Cadeau: quelques fichiers téléchargeables pour se lancer dans un bujo de prof doc!

Je sais, ce sont les vacances, mais entre deux périodes totalement off, je me penche sur mon bullet journal pour la rentrée prochaine et comme j’ai un peu plus de temps que de coutume, je me suis amusée à créer quelques petits « templates » que je mettrai dans mon carnet. Et du coup, je me permets de vous les partager ici.

Vous en ferez bien ce que voulez! En tout cas, le billet sera régulièrement mis à jour, avec de nouveaux fichiers (enfin régulièrement, c’est un bien grand mot, on dira plutôt de temps à autre)

Avertissement: les fichiers sont au format A4 et A5: pensez à bien régler les paramètres de d’imprimante pour une impression au format A5 😉

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Retour d’une prof-doc confinée, en marge du déconfinement

Écrire un billet sur le confinement alors qu’on va bientôt amorcé la phase de déconfinement. Tant pis. J’ai envie de faire un petit bilan de ces dernières semaine et de mon état d’esprit à quelques jours de la réouverture des établissements scolaires.

La fermeture des établissements scolaires, annoncé le jeudi 12 mars pour le lundi 16 mars, m’a pris par surprise, un peu comme tout le monde je crois. C’est sûr que quand on a un gouvernement qui joue au yo-yo, qui dit un jour qu’il n’y aura pas de fermeture des établissements scolaires pour être contredit quelques jours après par le Président de la République lui-même… Bref, je ne m’étais pas forcément attendue à cette décision, et j’ai essayé de passer cette journée du vendredi 13 mars de la façon la plus « normale » possible, en suivant les recommandations de mon chef qui souhaitait éviter au max une ambiance anxiogène au collège. Je n’ai pas vraiment pu anticiper la mise en place de prêts élargis à grande échelle. Seuls les quelques élèves que j’ai pu voir cette journée en ont profité pour faire « le plein »… J’ai eu une séance avec les 5ème le matin, et la présentation des albums dans le cadre d’un prix lecture avec les ULIS et les 4ème Segpa a pu avoir lieu (gros soulagement, vu le temps qu’il nous a fallu, avec mes collègues et deux intervenantes de la médiathèque pour l’organiser…) Et puis j’ai entassé dans deux cartons des livres à cataloguer, un max de matériel à pouvoir apporter chez moi…

J’y suis finalement retournée le lundi après-midi (avant annonce officielle du confinement) pour prendre du matériel que j’avais oublié, et ranger un peu le CDI, notamment le chariot de retour.

Puis mon quotidien de prof doc confiné a commencé. Associé, comme pour certains d’entre nous, à l’école à la maison de ma progéniture. Une organisation à définir petit à petit, à adapter en fonction des réussites / échecs. Et forcément comme on est chez nous non stop il y a aussi toute la gestion de la maisonnée à prévoir et anticiper ( à 2 bien sûr, quand on est en couple). Qui n’a pas été distrait de ses tâches professionnelles par un regard porté sur une zone en bazar, sur la tâche qui est là depuis des lustres mais qu’on a soudainement envie de nettoyer – parce qu’on ne voit plus qu’elle -. Sans compter les interruptions de ses héritiers et les cris au moment où tu fais un enregistrement audio ou vidéo.

Ma première tâche de prof doc confinée a été d’adapter ma séance d’EMI en cours (présentée à 2 groupes sur 11 en présentiel) au format distanciel. Et en parallèle je me suis lancée dans une course éperdue à la sélection de ressources en ligne, comme beaucoup d’entre nous. Et envoyer un mail à mes collègues pour leur présenter cette ressource. Elle a du être tellement consultée, que les collègues proposaient certaines de ces ressources dans notre fil de mail. Au départ je dois dire que je l’ai eu un peu mauvaise ( à quoi ça sert que Ducros se décarcasse?). Avec du recul, j’ai arrêté de le prendre personnellement, sachant que chacun essayait de s’adapter comme il le pouvait, noyé sous des tonnes de messages d’élèves, de parents, de collègues …

Concernant cette sélection de ressources (sur Padlet): j’ai vite revu mes ambitions à la baisse. J’ai fait le choix de ne pas tout proposer, de faire un boulot de sélection qualitative avant diffusion. Par exemple pour l’offre de lecture gratuite en ligne (numérique / audio), j’ai décidé de ne leur proposer que des liens directs, sans création de compte ou autres identifications / inscriptions.

Pendant 2 semaines, j’ai aussi décidé de laisser mes élèves de 5ème tranquille et de faire une pause dans la diffusion des séances d’EMI, sachant qu’ils étaient surchargés par ailleurs. Au moins jusqu’à avoir des nouvelles sur une éventuelle prolongation ou non du confinement (Il faut dire qu’en zone C, on a eu la coupure « vacances » 3 semaines après). J’ai tout de même commencé à préparer la prochaine séance et je l’ai mise en forme et diffusée la semaine de la rentrée. Je pense que tous les élèves concernés ne feront pas l’activité. Tant pis… J’ai aussi fait l’effort de retranscrire la séance au format papier pour diffusion via le dispositif « devoirs a la maison » en partenariat avec La Poste. Je ne sais pas si ça a été diffusé (je pense que oui) et si j’aurai un retour de ces élèves…

Dès la deuxième semaine de confinement, j’ai aussi passé du temps à m’occuper de mon portail documentaire. Je lui ai donné une nouvelle jeunesse (merci les tutos PMB Normandie). J’ai pu prendre le temps d’exploiter les différentes possibilités, restructurer les rubriques. J’ai surtout pris le temps de réaliser des tutos vidéos autour de ce portail. Je dois avouer que je forme très peu mes élèves à la recherche sur le portail documentaire. De manière générale, il me permet d’effectuer des prêts / retours et je m’en sers en terme de gestion documentaire. C’était l’occasion parfaite de tenter ces vidéos tutos et de voir si elles touchent leur public. Elles ont été diffusées sur le compte Instagram du CDI, en IGTV (et sur la page FB). Je les ai également intégré sur l’ENT et elles trouveront aussi leur place sur le portail documentaire, dans une rubrique dédiée.

J’ai aussi essayer d’organiser la continuité d’un projet pédagogique d’éducation aux médias engagé depuis le début de l’année, avec l’intervention de deux journalistes. Gros gros fail: je n’ai pas eu de retour des élèves, ou très peu. Je ne peux pas leur en vouloir. Ils travaillaient en groupe, devaient pour la plupart réaliser des interviews sur le terrain et tout a été remis en question, en suspens… Je tente de sauver le projet, qui a été ramené sur la base du volontariat des élèves, mais je ne pourrais pas faire plus.

Et puis chaque jour (ou presque), je mets à jour le Padlet, je l’actualise en fonction des nouvelles ressources repérées et celles devenues obsolètes, je diffuse des informations sur les RSN du CDI (ouverts à l’occasion sans objection de mon chef, à savoir Instagram, Facebook et Twitter, ce dernier étant lequel où j’ai le moins d’abonnés élèves / parents / personnels du collège). Je fais un peu de catalogage (mais ce n’est pas ce qui m’occupe le plus. C’est assez aléatoire. Certaines semaines, c’était une à deux fois par semaine, et d’autres pas du tout). J’ai reçu quelques mails d’élèves, qu’ils concernent les séances en EMI ou des demandes plus globales.

Et maintenant il faut préparer l’après.

Je n’ai pas trop partagé ou publié sur la question du déconfinement au CDI: j’avais tellement peu d’infos officielles sur les conditions de reprises, sans même savoir si nous reprendrions ou pas, que je n’ai pas trop approfondi le sujet. J’ai lu ce qui a été partagé, venant de l’IFLA ou des initiatives de profs docs. Même si ces initiatives sont louables, une part de moi me disait que quand même, ce n’était pas à nous de réfléchir à ce protocole, nonobstant des réalités de terrain très différentes. J’ai pris des notes dans mon bujo pro, histoire de voir ce qu’ils serait possible de faire dans le CDI de mon collège, mais sans rédiger de protocole défini. J’attendais de toute façon des nouvelles de ma hiérarchie (à savoir ma direction, parce que je comptais pas sur la hiérarchie au-delà, et pour le moment je ne compte pas non plus dessus. A quoi bon, puisque tout à été délégué aux équipes de direction ou presque). J’ai eu quelques infos dimanche soir. Suite à ce mail de la direction, j’ai répondu avec mes suggestions en l’état des connaissances, dont voici un bref résumé:

  • Concernant les prêts / retours de documents
    • Retours de documents : je ne peux pas ne pas récupérer les documents. Je propose qu’ils soient récupérés dans les salles (dans une caisse dédiée) que je récupérerai afin de mettre les documents en quarantaine entre 4/5 jours avant désinfection de la couverture à l’alcool et remise en rayon. Le tout suivant les recommandations de l’IFLA ou de l’ABF.
    •  Prêt de documents : idéalement, il me semble que les documents ne doivent pas être prêtés afin de limiter au maximum les manipulations d’objets potentiellement vecteurs. Si toutefois le prêt de documents serait envisagés, j’imagine un système de « drive » avec réservation via le portail documentaire, et horaires de « RDV » pour les retirer.
  • Se posera inévitablement la question des manuels scolaires qui devront être rendus d’une manière ou d’une autre. Je ne pourrais m’acquitter seule de cette tâche, qui devra être partagée, probablement (les manuels ne seront pas manipulés, simplement déposés par les élèves à des endroits identifiés.) Il faudra donc plusieurs points de contrôle: vérification du bon nombre de manuel, d’un entrepôt correct etc… Je pense que les facturations pour manuels abimés seront annulées, sauf si constat d’un mauvais état indéniable au moment du retour. Les factures pour manuels non rendus / perdus seraient par contre maintenues. (Il faudra alors insister sur le fait d’avoir TOUS ses manuels le jour du retour – qui se fera forcement sur un temps beaucoup plus long que d’ordinaire- le jour des retours pour limiter les aller-venues pour un manuel oublié, comme c’est le cas chaque année). (Idéalement, j’aurai aimé de ne pas avoir à m’en occuper. C’est un combat que je n’ai pas encore remporté. Ça viendra 🙂 )
  • Concernant mon service:
    •  enseignement: bien entendu je maintiens mes séances en 5ème, en fonction des conditions qui nous seront présentées. Je peux me porter volontaire pour les heures d’études (HSE, comme pour mes autres collègues, sinon niet) afin de proposer des:
      •      activités pédagogiques autour de l’information (sensibilisations pédagogiques aux fake news et autres processus de désinformation )
      •      activités de lecture avec des lectures offertes : notamment pour les 6ème engagés dans le prix des Incorruptibles.
    •  gestion du CDI: je propose, en fonction de ma présence dans l’établissement pour mon service d’enseignement, d’en profiter pour effectuer des tâches de fin d’année,bien souvent chronophages, sans présence d’élèves (je serai la seule à avoir accès au CDI). Je pense notamment à la réalisation d’un inventaire. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en effectuer un, et avec le déménagement du CDI, il me semble que ce serait plus que nécessaire, afin d’avoir une vue sur le fonds documentaire de CDI, et mettre la base en conformité.

  •  Cependant, une partie du travail (autant pédagogique que de gestion) pourrait être effectué en télétravail, notamment lorsque je n’ai pas des séances prévues

Nous avons reçu hier une version du projet de protocole pour notre établissement, qui sera discutée et votée en conseil pédagogique virtuel mercredi matin. Il est à noter que l’occurrence CDI est bien plus représentée dans ce document interne que dans le document de protocole national (merci chef! Mon mail a été pris en compte). Le CDI ne sera pas ouvert aux élèves, je ne ferai pas de garderie (mais je sais que certain.e.s devront se méfier de cet abus qui se profile à l’horizon). Il n’y aura pas de prêts de documents. J’effectuerai mes séances pédagogiques dans les classes. Il est très probable qu’une partie de mon travail soit effectué en télétravail si je n’ai pas de séances justifiant ma présence au collège. Au moins un de mes deux enfants n’ira pas à l’école. L’école maternelle concernée ne rouvrira pas avant juin, voir septembre. Mon autre enfant n’ira probablement pas tous les jours à l’école non plus car un système de rotation des groupes semble prévu..

En tout cas, une chose est sûre: on navigue à vue… Chaque jour apporte son lot de modifications, de complications organisationnelles mais surtout des questions de plus en plus nombreuses. Sans que les réponses ne soient apportées.

Concernant les professeurs documentalistes, j’ai constaté le partage de nombreuses ressources, séances ou activités de confinement originales. Comme on sait bien le faire.
Et là, les textes fleurissent (protocole national, circulaire et autres fiches). Le CDI apparait une fois dans le protocole, relégué au paragraphe des activités sportives et culturelles, au côté des salles informatiques et des foyers, sans que même un paragraphe, aussi court soit-il ne soit dédié?

Et dans la circulaire relative à la réouverture des écoles et établissements et aux conditions de poursuite des apprentissages, parue le 4 mai 2020 et disponible ici: pas de mention du CDI et encore moins du prof doc. Dans les différentes fiches sur les attendus de fin d’année pour les classes de 6ème, 5ème, 4ème et 3ème, pas de mention non plus. Je n’ai pas été voir pour le lycée.

Par contre, dans deux fiches spécifiques, à savoir Covid-19 et risques de dérives sectaires et Covid-19 et risques de replis communautaristes , j’ai relevé ce qui suit:

Dans le premier, Covid-19 et risques de dérives sectaires, il est précisé comme enjeu « Développer l’esprit critique des élèves pour mieux lutter contre la désinformation, les fake news, les rumeurs et les théories complotistes« , en « identifiant les techniques de communication » (réseaux sociaux, thèses complotistes…) ». Cette fiche propose comme activité pédagogique l’écoute de « L’émission de France inter intitulée « Rumeurs et fausses informations au temps du coronavirus » peut faire l’objet d’une écoute par les élèves, suivie d’un débat ou d’une demande de synthèse« , une séance d’EMC, ou encore  » un travail autour de la vérification de l’information et des sources » avec un lien vers le site académique d’HG d’Amiens. Mention du prof doc dans ce document ou le lien donné = 0.

Dans le deuxième, Covid-19 et risques de replis communautaristes, un des enjeux est « Lutter contre la désinformation, les théories complotistes, les rumeurs et les fake news sur le Covid-19 utilisées à des fins mercantiles et politiques » avec comme proposition d’activité pédagogique : « Renforcer l’esprit critique des élèves avec l’éducation aux médias et à l’information (l’EMI) qui participe à la prévention du complotisme à l’école, afin qu’ils réussissent à résister à la tentation d’une lecture du monde simplificatrice et aux vidéos de propagande qui circulent sur internet » Dans ce document, encore une fois, mention du prof doc = 0

Je dois avouer que je suis colère. De façon générale par le processus d’information des fonctionnaires de l’Education Nationale dans le contexte actuel. Bon nombre d’informations ont été diffusé par les médias et autres RSN sans que soyons informés par voie « officielle ». Sans parler du mépris dont certains ont pu faire preuve contre les enseignants. Je pense notamment à l’épisode des fraises qui serait risible s’il ne démontrait pas un mépris absolu. La réponse de com’ a été très bien ficelée: un tweet « vous êtes formidables » et une petite vidéo sur nos boites mails pour nous brosser dasns le sens du poil. Bien sûr ce n’est qu’un échantillon de tout ce que nous avons pu nous prendre en pleine poire depuis 7 semaines.

En tant que prof doc, je suis doublement en colère: pas de communication institutionnelle à notre égard, notamment dans le contexte de réouverture. Des collègues ont produit des documents protocolaires pour tenter d’y voir plus clair, les partageant de ci, de là, ce qui est très louable. Mais… Ne mérite-t’on donc pas d’avoir une information de cadrage, de positionnement spécifique. Et s’il n’est pas national ou moins académique. Parait que dans mon académie, la rédaction d’un protocole académique pour les CDI et les professeurs documentalistes est en cours mais je n’ai pas plus d’infos ni de nouvelles. J’ai vu d’autres documents protocolaires d’autres académies. Le prêt de documents est encouragé pour certains, pas pour d’autres. L’ouverture du CDI aux élèves dans le respect des consignes sanitaires est détaillé pour les uns et pas pour les autres. J’entends des collègues qui appréhendent de faire « garderie » puisqu’il a été annoncé que les élèves de collège seraient soit en classe, soit en « étude », soit en « activité physique ou culturelle ». La dérive CDI= étude est une inquiétude tout à fait légitime. On parle d’ouverture du CDI, mais quid de notre mandat pédagogique? Surtout au regard des enjeux et activités pédagogiques proposées dans les deux fiches précédemment citées? N’avons nous pas, encore une fois, montré notre expertise sur ces questions pendant ces longues semaines?

Je me réjouis cependant que la mention bibliothécaire / documentaliste qui figurait sur les versions projets du protocole national pour le primaire (???) et le secondaire ait été retiré de la version définitive. Bien sûr je nous inclus dans la catégorie « enseignant » et non pas « autres personnels », j’espère qu’il en va de même pour les rédacteur de ce texte.

Je vais m’arrêter là. Je m’excuse pour ce billet un peu décousu, pas très construit et qui a dévié vers un petit coup de gueule à la fin. Finalement, ça fait du bien.

En attendant prenez soin de vous.

EMI 5ème Séquence 2 séance 1 -Le Web, un espace de partage de connaissances: l’exemple de Wikipédia-

En cette période de confinement, j’introduis la deuxième séquence avec une séance en distanciel. J’ai laissé passer les vacances scolaires avant de l’envoyer à mes élèves.

C’est une séance qui me satisfait globalement vu le contexte. Mais en présentiel, il y a de fortes chance pour qu’elle évolue dans sa forme.

J’ai tourné mes première vidéos que j’ai déposées sur YouTube (je sais, c’est du GAFAM en pleine puissance, mais je n’ai pas trouvé mieux et surtout plus simple pour le moment), où je me mets en scène, chez moi. Pour cette vidéo j’ai tenté plusieurs choses, dont l’incrustation d’images dans la vidéo. Je ne suis pas Youtubeuse, j’ai tâtonné et bidouillé avec les moyens du bord. Soyez indulgents! Ça bafouille un peu par moment, mais au bout de 10 essai, j’ai arrêté d’essayer d’avoir la prise de vue parfaite. J’ai longtemps hésité à me filmer, mais je me suis dit que ça pourrait faire plaisir aux élèves et recréer un lien, de voir la prof, même par écran interposé.

Le cours en vidéo est complété par une activité en ligne, réalisée sur le site La QuiZinière édité par Canopé. C’est une bonne surprise, l’interface est simple d’utilisation et la diffusion auprès des élèves est également enfantine. Le gros avantage est la collecte des copies pour correction, et la diffusion de celle-ci. Et le respect du RGPD 😉

Je ne vais pas me lancer dans un descriptif trop détaillé, mais rappeler l’objectif de la séquence et de la séance, en exposer ses grandes lignes de fonctionnement.

Objectif de la séquence: appréhender le Web comme un espace de partage et de publication.

Objectif de la séance: découvrir Wikipédia: historique, principes, fonctionnement et problématiques soulevées.

Mise à disposition des élèves: dans le cadre de l’enseignement distanciel, la séance est mise en ligne sur l’ENT, dans l’espace classe (sous-rubrique EMI). Un message est envoyé à la classe (élèves + responsables légaux) sur l’ENT également, avec un lien direct vers le contenu de séance, dans l’espace classe.

Déroulement de la séance:

  • Introduction: les élèves sont invités à regarder une vidéo introductive. Dans cette vidéo, je fais un rappel du contexte de la séance et des séances précédentes. Dans un deuxième temps, je leur précise les modalités de l’activité: comment y accéder, renseigner son pseudo..
  • Une fois l’exercice effectué, ils n’ont plus qu’à cliquer sur le bouton « Envoi de la copie »!

J’estime la durée de la séance à 45 minutes max, temps de visionnage des vidéos compris.

Je leur donne une dizaine de jour pour réaliser l’activité. L’activité ne sera pas notée, et je vais me pencher dans les jours à venir sur des compétences du socle commun qui pourrait l’être.

EMI 5ème Séquence 1, séance 5: L'impact environnemental du numérique

Dernière séance de cette première (longue) séquence consacrée à Internet et au Web, dans son initiation historique, fonctionnelle, éthique et économique. J’ai pu la présenter deux fois au collège, avant que la fermeture du collège soit annoncée. Je vous explique plus bas comment je l’ai adaptée dans le cadre de la continuité pédagogique.


Cadre institutionnel   

  • Niveau:   5ème            ½ groupe          Effectif : entre 10 et 16 élèves
  • Support horaire : Une heure quinzaine (55 minutes)
  • Cadre pédagogique : EMI 5ème
  • Discipline(s) : Information-Documentation
  • Intervenant(s) :Professeure documentaliste
  • Durée de la séance : 55 minutes
  • Lieu(x) CDI

Déroulement de la séance

  • Situation dans la progression et/ou séquence : Dernière séance de la séquence 1.
  • Scénario pédagogique

C’est une séance où j’alterne entre la lecture de l’album Moi c’est Tantale (d’André Marois et Julien Castanié, aux éditions de l’Isatis) et la présentation de différentes ressources, le tout accompagné de moments d’échanges, questions / réponses avec les élèves. Je vous propose donc ci-dessous, le déroulement de la séance accompagné des diapositives projetées et/ou documents présentés. Les liens vers les vidéos sont disponibles plus bas.

INTRODUCTION

Pour introduire la séance, les élèves sont invités à réfléchir à la notion de pollution. On peut proposer à un élève de chercher la définition de pollution dans un dictionnaire (ou lancer un concours de rapidité 🙂 ) Nous nous arrêtons sur celle du dictionnaire Larousse.

Visionnage de la vidéo : Internet ne pollue pas – Vrai ou Faux ? | Data Science vs Fake d’ARTE, 5 octobre 2019

PREMIÈRE PARTIE : L’extraction des matières premières

Moi c’est Tantale: lecture du chapitre Norbert, La Renaissance.

P.S: Pour la lecture offerte, l’album est posé sur une table, face aux élèves. Je place une marotte (portrait du personnage collé sur une baguette en bois. Une épingle à linge est collée à la marotte et lui permet de s’accrocher à l’album. La page reste ouverte au bon endroit)

Visionnage de la vidéo : Ce qui se cache derrière la fabrication de nos smartphones, BRUT, 18 décembre 2017 + échanges avec les élèves (Mettre l’accent sur la dimension épuisable des minerais fossiles nécessaires à la fabrication des terminaux numériques et sur la quantité d’eau nécessaire à l’extraction ainsi que sur la dimension humaine liée aux conditions de travail, notamment celles des enfants)

DEUXIÈME PARTIE : La fabrication des terminaux numériques

Moi c’est Tantale: lecture du chapitre Wang, La Transformation.

Échanges avec les élèves : mettre l’accent sur la quantité de métaux nécessaires (et en quantité minime pour chacun) à la fabrication d’un smartphone. On peut faire le lien avec la première vidéo, visionnée en Intro (50 métaux rares). On peut à nouveau évoquer la question du travail des enfants, mais également insister sur le transport aérien, polluant, et qui permet de transporter la marchandise. (Dans le chapitre de l’album, il débute par la description du périple RDC > Japon > Chine étape 1 > Chine étape 2, en avion)

TROISIÈME PARTIE: Les usages

Moi c’est Tantale: lecture du chapitre Thomas, La Belle vie.

Échanges avec les élèves: les questionner sur les usages qui seraient, pour eux, les plus énergivores. On détaille ensuite avec eux plus précisément 3 aspects: les mails, le cloud computing, et le streaming vidéo. Entre chaque diapositives, les élèves ont généralement des remarques, questions à poser.

QUATRIÈME PARTIE: La fin de vie des équipements

Moi c’est Tantale: lecture du chapitre Lian, La Chute.

Échanges avec les élèves: mettre l’accent sur les matériaux non recyclés et l’impact environnemental des dépôts sauvages des déchets informatiques. Parler de l’obsolescence programmée. On peut rappeler les chiffres présentés dans la première vidéo « Internet ne pollue pas » (il y a plus d’appareils connectés à Internet que d’êtres humains)

CINQUIÈME PARTIE: Les dommages collatéraux

Visionnage de la vidéo : Un champ de coquelicots détruit par les instagrameurs en quête de la photo parfaite, RTL, 20 mars 2019

Échanges avec les élèves: interroger les élèves sur la question de l’image sur les réseaux sociaux. On peut leur présenter d’autres lieux concernés par cette destruction de l’environnement (qui entre dans la catégorie « nuisance diverse » de la définition de Pollution présentée en début de séance): les sources de l’Huveaume (Nans-Les-Pins dans le Var, la plage dite « Pop-Corn » sur l’île de Fuerteventura (Aux Canaries , Espagne). On peut également leur montrer cette vidéo, au choix, qui présente les différents endroits présentés ci-dessus.

Instagram. Ces lieux abîmés par la quête de la belle image, par Marie TOUMIT Ouest-France 17/04/2019

CONCLUSION


  • Évaluation: Les séances 4 (A qui appartiennent les outils du numérique ) et celle-ci auraient du faire l’objet d’une évaluation commune de fin de séquence. Malheureusement je ne sais pas quand auront lieu les prochaines séances, ni le temps qu’il restera ensuite, j’ai donc proposé deux petites « applis » (un QCM et un jeu d’association sur le site LearningApps), que je vous propose ci dessous.

La première, sous forme de QCM est relative à l’écoute de la première vidéo proposée, « Internet ne pollue pas. Vrai ou faux? » (Data sciences VS Fake, proposée par Arte)

La deuxième, sous forme de jeu de classement par paire, est en lien avec l’écoute de la lecture de l’album Moi c’est Tantale. Il consiste à associer chaque personnage du récit avec l’extrait de l’album correspondant.

  • Matériel : Album Moi c’est Tantale + Vidéoprojecteur + Ordi enseignant connecté au réseau Internet et disposant d’un navigateur + Son

Bilan de la séance

Cette séance ne présente pas non plus, à proprement parler l’étude de notions info-documentaires. Les objets d’étude présentés ici relèvent de la culture numérique liés aux questions environnementales. En amont de la prochaine séquence, davantage tournée vers le Web et surtout les réseaux sociaux, elle introduit la notion d’usage, puisque la question des usages massifs est un des aspects de la pollution numérique.

Comme je le disais en début de billet, je partage ici la séance conçue dans sa forme originelle, c’est à dire en présentiel d’élèves.

La fermeture du collège (Covid-19) a été annoncé alors qu’elle n’avait été présentée que deux fois (sur 11). J’ai donc du l’adapter pour la proposer, à distance aux autres groupes. J’ai fait le choix d’enregistrer la lecture offerte, et de réaliser un montage vidéo alternant entre ces lectures et les vidéos et autres documents présentés lors de la séance. J’ai obtenu l’accord de la maison d’édition pour l’utilisation de l’album audio / image, mais dans le cadre d’une diffusion restreinte à l’espace privé de l’ENT. J’y ai ajouté les deux applis pour que les élèves puissent tester leur compréhension. Je n’irai pas vérifier si les exercices ont été fait, car le site LearningApps ne me permet pas d’avoir des données sur les réponses apportées. De plus, les élèves sont déjà en difficulté, s’adaptant (comme nous enseignant) à une manière d’apprendre à distance, peu commune et clairement inédite . (Il parait qu’on était prêt). On fera probablement un bilan à la reprise avant d’enchainer sur la suite du programme.

Fichiers à télécharger

Fiche élève: je dois avouer que j’ai préparé cette séance un peu dans l’urgence et je n’ai pas encore pris le temps de terminer la fiche élève. Quand ce sera fait, je mettrai le billet à jour (et bien sûr, je n’oublierai pas mes élèves, mais à priori je ne suis pas en retard 😉 )

EMI 5ème Séquence 1, séance 4: A qui appartiennent les objets du numérique

Quatrième séance avec les 5ème, qui introduit le modèle libre VS le modèle propriétaire..

Cadre institutionnel   

  • Niveau:   5ème            ½ groupe          Effectif : entre 10 et 16 élèves
  • Support horaire : Une heure quinzaine (55 minutes)
  • Cadre pédagogique : EMI 5ème
  • Discipline(s) : Information-Documentation
  • Intervenant(s) :Professeure documentaliste
  • Durée de la séance : 55 minutes
  • Lieu(x) CDI (ou Salle info CDI)

Savoirs en jeu

  • (Rappel de l’objectif de la séquence) : Découvrir les aspects historiques relatifs à Internet et au Web et savoir différencier Internet et le Web en étant capable d’en donner une définition simple et de nommer les outils permettant d’y accéder. Avoir conscience des deux grands modèles qui régissent Internet et le Web: le modèle libre et le modèle propriétaire.
  • Objectifs d’apprentissage en information-documentation et alignement pédagogique
    • Savoirs théoriques
  • Pré-requis : Lors de la séance précédente (Timeline du numérique) les élèves ont pu appréhender les deux modèles (libre / propriétaire) en fonction de leur sujet de recherche. Certains élèves sont déjà sensibilisés à cet aspect.

Déroulement de la séance

  • Situation dans la progression et/ou séquence : Séquence 1, séance 4. Après un temps long consacré à la troisième séance, avec une réalisation collective d’une timeline du numérique, cette avant-dernière séance de la première séquence permet d’initier le sujet de l’économie politique du numérique (Nikos SMYRNAIOS).
  • Scénario pédagogique
    • Intro : A partir des sujets traités par les élèves lors de la séance précédente, l’enseignant questionne les élèves : le sujet qu’ils ont traité relevait-il du modèle libre ou propriétaire? Rebondir sur la différence entre les 2. Demander aux élèves leur avis. Présentation de la séance et notamment de la première activité.
    • Consigne : replacer les éléments proposés , en groupe, dans les colonnes «Modèle libre / Modèle propriétaire » tracées au tableau.
    • Mise en activité: Les élèves se répartissent par groupes, autour d’un tableau (groupe de 5 à 8 élèves)
    • Activité des élèves: Les élèves réfléchissent collectivement au modèle dans lequel s’inscrivent les différentes étiquettes magnétiques proposées.

  • Mise en commun: Observation des réalisations de chaque groupe.
  • Structuration des savoirs: Projection du diaporama. Présentation du modèle propriétaire via les GAFAM (Les élèves sont invités à désigner chaque entreprise composant le sigle GAFAM), puis introduction du modèle libre: présentation de Richard Stallman (précurseur du modèle libre), et à l’échelle francophone du réseau Framasoft. Le diaporama (court) se termine par la présentation du projet « Dégooglisons Internet » et de l’illustration du site (voir plus bas « Référence des matériaux »). Les élèves sont invités à analyser rapidement cette illustration (rapprochement du banquet de chaque fin d’épisode d’Axtérix et Obélix, et remplacement des sangliers sur la broche par les logos, réadaptés, des GAFAM)
  • Structuration des connaissances: En fin de séance, distribution de la fiche-élève (recto-verso) et lecture collective.
  • Évaluation: Les élèves sont invités à réaliser à nouveau l’activité de début de séance. Après la phase de structuration des savoirs et des connaissances, chaque groupe se repositionne devant sa première répartition et apporte les modifications nécessaires. Mise en commun et correction collective pour chaque groupe.
  • Méthode pédagogique: interrogative
Bienvenue au banquet concluant Dégooglisons Internet, par Péhä (CC-By)
  • Matériel : Tableau blanc (+ feutres) / Vidéoprojecteur + Ordi enseignant connecté au réseau Internet et disposant d’un ou plusieurs navigateurs de recherche / Suite bureautique / Étiquettes magnétiques (X2) + Tableau blanc ou noir magnétique (2 tableaux ou tableau mobile double face).
  • Renseignement des axes temporels (vertical) et organisationnels (Horizontal)

Bilan de la séance

Cette séance ne présente pas à proprement parler l’étude de notions info-documentaires. Les objets d’étude présentés ici relèvent de la culture numérique. Mais dans la progression proposée, il me semble que cet aspect (modèle libre / propriétaire) est important. La manière de les présenter est probablement très incomplète et superficielle, mais le temps de la séance (55 min) et le public concerné (5ème) expliquent cet angle de traitement. Il s’agit davantage d’un éveil, d’une prise de conscience de la coexistence de ces deux modèles, et de la présence oligopolistique du modèle propriétaire (esprit critique). Cet aspect sera à nouveau abordé dans les séances suivantes (notamment celle sur les métiers du Web et de l’Internet).

Fichiers à télécharger

Les étiquettes magnétiques: plusieurs logos d’entreprises, réseaux sociaux, logiciels et portraits de figures emblématiques de l’un et l’autre des modèles (Linux, Microsoft, Microsoft Word, Open office Writer, Mark Zuckerberg, Richard Stallman, Facebook, Framasoft, Dégooglisons Internet etc….. Imprimés en couleur, plastifier et utilisation d’un rouleau de « scotch » magnétique (ultra pratique). Je peux vous envoyer le fichier sur demande 🙂

Retour sur l’utilisation d’un bullet journal de prof-doc

L’an dernier, j’avais déjà évoqué par ici l’utilisation du bullet journal dans le cadre de mon activité pro. J’avais essayé de tenir un classeur mais je suis vite revenue à l’utilisation d’un carnet, identique à mon perso, à savoir un carnet au format A5 l’an passé.

J’ai réitéré cette année, avec à nouveau un carnet au format A4.

Je vous propose donc aujourd’hui, à la fois un petit bilan et un billet un peu plus exhaustif sur la méthode et son intérêt pour les professeurs documentalistes.

  • Le bullet journal c’est quoi?

Un bullet journal ou bujo est donc un système d’organisation analogique et de gestion des tâches. Entièrement personnalisable, chacun l’adapte à ses besoins et/ou envies. Inventé par Ryder Caroll, ce système d’organisation 100 % DIY permettrait donc:

  • d’améliorer sa productivité
  • D’éviter la procrastination
  • D’être plus organisé

Un bullet journal est traditionnellement composé de plusieurs modules récurrents: l’index, le planning du futur (future log), le mensuel (monthly log) et le quotidien (daily log). L’index est en réalité un sommaire, qui se situe au début du Bujo et qui permet de savoir précisément le contenu de son carnet. On le rempli au fur et à mesure de la constitution de son bullet journal et on n’y note généralement que les éléments que l’on veut pouvoir retrouver facilement. Les plannings (log) permettent la planification à plus ou moins long terme (sur du long terme, à l’échelle du mois ou au quotidien). Même si le planning hebdomadaire (weekly log) n’est pas un module « officiel » il est régulièrement employé. Dans ces modules, on utilise différents puces et / ou signes (keys) pour préciser le contenu des tâches (rendez-vous, tâches, urgences etc…). On peut également ajouter des « collections » (regroupement d’infos relatives à une thématique, par exemple: livres à lire, films à voir etc…) et des tracker (outil de suivi de la réalisation de tâches quotidiennes ou autres, de progrès etc…). Lorsqu’une semaine, mois s’achève, on fait le point sur les tâches listées au début de celui-ci et on les reporte ou on les fait migrer au besoin.

  • Quel intérêt pour les profs docs?

Il existe de nombreux agendas spécialement conçus pour les enseignants mais à ma connaissance aucun de spécifique pour les professeurs documentaliste. On peut très bien s’emparer d’un agenda « enseignant » mais je les trouve peu adaptés à nos spécificités . On peut également se contenter d’un agenda classique mais idem, personnellement je me suis vite retrouvée envahie de post-its et autres papiers libres trainant un peu de ci de là (prise de notes lors des réunions / formations, info glanées auprès des collègues entre deux couloirs et qu’on note à la va vite sur un papier volant, égaré presque aussitôt…. Généralement la place disponible dans les agendas « tout fait » reste assez minime, et on peut vite se trouver à cours de place.

Il me semble qu’un bullet journal permet d’adapter son outil d’organisation à son contexte et à sa pratique professionnelle, de centraliser au même endroit une grande partie des informations et / ou documents pour une année scolaire, et ainsi d’être mieux organisé, plus efficace.

Bien entendu, l’utilisation d’un bullet journal n’a aucun caractère obligatoire, et son utilisation dans le cadre de notre métier doit répondre à un besoin émanant du professeur documentaliste qui souhaite s’en emparer. Si votre organisation actuelle vous satisfait, nullement besoin d’en changer. Ce système étant très personnel, et très dépendant de votre contexte d’exercice, les exemples qui illustreront ce billet ne seront justement que des exemples et rien de plus.

Même si le principe repose sur la simplicité, on voit fleurir des exemples relevant d’un niveau de créativité assez élevé. Ce n’est absolument pas un pré-requis, mais la tenue d’un bullet journal engage forcément son propriétaire à une assiduité. En effet, dans sa conception originelle, les pages de planification se créent au fur et à mesure, jamais en avance (hormis le future log et le monthly log en début de mois). Vous verrez assez vite que je déroge légèrement au concept avec mon propre bujo pro :). De mon côté, cette assiduité est pour moi un garde-fou. Elle m’oblige à faire le point régulièrement sur mes tâches, sur l’avancée des projets en cours, et ainsi à être plus efficace et à ne pas laisser passer un rendez-vous important ou autre. .

  • Le matériel

Fondamentalement, il ne vous suffit que d’un cahier et d’un stylo pour réaliser un bullet journal. De nombreux carnets, à des formats divers et variés, avec carreaux, lignés ou pointillés, avec des pages au grammage différents s’ouvriront à vous dans le choix des possibles. Certaines marques de papeterie développent des gammes spécifiques, mais un cahier tout simple peut tout à faire office de matériel de base.

A vous donc de choisir le format qui vous convient le mieux. Votre carnet doit-il pouvoir rentrer dans votre sac à main ou votre petit sac à dos? Prenez-vous les transports en commun et à ce titre limitez vous le poids de vos affaires? Dans ce cas, optez pour un carnet au format A5, à couverture plutôt souple et légère. La place que prend votre carnet vous importe peu? Vous aimez avoir de la place, pouvoir y coller des documents imprimés? Le format A4 sera peut-être plus approprié. Ces carnets représentant tout de même un coût (en moyenne une vingtaine d’euros), il vaut peut-être le coup de tenter différents formats sur des cahiers entrée de gamme et peu onéreux (voir en récup) avant de se décider pour le format réellement approprié à son organisation propre. Soyez également vigilent au nombre de pages du dit carnet. Trop peu et vous serez bon pour investir dans un deuxième cahier en cours d’année (ce qui peut être un choix pertinent en fonction de chacun) et trop de pages et vous aurez l’impression d’avoir eu les yeux plus gros que le ventre en fin d’année.

Ici, j’ai utilisé successivement plusieurs types de cahiers / carnets: un cahier A4 à petits carreaux et à couverture rigide trouvé dans les méandres des placards du CDI, puis un beau carnet Moleskine à petits carreaux, au format A4 que j’ai beaucoup aimé. Comme je le disais dans mon précédent billet sur le sujet, je n’ai pas retrouvé ce carnet à un prix décent l’année suivante et j’ai décidé de tenté le format classeur. Au bout de quelques semaines, je me suis rendue compte que ce format ne me convenait absolument pas, et j’ai finalement opté pour un carnet A5 (Rhodia, papier pointillé, couverture souple). Plutôt peu encombrant mais il ne permettait pas de coller mais différents documents, et je suis finalement repassée en septembre sur un format A4 à couverture rigide et à petits carreaux (Leuchtturm 1917).

Concernant le matériel d’écriture: vous faites bien comme vous voulez! Vous aimez les stylos de couleur à paillettes? Lâchez vous!! Dans l’absolu, le premier stylo qui vous tombera entre les mains fera l’affaire.

Si vous avez une grande fibre créative, que vous aimez jouer sur les contrastes de tailles d’écriture, il existe pléthore de feutres et autres stylos qui feront votre bonheur: stylos à pointes fine, stylo de fausse calligraphie, feutres aquarellables, surligneurs de couleurs vives ou pastels… Bref il y a de quoi satisfaire toutes les envies et toutes les bourses. Un bon stylo plume rechargeable fera aussi très bien l’affaire.

Mon équipement de base
  • Les modules

J’ai évoqué plus haut les modules traditionnels du bullet journal. Je vais ici présenter ceux que j’ai adapté et qui me semble les plus importants.

  • L’index

L’index est super utile, voir indispensable. Si vous testez la méthode, vous verrez que les pages se remplissent très vite! Il est donc indispensable de tenir cet index à jour pour retrouver facilement les données dans le carnet. Pour marquer les séparations du carnet (passage d’un mois à l’autre, on peut également utiliser des scotchs décoratifs (masking tape, wasi tapes etc…), des languettes séparatrices, qui permettant également de se retrouver facilement dans son organisation. L’index restant la BASE.

Son avantage pour nous, c’est qu’il permet également d’avoir une vue d’ensemble, bien qu’incomplète, du travail fourni sur une année scolaire et de la répartition des tâches dans l’année. Quand vient l’heure de rédiger son bilan de fin d’année, il peut être un point de départ.

Index
  • Le planning du futur (ou future log)

Indispensable également, il permet d’avoir une vue d’ensemble sur l’année scolaire des différents projets, tâches immuables etc… A ce niveau, on se rend rapidement compte de l’utilité de la personnalisation. En effet dans certains agendas, ces pages existent, mais sur une année civile. Nous fonctionnons en année scolaire et on peut donc facilement avoir une meilleure représentativité en créant soi-même son outil de planification à long terme.

On le construit à sa façon, selon ce qui nous convient le mieux. Il convient cependant d’avoir un espace de note minimum, quitte à ce qu’il permette de noter quelques mots-clés et des renvois vers les pages concernées (dans ce cas, il me semble qu’on parle plus précisément d’un calendex)

Future log (sur l’année scolaire)
  • Le planning mensuel (ou monthly log)

Généralement à chaque changement de mois, on créé une page mensuelle avec un calendrier mensuel permettant de visualiser à l’échelle mensuelle et plus détaillée que le future log, les tâches et autres RDV à venir sur cette période.

Il suffit de préciser le mois et de créer son planning, mais on peut se faire plaisir et créer des couvertures (« covers ») mensuelles créatives. Ici, quand l’envie me prend, je dessine (selon la technique du moment: feutres aquarellables et tâches de couleurs, aquarelles, dessins thématiques etc…) sur du papier Canson et je colle cette « œuvre » dans mon carnet. L’épaisseur obtenue me sert ainsi d’intercalaire pour identifier rapidement mes changements de mois dans la tranche de mon carnet). Ce n’est absolument pas obligatoire. Si la page mensuelle et le planning associé sont spécifié dans l’index, le job est fait.

Le planning mensuel est important car il permet, à l’inverse du future log, de détailler un peu plus les tâches du mois à venir, de positionner les éventuels RDV qui seraient pris en cours de route, et de les reporter ensuite de façon hebdomadaire. On peut également y faire figurer les « deadline » pour une tâche, un ultimatum dans le cadre d’un projet, les dates des commandes passées etc…..

  • Le planning hebdomadaire (ou weekly)

Celui-ci ne figure pas officiellement dans les modules de Ryder Caroll, il peut être considéré comme hors-sujet par les puristes du bullet journal, mais c’est l’outil qui me semble le plus approprié dans notre pratique professionnelle. Il nous permet, comme dans un agenda classique, une vue d’ensemble de la semaine. On le construit à sa convenance, en adaptant les heures de chaque journée en fonction des séquences horaires de notre établissements (et pour avoir fait plusieurs bahuts, ça change radicalement d’un endroit à l’autre).

Ici je prévois généralement deux espaces par journée, en notant les séquences horaires en milieu de page: à droite les éventuelles séances et / ou RDV par plage horaire, et à gauche une to-do list quotidienne. Cette to-do list peut-être renseignée en amont, ou au jour le jour en fonction des besoins. Pour moi, le planning hebdomadaire est indispensable dans un bujo pro de prof-doc. Et je déroge clairement à la règle, puisque j’ai régulièrement plusieurs semaines d’avance (en général un mois, mais parfois plus). En bas de page je me réserve deux emplacements: « à faire cette semaine » et « semaine prochaine ».

Planning hebdomadaire (weekly) vide
Planning hebdomadaire : exemple d’une semaine passée
  • Le planning quotidien (ou daily log)

Ce module de base est à mon sens non nécessaire dans le contexte professionnel. Nous avons tout de même besoin de planifier au moins à l’échelle de la semaine. C’est un outil que j’utilise peu également à titre personnel. Mais il peut tout à fait convenir à d’autres personnes et à certains types d’organisation.

Par contre, chaque jour, j’ajoute, modifie et/ ou supprime des tâches tout au long de la journée.

  • Autre
  • Les collections

Les pages de collection, dans un bullet journal, regroupent un ensemble de données sur une thématique en particulier. En gros, il s’agit d’une compilation d’éléments de notre choix, sur un sujet en particulier. On peut par exemple trouver des collections « livres à lire », « séries et / ou films à voir », de voyages (souvenirs d’un voyage, les lieux visités ou à voir etc…. Il y a autant de collections que de personnes qui bujotent! Elles ne sont clairement pas indispensables, un peu accessoires, mais elles peuvent être importantes pour certains. Elles permettent un peu d’avoir un côté « journal de bord » dans son support, et de laisser libre court à sa créativité, à ses envies etc….

Les pages collections ont une utilité certaines dans un bujo de prof doc. Elles peuvent concerner plusieurs choses. Voici celles que j’utilise à titres d’exemples: la liste des profs principaux par classe, la liste des équipes pédagogiques par classe, le calendrier scolaire, le calendrier des semaines 1 et 2 dans le collège, l’annuaire téléphonique interne, les horaires de sonnerie… Mais aussi des pages spécifiques à un projet (celles-ci sont créées au fur et à mesure alors que celles citées juste avant sont en début de carnet car créées et / ou anticipées en début d’année scolaire). Il s’agit souvent de documents collés: inutiles de recopier l’ensemble des données quand on dispose d’un document imprimé. C’est pourquoi je suis repassée à un carnet au format A4 🙂 Dans cette catégorie, j’ajoute les plannings de sorties collège au cinéma, les courriers et documents officiels, mes notes de lectures, mes préparations et / ou brouillons de séances, etc… On pourrait tenir une collection des documents à acquérir (mais attention à ne pas faire doublon avec un autre outil similaire)

  • Outils de suivi (tracker)

Accessoires également, les outils de suivi, ou tracker fleurissent dans beaucoup de bullet journal. Ils nécessitent qu’on les renseigne régulièrement (sinon ils perdent de leur intérêt). Ils permettent de tenir à jour une liste d’habitudes, de tâches régulière, de suivre ses projets sur un ensemble de thèmes. On trouve en général des outils de suivi du sommeil, de l’humeur… Les influenceurs bujoteurs tiendront à jour leurs habitudes de publication sur les réseaux sociaux, les personnes au régime, le suivi de leur perte de poids. On peut les adapter à la santé (suivi de traitement etc…). Bref on peut faire des tracker pour tou… et n’importe quoi 😉

C’est un outil que j’utilise personnellement très peu, car je ne suis absolument pas régulièrement pour les mener jusqu’au bout! De fait dans mon bujo pro il y en a aussi très peu, mais certains peuvent être intéressants à mettre en œuvre si on en ressent le besoin et s’ils sont véritablement nécessaires : suivi du « budget du CDI » et des postes de dépenses, suivi des tâches spécifiques à un projet, suivi des tâches de gestion. On peut également envisager de faire un outil de suivi spécifique aux abonnements du CDI (réception des n°, échéances des réabonnement etc… Mais si nous utilisons un autre outil (par exemple sur le logiciel de gestion documentaire, il est absolument inutile de doubler avec un outil de suivi analogique dans le bujo.

Ici je pense à la mise en place d’un outil de suivi du rangement de mon bureau: c’est très « rustique » mais vu l’accumulation de bazar sur mon bureau, il pourrait être intéressant. J’ai également des plantes au CDI: je pourrais envisager un tracker entretien arrosage, mais comme je ne suis pas la seule à m’en occuper, je pense l’adapter en format mobile et collectif.

  • Report / migrations

Le report ou migration, consiste à faire migrer / reporter les tâches non réalisées d’une période à une autre. Cet aspect permet de faire le point sur ce qui a été fait, ce qu’il reste à faire. On peut s’en acquitter quotidiennement, hebdomadairement, mensuellement….

  • Divers « Hors-sujet »

L’avantage du bullet journal, c’est son adaptabilité et sa flexibilité. On peut donc laiser libre cours à ses envies / besoins dans la création de contenu. J’ai cette année des séances d’EMI avec les 5ème. Au lieu d’avoir un cahier d’appel traditionnel (qui ajouterait un support supplémentaire), j’ai donc créé mes propres fiches d’appel, par groupe, dans la fin de mon carnet. Ces listes d’élèves font un peu office de tracker, dans le sens où je peux visualiser en un clin d’œil la situation de chaque groupe dans la progression. Avec quel groupe suis-je en avance? Avec lesquels suis)je en retard (inévitable entre les absences formation, perso, les grèves et autres sorties etc…)

  • Pour conclure

Un bullet journal, c’est très personnel. Ce n’est absolument pas un outil universel, qui peut être imposé. Finalement assez proche du journal de bord (ou de classe) d’un professeur des écoles, il peut être adapté à n’importe quel contexte professionnel, qu’il soit Éducation National ou pas. Dans mon collège nous sommes 3 à en tenir un (dont une collègue d’anglais et une de français)

De mon côté, il me permet de regrouper ua même endroit l’ensemble des données d’une année. Je les conserve et j’aime bien, de temps en temps, les rouvrir et voir l’évolution de l’outil. Il me permet clairement d’être plus organisée, de prioriser pour ne pas me disperser.

Je ne m’en passerai plus! Mais j’ai aussi ce besoin d’avoir un support papier, d’écrire et c’est quelque chose de très spécifique à ma personne! Cet outil pourra convenir à certains d’entre vous et pas à d’autres.

Et ne vous fiez pas aux images sélectionnées pour illustrer ce billet. J’ai des pages très moches, sans aucun effort visuel, mais qui reste très fonctionnelles. Un bullet journal ne nécessite qu’un support papier et un stylo. Pas besoin d’être un artiste dans l’âme (bien que l’envie puisse vous prendre trois fois dans l’année).

EMI 5ème Séquence 1, séance 3 Timeline des outils, services, inventions et inventeurs du numérique

Nous voilà lancé sur la troisième séance de l’année avec les 5ème. Une séance plus longue qui se déroule en 3 temps (3 X 55 minutes).

Je vais abandonner le mode de présentation des deux séances précédentes. car je n’ai pas le courage de m’y atteler et je trouve que cette séance ne s’y prête pas forcément.

Les deux premières séances relevait plutôt des matrices disciplinaire et didactique de l’info-doc (voir présentation de la progression). Ici on bascule dans les matrices méthodologique et heuristique. Les objectifs sont donc à la fois d’accéder à l’information et de savoir la traiter, mais également de savoir transformer l’information en connaissance ( outils utilisés: Questionnement Quintilien, document de collecte, carte mentale, livret de recherche)

Méthode pédagogique : Active investigative

Rôle de l’enseignant: Piqûre de rappel (document de collecte, exploitation du livret de recherche (check-list)

Scénario pédagogique

L’ensemble des élèves de 5ème vont participer à la création d’une timeline du numérique.

Séance 3.1 :

Présentation du projet : réalisation collective d’une timeline papier et numérique sur l’évolution des outils, services, inventions, et créateur du numérique. On entendra par le terme générique « numérique » (peut-être choisi à tort ou imprécis) l’ensemble des applications permises grâce au réseau Internet et au Web. Cette frise du temps conçue collectivement permettra par la suite de développer l’esprit critique des élèves en leur permettant d’appréhender les problématiques économiques, politiques et sociétales liées à ces questions.

Présentation des outils et méthodes de travail (livret de recherche / document de collecte) et de la production finale (Affichette / mini-poster au format A5)

Livret de recherche (pages extérieures)
Livret de recherche (pages intérieures)

Tirage au sort des « sujets » et première évaluation du besoin d’information

Le tirage au sort est un moment plutôt ludique pour les élèves qui n’ont aucune idée du sujet qui sera le leur. Il faut s’attendre à des déceptions ou à l’inverse à des cris de joie (Vécu: ces deux jeunes élèves qui ont tiré au sort « Instagram« ). Je note dans des tableaux (par groupe), les sujets tirés au sort ainsi que la constitution des groupes. Passé ce moment, les élèves doivent questionner leur besoin d’information en renseignant, dans le livret de recherche, l’encadré « Ce que je sais (et / ou ce que je crois savoir) / Ce que je ne sais pas) ».

Pour ce travail, le besoin d’information reste simple: une ou des dates (QUAND), un nom d’individu ou d’entreprise (QUI), une fonctionnalité / une invention (QUOI), une origine géographique (OU?). Ils peuvent s’ils le souhaitent et si leur sujet s’y prête ajouter une occurrence à ce questionnement Quintilien partiel: COMBIEN?? (Chiffre d’affaires, fortune, nombre d’employés…)

Séance 3.2:

Activité de recherche d’information (document de collecte / carte mentale).

  • Rappel sur le document de collecte et précision des attendus: le document de collecte n’excédera pas une page et le nombre de sites retenus sera limité à 3 maximum.
  • Mise en activité des élèves: par groupe, les élèves réalisent le document de collecte et l’envoient via la messagerie interne (réseau MAGRET) pour impression. – l’imprimante du CDI n’étant pas connectée en réseau sur les ordinateurs, il faut prévoir un temps pour l’impression et l’envoi des documents de collecte
  • En fonction du temps qu’il leur reste (avancée différente des groupes) , ils procèdent au prélèvement de l’information en surlignant les éléments répondant à leur besoin d’information. Ces éléments seront ensuite organisé et hiérarchisé dans une carte mentale afin d’affiner, au besoin, le besoin d’information.

Séance 3.3 :

Réalisation de la production finale et installation sur la timeline papier (et/ou numérique dans le même temps selon l’avancement des groupes). Les élèves disposeront de cette dernière séance pour terminer leur travail de traitement et de restitution de l’information. Je mettrai ce billet à jour avec des informations complémentaires ainsi qu’un bilan en image, une fois que tous les groupes auront ajoutés leur contribution.

J’ai envie de terminer ce billet sur ce qui caractérise, pour Brigitte Juanals (2003), le niveau 2 dans l’acquisition de compétence dans la culture de l’accès à l’information:

Recherche d’une utilisation autonome, critique et créative de l’information allant jusqu’à la production des savoirs.

  • Autonome: car les élèves travaillent en groupe, seuls la plupart du temps malgré la médiation du prof doc. J’accompagne les élèves vers l’autonomie en présentant la démarche de recherche du document de collecte, par des piqûres de rappel (prélever l’information en surlignant les informations importantes, les organiser et les hiérarchiser à l’aide d’une carte mentale), en proposant des outils de type tableau de bord (A voir à l’issue de la réalisation par l’ensemble des groupes, mais il est probable que cet outil soit tout à fait optionnel, voir « gadget ».)
  • Critique: le but intrinsèque est d’amener les élèves, par une création collective, vers une vue d’ensemble des éléments qui jalonnent l’histoire du « numérique ». La vitesse folle à laquelle les outils apparaissent puis disparaissent pourra également être appréhendée et permettra de poursuivre sur les séances à venir (impact environnemental du numérique, les réseaux sociaux et leur modèle économique, ainsi que l’axe lié au monde du travail). On a également ajouté le COMBIEN dans le questionnement Quintilien 🙂
  • Créative, puisque les élèves vont créer un support qui sera visible au CDI, pour la version papier, et sur le Web en version numérique. Pour l’affiche finale, ils ont carte blanche et je leur mettrai à disposition des éléments visuels faciles à faire, inspirés du sketchnoting pour ceux qui le souhaitent.

Et après?

L’évaluation: J’évalue des compétences du socle commun ainsi que des compétences numériques, selon 2 modalités dans le cadre de ce projet:

  • la démarche de recherche (doc de collecte / Carte mentale)
  • la réalisation finale (version papier et numérique) et le travail en groupe

Dans l’idéal, j’aimerai permettre aux élèves d’enrichir, et d’apporter des précisions et/ou correction sur l’ensemble des sujets (encourager le travail collaboratif). J’imagine que cela puisse se faire sur leur temps « libre » de présence au CDI, sur une base de volontariat. L’urne du tirage au sort pourrait être accessible sur demande pour compléter la liste des « sujets » à ajouter sur la timeline, pour cette année ou la prochaine?

Documents à télécharger:

Bonus « à l’ancienne »: la liste des « sujets » que les élèves pourront tirer au sort (liste non-exhaustive, qui va s’agrandir)

Document de travail

EMI 5ème Évaluation #1 (Séquence 1 :séances 1 et 2)

Je vous partage ici l’évaluation que je propose à mes élèves de 5ème dans le cadre des séances dispensées cette année.

Pas de grand discours pour l’accompagner. Cette évaluation me permet de vérifier si les contenus des deux premières séances (Internet et le Web: une histoire récente et Accéder à Internet et au Web) ont été acquis par les élèves et dans quelle mesure.

Le document a été réalisé à la main (je n’arrivais pas à obtenir visuellement ce que je voulais à l’aide d’un outil numérique), du coup je vous propose un scan de ce document. L’annexe, quant à elle est un doc numérique classique. Il s’agit d’un document au format A3, plié en 2 et avec l’annexe glissée à l’intérieur.

Avant le début de l’évaluation, je rappelle le matériel nécessaire à la réalisation de celle-ci et leur met sur une table feutre / colle / ciseaux pour ceux qui ont oubliés (et il y en a au moins toujours un)

Durée de l’évaluation: 55 min

Matériel nécessaire: stylo, feutres ou crayons de couleur (vert, rouge, bleu), ciseaux, colle.

Annexe

EMI 5ème Séquence 1, séance 2: Accéder à Internet et au Web, dans l’ordre et avec le bon vocabulaire

Deuxième séance avec les 5ème, qui porte sur l’accès à Internet et au Web.

Cadre institutionnel   

  • Niveau:   5ème            ½ groupe          Effectif : entre 10 et 16 élèves
  • Support horaire : Une heure quinzaine (55 minutes)
  • Cadre pédagogique : EMI 5ème
  • Discipline(s) : Information-Documentation
  • Intervenant(s) :Professeure documentaliste
  • Durée de la séance : 55 minutes
  • Lieu(x) CDI (ou Salle info CDI)

Savoirs en jeu

  • (Rappel de l’objectif de la séquence) : Découvrir les aspects historiques relatifs à Internet et au Web et savoir différencier Internet et le Web en étant capable d’en donner une définition simple et de nommer les outils permettant d’y accéder.
  • Objectifs d’apprentissage en information-documentation et alignement pédagogique
    • Savoirs théoriques

Déroulement de la séance

  • Situation dans la progression et/ou séquence : Séquence 1, séance 2. Dans la continuité directe de la séance précédente, elles feront toutes deux l’objet d’une évaluation intermédiaire lors de la prochaine séance.
  • Scénario pédagogique
    • Intro : Évaluation de la séance précédente : inviter les élèves à se remémorer la différence entre Internet et Web, et à situer leur apparition dans le temps. , Apporter une remédiation si nécessaire. Annonce du thème de travail de la séance: accéder à Internet et au Web (dans l’ordre et avec le bon vocabulaire)
    • Consigne : replacer les éléments proposés , en groupe, sur la frise du temps « Accéder à Internet et au Web » tracée au tableau, en leur expliquant qu’il y a un ordre pour pouvoir avoir accès à Internet puis au Web. Les élèves peuvent, s’ils le souhaitent, avoir accès à un ordinateur du CDI pour manipuler les outils permettant d’avoir accès au Web.
    • Mise en activité: Les élèves se répartissent par groupes, autour d’un tableau (groupe de 5 à 8 élèves)
    • Activité des élèves: Les élèves réfléchissent collectivement à l’ordre d’accès à Internet et au Web en replaçant les éléments magnétiques à volonté et en procédant à des regroupement.
    • Mise en commun: Comparaison des réalisations de chaque groupe. Échanges et discussion.
    • Interlude « historique »: Lecture d’une compilation d’extraits du roman : Profil, de Jay Asher (Milan, 978-2745957245, 15,20 euros), qui décrit le processus de connexion au réseau Internet et au Web datant de 1995). N’étant pas au claire sur le droit de partage public relatif à ce type de compilation d’extraits, je m’abstiens de partager mon fichier ici (mais vous pouvez toujours me le demander via le formulaire de contact ou autre)
    • Structuration des savoirs: Jeu du logo avec la projection du diaporama. Les élèves doivent deviner le nom et la fonction (navigateur / moteur de recherche) de chaque logo.
    • Structuration des connaissances: En fin de séance, distribution de la fiche-élève (recto-verso) et lecture collective. On renseigne ensemble l’intitulé des bandeaux gris des deux pages (accéder à Internet – page 1-, accéder au Web -page 2 -)
    • Évaluation: Les élèves replacent 4 éléments sur les deux pages: « Wifi », « Fournisseur d’accès à Internet », « navigateur » et « moteur de recherche ». Le professeur vérifie .
  • Références des matériaux :
    • Compilation d’extraits issus du roman Profil, de Jay Asher (2012) p.16 à 21
  • Matériel : Tableau blanc (+ feutres) / Vidéoprojecteur + Ordi enseignant connecté au réseau Internet et disposant d’un ou plusieurs navigateurs de recherche / Suite bureautique / Étiquettes magnétiques (X2) + Tableau blanc ou noir magnétique (2 tableaux ou tableau mobile double face) / Ordinateurs connectés à Internet .
  • Renseignement des axes temporels (vertical) et organisationnels (Horizontal)

Bilan de la séance

Fichiers à télécharger

EMI 5ème Séquence 1, séance 1: Internet et le Web, une histoire récente.

Avant de mettre à jour le billet sur ma progression, je viens poster la première séance de ma progression.

Avant de commencer, et après le passage de 7 groupes sur 11, je dois dire que je suis étonnée de l’enthousiasme des élèves. Quand ils ont eu leur nouvel emploi du temps, beaucoup sont venus me demander ce que signifiait EMI, ce qu’on allait faire etc… Bien entendu j’ai fait durer le suspens. Le thème de la progression en lui-même semble beaucoup leur plaire, et ils repartent de cette première séance ravis, pressés de revenir, et enthousiastes de ce qu’on va faire ensemble cette année. Il n’en faut pas moins pour rendre la prof doc que je suis heureuse.

Je change un peu de modèle de présentation de mes séances pédagogiques en m’inspirant du modèle de fiche de préparation en Information-Documentation proposé par P. Duplessis (2017). (C’est là que je me dis que j’aurai vraiment dû avoir mon RDV de carrière cette année)

Cadre institutionnel   

  • Niveau:   5ème            ½ groupe          Effectif : entre 10 et 16 élèves
  • Support horaire : Une heure quinzaine (55 minutes)
  • Cadre pédagogique : EMI 5ème
  • Discipline(s) : Information-Documentation
  • Intervenant(s) :Professeure documentaliste
  • Durée de la séance : 55 minutes
  • Lieu(x) CDI + Salle info CDI (pour vidéoprojection)

Savoirs en jeu

  • (Rappel de l’objectif de la séquence) : Découvrir les aspects historiques relatifs à Internet et au Web et savoir différencier Internet et le Web en étant capable d’en donner une définition simple et de nommer les outils permettant d’y accéder.
  • Objectifs d’apprentissage en information-documentation et alignement pédagogique
    • Savoirs théoriques
ObjectifNotion(s)
explicite(s)
Niveau de formulation attenduActivité(s)Évaluation
Situer l’apparition d’Internet et du Web dans le temps Internet




Web
Arpanet, ancêtre d’Internet, apparait en 1969 dans le contexte militaire américain

Le Web, né en 1989 est inventé par Tim Berners Lee
Brainstorming
2 colonnes au tableau: INTERNET et WEB
Chaque élève a à sa disposition 1 post-it avec les amorces structurantes suivantes:
– Je pense qu’Internet / le Web existe depuis: ……
– Pour moi, Internet / le Web c’est: ….
Frise chronologique avec deux éléments à replacer en fin de séance (fiche élève évaluation des apprentissages)
Différencier Internet et le Web et en donner une définition simpleInternet










Web
Internet est un réseau mondial d’infrastructures de communication, qui permet l’accès à différents services.

Le Web consiste en un ensemble de pages Web reliées entre elles par des liens hypertextes. Ces pages sont stockées sur des serveurs et disposent d’une adresse URL.
Projection d’un diaporama (apport de connaissance)
et échanges / discussions
Texte à trous à compléter (fiche élève structuration des connaissances)

Déroulement de la séance

  • Situation dans la progression et/ou séquence : On se place au tout début de la progression, dans le cadre de la séance « introductive », qui permet aux élèves d’entrer dans cette nouvelle « matière » dans l’emploi du temps ( Séquence 1, séance 1)
  • Scénario pédagogique
    • Intro : présentation de la progression annuelle et thème de travail (Internet et le Web). Noter les fournitures pour la séance prochaine : porte-vue 60 vues (récup’ possible). Cette demande était déjà existante dans la liste de fournitures des élèves, certains ont déjà pris leur porte-vue.
    • Mise en activité: Le professeur sépare le tableau en 2 colonnes, Internet et Web. Il explique aux élèves, tout en distribuant les post-it « structurants » qu’il s’agit pour eux de déduire les dates d’apparition d’Internet et du Web (« Je pense qu’Internet / le Web existe depuis:… ») et de quoi il s’agit (« Pour moi Internet / le Web c’est:… ») .
    • Activité des élèves: . Les élèves prennent 5 minutes pour s’interroger et mettre par écrit leurs « suppositions » (ils ont le droit de laisser un espace vide s’ils bloquent) et quand ils ont fini, ils viennent déposer leur post-it dans la colonne correspondante (J’ai utiliser de la patafix, mais on peut également utiliser des magnets)
Post-it libres
Post-it « structurants »
  • Structuration des connaissances: Projection du diaporama et des documents choisis (concernant la vidéo, elle est arrêtée à 2’13). Prendre le temps de s’arrêter entre chaque diapositive / document pour permettre aux élèves de poser des questions, d’apporter des contenus supplémentaires, échanger, réagir etc…)
    • Structuration des savoirs: En fin de séance, la fiche-élève (recto-verso) est distribuée. Le recto « Je retiens » est composé d’un texte à trou que l’on va renseigner collectivement, à voix haute. Elle sert à consigner, à garder une trace du niveau de formulation attendu.
    • Évaluation: Lorsque la partie « Je retiens » est complétée, les élèves sont invités à découvrir la frise chronologique au verso et à replacer, individuellement, les 2 mots proposés: ARPANET et WEB. Le professeur vérifie .
  • Méthode pédagogique: Interrogative dirigée
  • Sources: « Internet dans le monde – Dossiers – La Documentation française », MAJ 2011 (Chronologie), Internet et Site Web sur le Wikinotions
  • Matériel : Tableau blanc (+ feutres) / Post-it (+ patafix ou magnets) / Vidéoprojecteur + Ordi enseignant connecté au réseau Internet / Suite bureautique
  • Renseignement des axes temporels (vertical) et organisationnels (Horizontal)

Bilan de la séance

Fichiers à télécharger