Progression EMI 6ème (2015 / 2016)

Cette année, je reprends en grande partie les progressions de l’an passé (2013 / 2014 et 2014/2015) (et donc des séances que j’ai déjà expérimentées)

Je ne suis plus aussi active que je le voudrais sur ce blog, et j’ai donc pris pas mal de retard sur la publication de mes séances (pour celles qui ont subies des changements majeurs). Je vais tenter d’y remédier, mais cette année va être raccourcie (départ en congé maternité aux vacances de Noël).

Dans tous les cas, je poursuis le travail sur ma posture d’enseignante. Je me suis rendue compte que les élèves sont plus réceptifs, plus actifs lorsqu’ils sont en activité et acteurs de leurs apprentissages. J’accorde également une part de plus en plus importante à l’incertitude qui peut être la mienne afin de faire évoluer cette posture enseignante, et ma pratique professionnelle de façon plus générale.

Les séances d’EMI en 6ème sont toujours  inscrites à l’emploi du temps des élèves. J’ai commencé ces séances dès la deuxième semaine  de la rentrée (la première semaine a été consacrée à remettre le CDI en état après une année de travaux au collège). Il y a donc 4 classes de 6ème que je vois en demi-groupe une semaine sur deux. Pareil que l’an dernier, chaque groupe avancera à son rythme dans la progression proposée.

  • Séquence 1: les espaces informationnels du Collège (espaces informationnels)

–  Le CDI et le professeur documentaliste : je conserve en l’état cette séance, hormis le fait que pour la deuxième partie (le professeur documentaliste) je n’utilise plus les deux documents « humoristiques ». Dans les deux cas, je ne demande plus aux élèves de noter au préalable leurs mots dans l’encadré. Ils y réfléchissent et se lèvent directement pour les inscrire au tableau. La seule consigne, c’est qu’il y en ai au maximum deux debout en même temps, pour éviter les embouteillages.

De plus , en cette rentrée 2015, de nombreux problèmes techniques ont empêché la réalisation des nuages de tags (indépendamment de ma volonté). Pourtant mon collègue de technologie a remis le plug-in java a jour, mais le jour de la séance, pouf! il avait redisparu. Bref, j’ai laissé tombé pour le moment.

– Les espaces informationnels numériques du collège: l’ENT (Séance identique à celle proposée l’an dernier)

  • Séquence 2: Classer l’information

Classer : pourquoi? comment? (classement) 

Changement: cette séquence qui se trouvait en fin de ms précédentes progression remonte à la deuxième place. De plus, je supprime la séance sur la notion d’indexation, trop complexe pour des 6ème.

–  Un document c’est quoi? (document)

– Les formes de l’information (information)

–  C’est qui ta source? (source, auteur)

  • Séquence 4: Culture Net’ (navigateur de recherche, moteur de recherche, internet, web)

– Internet et du web

– (Re)Découvrons Google

  • Séquence 5: Média culture (média)

– Typologie des médias (périodicité)

– Économie des médias (publicité en ligne, ciblage publicitaire)

 

 

 

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J’ai mal à mon métier #oùestleprofdoc

Ami prof doc ou pas prof doc, tu as peut-être déjà vu la vague de contestation qui se lève et s’élève sur le Web.

Pour rappel:

La pétition mise en ligne par le collectif Où est le prof doc? créé par Christophe Mousset et Elsie Russier, professeurs documentalistes. A l’heure où je vous parle, 1000 signatures sont déjà enregistrées, en à peine un jour d’existence. Alors si tu l’as pas encore fait, fonce la signer et la partager, même à tes collègues, amis, voisins. C’est par ici: http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2015N47860

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Et si t’es vraiment, mais vraiment pas content, tu peux aussi déposer ton visuel ou en chopper un des copains sur le mur de la protestation, créé par Anne-Sophie Domenc. C’est par ici: http://fr.padlet.com/profdoc1/mur_de_la_protestation

Tout ça parce que le constat est là: notre rôle pédagogique est mis à mal.

Les grilles de titularisation pour les stagiaires professeurs documentalistes dénigrent notre rôle pédagogique. L’article de Pascal Duplessis met en avant ce problème sur son site http://lestroiscouronnes.esmeree.fr/actu/entree-dans-la-profession-tou-te-s-concerne-e-s ainsi que celui de la FADBEN: http://www.fadben.asso.fr/Les-grilles-d-evaluation-des.html

Suffit aussi de voir le sujet du CAPES interne de cette année, pour se demander où est le professeur documentaliste: http://lestroiscouronnes.esmeree.fr/actu/capes-interne-2015-y-a-t-il-vraiment-un-professeur-documentaliste-dans-l-etablissement

Et puis la réforme, les projets de programme, le nouveau décret ne sont pas à notre avantage… On se demande où nous sommes passés. On est invité à participer, le CDI serait même capable de transmettre des savoirs aux élèves, mais nous, au final on ne sait pas trop à quoi on sert…

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Tu pourras lire les différents textes de la FADBEN sur ces questions:

Au sujet du projet de programmes: http://www.fadben.asso.fr/Projets-de-programmes.html

Au sujet de la refondation et des perspectives pour le prof doc: http://www.fadben.asso.fr/La-Refondation.html

Et puis au sujet du décret aussi, la FADBEN pose des questions à l’IGEN pour savoir à quelle sauce nous serons mangés: http://www.fadben.asso.fr/Obligations-de-service-en.html

Au sujet de ce décret d’ailleurs, dans mon académie nous n’avons pas encore de réponses claires… Mais après une courte discussion avec mon chef adjoint, je sens poindre la non reconnaissance de notre mission d’enseignement. Il m’a été dit, mais entre deux portes, que les décharges de récupération d’une heure de cours ne concernerait que les heures d’enseignants d’une discipline… Les heures d’EMI, de recherches d’info en interdisciplinarité ou celles que je mène seule dans le cadre de l’HDA, ne seraient pas prises en compte. Puisque « de toutes façons vous le faites déjà sans la décharge, alors pourquoi cela changerait-il? ». Peut-être parce que justement, cela est injuste au regard de mes autres collègues de disciplines…

Aujourd’hui j’ai vraiment mal à mon métier… Quand je m’entends dire qu’il n’y a plus besoin d’experts à l’heure du numérique (oui oui je vous assure), j’ai mal au bide…

Et je suis pas la seule. Ma copine Aline Bousquet avait publié un billet il y a quelques mois sur son site Méta-DIC (à lire si ce n’est déjà fait: Quel étrange statut que celui de prof doc) ou tout récemment Christophe Mouisset avec son article « Professeur documentaliste: vous avez dit professeur? »

Alors aujourd’hui je le dis et je l’affirme:

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Réaliser un booktrailer

Cette année, dans le Tarn, est mis en place pour la première fois LE défi Babelio 81 couplé à un concours de réalisation de booktrailer (bande-annonce de livre) qui donnera lieu à un festival en mai 2015. Un blog a été créé à cette occasion par Solène Font, de l’atelier Canopé du Tarn. L’occasion de la remercier ici de son dynamisme, de son énergie positive et communicative!

Affiche du concours de Booktrailer  http://defibabelio81.blogspot.fr

Affiche du concours de Booktrailer
http://defibabelio81.blogspot.fr

 

Dans mon établissement, et pour cette première expérience, j’ai inscris ce concours de booktrailer dans le dispositif CHAM, en accord avec le professeur d’éducation musicale responsable du dispositif. En effet, un module cinéma, avec l’intervention d’un professionnel, est programmé dans l’année pour les 4ème et 3ème. Les élèves de 4ème sont concernés par le module « booktrailer ».

Nous disposons de 11 séances d’1h30 réparties dans l’année (entre novembre et mai), ce qui est donc très confortable pour mener ce projet.

3 ouvrages de la première sélection du défi babelio 81 ont été choisi à savoir:

Eleanor & Park, de R. Rowell

Les autodafeurs tome 1: mon frère est un gardien de M. Carteron

Réseau(x) tome 1, de V. Villeminot

Nous sommes 3 intervenants (le professeur de musique, l’intervenant cinéaste professionnel et moi-même). Nous prenons donc en charge chacun un groupe composé de 4 élèves et un de ces titres  (je l’ai déjà dit, c’est très très confortable…). De plus, les élèves sont acteurs et se mettent en scène (nous disposons des autorisations de droit à l’image dans le cadre de ce projet).

La première séance, avec le groupe des 4ème CHAM au complet a été l’occasion de présenter ce qu’est un booktrailer, et de leur faire visionner quelques exemples. Ceux-ci pouvaient être des booktrailer d’éditeurs ou bien des booktrailer d’amateurs. J’en ai profité pour leur distribuer une brochure élève qui met en exergue les questions à se poser dans l’élaboration du scénario, qui propose des outils / sites de référence pour intégrer des images / musiques libres de droit, et quelques conseils généraux. (voir l’annexe citée dans la brochure: exemple de story board )

Chacun des groupes fonctionne à sa manière, mais la condition initiale, avant la première séance, était que les élèves aient lu le livre dont ils allaient devoir réaliser le trailer.

Pour ma part et pour mon groupe (sur Réseau(x) ), nous avons fonctionné de la manière suivante:

1. Brainstorming (1 séance) : quelles sont les éléments que l’on souhaite faire apparaitre? Que veut-on dire? Que ne veut-on pas dévoiler? Que veut-on suggérer? Va t-on utiliser des images couleurs ou des images en noir et blanc? Musique ou pas musique?

2. Scénarisation ( 1 à 2 séances) : utilisation de l’outil de storyboard (planification) pour avoir une idée globale des scènes qui composeront le booktrailer.

Entre ces deux temps, des renvois sont parfois nécessaires entre scénarisation et brainstorming pour faire le point, réajuster les idées initiales en fonction de ce qui est planifié par la suite.

3. Tournage (2 à 3 séances): Il s’agit ensuite, caméra au poing et autorisations de sortie dûment remplies, de commencer à tourner les différentes séquences du booktrailer. Nous faisons donc plusieurs prises dans le collège ou en dehors.

4. Sélection des prises de vues et pré-montage (1 à 2 séances) : A partir des différentes prises de vue par scène, nous sélectionnons ensemble celles qui nous semblent les plus réussies. A l’aide d’un logiciel de montage vidéo (ici Movie Maker), nous commençons à découper chaque prise de vue et à les placer dans l’ordre défini. Nous ajoutons des textes dans le scénario. En parallèle, nous choisissons la musique qui va accompagner le trailer (sur jamendo dans le cas présent) ainsi que des images qui viendront compléter le film (ici nous avons choisi des images sous licence creative commons représentant des cosplay du jeu Assassin’s creed pour illustrer le PIFR « play it for real »)

5. Analyse des 3 pré-montages en groupe complet (1 séance) : observations, remarques et critiques collectives. Réajustements si nécessaire. Visionnage de la bande-annonce du film « Itinéraire d’un enfant gâté » pour montrer une bande-annonce d’un autre genre. Dans cet exemple, Jean-Paul Belmondo observe avec des jumelles, dans les hautes herbes de la savane, ce qu’on devine être des gens regardant le film et il raconte, en chuchotant, ce qu’ils sont en train de regarder. C’est une mise en abyme.

6. Prise de vue bis (1 séance) et fin du montage (2 à 3 séances): en analysant notre pré-montage, nous nous sommes rendus compte qu’il nous manquait une scène, que nous sommes allés filmer dans le café du village. Puis nous sommes revenus au collège pour intégrer cette nouvelle scène au montage et affiner celui-ci en fonction des remarques du visionnage des 3 booktrailer.

Nous sommes encore dans ces dernières séances de montage, même si nous avons déposé un pré-projet dans le cadre du concours.

Je ne m’étends pas vraiment sur le déroulement de chaque séance, car en réalité les documents que j’ai produit (brochure, outil de storyboard) ont vraiment eu un rôle marginal, et je m’en suis rendue compte au fur et à mesure des séances. Mais ils permettent quand même de partir de quelque chose, car dans ce genre de projet, l’impression de ne pas avancer lors des premières sessions de travail est assez prononcé… J’avais même du mal, lors des premiers tournages à projeter notre booktrailer .Les séances qui ont suivi se sont beaucoup jouées au « feeling » et finalement, je me dis que c’est mieux ainsi… C’est plus « vrai », plus authentique. Pour les élèves, pour moi.

J’avais au départ pas mal d’appréhension quant à ce genre d’exercice. Je n’avais jamais fait, et la tâche peut paraitre ardue, notamment vis à vis des objectifs fixés, à savoir monter un scénario pour une bande-annonce de livre , en mettant en scène nos élèves avec les moyens du bord.

Au final, je suis, et nous sommes assez fiers des productions de nos élèves, que je partagerai à l’issue du festival de booktrailer!

Incitation à la lecture, ouverture culturelle et publication sont au rendez-vous! Avec un peu d’info-doc tout de même (droit de l’information, source, droit à l’image…)

L’an prochain, j’ouvrirai ce type de projet au plus grand nombre, je m’en sentirai plus capable, après avoir expérimenté dans ces conditions favorables. Alors j’en profite aussi pour remercier Julien et Guillaume d’avoir bien voulu me suivre dans ce projet!

MAJ du 21/05/2015

Chose promise, chose due!

La cérémonie du premier festival de booktrailer du Tarn a eu lieu le mardi 18 mai 2015 à l’abbaye école de Sorrèze (un lieu remarquable) et les vidéos des booktrailers réalisés par les élèves participants sont enfin en ligne, sur la chaîne You tube créée à cet effet.

Le palmarès est à découvrir ICI.

Et je mets donc ici les trois booktrailers réalisés par mes élèves (avec mention du prix remporté lorsqu’il y a lieu d’être 🙂 )

Booktrailer d’Eleanor & Park de Raimbow Rowell (Pocket jeunesse, 2013)

Prix Babel d’Or

 

Booktrailer de réseau(x) de Vincent Villeminot (Nathan, 2013)

Prix de la réalisation

 

Booktrailer des Autodafeurs, Mon frère est un gardien, de Marine Carteron (Rouergue, 2014)

 

De la révision de ma progression EMI en 6ème

La progression que je propose aux élèves de 6ème de mon établissement a évolué depuis l’an dernier et elle a encore évolué en cours d’année.

Cette progression je l’avais présentée ici, et j’en avais fait un article dans le numéro 11 du Médiadoc consacré à l’EMI (voir article en ligne). Cette année, je l’avais quelque peu reprise en septembre, à l’occasion d’une nouvelle année scolaire. Entre temps, je me suis rendue compte qu’elle était encore trop lourde, que certaines notions étaient trop complexes pour le niveau 6ème. De plus les élèves de 6ème de cette année ne sont pas les mêmes que ceux de l’an passé, et avec du recul j’ai décidé de supprimer tout bonnement des séances qui ne me paraissent plus adaptée au niveau concerné (indexation humaine / automatique par exemple). Dans l’idéal, ces suppressions auraient tout intérêt à être vues en 5ème, dans la continuité de ce qui est proposé en 6ème. Malheureusement, je n’ai pas de créneau spécifique avec les 5ème, même si j’en avais formulé le souhait en début d’année.

Le choix de réduire les contenus tient aussi du fait que la mise en place de méthodes pédagogiques actives (ou du moins qui tendent à l’être) nécessitent du temps. On peut dont passer entre trois et quatre heure sur une séance. Cela a été le cas pour la séance sur les espaces informationnels numériques, où les élèves ont créé une page d’accueil de site Web fictive.

Voici donc, ci-dessous la présentation des cinq séquences qui composent cette progression et les séances associées.

 

Progression EMI 6ème

Progression EMi 6ème -Séquences et séances associées-

Je détaille les notions info-documentaires (et uniquement info-documentaires)  qui y sont associées et les niveaux de formulation attendus. Dans ce schéma,il n’est donc  pas question des séances qui relèvent de la culture numérique et médiatique (séquence 3 et 4).

 

Notions info-documentaires et niveau de formulation

Notions info-documentaires et niveaux de formulations attendus

 

La grille d’évaluation qu en découle est donc également modifiée, par rapport à la première version que je vous proposais il y a peu sur ce blog.

 

grille évaluation EMI §ème 2014-2015

Grille d’évaluation. En bleu, les critères évalués en lien avec les contenus abordés lors des séances spécifiques EMI. Les autres le seront lors de séances en collaboration avec un enseignant de discipline.

 

Ces séances « EMI » sont clairement « déconnectées » d’un cadre disciplinaire associé. Cela me permet de prendre le temps, et d’aborder des notions spécifiques à l’information-documentation. En complément ont lieu des séances en collaboration avec des enseignants de disciplines, qui permettent d’aborder, par exemple, la notion de catalogue documentaire. Elles permettent aussi de réinvestir des savoirs abordés lors des séances d’EMI. L’entrée privilégiée est clairement une entrée par les notions.

En terme d’appellation de ces séances, je dois avouer que la formulation « culture de l’information et des médias » me séduit de plus en plus. Elle est nommée ainsi, pour le lycée, par G. Sogliuzzo pour la progression mise en place au lycée de la cité scolaire Beaumont-Redon (voir ici pour les collègues exerçant en lycée).

Cette révision de la progression résulte des constats d’échec, de réussites et d’ajustements depuis la rentrée scolaire. Je constate cependant que ces séances sont relativement appréciées des élèves et qu’elles intéressent mes collègues. Je regrette que des temps « officiels » ne soient possibles que pour ce niveau, car une progression de la 6ème à la 3ème (en collège) me semble primordiale. En attendant, je ne vois pas les élèves de 5ème, même lors de séances en collaboration. En 4ème, des séances en collaboration avec les professeurs d’histoire-géographie permettent d’aborder des contenus en information-documentation, mais sur des temps relativement restreints. En 3ème, les élèves sont davantage concernés par les apprentissages en information-documentation, notamment dans le cadre de l’histoire des arts. Mais les séances de méthodologie de recherche d’information sont organisées en « bricolage », en jonglant avec les emploi du temps…

 

[2014/2015] Séquence 1, séance 2 – les espaces informationnels du collège: l’ENT –

J’ai pris du retard sur la publication de mes séances de l’année. Comme je l’avais expliqué ici, je les reprends parfois partiellement par rapport à l’an dernier ou totalement.

Concernant cette séance sur l’ENT , il y a quelques petits changements . Je mets de côté la partie consacrée à PMB. Nous l’aborderons, en contexte, lors de recherches en interdisciplinarité avec les collèges d’histoire géographie.

Cette séance est complémentaire de celle menée, presque en même temps, par mon collègue de technologie. Il aborde plus particulièrement les aspects personnels de l’ENT, les services qui y sont associés et il leur parle du serveur de l’établissement où sont hébergés les contenus de l’ENT (hébergement en ligne)  En EMI, nous focalisons notre attention sur l’architecture de l’ENT (architecture de l’information) de façon très simple. Il s’agit de comparer les rubriques du menu en mode public et en mode privé. En terme de niveau de formulation attendu je souhaite qu’il puisse identifier l’A.I comme l’organisation de l’information dans un site Web et qui participe à l’orientation de l’usager dans celui-ci.

Objectifs de la séance:

  • Appréhender l’aspect public / privé de l’ENT
  • Découvrir l’architecture de l’information sur l’ENT en mode public et en mode privé et en appréhender son caractère évolutif

Durée de la séance:

  • 1h + 1h (évaluation)

Notions:

  • ENT / architecture de l’information

Support séance: un document recto-verso à compléter au fur et à mesure des activités. La fiche est sensiblement différente de celle de l’an passé. Mais je ne l’ai plus sous la main en format numérique. Il faudrait que je la refasse mais je manque cruellement de temps. Je la scannerai et la mettrai à disposition ultérieurement. Le principal changement réside dans le fait que la deuxième activité est représenté sur cette fiche élève par deux colonnes (espace public / espace privé) et le « squelette » des rubriques et sous-rubriques de la rubrique principale « espace CDI » sous forme de rectangles à compléter.

Déroulement de la séance:

  • Je débute la séance en leur expliquant que ce qui va être vu est complémentaire de ce qu’ils ont déjà fait avec le professeur de technologie. Je leur demande de m’en parler  :hébergement des données de l’ENT sur le serveur de l’établissement, accès à des services internes personnels (messagerie, le cahier de texte et à des services externes personnels (pronote) ou à des ressources payantes externes auxquelles l’établissement est abonné (Le site.tv par exemple). Nous remplissons le cadre introductif et faisant office de rappel par rapport à ce qu’ils savent déjà (et ils me donnent les termes exacts immédiatement)
  • Je précise que lors de cette séance nous allons parler d’architecture de l’information sur l’ENT, en ce qui concerne l’organisation des rubriques. Et j’use de la comparaison avec l’architecture physique (dimension spatiale de l’A.I) en prenant l’exemple simple d’une maison avec façade et porte d’entrée, et un grand couloir desservant les différentes pièces de la maison. (Je précise, car un élève m’a demandé que cela posait problème si on comparait avec un loft…)
  • Un temps de 5 minutes me permet de leur expliquer les consignes : ils doivent réaliser la première partie de l’activité en accédant à l’ENT en mode public (donc sans connexion). Ils reportent en rouge les noms des rubriques principales et en vert le nom des sous-rubriques de l’ « espace CDI ». Ils réalisent ensuite l’exercice en mode privé (en se connectant). Les sous-sous rubriques seront notées en bleu.
  • Mise en activité des élèves qui se connectent au réseau pédagogique et se rendent sur la page d’accueil de l’ENT par petits groupes (2/3 élèves).

De petits pièges se sont glissés dans le déroulement de la séance. En effet, entre la création de la fiche d’activité et le calendrier de réalisation de la séance avec l’ensemble des groupes (sur 15 jours), j’ai créé de nouvelles sous-rubriques et sous-sous-rubriques au sein de la rubrique mère « Espace CDI ». Il manque donc des cases dans la fiche d’activité. Ce que je prenais dans un premier temps pour un problème (puisque ma fiche était faussée), est devenu un avantage permettant de soulever la question du caractère évolutif, non stable de l’architecture de l’information sur le Web. Notamment avec l’ENT, qui permet l’ajout / la suppression de « briques » de façon aisée.

  • Un temps de remédiation collectif en fin de séance permet aux élèves de faire part de leurs remarques entre les rubriques en mode public et privé.
  • Pour conclure, je leur projette les pages d’accueil de deux autres sites (1 jour 1 actu et Vinz et Lou) qui présentent des rubriques organisées différemment. Sur l’une les rubriques principales sont disposées à l’horizontale et les sous-rubriques n’apparaissent que lorsqu’on passe la souris sur l’une d’elles. Sur l’autre il s’agit d’un système de rubrique en vignettes et avec un système de couleur en page d’accueil, et d’une organisation des  rubriques à la fois horizontale (rubriques principales) et verticale (sous-rubriques et al) lorsque l’utilisateur est sur une page du site.

Évaluation:

J’ai souhaité une évaluation… créative! L’idée m’a été soufflée par un échange de mails avec AWebDoc.

Je demande aux élèves de créer une page d’accueil de site Web fictive, en partant de leur(s) passion(s). Cette page d’accueil doit présenter un titre et des rubriques (et/ou sous rubriques) organisées, des illustrations, des « widgets » (moteur de recherche interne, compteur de visite …).

L’exercice peut être réalisé selon diverses modalités et j’en ai testé quelques unes:

  • En salle informatique (pas assez de postes au CDI pour un travail individuel et machines qui rament parfois beaucoup, beaucoup, beaucoup…): les élèves utilisent un logiciel de traitement de texte (ici word, car ayant des fonctionnalités assez intuitives et déjà utilisées en technologie). Il s’agit d’orienter la page en mode paysage, d’insérer des formes, des images (enregistrées au préalable dans un dossier électronique), de jouer sur les couleurs… Le document est ensuite déposé sur l’ENT, dans le cahier de texte en ligne. En cas de force majeur, ils sont enregistrés sur une clé USB.
  • Au CDI, une feuille blanche est distribuée, orientée en mode paysage et il s’agit de faire usage de ses feutres et crayons. Des images peuvent être imprimées en couleur pour illustrer la page d’accueil, ou simplement dessinées.
  • A quelques reprises, j’ai donné ce travail à réaliser « à la maison ». Certains l’ont réalisés en autonomie au CDI. Certains sur papier, d’autres grâce à des outils numériques. Le choix opéré entre support papier ou support électronique pour réaliser l’exercice n’est pas discriminant.

Je n’ai pas encore évalué toutes ces réalisations, que je récupère au fur et à mesure. Je songe parallèlement demander aux élèves d' »évaluer » par groupes les réalisations d’autrui. Les plus « réussies », c’est à dire répondant aux critères d’évaluation seront exposées au CDI et en ligne, sur l’ENT.

Critères d’évaluation:

  • Le site a un nom / un titre
  • Les rubriques principales sont organisées et présentées au même niveau de lecture
  • Les titres des rubriques principales correspondent au titre, et décrivent explicitement le contenu (fictif) correspondant
  • Aspect « design » (cohérence des couleurs, polices, taille de police…)

 

Bilan: une séance qui fonctionne assez bien, complémentaire de celle du professeur de technologie. Les élèves semblent apprécier dans l’ensemble l’évaluation qui leur a été demandée.  Une chose que je n’ai pas faite cependant: je leur ai donné la grille d’évaluation la plupart du temps une fois la page d’accueil réalisée. Je pense que si je leur avait explicitement précisé l’objectif visé en terme d’évaluation, cela en aurait peut-être aidé certains à mieux appréhender l’exercice.

 

Lundi, couscous (et pas jeudi, à titre exceptionnel)

J’ai été retenue pour la deuxième fois lors du Masse critique de Babelio, qui était ce mois-ci dédié à la littérature jeunesse. J’ai reçu Lundi, couscous de Lorris Murail.

tous les livres sur Babelio.com

A peine reçu, à peine lu. Un de ces matins où on se lève aux aurores à cause d’un petit être lève-tôt.

Ce coup-ci, je n’ai pas eu droit à ma petite dédicace sur la page de titre! Mais j’ai passé un moment plutôt agréable, autour d’un sujet que j’affectionne. L’acceptation de l’autre, de l’étranger…

Arno (avec un « o », pas « Arnaud » ou « Arnault » ni même « Arnaut »), est en 4ème (La 4e2, dite aussi la IVeII), et trouve que quelque chose cloche dans son collège depuis quelques jours. Et ce n’est pas cette journée étrange qui va arranger les choses. Pourquoi lui demande t-on de trier des livres selon des critères hasardeux? Pourquoi le prof d’histoire-géo devient tout à coup ultra chauvin? Pourquoi le prof de maths commence t-il a faire son cours avec des chiffres romains (mince, pas de zéro dans ce système numérique!)? En réalité, il se doute fort bien de ce qui se trame, mais personne ne dit rien, on dirait qu’il n’y a que la bouffe qui les intéresse, car le jeudi, normalement c’est coucous, mais ce jeudi, ben, c’est langue de boeuf…  Et pourquoi la journée se termine t-elle par le montage de l’estrade qu’on ne sort normalement que pour la fête de fin d’année, en juin et non pas en octobre…

Un roman court,  peut-être trop léger par moment, mais qui aborde la question du racisme, de la mixité avec humour (J’aime beaucoup le 9ème chapitre!). L’action se déroule essentiellement au collège, et le CDI et la documentaliste ont une place de choix dans ce roman. Mme Anselme, personnage sympathique qui décide d’appliquer à elle les principes des trois singes de la sagesse…

Même si on suppose que le dénouement est difficilement réaliste, il n’en reste pas moins que ce court roman représente à mes yeux une petite pépite pour faire passer un message sur un sujet délicat, et qui plus est, plaira probablement à des petits lecteurs.

Pour le maintien de l’école Monein Castet

Une fois n’est pas coutume, j’use de ce blog professionnel pour partager une action de parents d’élèves, dont un est un membre de ma famille. Vous pouvez passer votre chemin, ou au contraire partager!

L’école de Monein Castet est une école rurale, comptant 22 élèves regroupés dans une classe unique. Et oui, il existe encore des écoles avec classe unique. Même si je n’y ai moi-même jamais été confrontée, j’ai connu beaucoup de gens, vivant dans la vallée, proche de chez moi, qui ont été scolarisés en classe unique en maternelle et primaire. Et si ces écoles n’existaient pas, je crois qu’aller à l’école serait très compliqué pour certaines familles, vivant dans des endroits isolés et parfois loin des villes. Pour peu qu’il neige, rejoindre le premier grand village ou petite ville du coin peut devenir un parcours du combattant.

On parle de classe unique lorsqu’une école « ne comporte qu’une seule classe, regroupant […] plusieurs niveaux »¹. Selon les statistiques parues dans la référence citée ci-avant, on comptait 11 449 écoles à classe unique en 1980 et 3302 en 2013. Moins une bientôt? (et peut-être plus).

L’école de Monein Castet existe selon les registres depuis 1890. Depuis 23 ans, Claude Gonzales, l’instituteur, y applique des méthodes pédagogiques alternatives. On pourrait donc, selon Bernard Collot, qualifier cette école de 3ème type. Sur son site, il nous explique de quoi il retourne:

L’école du 3ème type est une conception globale de l’école dans une unique finalité: contribuer à la construction de l’enfant en adulte autonome, disposant des outils de l’autonomie pour être et agir dans une société où il ne sera pas passif. Si elle découle des pédagogies active et Freinet dont elle prolonge les logiques, elle s’appuie sur une notion différente des langages et de leur construction (langages oraux, écrits, mathématiques, scientifiques, manuels, corporels, artistiques…). Ce sont des outils neurocognitifs interprétant et produisant des informations et des représentations ainsi que leurs expressions. Ils permettent l’appropriation des connaissances et leurs mises en action dans des savoir-faire et des savoir-être. L’essentiel est donc dans les conditions qui favorisent leur construction et leur évolution. […] L’école du 3ème type est donc un système vivant. […] De par sa structure dissipative et l’auto-organisation qu’elle permet, les apprentissages informels se substituent aux apprentissages formels. Les constructions des langages se réalisent à partir des projets individuels ou collectifs des enfants, quels que soient ces projets. L’enfant, en interaction avec son environnement, en interrelation avec les autres enfants et adultes, est la source de ses apprentissages. Il n’y a pas de programmes, pas d’évaluations autres que celles naturelles qui s’opèrent dans le concret du déroulement de toute activité pour la réaliser et avancer, pas d’échéances.²

Cette petite école du Béarn propose une alternative aux parents désireux de proposer une scolarité maternelle et primaire d’un autre type à leurs enfant, au sein de l’enseignement publique. Car il s’agit bien d’une école publique³. Il est arrivé que certaines familles s’installent précisément dans le coin pour pouvoir offrir cette alternative à leurs enfants.

Le 15 octobre 2014, les parents ont appris que la municipalité avait décidé de fermer l’école de Castet à la fin de l’année scolaire 2014/2015. La rénovation des locaux (essentiellement de la deuxième salle qui est nécessaire suite aux nouveaux rythmes scolaires) représente une charge budgétaire trop lourde selon la municipalité. Il est reproché, par les parents, habitants, anciens élèves, le manque de concertation autour de cette décision soudaine.

Et voici comment l’action pour le maintien de l’école de Monein Castet s’est mise en place, avec renvoi vers les liens utiles.

 

monein castet

Voilà ma modeste participation à cette action. L’école est un droit mais le choix de ce que l’on souhaite pour ses enfants également. Une décision de cette mesure, ayant des impacts, à faible échelle certes, mais tout de même, sans concertation, sans débats possibles me semble hasardeuse et non démocratique. En espérant qu’une solution positive puisse être l’issue de tout ceci…

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¹Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche – 2014, Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

² Pour en savoir plus sur les écoles du 3ème type, voir le site de Bernard Collot: http://b.collot.pagesperso-orange.fr/b.collot/index2.htm

³ A ce propos, lire le reportage de Delphine Roucaute sur LeMonde.fr du 15 septembre 2014 « La méthode Freinet: une pédagogie innovante au cœur de l’école publique«