans l’acquisition de compétence dans la culture de l’accès à l’information:

Recherche d’une utilisation autonome, critique et créative de l’information allant jusqu’à la production des savoirs.

  • Autonome: car les élèves travaillent en groupe, seuls la plupart du temps malgré la médiation du prof doc. J’accompagne les élèves vers l’autonomie en présentant la démarche de recherche du document de collecte, par des piqûres de rappel (prélever l’information en surlignant les informations importantes, les organiser et les hiérarchiser à l’aide d’une carte mentale), en proposant des outils de type tableau de bord (A voir à l’issue de la réalisation par l’ensemble des groupes, mais il est probable que cet outil soit tout à fait optionnel, voir « gadget ».)
  • Critique: le but intrinsèque est d’amener les élèves, par une création collective, vers une vue d’ensemble des éléments qui jalonnent l’histoire du « numérique ». La vitesse folle à laquelle les outils apparaissent puis disparaissent pourra également être appréhendée et permettra de poursuivre sur les séances à venir (impact environnemental du numérique, les réseaux sociaux et leur modèle économique, ainsi que l’axe lié au monde du travail). On a également ajouté le COMBIEN dans le questionnement Quintilien 🙂
  • Créative, puisque les élèves vont créer un support qui sera visible au CDI, pour la version papier, et sur le Web en version numérique. Pour l’affiche finale, ils ont carte blanche et je leur mettrai à disposition des éléments visuels faciles à faire, inspirés du sketchnoting pour ceux qui le souhaitent.

Et après?

L’évaluation: J’évalue des compétences du socle commun ainsi que des compétences numériques, selon 2 modalités dans le cadre de ce projet:

  • la démarche de recherche (doc de collecte / Carte mentale)
  • la réalisation finale (version papier et numérique) et le travail en groupe

Dans l’idéal, j’aimerai permettre aux élèves d’enrichir, et d’apporter des précisions et/ou correction sur l’ensemble des sujets (encourager le travail collaboratif). J’imagine que cela puisse se faire sur leur temps « libre » de présence au CDI, sur une base de volontariat. L’urne du tirage au sort pourrait être accessible sur demande pour compléter la liste des « sujets » à ajouter sur la timeline, pour cette année ou la prochaine?

Documents à télécharger:

Bonus « à l’ancienne »: la liste des « sujets » que les élèves pourront tirer au sort (liste non-exhaustive, qui va s’agrandir)

Document de travail

EMI 5ème Évaluation #1 (Séquence 1 :séances 1 et 2)

Je vous partage ici l’évaluation que je propose à mes élèves de 5ème dans le cadre des séances dispensées cette année.

Pas de grand discours pour l’accompagner. Cette évaluation me permet de vérifier si les contenus des deux premières séances (Internet et le Web: une histoire récente et Accéder à Internet et au Web) ont été acquis par les élèves et dans quelle mesure.

Le document a été réalisé à la main (je n’arrivais pas à obtenir visuellement ce que je voulais à l’aide d’un outil numérique), du coup je vous propose un scan de ce document. L’annexe, quant à elle est un doc numérique classique. Il s’agit d’un document au format A3, plié en 2 et avec l’annexe glissée à l’intérieur.

Avant le début de l’évaluation, je rappelle le matériel nécessaire à la réalisation de celle-ci et leur met sur une table feutre / colle / ciseaux pour ceux qui ont oubliés (et il y en a au moins toujours un)

Durée de l’évaluation: 55 min

Matériel nécessaire: stylo, feutres ou crayons de couleur (vert, rouge, bleu), ciseaux, colle.

Annexe

EMI 5ème Séquence 1, séance 2: Accéder à Internet et au Web, dans l’ordre et avec le bon vocabulaire

Deuxième séance avec les 5ème, qui porte sur l’accès à Internet et au Web.

Cadre institutionnel   

  • Niveau:   5ème            ½ groupe          Effectif : entre 10 et 16 élèves
  • Support horaire : Une heure quinzaine (55 minutes)
  • Cadre pédagogique : EMI 5ème
  • Discipline(s) : Information-Documentation
  • Intervenant(s) :Professeure documentaliste
  • Durée de la séance : 55 minutes
  • Lieu(x) CDI (ou Salle info CDI)

Savoirs en jeu

  • (Rappel de l’objectif de la séquence) : Découvrir les aspects historiques relatifs à Internet et au Web et savoir différencier Internet et le Web en étant capable d’en donner une définition simple et de nommer les outils permettant d’y accéder.
  • Objectifs d’apprentissage en information-documentation et alignement pédagogique
    • Savoirs théoriques

Déroulement de la séance

  • Situation dans la progression et/ou séquence : Séquence 1, séance 2. Dans la continuité directe de la séance précédente, elles feront toutes deux l’objet d’une évaluation intermédiaire lors de la prochaine séance.
  • Scénario pédagogique
    • Intro : Évaluation de la séance précédente : inviter les élèves à se remémorer la différence entre Internet et Web, et à situer leur apparition dans le temps. , Apporter une remédiation si nécessaire. Annonce du thème de travail de la séance: accéder à Internet et au Web (dans l’ordre et avec le bon vocabulaire)
    • Consigne : replacer les éléments proposés , en groupe, sur la frise du temps « Accéder à Internet et au Web » tracée au tableau, en leur expliquant qu’il y a un ordre pour pouvoir avoir accès à Internet puis au Web. Les élèves peuvent, s’ils le souhaitent, avoir accès à un ordinateur du CDI pour manipuler les outils permettant d’avoir accès au Web.
    • Mise en activité: Les élèves se répartissent par groupes, autour d’un tableau (groupe de 5 à 8 élèves)
    • Activité des élèves: Les élèves réfléchissent collectivement à l’ordre d’accès à Internet et au Web en replaçant les éléments magnétiques à volonté et en procédant à des regroupement.
    • Mise en commun: Comparaison des réalisations de chaque groupe. Échanges et discussion.
    • Interlude « historique »: Lecture d’une compilation d’extraits du roman : Profil, de Jay Asher (Milan, 978-2745957245, 15,20 euros), qui décrit le processus de connexion au réseau Internet et au Web datant de 1995). N’étant pas au claire sur le droit de partage public relatif à ce type de compilation d’extraits, je m’abstiens de partager mon fichier ici (mais vous pouvez toujours me le demander via le formulaire de contact ou autre)
    • Structuration des savoirs: Jeu du logo avec la projection du diaporama. Les élèves doivent deviner le nom et la fonction (navigateur / moteur de recherche) de chaque logo.
    • Structuration des connaissances: En fin de séance, distribution de la fiche-élève (recto-verso) et lecture collective. On renseigne ensemble l’intitulé des bandeaux gris des deux pages (accéder à Internet – page 1-, accéder au Web -page 2 -)
    • Évaluation: Les élèves replacent 4 éléments sur les deux pages: « Wifi », « Fournisseur d’accès à Internet », « navigateur » et « moteur de recherche ». Le professeur vérifie .
  • Références des matériaux :
    • Compilation d’extraits issus du roman Profil, de Jay Asher (2012) p.16 à 21
  • Matériel : Tableau blanc (+ feutres) / Vidéoprojecteur + Ordi enseignant connecté au réseau Internet et disposant d’un ou plusieurs navigateurs de recherche / Suite bureautique / Étiquettes magnétiques (X2) + Tableau blanc ou noir magnétique (2 tableaux ou tableau mobile double face) / Ordinateurs connectés à Internet .
  • Renseignement des axes temporels (vertical) et organisationnels (Horizontal)

Bilan de la séance

Fichiers à télécharger

EMI 5ème Séquence 1, séance 1: Internet et le Web, une histoire récente.

Avant de mettre à jour le billet sur ma progression, je viens poster la première séance de ma progression.

Avant de commencer, et après le passage de 7 groupes sur 11, je dois dire que je suis étonnée de l’enthousiasme des élèves. Quand ils ont eu leur nouvel emploi du temps, beaucoup sont venus me demander ce que signifiait EMI, ce qu’on allait faire etc… Bien entendu j’ai fait durer le suspens. Le thème de la progression en lui-même semble beaucoup leur plaire, et ils repartent de cette première séance ravis, pressés de revenir, et enthousiastes de ce qu’on va faire ensemble cette année. Il n’en faut pas moins pour rendre la prof doc que je suis heureuse.

Je change un peu de modèle de présentation de mes séances pédagogiques en m’inspirant du modèle de fiche de préparation en Information-Documentation proposé par P. Duplessis (2017). (C’est là que je me dis que j’aurai vraiment dû avoir mon RDV de carrière cette année)

Cadre institutionnel   

  • Niveau:   5ème            ½ groupe          Effectif : entre 10 et 16 élèves
  • Support horaire : Une heure quinzaine (55 minutes)
  • Cadre pédagogique : EMI 5ème
  • Discipline(s) : Information-Documentation
  • Intervenant(s) :Professeure documentaliste
  • Durée de la séance : 55 minutes
  • Lieu(x) CDI + Salle info CDI (pour vidéoprojection)

Savoirs en jeu

  • (Rappel de l’objectif de la séquence) : Découvrir les aspects historiques relatifs à Internet et au Web et savoir différencier Internet et le Web en étant capable d’en donner une définition simple et de nommer les outils permettant d’y accéder.
  • Objectifs d’apprentissage en information-documentation et alignement pédagogique
    • Savoirs théoriques
ObjectifNotion(s)
explicite(s)
Niveau de formulation attenduActivité(s)Évaluation
Situer l’apparition d’Internet et du Web dans le temps Internet




Web
Arpanet, ancêtre d’Internet, apparait en 1969 dans le contexte militaire américain

Le Web, né en 1989 est inventé par Tim Berners Lee
Brainstorming
2 colonnes au tableau: INTERNET et WEB
Chaque élève a à sa disposition 1 post-it avec les amorces structurantes suivantes:
– Je pense qu’Internet / le Web existe depuis: ……
– Pour moi, Internet / le Web c’est: ….
Frise chronologique avec deux éléments à replacer en fin de séance (fiche élève évaluation des apprentissages)
Différencier Internet et le Web et en donner une définition simpleInternet










Web
Internet est un réseau mondial d’infrastructures de communication, qui permet l’accès à différents services.

Le Web consiste en un ensemble de pages Web reliées entre elles par des liens hypertextes. Ces pages sont stockées sur des serveurs et disposent d’une adresse URL.
Projection d’un diaporama (apport de connaissance)
et échanges / discussions
Texte à trous à compléter (fiche élève structuration des connaissances)

Déroulement de la séance

  • Situation dans la progression et/ou séquence : On se place au tout début de la progression, dans le cadre de la séance « introductive », qui permet aux élèves d’entrer dans cette nouvelle « matière » dans l’emploi du temps ( Séquence 1, séance 1)
  • Scénario pédagogique
    • Intro : présentation de la progression annuelle et thème de travail (Internet et le Web). Noter les fournitures pour la séance prochaine : porte-vue 60 vues (récup’ possible). Cette demande était déjà existante dans la liste de fournitures des élèves, certains ont déjà pris leur porte-vue.
    • Mise en activité: Le professeur sépare le tableau en 2 colonnes, Internet et Web. Il explique aux élèves, tout en distribuant les post-it « structurants » qu’il s’agit pour eux de déduire les dates d’apparition d’Internet et du Web (« Je pense qu’Internet / le Web existe depuis:… ») et de quoi il s’agit (« Pour moi Internet / le Web c’est:… ») .
    • Activité des élèves: . Les élèves prennent 5 minutes pour s’interroger et mettre par écrit leurs « suppositions » (ils ont le droit de laisser un espace vide s’ils bloquent) et quand ils ont fini, ils viennent déposer leur post-it dans la colonne correspondante (J’ai utiliser de la patafix, mais on peut également utiliser des magnets)
Post-it libres
Post-it « structurants »
  • Structuration des connaissances: Projection du diaporama et des documents choisis (concernant la vidéo, elle est arrêtée à 2’13). Prendre le temps de s’arrêter entre chaque diapositive / document pour permettre aux élèves de poser des questions, d’apporter des contenus supplémentaires, échanger, réagir etc…)
    • Structuration des savoirs: En fin de séance, la fiche-élève (recto-verso) est distribuée. Le recto « Je retiens » est composé d’un texte à trou que l’on va renseigner collectivement, à voix haute. Elle sert à consigner, à garder une trace du niveau de formulation attendu.
    • Évaluation: Lorsque la partie « Je retiens » est complétée, les élèves sont invités à découvrir la frise chronologique au verso et à replacer, individuellement, les 2 mots proposés: ARPANET et WEB. Le professeur vérifie .
  • Méthode pédagogique: Interrogative dirigée
  • Sources: « Internet dans le monde – Dossiers – La Documentation française », MAJ 2011 (Chronologie), Internet et Site Web sur le Wikinotions
  • Matériel : Tableau blanc (+ feutres) / Post-it (+ patafix ou magnets) / Vidéoprojecteur + Ordi enseignant connecté au réseau Internet / Suite bureautique
  • Renseignement des axes temporels (vertical) et organisationnels (Horizontal)

Bilan de la séance

Fichiers à télécharger

Progression Information-documentation 5ème 2019-2020

Sortons la bouteille de champ’ les amis. En cette 4ème année dans ce collège, les conditions sont enfin réunies et je figure dans l’emploi du temps des classes de 5ème pour des séances d’info-doc, à l’année! (Je suis pas tombée sur la bonne année pour mon RDV de carrière, qui a eu lieu l’an dernier). Il n’en fallait pas davantage pour que j’ai le sourire, la patate et une frénétique envie de chanter mon bonheur à tue-tête!

Chose peu commune, j’ai décidé de me centrer sur le niveau 5ème. Au départ, je pensais prendre tous les niveaux par cycle (de vacances à vacances). Mais après avoir réfléchi rapidement, je me suis dit que j’allais bâcler le truc, que j’allais être prise par le temps et ne pas pouvoir approfondir certaines notions. Et en listant déjà les actions menées sur chaque niveau dans ce collège, je me suis rendue compte que je ne voyais jamais les élèves de 5ème dans un contexte pédagogique. Par contre, arrivés en 4ème, on travaille énormément en interdisciplinarité ou transdiciplinarité et je prends beaucoup de temps à présenter le doc de collecte alors que ce même temps est limité. Je suis vite arrivée à la conclusion qu’il était plus pertinent de cibler les 5ème pour cette progression. Ils atteignent, à ce moment de leur scolarité, l’âge (légal) pour s’inscrire sur les réseaux sociaux et il m’a donc parut important de me concentrer sur ce niveau.

Avant de détailler un peu ma progression (qui va aller en s’améliorant au fil des années j’imagine), je fais un rappel de ce qui est vu en 6ème:

  • En début d’année, j’accueille toutes les classes de 6ème, sur les heures d’AP en français (classes dédoublées) pour une présentation du CDI (fonctionnement, intérêt etc…).
  • Je les revois dans le cadre du prix des Incorruptibles afin de leur présenter les ouvrages de la sélection (cette année, ce sera lors de leur séjour d’intégration). Durant l’année, je les revois régulièrement dans ce cadre.
  • Un peu plus tard (1er trimestre), en collaboration avec mes collègues de SVT, on travaille sur les notions de classement et de classification.

Pour ma progression en 5ème, je suis donc « déchargée » de certaines notions « primordiales » puisqu’elles ont déjà été abordées. J’ai donc décidé d’axer le travail de l’année sur Internet et le Web.

J’ai lu récemment l’article de Pascal Duplessis sur les trois matrices disciplinaires de l’information-documentation (2017). Ce texte m’a grandement éclairée sur le contenu de mes séquences: en effet, outre les contenus didactiques que je souhaite leur apporter, je voulais que les élèves découvrent, par la pratique, les démarches et stratégies de recherches documentaires et d’informations, sans que celles ci soient forcément au service d’une « discipline », mais en lien avec les thèmes abordés lors de nos séances d’information-documentation (j’ai dans l’idée de leur faire créer une timeline collaborative des différents outils / inventions / réglementions etc… liés au numérique). De plus, je me suis replongée dans la lecture de l’article sur les méthodes pédagogiques en information-documentation, car il est hors de question que les cours dispensés soient purement magistraux (méthode expositive de type déclaratif. On se ferait c**** des 2 côtés).

Dans le tableau ci dessous (image en .PNG téléchargeable un peu plus bas, je doute de la visibilité ), j’ai donc renseigné les deux séquences principales ainsi que les séances prévues (attention une séance ne compte pas forcément pour une heure, elles peuvent s’inscrire dans la durée, celle ci pouvant varier d’un groupe à un autre). Certaines seront davantage détaillées dans leur intitulé. Je précise dans quelle type de matrice disciplinaire de l’information-documentation elles s’inscrivent (méthodologique / heuristique / didactique), à quel objectif de la matrice EMI (académie de Toulouse) elle correspond, ainsi que le domaine du Socle Commun. Concernant le socle, qui sera le pilier institutionnel pour l’évaluation, je dois encore préciser les items, ce qui sera fait au fur et à mesure de la construction des séances). En bleu, les méthodes pédagogiques envisagées, en fonction de ce que je pense faire (possibilité d’évolution également). En vert, les notions abordées (celles soulignées sont celles présentes dans le Wikinotions). Il s’agit donc d’un document prévisionnel, qui a vocation à évoluer, à être modifié au cours de l’année , mais qui constitue en tout cas ma base de départ.

Progression Information-Documentation 5ème

Ci dessous la liste simplifiée (et simpliste) des séquences / séances qui sera mise à jour avec des liens hypertextes au fur et à mesure de la publication de celles-ci sur Doc à bord.

Séquence 1 : Internet et le Web

Séquence 2 : Le Web, un espace de publication et de partage

J’ai l’impression de plonger de 10 mètres de hauteur. Mes dernières véritables progressions annuelles en information-documentation remontent à l’année 2014/2015 (je ne compte pas l’année qui a suivi car ce fût une année écourtée par mon congé maternité). Ce sera soit une réussite, soit mitigé, soit un fiasco total. Wait and see….

P.S: sur l’emploi du temps, il sera marqué EMI. Clairement en dessous de la teneur réelle de la progression, mais vu que c’est un sigle « officiel », ce sera moins perturbant pour mes interlocuteurs institutionnels (Je pense que les parents et élèves ce seraient parfaitement adaptés). Je modifierai peut-être ceci l’année prochaine.

Rentrée 2019 (ou celle qui était contente de reprendre)

Rentrée 2019, ma 10ème rentrée, la neuvième en tant que titulaire. Je compte sciemment l’année de stage: en 2010, j’étais plongée dans le grand bain en région parisienne à temps complet.

Cette rentrée a une saveur particulière… C’est la première fois depuis le début de ma carrière que je fais une quatrième rentrée au sein d’un même établissement. Ça peut paraitre bête mais pour moi, ça représente beaucoup. J’ai un sentiment de continuité, de stabilité. Les élèves de 6ème que j’ai connu à mon arrivée sont maintenant en 3ème et je n’ai plus qu’à mémoriser les prénoms des 6ème actuels et des quelques nouveaux arrivants. Je connais mon fond documentaire, je sais ce que je dois commander en début d’année, je retrouve mes collègues, mes copains,mon bazar organisé, mes habitudes.. Je sais à qui m’adresser (et comment) pour récupérer tous mes fichiers élèves pour import dans ma base, tous mes documents importants pour l’année. J’ai des projets en cours et des séances programmées dès la semaine prochaine. Des voyages scolaires aussi qui se profilent. Je connais mes interlocuteurs et partenaires extérieurs. J’ai à nouveau un téléphone fixe sur mon bureau, qui fonctionne (j’ai failli ne pas décrocher au premier appel, n’étant plus habituée à l’entendre sonner). Tout est quand même vachement plus simple. J’ai toujours un peu de route mais je n’aurai rien de mieux pour le moment (les années à venir) et cette affectation me convient très bien. J’ai fait ma rentrée dans la bonne humeur, heureuse de rempiler pour une année. Et même s’il y a toujours des petites tensions au sein de l’équipe, je sais où est ma place (et je crois bien qu’elle a toute son importance dans ce collège), je sais comment me positionner pour ne pas me retrouver mêlée à des querelles qui existaient bien avant mon arrivée.

Et puis je reprends dans des conditions de travail idéales, puisque les travaux du CDI sont entièrement terminés, la salle principale est enfin équipée d’ordinateurs pour les élèves (les travaux du collège se poursuivent, mais c’est l’histoire de quelques mois). L’an dernier je reprenais dans un lieu provisoire (voir mon billet sur le(s) déménagement(s) successifs), cette année je débute dans un lieu agréable, lumineux, spacieux et chaleureux. Je vais pouvoir accueillir les élèves dans des cadres divers et dans des conditions favorables.

Je n’ai pas « ouvert » le CDI aux élèves cette semaine: j’ai profité de ces quelques jours pour gérer les tâches de début d’année au calme, qu’elles soient agréables ou moins agréables (celle-dont-on-ne doit-pas-prononcer-le-nom, commençant par la lettre M., mot composé désignant le marronnier de l’année de la profession). L’an dernier j’étais à 2 doigts de refiler le bébé à n’importe qui sauf moi. J’ai tapé du poing sur la table et je crois que le message est plus ou moins passé. Hors de question que je m’occupe de tout, sans aide. On a donc débuté la semaine par un déballage collectif des cartons de réassort (et avec du café). J’ai fait le planning sur 2 jours, imprimé les docs et on a rejoué en collectif pour imprimer, massicoter, organiser et distribuer fiches de prêts et consigne de distribution (toujours avec du café et du chocolat cette fois). En 2 journées (dont une plus chargée que l’autre en terme de nombre de classes à passer) l’affaire était pliée. Les surplus sont entreposés dans la réserve, mon CDI est libre de ces piles un peu penchantes. Les tables ont retrouvé leur place (rien de définitif puisqu’elles sont sur roulettes et se déplace au grès des séances, accueil d’auteur, représentation théâtrale…). Les retours de fin d’année sont rangés, les premières tables thématiques disposées. Mon bureau est à peu près rangé, mon bullet journal professionnel est prêt (cette année le carnet est un leuchtturm 1917 grand format ). Avec mon super collègue PE on est venu à bout de la finalisation de l’installation du vidéoprojecteur dans la salle info attenante (et ce ne fût pas forcément simple, mais drôle).

Lundi je serai attendue comme le messie en permanence, je vais faire salle comble à la récré et à 13h. Les livres bien rangés vont partir en voyage chez les uns, chez les autres… Le emplacements des Légendaires et de La Rose écarlate dans les bacs à BD seront régulièrement partiellement ou totalement vides. Il va y avoir du mouvement, de la vie, des rires, de la bonne humeur (de la moins bonne aussi sûrement). Je vais regretter le calme et le silence au bout de 4 jours. Les fidèles parmi les fidèles seront là. Les petits 6ème vont hésiter à entrer, à emprunter et ça leur passera vite. Les multiples baies vitrées vont bientôt être pleines de traces de main, le tableau blanc mobile couvert de dessins, de parties de pendues pas terminées.On va se faire coucou à travers les vitres. On va guetter la sortie du tome 4 de la Passe-miroir, on va accueillir des petitous de la crèche et les résidents de la maison de retraite avec ma collègue de HAS. Je vais bientôt recevoir les premières candidatures pour le club Harry Potter. Je vais plancher sérieusement sur ma progression EMI, qui sera pour les 5ème finalement. Mais je verrai aussi les autres niveaux dans un contexte pédagogique.

Mon chef , avec un grand sourire, m’a demandé ce qu’il pouvait bien se passer au CDI en entendant les élèves, dans les couloirs, s’exprimer sur leur impatience à pouvoir venir, sur les prochains livres qu’ils emprunteraient, ceux qu’ils aimeraient voir dans la prochaine commande. Les 6ème aussi trépignent: mes collègues profs principaux m’ont vendue comme jamais (d’après leur dire).

J’ai hâte, ça va être bien cette année.
Et vous la rentrée c’était comment?

Ça déménage

Il est grand temps que je fasse cet article.. En effet, c’est la dernière phase de ma délocalisation au sein du collège. L’aventure touche à sa fin…

Le contexte

Quand je suis arrivée dans ce collège, il y a 3 ans, j’ai appris qu’il était en plein travaux et que le CDI serait impacté. Le collège date des années 70 (nous avons les photos de l’inauguration ) et le CDI était au rez de chaussé. C’était un lieu immense (je ne connais pas la superficie totale mais en moyenne je dirai 350 m2), dont une bonne partie avait déjà était « condamnée » à mon arrivée. Malgré ce super espace il était… vintage. Moquette d’époque, odeurs d’époque, livres et documentation d’époque à 60% … Le CDI était quand même excentré de certaines zones du collège (en tout cas au niveau de l’entrée principale). Les fenêtres donnaient sur la cour et j’avais un accès direct en salle des profs. Il disposait d’une grande salle principale et d’une salle annexe (avec les séries et autre documentation pédagogique). Dans les parties condamnées, étaient stockées les manuels scolaires, et du bazar.

Le projet de rénovation du collège prévoyait d’inverser quelques espaces. Le CDI actuel deviendrait le self (opérationnel à la rentrée 2018) et le self et les cuisines (au premier étage) le CDI. J’ai rapidement eu accès aux plans et le projet m’a plu dès le départ. Arrivant dans un nouvel établissement, la perspective d’un déménagement, d’un lieu neuf, comme une page blanche, m’a paru plutôt enthousiasmante. Il serait certes plus petit, mais 254 m2 c’est honorable (sans compter les 3 salles annexes de dépôts et la petite salle informatique)

Le premier déménagement

En novembre 2017, la première phase a débuté. Il s’agissait donc de mettre en carton le CDI actuel et de délocaliser dans un lieu provisoire le temps des travaux (il fallait attendre juillet pour le début des gros œuvre du self du premier + le temps des travaux). Le lieu provisoire serait une ancienne salle de techno dans un bâtiment que « tu sais pas trop si c’est du dur ou du mobil home ». Situé au fond du collège, je suis passée du grand palace à 50m2 a tout casser. J’ai quand même eu la possibilité de voir le lieu avant (normal me direz-vous) et donc de me faire une idée de la place dont je disposais VRAIMENT. J’ai donc entamé la valse des cartons (sortant d’un déménagement perso en simultané, j’étais rodée). Le plus dur a été de sélectionner ce qui me suivrait dans ma phase de transhumance, de ce qui resterait en cartons pour 1 an ou plus. Et j’ai quand même découvert de sacré vieilleries, notamment dans l’annexe pédagogique… Et il était compliqué de faire seule le tri de ces documents, dont certains devaient être là depuis au moins 20 ans? J’ai lancé un appel auprès de mes collègues enseignants de façon à ce qu’ils viennent faire du tri dans le matos de leur discipline. Le plus gros point noir était les séries pour les lettres… Il y en avait un sacré paquet, dont certaines en seulement 10 exemplaires ou moins… Je dois avouer qu’ils ont conservé beaucoup (trop) de choses à mon goût. Au niveau des cartons: j’ai eu beaucoup d’aide de la part des … élèves. Ils m’ont spontanément proposés leur aide et il a suffit de leur expliquer une fois les codes couleurs pour l’étiquetage. Je les ai senti (certains) investi d’une mission divine! C’est dire. Les cartons qui allaient me suivre étaient étiquetés en rouge (CDI provisoire + indication de catégorie Fiction / Documentaire / bureau / réserve / orientation périodique etc…). Ceux qui allaient aller en archive pour une durée plus ou moins déterminée étaient marqués en vert. Le choix des couleurs a été conditionné par les marqueurs à ma disposition à cet instant T.Mi décembre, une semaine avant les vacances, le CDI a été fermé et des agents du département sont venus seconder les agents de l’établissement pour le déménagement. J’ai vécu quelques jours en transition mais j’ai pu aménagé sommairement le CDI provisoire avant de partir en congé.

Le CDI provisoire

Janvier 2018. Nouvelle année, nouveau CDI. Il faut tout revoir. L’accès des élèves au CDI, l’accueil des classes / groupes pour des séances pédagogiques, nombre de place, seuil de dépassement. De plus, la salle d’art plastique est attenante et son accès se fait par… le CDI. En janvier 2019, l’infirmerie nous rejoint (provisoirement aussi) dans ce que j’appelle affectueusement le « cagibi » (j’occupe le CDI cagibi). C’est encore plus sommaire en terme de place, d’aménagement, de luminosité. J’ai fonctionné pendant ma retraite avec 3 ordis dans le CDI. Nonobstant, la salle informatique (la plus pourrie du collège, certes) est également attenante. On a donc réussi à fonctionner tant bien que mal, les élèves n’ont jamais oublié où il était. D’une capacité d’accueil de 30 élèves je suis passée à 15 (+ /-). Il a fallu optimiser l’accès des élèves au CDI dans une optique égalitaire et équitable. J’ai insisté à plusieurs reprises auprès des enseignants pour être informée des travaux de recherche d’info / exposé qui étaient données aux élèves afin de permettre à chacun d’avoir accès aux ressources du CDI. C’est à ce moment là également que j’ai décidé d’aller chercher les élèves de la permanence directement en étude, une fois qu’ils étaient assis et non plus dans le rang dédié. Ainsi je pouvais « choisir » les élèves dans le calme, en vérifiant les classes / groupes présents et les travaux scolaires du moment. Par contre j’ai bien senti que cette période a été assez mal vécue par certains élèves qui trouvaient injuste de ne pas pouvoir venir en raison de la priorité donnée par moment à certaines classes. Il a fallu faire preuve de patience pour leur expliquer le contexte, leur dire que je comprenais leur frustration. Pendant la pause méridienne, j’ai vite abandonné le système d’inscription. J’ai accepté qu’il y ai plus d’élèves présents à ce moment. L’accès était donc libre, et lors des beaux jours, les élèves étaient autorisés à sortir des chaises et des tables dehors pour lire ou travailler (Le CDI Cagibi était au rez de chaussée) et ainsi permettre de récupérer un peu d’espace et d’air pur.

Durant cette période, j’ai pu travailler sur l’uniformisation de la signalétique des documents. J’ai refait toutes les cotes des documentaires (qui étaient disparates en terme de taille / couleur) et apposé un ruban adhésif de la couleur de la Dewey en haut du dos du livre. J’ai désherbé encore quelques documents. Cette période de transition a aussi vu la mise en place d’une mini ludothèque. Le nombre de prêt n’a pas baissé (depuis le 1er septembre 1861 documents ont été empruntés! pour 617 élèves), des commandes ont été passées régulièrement et le fond s’est diversifié. Le fait de n’avoir qu’une partie des collections du CDI a, je pense, donné une plus grande visibilité à des documents qui étaient jusque là noyés dans la masse. Ce CDI n’était clairement pas le lieu de travail le plus idéal pour un CDI de collège. Mais je savais que c’était provisoire et que ça aurait pu être pire. Nous nous sommes tous adaptés en essayant de garder notre bonne humeur. Le CDI n’a pas été mis à l’écart et ne s’est pas « éteient » pendant cette période. Au contraire! Je me dis, avec du recul, que nous nous sommes concentrés sur l’essentiel, sur les points positifs pour avancer. J’ai senti un nouveau dynamisme se mettre en place, une nouvelle énergie, comme un vent de renouveau. Bien entendu il y a eu des moments durs, des moments où on se demande ce qu’on fout là.. Et puis ça passe. En cas de petit coup de déprime, on ouvrait le plan du CDI et on se disait que quand même ça allait être chouette. Et puis il y a eu le choix et la commande du nouveau mobilier, c’était assez motivant…

15 jours avant les vacances de février 2019, nous sommes à nouveau entrés dans la phase des cartons. Les derniers. Les élèves ont été d’une aide précieuse (comme pour la première mise en carton). C’est avec un petit pincement au cœur que j’ai fermé le CDI cagibi avant de partir en congé. J’ai confié les plantes vertes à un collègue AVS, et je me rendue compte que la pause café des reclus du fin fond du collège serait terminée, que les moments de rigolade avec ma voisine infirmière seraient aussi un bon souvenir. Parce que même si matériellement ce n’était pas le grand luxe, cette période a été pour moi, humainement parlant, d’une grande richesse.

Le nouveau CDI

Prof doc en perdition (Les cartons présents représentent l’ensemble de mon CDI cagibi, le triple est arrivé ensuite)

Lundi 11 mars 2019: le jour de la reprise et le jour J (et également le temps de la reprise à temps complet). Quand je suis arrivée au collège, les cartons étaient toujours bien en place au CDI Cagibi. Par contre j’ai remarqué les 2 semi remorques stationnés devant le collège et le monte charge installé et donnant accès au nouveau CDI. Serait-ce en partie mon nouveau mobilier? Va t-on pouvoir utiliser le monte charge pour déplacer les cartons de livres. Il était clairement hors de question que j’en déplace un seul (mon dos a déjà bien douillé à force de se baisser, de pousser, fermer des cartons) mais j’avais un peu de compassion pour mes collègues agents (du collège et du département à nouveau) qui allaient se coltiner le boulot. On y aura eu accès partiellement. En effet les semi remorques ont livré la quasi totalité du mobilier de l’ensemble de cette aile du 1er étage, qui outre le CDI, voit naitre de nouvelles salles de classes (dont l’ouverture est prévue pour septembre). Pendant 2 jours, je n’ai jamais vu défiler autant de tables, chaises, armoires, cartons devant mes yeux. J’ai tenté de faire placer les cartons aux bons endroits dès le départ, mais vu le passage, le montage des meubles / étagères en parallèle, j’ai vite lâché l’affaire. J’ai eu le temps de prendre une photo dans cet espace vide avant qu’une montagne de cartons s’amoncelle… Pendant ces 2 jours, je ne savais plus trop où j’habitais. Je me suis sentie un peu inutile, je n’avais pas accès à internet là haut. J’ai donc vogué entre le nouveau CDI, la salle des profs, la vie scolaire, le secrétariat … Et je crois que j’ai un peu paniqué à ce moment là aussi… J’ai vu la montagne de travail qui m’attendait, j’avais peur de ce que j’allais retrouver dans les cartons mis en archive pendant 1 an et demi, j’ai flippé devant le nombre de séries de français encore là en me demandant si j’allais avoir assez de place pour tout ranger…. Je me suis demandée si ce nouveau CDI ressemblerait à quelque chose d’à peu près correct pour mon rendez vous de carrière…
Dès le jeudi, les agents ont commencé à monter les étagères. J’ai un peu chapeauté le tout. On a fait des essais de positionnement, on a bougé un peu l’implantation initialement prévue. Ça commençait à prendre forme. Sur deux jours (vendredi et lundi), j’ai vidé les cartons de fiction, réajusté l’espacement des étagères si nécessaire. Le tout en musique, puisque seule, j’ai pu m’octroyer ce petit plaisir motivant. Suite au désherbage entrepris lors de la première phase du déménagement, l’ajout des documents en archive à ceux du CDI provisoire n’a pas surchargé de trop mes rayonnages. Je pense qu’une autre phase de désherbage sera encore nécessaire dans les années à venir. De surcroit j’ai ressorti les 3 premiers tomes des Chroniques de Spiderwick (spéciale dédicace à E., élève de 6ème qui voulait à tout prix que j’aille les chercher dans le logement de fonction qui faisait office d’archive au CDI pendant la phase transitoire, il y a quelques mois).

Mardi et jeudi de la deuxième semaine, j’ai entièrement vidé les cartons de documentaires, re-remplis 5 cartons pour le désherbage, placé les archives périodiques à leur place, placé les périodiques en « cours de validité » à la leur, aménagé le coin lecture (de façon provisoire), rangé les BD et les mangas. Les cartons contenant la doc pédagogique et autres spécimens de manuels scolaires ont été déplacés dans les salles annexes dédiées en attendant que les dernières étagères soient montées (probablement lundi). Je suis partie hier soir avec un CDI qui commence à ressembler à quelque chose. Il me reste à finir de mettre en place les salles annexes, a aménagé sommairement et de façon fonctionnelle mon bureau, ranger le petit bazar qui traine encore par-ci par-là. En deux jours ça devrait être bouclé et je devrais être prête pour mon rendez-vous de carrière jeudi matin. Peut-être même que je pourrais ouvrir le CDI dès jeudi après-midi?

Et après?

En avril, dans le cadre des journées départementales des professeurs documentalistes du Tarn, la deuxième journée aura lieu au sein de mon collège, dans ce nouveau CDI. La thématique de l’année étant l’aménagement du CDI dans le contexte d’un CDI capacitant favorisant l’apprenance, le contexte est idéal et je suis contente que la livraison ait eu lieu dans les temps pour permettre à cette journée d’avoir lieu dans cet espace à peine livré. Et dans la foulée ce sera les portes ouvertes du collège. Cette année pas question de cacher la misère, je pourrais l’ouvrir en grand et en être fière (j’en étais déjà fière avant, mais il le CDI cagibi n’était clairement pas vendeur)

Je ne demande pas ma mutation. Je n’ai pas traversé toute cette aventure pour ne pas en profiter un peu 🙂

En terme de gestion, je vais poursuivre le travail d’harmonisation de la signalétique des documents. Je vais également pouvoir réfléchir à la signalétique globale des espaces. On va pouvoir s’approprier ce nouvel espace, en profiter et se dire que c’est chouette.

Et l’aspect pédagogique dans tout ça? C’est vrai que je n’en ai pas trop causé dans ce billet. Ce n’est pas que je n’ai rien fait, il y a eu des actions. Mardi 12 mars, je participais encore au concours de Une. Mais je n’ai pas pu réfléchir à la mise en place d’une véritable progression en info-doc et en EMI. Je me suis contentée de ce que j’avais et c’était déjà bien. Je vais pouvoir la construire véritablement d’ici la fin de l’année pour qu’une véritable mise en œuvre pédagogique en information-documentation et en EMI soit mise en place dès la rentrée. J’espère aussi que ce nouveau CDI qui est tout même central dans le nouveau collège, attirera davantage certains de mes collègues dans le cadre de séances en co-enseignement. Dans tous les cas, au bout de 3 ans dans ce collège, je pense avoir fait ma place et prouvé mes compétences professionnelles. donc enjoy ans let’s go !

Je ne pouvais pas m’en empêcher !


Fake news: marque (ta) page à destination des élèves

Un petit passage rapide sur Doc à bord, pour partager avec vous un marque page sur les fake news , réalisé ce soir, dans l’urgence (comme toujours ces derniers temps)

(Recto / verso. Format .png – Autres formats dispo en bas de page)

Il sera dans un premier temps destiné aux élèves de 4ème, que je reçois dans le cadre d’une séance sur le sujet (3 classes sur 5, c’est déjà ça de pris).

Pour faire court, ma collègue de SVT étant absente, elle m’a proposé de prendre ces classes de 4ème dans le cadre d’un EPI sur les énergies. J’ai donc profité de 3 séances pour aborder la typologie des sites (via la cartographie des sources), une deuxième séance sur la différence entre une information scientifique et une information d’actualité scientifique (et introduction de la notion de fake news). La troisième séance porte sur la désinformation et j’ai choisi de leur faire réaliser eux mêmes une fake news scientifique (le marque page vient ici en appui des apports de la séance précédente)

Et après le déménagement, je pense le mettre à disposition des l’ensemble des élèves dans la panière marque page (Il faut que je fasse un billet sur ce déménagement…)

Pour la réalisation de ce marque page, j’ai puisé dans le Wikinotion de l’APDEN (toujours une valeur sûre en terme de didactique en information-documentation) et un ensemble de visuels déjà existants sur le sujet, et j’ai synthétisé en fonction de ce que je pensais important de mettre en avant pour mes élèves.

Vous pouvez donc le réutiliser tel quel ou le modifier à votre sauce (pour info j’ai utilisé Canva).

J’en profite pour glisser ici, à l’état d’ébauche, la fiche de travail pour la réalisation de la fausse fake news scientifique de la troisième séance. Je publierai le descriptif et le déroulement de la séquence quand je l’aurai expérimentée avec les 3 groupes d’élèves.

Les documents ici présents sont également disponibles en .pdf

#lecture #6ème Présentation de la sélection du prix des Incorruptibles CM2 / 6ème 2018-2019

Au collège, toutes les classes de 6ème participent au prix des Incorruptibles. C’est une action inscrite au PEAC, déjà en place à mon arrivée il y a 3 ans.

Les profs de lettres sont autonomes dans l’organisation au sein de leur classe, mais je leur propose des séances en co-enseignement si besoin est (pour la forme), ainsi que la première séance de présentation des ouvrages de la sélection (je l’impose presque).

De façon générale, pour cette présentation, je cherche à mettre en place une situation de résolution de problème. En gros, pour chaque livre, nous (adultes) choisissons un extrait, auquel nous associons un objet. Jusque là, on (adultes) lisait les extraits en fonction de l’objet désigné par les élèves et ils devaient ensuite associer chaque objet à un des livres de la sélection.

Cette année j’ai apporté quelques modifications, afin que les élèves soient actifs durant toute la séance et non plus passifs pendant la phase de lecture par l’adulte.

Voici donc ce que je leur ai proposé, en fonction de la sélection CM2 / 6ème de cette année.

La séance a été menée en classe entière (2 classes), au CDI (1 classe) ou en salle de classe, en 1/2 groupe au CDI (une classe), et en plein air lors du séjour d’intégration (1 classe + 6ème segpa répartis en 2 groupes. Là, c’était la classe)

A / Association extraits / objets

  1. Les élèves sont répartis en 5 groupes (ou plus). On leur remet une pochette contenant les 6 extraits avec un code couleur par équipe.
  2. Lecture des extraits au sein du groupe (ils se répartissent généralement les lectures)Lecture des extraits
  3. Lorsqu’ils pensent avoir trouvé une association, ils déposent l’extrait (face visible contre la table) sous l’objet.instasize_181013180136
  4. Lorsque tous les groupes ont réparti leurs extraits, on fait le bilan et je leur apporte la solution si une association n’est pas la bonne. Je leur lis parfois un passage de l’extrait pour confirmer ou infirmer l’association qu’ils ont proposé.

B / Association objets / livres

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  1. Dans un deuxième temps, ils se concertent au sein de chaque groupe afin de décider de l’association objet / livre.
  2. En fonction du contexte (groupe classe ou 1/2  groupes) ils désignent un élève par groupe ou se lèvent tous pour placer les livres à côté des objets associés.
  3. Une fois que les objets sont placés, je leur laisse éventuellement un deuxième temps de concertation si de nombreux objets ne sont pas associés au bon livre.
  4. La séance se poursuit par un petit résumé oral de chaque livre, par le collègue de Lettres ou moi-même et un petit sondage du / des livre(s) de la sélection qui les attire le plus
  5. Enfin le professeur de Lettres explique les modalités de prêt des livres qui sont présents dans la bibliothèque de la classe.

Autant la première partie ne leur pose généralement aucun soucis, autant il y a davantage de mauvaises associations sur ce deuxième temps.

De façon générale, les élèves apprécient cette séance de présentation (on a toujours un choupi-élève qui nous dit « C’était trop bien madaaaaaaame »)

De mon côté, je préfère ce format au précédent, mais je vais devoir le faire évoluer davantage en pensant à:

  • Développer davantage la collaboration au sein des équipes, et celle entre les groupes durant la deuxième partie.
  • Favoriser une lecture approfondie des extraits, en augmentant le degré de difficulté d’association extraits / objets?
  • Introduire des outils numériques?
  • Concevoir une séance s’inspirant des escape game?

 

Annexe: Les objets et extraits

Pour infos, voici les objets et les extraits que nous avons sélectionnés pour chaque livre de la sélection

  • Le peuple du chemin de Marion Achard : un hélicoptère playmobil. Extrait: p.53 à 57
  • La saveur des bananes frites de Sophie Noël: un avion playmobil. Extrait: p.34 à 37
  • Baby-Sittor d’Isabelle Renaud: un saucier indien. Extrait: p.111 à p.119
  • Les compagnons de la cigogne Tome 1 de Sophie Humann: une boite renfermant des cigares (objet perso) Extraits: p.24 puis P.58 à 59, puis p.104
  • Megumi et le fantôme d’Eric Senabre: une boite à biscuits en métal. Extraitsp.49 à 51 puis p.60 à 65 (montages d’extraits sur ces 5 pages)
  • Ruby tête haute, d’Irène Cohen-Janca, illustrations de Marc Daniau: une casquette « Police ». Extrait: p.12