#primegate Entre tristesse et dégoût: état d’âme d’une prof doc en 2020

Cette année, je fête les 10 ans de mon CAPES de documentation. Ce CAPES que j’ai obtenu du premier coup, au prix d’un travail acharné. 10 ans de bons et loyaux services, d’un investissement permanent et intense. Et aujourd’hui, je lis que je ne suis pas enseignante, que je ne suis pas devant des élèves… Je me prends, comme nous tous, ce mépris en pleine face. Pourquoi? Méconnaissance de notre métier? Non c’est trop facile… Volonté avérée de nous soustraire de notre spécificité? J’opte pour cette option. Je n’ai pas d’autres explications.
Si vous le permettez, je vais me livrer dans un billet un peu plus personnel que de coutume. Presque comme un cri du cœur… Je ne sais pas si mon ministre actuel me lira, mais si jamais il passe par là: vous ne pouvez pas nous ignorer. Vous ne pouvez pas nous dénigrer ainsi. Vous rendez vous compte de la violence de vos propos? De vos décisions? De vos petites ritournelles pour faire passer la pilule? Nous ne sommes pas dupes… (bien entendu derrière notre Ministre il y a aussi toute une administration, que je désigne aussi par ce « vous »)

Il y a donc 10 ans, j’étais encore étudiante en archéologie. En M1 précisément. Mon sujet de recherche concernait les industries lithiques en quartz dans la grotte des Fieux (Lot) au paléolithique supérieur. Passionnant non? Ce n’était pas exactement ce que j’imaginais. Je me sentais abandonnée avec mon mémoire, et je sentais bien, qu’au fond de moi, ce n’étais pas ce que je voulais faire de ma vie. Je n’étais pas passionnée au point de sacrifier ma vie à l’archéologie…. Dans un sursaut de conscience, j’ai pris rendez-vous avec la documentaliste de mon labo de recherche. Nous avons déjeuné ensemble, et elle m’a parlé un peu des métiers de la documentation. Au détour de la conversation elle est passé rapidement sur le métier de professeur documentaliste qu’elle avait exercé quelques années avant de passer le concours du CNRS. Et là mon cœur a fait tilt! Je suis rentrée chez moi avec ce métier en tête, j’ai fait quelques recherches, et j’ai été voir de plus près les conditions de candidatures à l’IUFM.. C’était l’année charnière ou la mastérisation se profilait, allait même devenir effective. Mais coup de bol, on pouvait encore postuler à la formation avec un bac +3 et l’admission au concours valait pour une équivalence M1. Je me suis donc lancée dans l’aventure, à Toulouse, avec des enseignants formidables, des camarades de promo merveilleux. J’ai bossé dur, avec une famille à côté, et plusieurs petites jobs d’appoint. Et j’ai réussi. Du premier coup. Quelle fierté! Moi fille d’ouvrier, pas d’enseignants dans ma famille, issue d’une école de quartier populaire, enfant d’immigré. Quelle fierté de me dire que j’allais travailler dans cette institution publique, celle qui m’avait faite.

Pour mon année de stage, j’ai été propulsée dans l’académie de Créteil. Dans le 93. A temps plein. Plus la formation à côté. Je me souviens encore des propos tenus par ma première principale lorsque je me suis présentée à elle: « je vous préviens, le CDI, n’est pas le centre du collège. » En fin d’année, je crois qu’elle a changé d’avis… J’ai d’ailleurs passé une année merveilleuse. Ma tutrice était vraiment une perle (Tulin, si tu passes par là). Et j’ai été titularisée.

J’ai eu de la chance, j’ai pu rejoindre mon académie très rapidement, en poste fixe. Rejoindre ma famille donc.Quelques années de galère loin de chez moi mais j’ai pu rejoindre un département limitrophe de celui de mon domicile dans les 2 ans qui ont suivi ma titularisation, sans jamais passer par la case TZR. Je mesure ma chance. Aujourd’hui je suis en poste pour la 5ème année consécutive dans un collège que j’adore, avec des élèves que j’ai plaisir à retrouver chaque jour. Et qui me le rendent bien. Mes collègues enseignants (et tous les autres aussi d’ailleurs) me considèrent comme l’une des leurs. Pas de différence. J’ai toute ma place. J’ai des heures d’enseignements dans mon emploi du temps. Où je suis seule face aux élèves, DEVANT eux. Des demi-groupes et des classes entières. Pour des séances suivant une progression construite et réfléchie en EMI. En parallèle j’assure une ouverture du CDI qui ne m’est imposée par personne. J’ai de nombreux projets en cours, qu’ils concernent la lecture, l’éducation aux médias… Et j’anime aussi un club Harry Potter (le seul d’ailleurs proposé par moi). Mes collègues en proposent d’autres. Mon administration est de loin la plus favorable que j’ai connu dans ma courte carrière.

Il suffit de remonter les archives de ce blog pour voir que je me suis investie dans chacun des établissements où j’ai pu exercer mon métier. En tant qu’enseignante. En tant que professeure documentaliste. Chaque année je me donne à 1000 %. Comme la majorité de mes collègues. Je ne compte pas mes heures. Les 6 heures de relation avec l’extérieur. Je les dépasse largement. Sur mon temps perso. Comme la majorité de mes collègues. J’ai aussi donné de mon temps à l’Institution en étant membre du groupe académique des profs doc de mon académie et j’ai participé aux TRAAM documentation deux ans. J’ai arrêté. On en peut pas être partout. Il faut savoir faire des choix. Et puis à côté, j’ai aussi donné de mon temps et de mon énergie à l’association professionnelle des profs docs de l’Education Nationale (l’APDEN). Et j’en donne encore. Vous voyez, Monsieur le Ministre, mon métier je l’aime et je le défends. A ma mesure. Et j’aime tellement ce métier, que j’ai décidé de reprendre mes études pour ne pas me reposer sur mes acquis. Pour aller au bout des choses. Les sciences de l’information se sont révélées à moi. La didactique, la pédagogie, tout ça ça me tient à coeur. Donc mon boulot je le vis à fond. Peut-être trop. Sûrement même. Il n’y a vraiment que pendant les congés d’été que je me permets de décrocher vraiment. Et encore, j’ai toujours un œil rivé dessus.

Il y a eu le confinement aussi. Vous savez celui qui vous a fait sortir de votre chapeau magique cette fameuse prime informatique. Mais nous n’y sommes pas encore. En urgence, j’ai pris des cartons de livre dans ma voiture, pour les amener chez moi. J’ai embarqué le minimum syndical de mon matériel de gestion. Les travaux de mes élèves que je ne pouvais pas exposer. Par contre je n’ai pas pris l’ordinateur de mon poste de travail. Pourtant j’ai passé chaque jour de ce confinement sur mon ordinateur. Pour assurer la continuité pédagogique en EMI. Pour assurer l’ouverture culturelle de mon établissement. Pour garder un lien avec mes élèves, avec mes collègues. Pour échanger avec des parents aussi. J’ai même utilisé mon smartphone. Souvent les deux à la fois. Tout ce travail, je l’ai fourni au même titre que la grande majorité de mes collègues (toutes disciplines confondues). Et aujourd’hui, on nous confirme donc par le décret n° 2020-1524 du 5 décembre 2020 portant création d’une prime d’équipement informatique allouée aux personnels enseignants relevant du ministère chargé de l’éducation et aux psychologues de l’éducation nationale, que nous ne sommes pas enseignants (à l’exception des professeurs de la discipline de documentation). Lors d’une discussion au Sénat, Monsieur le Ministre a dit que cette prime était réservée aux professeurs qui sont devant des élèves. Vraiment? Comment devons-nous prendre cette phrase? Devons-nous applaudir? Devons-nous courber l’échine et remercier le transfert de cette somme vers une augmentation de notre ISP? (Indemnités de sujétion particulière).Non, non, non….

Il n’est pas question d’argent, il est question de reconnaissance, de notre métier, de nos missions. Encore une fois, et d’une manière qui surpasse toutes les autres, notre Institution nous crache à la figure tout son mépris et sa volonté de nous ignorer… encore. Sommes-nous si gênants que nous ne méritons pas de pouvoir exercer notre métier de façon convenable? Sommes-nous si effrayants que vous refusiez encore de faire de nous les véritables fer de lance de cette éducation aux médias et à l’information que vous semblez défendre? Si ce n’est pas ça, de quoi s’agit-il? D’incompétence? De nous ou de vous d’ailleurs? En tout cas, du mépris, ça en est, oui. Vous ne pouvez plus le nier. C’est trop flagrant, trop gros, trop grotesque.

Aujourd’hui, je suis en colère… Je me sens méprisée, reniée dans mon métier. Ignorée, laissée pour compte, ce que vous voudrez. Je suis usée aussi de devoir justifier sans cesse mes missions (et celles qui ne sont pas les miennes). Mais je ne laisse pas tomber.

Un autre jour, Monsieur le Ministre je vous raconterai une de mes journées. Le mieux serait presque même de la filmer. Pour vous montrer ce qu’est un prof doc en 2020. Le mieux serait même que vous veniez passer une journée entière avec un professeur documentaliste, même plusieurs, dans différents établissements. Venez constater si nous ne sommes pas devant des élèves, si nous ne sommes pas à leur côté, derrière eux aussi. Venez constater par vous même que nous n’avons pas le temps de tout faire au CDI sur une journée qu’il faille que nous travaillions de chez nous. Il serait grand temps de revoir votre copie.

Signé: une prof doc qui en a ras les ovaires et qui a passé son weekend à remplir les bulletins de ses 175 élèves de 5ème, à préparer l’évaluation des 3ème, répondre à des mails urgents (pour le boulot of course) etc… et qui à cette heure là, un dimanche soir, n’est pas encore couchée.

P.S: n’hésitez pas à aller lire le texte d’Aline Bousquet J’ai fait un rêve ou encore celui de Docalabordage Ne lâchons rien face à l’illusionniste.

P.S 2: la pétition est toujours en ligne ici.

Une rentrée 2020 placée sous le signe du Covid

Une nouvelle année a débuté, de manière un peu particulière. Après le confinement et le déconfinement, nous reprenons tous dans un climat spécial, assez anxiogène…

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai été surprise (ou pas?) de voir notre lieu de travail si spécifique, le CDI, absent du protocole sanitaire pour cette rentrée. Sommes-nous tant invisibles, pour que notre ministère ne prenne pas la peine d’un paragraphe dédié? Je crois que par lassitude, nous nous habituons à ce peu de considération, et pourtant…. Encore une fois, nous faisons preuve de beaucoup de ressources, de créativité et d’ingéniosité pour nous adapter.. Mais c’est tristounet…

Dans mon académie (contrairement à d’autres) nous avons reçu dans le courant de la première semaine, des conseils émanant de notre corps d’inspection. Ce qui ne fût pas le cas partout….

A partir de ce document et de la réalité de mon établissement, j’ai donc réfléchi aux mesures sanitaires à mettre en place dans le CDI de mon collège.

Après une semaine de fonctionnement, je dois avouer que je suis un peu triste… Les élèves viennent moins. Moi qui apprécie de leur laisser la liberté de venir pour la durée de leur choix, notamment pendant les récré ou la pause méridienne, je ne m’y retrouve plus… Avec le masque, j’ai du mal à reconnaître les anciens, et beaucoup de mal à identifier les nouveaux…

Je vous propose donc ici les visuels qui viennent entérinés cette réflexion et qui ont reçus l’approbation de mon équipe de direction.

Mesures sanitaires générales
Précisions sur le fonctionnement du CDI
Modalités d’accès pendant la pause méridienne (qui ont dû être revus et adaptés au contexte)

Et pour finir, je vous offre quelques visuels généralistes ou spécial Covid-19 (vous en faites ce que vous voulez), que j’ai réalisé pour venir compléter le tout.

Affiche Désinfection des mains

Progression EMI 3ème 2020-2021

Cette année, en plus des 5ème que je conserve en demi-groupe, j’aurai aussi les 3ème à l’emploi du temps (une heure quinzaine en classe entière)

Objectif affiché: les préparer à PIX. Objectif sous-jacent: développer des compétences info-documentaires et d’EMI, mais PIX est clairement l’argument choc de négociation (même si je n’ai pas dû négocier longtemps, puisque la proposition d’avoir un niveau supplémentaire en cette rentrée, a été formulée en fin d’année par mon adjoint).

J’ai donc pas mal de séances hebdomadaires, avec une progression pour les 5ème qui est déjà prête et qui ne bougera pas beaucoup. C’est un choix assumé de ma part, qui n’obstrue pas mes autres missions, rassurez-vous!

Concernant PIX: sans m’attarder sur le bien fondé de cet outil de certification, je suis opposée au fait de balancer les élèves face à l’outil le jour J sans aucune préparation en amont. (MAJ 13/09)Dans l’ensemble le CRCN est construit selon un angle essentiellement procédural, et l’objectif sera dans la mesure du possible de construire des concepts opératoires auprès des élèves.

Au sein de mon établissement, nous serons deux référents: mon collègue de technologie et moi-même. Nous allons bien entendu faire en sorte que nos autres collègues de disciplines s’engagent dans cette démarche, dans la mesure du possible (à l’impossible, nul n’est tenu). De mon côté j’ai sélectionné les domaines et les compétences qui relèvent de mes missions et de mes axes de formation. L’idée est d’aller au-delà des seules compétences du CRCN.

La progression proposée ici sera probablement allégée l’an prochain: en effet les élèves qui monteront en 3ème à la rentrée 2021 auront déjà suivi cet enseignement en 5ème et certains contenus auront déjà été abordés (Wikipédia, impact environnemental du numérique, (nouveaux) métiers du Web… Ces séances là seront donc proposées avec peu de changement aux 3ème actuels, pour des raisons de gain de temps évidentes (les journées de 48h n’existent toujours pas).

Comme d’habitude, les intitulés et contenus peuvent légèrement varier en cours d’année, au fur et à mesure de la création des contenus des séances. Chaque sous-thème ne représente pas forcément une séance type de 55 minutes. Chaque classe avancera à son rythme, en fonction des échanges et des interactions. Dans le cadre du contexte sanitaire actuel, l’innovation en terme de méthodes pédagogiques risque d’être un peu compromise…

MAJ du 13/09/2020: j’ai revu le thème 1, en me basant notamment sur l’excellent travail de Julien Rousseau disponible sur le site Les Trois couronne, Le moteur de recherche et les collégiens : quelles représentations, quels obstacles, quelle didactisation ? (2015).

  1. Recherche d’information sur le Web
    • Moteur de recherche
      • Question de vocabulaire
      • Fonctionnement d’un moteur de recherche
      • La page de résultat / classement des résultats
      • Modèle économique et éthique: Google what else?
    • Recherche d’images sur le Web
    • Le cas Wikipédia
  2. Réseaux sociaux
    • Diversité et vocabulaire des réseaux sociaux
    • Identité et présence numérique
    • Marketing d’influence: la publicité à l’ère des réseaux sociaux
  3. Le monde qui nous entoure et le numérique: problématiques sociétales
    • Les GAFAM
    • Impact environnemental du numérique
    • Le monde du travail et le numérique
    • Digital labor

Ci-dessous, et au format image (problème de mise en page), le détail avec sous chaque contenu de séance, les compétences numériques (CRCN, PIX), les compétences info-documentaires (à partie du Wikinotions) et les compétences en EMI (en majorité issue de la matrice EMI de l’académie de Toulouse) associées.

Thème 1: MAJ du 13/09/2020 (La première version est en fin de’article)
Thème 2
Thème 3

Versions précédentes

Thème 1: version 1 du 12/09/2020

EMI 5ème Séquence 2, séance 3: les (nouveaux) métiers du Web

Voici donc la dernière séance de cette progression d’EMI pour les 5ème! Je n’ai pas (encore?) de vidéo pour celle-ci (elle est tournée mais pas montée): en effet, j’ai présenté cette séance durant les deux/ trois dernières semaines de l’année scolaire, et tout le monde était (presque) de retour. J’ai donc eu la flemme… Encore une fois on est sur une séance pédagogique de forme magistrale, entrecoupée de beaucoup d’échanges et de discussions.

Pour aborder la question des travailleurs du Web, je me suis beaucoup appuyée sur les travaux de Nikos Smyrnaios, maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication au Laboratoire d’Études et de Recherches Appliquées en Sciences Sociales (Université de Toulouse 3) . Si ce n’est déjà fait, je vous conseille d’ailleurs de lire Les GAFAM contre l’Internet: une économie politique du numérique, Presse de l’INA, 2017) . Il travaille autour des stratégies des acteurs de l’internet, du journalisme en ligne et de l’utilisation politique des réseaux socio-numériques. J’ai eu la chance de l’écouter à la journée professionnelle de l’APDEN de mon académie fin 2019. Je reprends donc de ses travaux les différentes strates qui composent le « monde du travail » sur Internet et le Web.

Objectif de la séance: Prendre conscience de la diversité, de la pluralité et de l’inégalité du monde du travail lié à Internet et au Web.

  • Introduction

Pour introduire mon propos, j’évoque la digitalisation du monde du travail. Je profite de la sortie de cette période de confinement pour demander aux élèves comment leurs parents ont travaillé (lorsqu’ils travaillent bien sûr). Ont-il une activité qui a pu basculer vers le tout numérique ou non. On évoque le fait que le numérique, (sous des formes très différentes) a intégré le monde du travail. (J’en profite pour dire qu’il y a encore -et fort heureusement?- des secteurs professionnels où le numérique ne présente pas un grand intérêt (ou très peu).

  • Une diversité de (nouveaux) métiers

On évoque très succinctement les métiers qui sont apparus avec les numérique et ceux qui se sont transformés, en visitant le site de l’Onisep et plus particulièrement les métiers associés à la page « secteur pro: Informatique, Internet et télécoms »). Toute une activité peut être montée autour de cet aspect de la séance, mais le contexte ne me le permettait pas… (pas comme je l’aurai imaginé en tout cas)

  • Les travailleurs invisibles du Web

C’est à partir de maintenant qu’on entre dans le vif du sujet. On peut donc dégager 3 strates (ou niveaux) dans le monde du travail dans le domaine d’Internet, du Web, du numérique. Je les présente aux élèves en illustrant mon propos d’exemples divers.

La première strate: le travail à haute valeur ajoutée

Dans cette première catégorie on regroupe des emplois variés, à salaires variables mais qui correspondent à une acceptation « normale » de la valeur du travail et à une rémunération de plutôt correcte à indécente! A ce niveau on retrouve donc les cadres à très hauts salaires autant que les métiers de l’ingénierie et du marketing (entre autres).

La deuxième strate: les services secondaires, la sous-traitance à bas coût

Ici pareil: une multitude d’activités peuvent être proposées aux élèves en contexte normal. Pour cette fois, je me suis contentée de leur faire visionner des extraits vidéos issus du documentaire Invisibles, les travailleurs du clic.

On évoque dans un premier temps les coursiers-partenaires Uber eat:

Voici ce qu’implique une commande Uber Eats – Invisibles #1

Puis on aborde la question des modérateurs de contenus à travers l’exemple de la modération sur Facebook:

Dans l’enfer des modérateurs Facebook – Invisibles #3

Puis on parle du micro-travail, souvent réalisé en sous-traitance pour les GAFAM:

Voici qui entraîne l’algorithme de Google – Invisibles #2

La troisième strate: digital labor et effets de réseaux

La transition se fait ici à partir de l’aspect relatif au micro travail, puisque cette catégorie de la deuxième strate est liée au digital labor (voir A. Casilli http://www.casilli.fr/tag/digital-labor/ à propos de la question du digital labor).

Le digital labor est entendu comme les activités de l’internaute, qui en plus des tâches effectuées par les travailleurs du clic, permettent aux domaines du marketing et de l’entrainement de l’intelligence artificielle d’extraire les données produites par la masse des usagers.

En évoquant l’utilisation des données personnelles des internautes à des fins marketing, on fait également le lien avec la séance précédente.

A ce moment je fais un focus sur digital labor et l’ I.A: comment nous, internautes, participons à l’entrainement des Intelligences Artificielles en renseignant des Captchas (tests publics entièrement automatisés pour distinguer les ordinateurs des humains) par exemple. Mais aussi via des sites ludiques, comme Quick and Draw (propulsé par Google). Je leur présente alors le travail de l’artiste Albertine Meunier, et notamment de son travail intitulé IA Patatras! (en contexte normal une belle passerelle pour travailler avec les collègues d’arts plastiques)

L’effet de réseau: c’est en abordant cet aspect de la troisième strate qu’on en revient à la question des réseaux sociaux et de leur stratégie marketing (voir séance précédente) en évoquant les influenceurs / Youtubeurs / instagrameurs (rayer la ou les mentions inutiles).

On définit d’abord ce qu’est un influenceur: un influenceur est une personne, qui par son statut, sa position, son exposition médiatique, est capable d’être un relai d’opinion influençant les habitudes de consommation dans un but marketing.

Je leur fais ensuite visionné des extraits issus des vidéos suivantes (attention, pour la première, ça pique les yeux mais c’est parlant)

Dossier: Influenceurs/influenceuses, un vrai métier?

Après avoir visionné cette première vidéo qui édulcore le sujet, je leur présente le compte Instagram « All the same kind« . On échange à propos de la notion de créativité de la part des influenceurs sur ce réseau social.

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Voilà, en 2019 / 2020, malgré le fait qu’une bonne partie de cette année fût inhabituelle, j’ai pu mener pour presque tous les groupes, la progression dans son entièreté. Il y a eu quelques évolutions par rapport au plan initial.

Je m’excuse de l’aspect un peu brouillon des dernières séances, où j’ai surement été un peu moins rigoureuse dans la forme et dans le fond.

Dans l’ensemble, je crois pouvoir dire que les élèves ont apprécié cet « enseignement ». La charge de travail était probablement plus lourde pour moi que pour eux. Mais le travail effectué cette année me servira de base pour les années à venir.

Je retourne en vacances pour une semaine avant le grand rush (de mon côté je reprends dès la semaine prochaine pour un master 2 MEEF EMI à l’INSPE de Toulouse 🙂 Contente je suis!

EMI 5ème Séquence 2, séance 2: la publicité sur les réseaux sociaux

Je profite du (presque) calme de la fin des vacances afin de publier les deux dernières séances de la progression EMI 5ème de l’année qui s’est terminée.

Elle a été présentée au mois de juin, dans le cadre particulier de la fin du confinement et du début du déconfinement, alors que le distanciel était toujours maintenu en parallèle de la reprise IRL pour des groupes d’élèves parfois très réduits (J’ai eu un groupe classe à… 2 élèves pendant plusieurs semaines!)

Les deux dernières séances (« le modèle économique des RS » et celle sur « les -nouveaux- métiers du Web »), mettent l’accent sur les réseaux sociaux.

J’ai une autre séance qui introduit ce qu’est un réseau social, qui ne mérite clairement pas un billet à part entière. Elle s’intitule « Un réseau social c’est quoi, ça sert à quoi? » qui reprend le format « Covid19 chez Doc à bord », c’est à dire une vidéo et une activité La Quizinière.

EMI 5ème SQ2 S2 Le Web espace de partage – les réseaux sociaux- partie 1
(excusez-moi pour la numérotation qui n’est pas du tout bonne)

Revenons-en à la séance en question.

Objectif: il s’agit de présenter le modèle économique des réseaux sociaux à travers son (ses) modèles(s) marketing. Cet aspect est abordé de façon généraliste, il s’agit d’une sorte d’introduction globale d’un bien vaste sujet. La séance ,ne présente pas un modèle pédagogique bien intéressant puis qu’elle a été construite dans le contexte particulier de cette année 2020. On verra bien sous quelle forme elle sera reconduite pour l’année à venir.

Cette séance se contente d’une vidéo que j’ai diffusé aux élèves. A ce stade j’ai complètement mis de côté une quelconque forme d’activités: la charge de travail entre le distanciel / présentiel était déjà suffisante pour que je m’ajoute des corrections. J’ai juste essayé d’introduire Pix sur le parcours autour de la compétence « 2.2 Partager et publier » (C’était non obligatoire et j’ai eu 22 participants pour 13 parcours terminés. Une grande réussite…)

EMI 5ème SQ 2 S2.1 La publicité sur les réseaux sociaux

Quand à sa présentation en présentiel… Et bien on dira qu’il s’agit d’une version en live de la vidéo ci-dessus, avec vidéoprojection. Pas de possibilité de faire manipuler les élèves via des outils numériques ou non, donc on se contente d’une bonne vieille présentation magistrale entrecoupée de (nombreux) échanges.

En tout cas, voici le plan de la séance:

  • A quoi sert la publicité? (Objectifs de la publicité)
  • D’une publicité de masse à une publicité ciblée

Pour ces deux premières parties, je reprends des éléments qui figuraient dans une précédente publication d’une progression que je proposais au niveau 6ème. Mais introduire la notion de publicité de manière globale me semble important (ces élèves là n’ont pas aborder la question avec moi en 6ème)

  • Nos données personnelles valent de l’or!
    • Traces involontaires (cookie) / traces volontaires / traces héritées
    • Comme support médiatique en présentiel, nous visionnons cette vidéo:
Comment j’ai attrapé un cookie ?

Je présente aussi (avec la capture vidéo de mon écran figurant dans la vidéo du cours) l’extension Light Beam pour Firefox.

  • Le modèle marketing sur les réseaux sociaux
    • Les vidéos de promotion sur YouTube
    • Le marketing d’influence sur Instagram: les partenariats rémunérés

Pour cette dernière partie, je me suis appuyée sur les séances issues du site Les Voyageurs du Numérique, et notamment de celle-ci (je crois qu’il faut être identifié pour la consulter) pour les exemples des vidéos de promotion sur YouTube. Les deux exemples vidéos utilisés pour YouTube sont ceux là :

LOUANE x MAYBELLINE : le making-of du clip COLORSHOW
LES TRAQUEURS DE ROBOTS – Horizon Zero Dawn

Concernant Instagram, de nombreux exemples de partenariats rémunérés existent sur la Toile et sur le réseau social en question directement. Nous revenons sur le modèle particulier d’Instagram et du placement de produit etc.. dans la séance suivante. D’autres exemples sont donc disponible dans le billet en question! J’avais aussi un peu évoqué le sujet lors de la séance sur l’impact environnemental du numérique.

Cadeau: quelques fichiers téléchargeables pour se lancer dans un bujo de prof doc!

Je sais, ce sont les vacances, mais entre deux périodes totalement off, je me penche sur mon bullet journal pour la rentrée prochaine et comme j’ai un peu plus de temps que de coutume, je me suis amusée à créer quelques petits « templates » que je mettrai dans mon carnet. Et du coup, je me permets de vous les partager ici.

Vous en ferez bien ce que voulez! En tout cas, le billet sera régulièrement mis à jour, avec de nouveaux fichiers (enfin régulièrement, c’est un bien grand mot, on dira plutôt de temps à autre)

Avertissement: les fichiers sont au format A4 et A5: pensez à bien régler les paramètres de d’imprimante pour une impression au format A5 😉

  • Page de garde
Page de garde 2020-2021 Version fleurie
Page de garde 2020-2021 version licorne
Page de garde 2020-2021 version livres
  • Page mensuelle
Page mensuelle septembre

  • Page hebdomadaire
Page hebdomadaire version fleurie
  • Pages de collection
    • Liste d’élèves

Retour d’une prof-doc confinée, en marge du déconfinement

Écrire un billet sur le confinement alors qu’on va bientôt amorcé la phase de déconfinement. Tant pis. J’ai envie de faire un petit bilan de ces dernières semaine et de mon état d’esprit à quelques jours de la réouverture des établissements scolaires.

La fermeture des établissements scolaires, annoncé le jeudi 12 mars pour le lundi 16 mars, m’a pris par surprise, un peu comme tout le monde je crois. C’est sûr que quand on a un gouvernement qui joue au yo-yo, qui dit un jour qu’il n’y aura pas de fermeture des établissements scolaires pour être contredit quelques jours après par le Président de la République lui-même… Bref, je ne m’étais pas forcément attendue à cette décision, et j’ai essayé de passer cette journée du vendredi 13 mars de la façon la plus « normale » possible, en suivant les recommandations de mon chef qui souhaitait éviter au max une ambiance anxiogène au collège. Je n’ai pas vraiment pu anticiper la mise en place de prêts élargis à grande échelle. Seuls les quelques élèves que j’ai pu voir cette journée en ont profité pour faire « le plein »… J’ai eu une séance avec les 5ème le matin, et la présentation des albums dans le cadre d’un prix lecture avec les ULIS et les 4ème Segpa a pu avoir lieu (gros soulagement, vu le temps qu’il nous a fallu, avec mes collègues et deux intervenantes de la médiathèque pour l’organiser…) Et puis j’ai entassé dans deux cartons des livres à cataloguer, un max de matériel à pouvoir apporter chez moi…

J’y suis finalement retournée le lundi après-midi (avant annonce officielle du confinement) pour prendre du matériel que j’avais oublié, et ranger un peu le CDI, notamment le chariot de retour.

Puis mon quotidien de prof doc confiné a commencé. Associé, comme pour certains d’entre nous, à l’école à la maison de ma progéniture. Une organisation à définir petit à petit, à adapter en fonction des réussites / échecs. Et forcément comme on est chez nous non stop il y a aussi toute la gestion de la maisonnée à prévoir et anticiper ( à 2 bien sûr, quand on est en couple). Qui n’a pas été distrait de ses tâches professionnelles par un regard porté sur une zone en bazar, sur la tâche qui est là depuis des lustres mais qu’on a soudainement envie de nettoyer – parce qu’on ne voit plus qu’elle -. Sans compter les interruptions de ses héritiers et les cris au moment où tu fais un enregistrement audio ou vidéo.

Ma première tâche de prof doc confinée a été d’adapter ma séance d’EMI en cours (présentée à 2 groupes sur 11 en présentiel) au format distanciel. Et en parallèle je me suis lancée dans une course éperdue à la sélection de ressources en ligne, comme beaucoup d’entre nous. Et envoyer un mail à mes collègues pour leur présenter cette ressource. Elle a du être tellement consultée, que les collègues proposaient certaines de ces ressources dans notre fil de mail. Au départ je dois dire que je l’ai eu un peu mauvaise ( à quoi ça sert que Ducros se décarcasse?). Avec du recul, j’ai arrêté de le prendre personnellement, sachant que chacun essayait de s’adapter comme il le pouvait, noyé sous des tonnes de messages d’élèves, de parents, de collègues …

Concernant cette sélection de ressources (sur Padlet): j’ai vite revu mes ambitions à la baisse. J’ai fait le choix de ne pas tout proposer, de faire un boulot de sélection qualitative avant diffusion. Par exemple pour l’offre de lecture gratuite en ligne (numérique / audio), j’ai décidé de ne leur proposer que des liens directs, sans création de compte ou autres identifications / inscriptions.

Pendant 2 semaines, j’ai aussi décidé de laisser mes élèves de 5ème tranquille et de faire une pause dans la diffusion des séances d’EMI, sachant qu’ils étaient surchargés par ailleurs. Au moins jusqu’à avoir des nouvelles sur une éventuelle prolongation ou non du confinement (Il faut dire qu’en zone C, on a eu la coupure « vacances » 3 semaines après). J’ai tout de même commencé à préparer la prochaine séance et je l’ai mise en forme et diffusée la semaine de la rentrée. Je pense que tous les élèves concernés ne feront pas l’activité. Tant pis… J’ai aussi fait l’effort de retranscrire la séance au format papier pour diffusion via le dispositif « devoirs a la maison » en partenariat avec La Poste. Je ne sais pas si ça a été diffusé (je pense que oui) et si j’aurai un retour de ces élèves…

Dès la deuxième semaine de confinement, j’ai aussi passé du temps à m’occuper de mon portail documentaire. Je lui ai donné une nouvelle jeunesse (merci les tutos PMB Normandie). J’ai pu prendre le temps d’exploiter les différentes possibilités, restructurer les rubriques. J’ai surtout pris le temps de réaliser des tutos vidéos autour de ce portail. Je dois avouer que je forme très peu mes élèves à la recherche sur le portail documentaire. De manière générale, il me permet d’effectuer des prêts / retours et je m’en sers en terme de gestion documentaire. C’était l’occasion parfaite de tenter ces vidéos tutos et de voir si elles touchent leur public. Elles ont été diffusées sur le compte Instagram du CDI, en IGTV (et sur la page FB). Je les ai également intégré sur l’ENT et elles trouveront aussi leur place sur le portail documentaire, dans une rubrique dédiée.

J’ai aussi essayer d’organiser la continuité d’un projet pédagogique d’éducation aux médias engagé depuis le début de l’année, avec l’intervention de deux journalistes. Gros gros fail: je n’ai pas eu de retour des élèves, ou très peu. Je ne peux pas leur en vouloir. Ils travaillaient en groupe, devaient pour la plupart réaliser des interviews sur le terrain et tout a été remis en question, en suspens… Je tente de sauver le projet, qui a été ramené sur la base du volontariat des élèves, mais je ne pourrais pas faire plus.

Et puis chaque jour (ou presque), je mets à jour le Padlet, je l’actualise en fonction des nouvelles ressources repérées et celles devenues obsolètes, je diffuse des informations sur les RSN du CDI (ouverts à l’occasion sans objection de mon chef, à savoir Instagram, Facebook et Twitter, ce dernier étant lequel où j’ai le moins d’abonnés élèves / parents / personnels du collège). Je fais un peu de catalogage (mais ce n’est pas ce qui m’occupe le plus. C’est assez aléatoire. Certaines semaines, c’était une à deux fois par semaine, et d’autres pas du tout). J’ai reçu quelques mails d’élèves, qu’ils concernent les séances en EMI ou des demandes plus globales.

Et maintenant il faut préparer l’après.

Je n’ai pas trop partagé ou publié sur la question du déconfinement au CDI: j’avais tellement peu d’infos officielles sur les conditions de reprises, sans même savoir si nous reprendrions ou pas, que je n’ai pas trop approfondi le sujet. J’ai lu ce qui a été partagé, venant de l’IFLA ou des initiatives de profs docs. Même si ces initiatives sont louables, une part de moi me disait que quand même, ce n’était pas à nous de réfléchir à ce protocole, nonobstant des réalités de terrain très différentes. J’ai pris des notes dans mon bujo pro, histoire de voir ce qu’ils serait possible de faire dans le CDI de mon collège, mais sans rédiger de protocole défini. J’attendais de toute façon des nouvelles de ma hiérarchie (à savoir ma direction, parce que je comptais pas sur la hiérarchie au-delà, et pour le moment je ne compte pas non plus dessus. A quoi bon, puisque tout à été délégué aux équipes de direction ou presque). J’ai eu quelques infos dimanche soir. Suite à ce mail de la direction, j’ai répondu avec mes suggestions en l’état des connaissances, dont voici un bref résumé:

  • Concernant les prêts / retours de documents
    • Retours de documents : je ne peux pas ne pas récupérer les documents. Je propose qu’ils soient récupérés dans les salles (dans une caisse dédiée) que je récupérerai afin de mettre les documents en quarantaine entre 4/5 jours avant désinfection de la couverture à l’alcool et remise en rayon. Le tout suivant les recommandations de l’IFLA ou de l’ABF.
    •  Prêt de documents : idéalement, il me semble que les documents ne doivent pas être prêtés afin de limiter au maximum les manipulations d’objets potentiellement vecteurs. Si toutefois le prêt de documents serait envisagés, j’imagine un système de « drive » avec réservation via le portail documentaire, et horaires de « RDV » pour les retirer.
  • Se posera inévitablement la question des manuels scolaires qui devront être rendus d’une manière ou d’une autre. Je ne pourrais m’acquitter seule de cette tâche, qui devra être partagée, probablement (les manuels ne seront pas manipulés, simplement déposés par les élèves à des endroits identifiés.) Il faudra donc plusieurs points de contrôle: vérification du bon nombre de manuel, d’un entrepôt correct etc… Je pense que les facturations pour manuels abimés seront annulées, sauf si constat d’un mauvais état indéniable au moment du retour. Les factures pour manuels non rendus / perdus seraient par contre maintenues. (Il faudra alors insister sur le fait d’avoir TOUS ses manuels le jour du retour – qui se fera forcement sur un temps beaucoup plus long que d’ordinaire- le jour des retours pour limiter les aller-venues pour un manuel oublié, comme c’est le cas chaque année). (Idéalement, j’aurai aimé de ne pas avoir à m’en occuper. C’est un combat que je n’ai pas encore remporté. Ça viendra 🙂 )
  • Concernant mon service:
    •  enseignement: bien entendu je maintiens mes séances en 5ème, en fonction des conditions qui nous seront présentées. Je peux me porter volontaire pour les heures d’études (HSE, comme pour mes autres collègues, sinon niet) afin de proposer des:
      •      activités pédagogiques autour de l’information (sensibilisations pédagogiques aux fake news et autres processus de désinformation )
      •      activités de lecture avec des lectures offertes : notamment pour les 6ème engagés dans le prix des Incorruptibles.
    •  gestion du CDI: je propose, en fonction de ma présence dans l’établissement pour mon service d’enseignement, d’en profiter pour effectuer des tâches de fin d’année,bien souvent chronophages, sans présence d’élèves (je serai la seule à avoir accès au CDI). Je pense notamment à la réalisation d’un inventaire. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en effectuer un, et avec le déménagement du CDI, il me semble que ce serait plus que nécessaire, afin d’avoir une vue sur le fonds documentaire de CDI, et mettre la base en conformité.

  •  Cependant, une partie du travail (autant pédagogique que de gestion) pourrait être effectué en télétravail, notamment lorsque je n’ai pas des séances prévues

Nous avons reçu hier une version du projet de protocole pour notre établissement, qui sera discutée et votée en conseil pédagogique virtuel mercredi matin. Il est à noter que l’occurrence CDI est bien plus représentée dans ce document interne que dans le document de protocole national (merci chef! Mon mail a été pris en compte). Le CDI ne sera pas ouvert aux élèves, je ne ferai pas de garderie (mais je sais que certain.e.s devront se méfier de cet abus qui se profile à l’horizon). Il n’y aura pas de prêts de documents. J’effectuerai mes séances pédagogiques dans les classes. Il est très probable qu’une partie de mon travail soit effectué en télétravail si je n’ai pas de séances justifiant ma présence au collège. Au moins un de mes deux enfants n’ira pas à l’école. L’école maternelle concernée ne rouvrira pas avant juin, voir septembre. Mon autre enfant n’ira probablement pas tous les jours à l’école non plus car un système de rotation des groupes semble prévu..

En tout cas, une chose est sûre: on navigue à vue… Chaque jour apporte son lot de modifications, de complications organisationnelles mais surtout des questions de plus en plus nombreuses. Sans que les réponses ne soient apportées.

Concernant les professeurs documentalistes, j’ai constaté le partage de nombreuses ressources, séances ou activités de confinement originales. Comme on sait bien le faire.
Et là, les textes fleurissent (protocole national, circulaire et autres fiches). Le CDI apparait une fois dans le protocole, relégué au paragraphe des activités sportives et culturelles, au côté des salles informatiques et des foyers, sans que même un paragraphe, aussi court soit-il ne soit dédié?

Et dans la circulaire relative à la réouverture des écoles et établissements et aux conditions de poursuite des apprentissages, parue le 4 mai 2020 et disponible ici: pas de mention du CDI et encore moins du prof doc. Dans les différentes fiches sur les attendus de fin d’année pour les classes de 6ème, 5ème, 4ème et 3ème, pas de mention non plus. Je n’ai pas été voir pour le lycée.

Par contre, dans deux fiches spécifiques, à savoir Covid-19 et risques de dérives sectaires et Covid-19 et risques de replis communautaristes , j’ai relevé ce qui suit:

Dans le premier, Covid-19 et risques de dérives sectaires, il est précisé comme enjeu « Développer l’esprit critique des élèves pour mieux lutter contre la désinformation, les fake news, les rumeurs et les théories complotistes« , en « identifiant les techniques de communication » (réseaux sociaux, thèses complotistes…) ». Cette fiche propose comme activité pédagogique l’écoute de « L’émission de France inter intitulée « Rumeurs et fausses informations au temps du coronavirus » peut faire l’objet d’une écoute par les élèves, suivie d’un débat ou d’une demande de synthèse« , une séance d’EMC, ou encore  » un travail autour de la vérification de l’information et des sources » avec un lien vers le site académique d’HG d’Amiens. Mention du prof doc dans ce document ou le lien donné = 0.

Dans le deuxième, Covid-19 et risques de replis communautaristes, un des enjeux est « Lutter contre la désinformation, les théories complotistes, les rumeurs et les fake news sur le Covid-19 utilisées à des fins mercantiles et politiques » avec comme proposition d’activité pédagogique : « Renforcer l’esprit critique des élèves avec l’éducation aux médias et à l’information (l’EMI) qui participe à la prévention du complotisme à l’école, afin qu’ils réussissent à résister à la tentation d’une lecture du monde simplificatrice et aux vidéos de propagande qui circulent sur internet » Dans ce document, encore une fois, mention du prof doc = 0

Je dois avouer que je suis colère. De façon générale par le processus d’information des fonctionnaires de l’Education Nationale dans le contexte actuel. Bon nombre d’informations ont été diffusé par les médias et autres RSN sans que soyons informés par voie « officielle ». Sans parler du mépris dont certains ont pu faire preuve contre les enseignants. Je pense notamment à l’épisode des fraises qui serait risible s’il ne démontrait pas un mépris absolu. La réponse de com’ a été très bien ficelée: un tweet « vous êtes formidables » et une petite vidéo sur nos boites mails pour nous brosser dasns le sens du poil. Bien sûr ce n’est qu’un échantillon de tout ce que nous avons pu nous prendre en pleine poire depuis 7 semaines.

En tant que prof doc, je suis doublement en colère: pas de communication institutionnelle à notre égard, notamment dans le contexte de réouverture. Des collègues ont produit des documents protocolaires pour tenter d’y voir plus clair, les partageant de ci, de là, ce qui est très louable. Mais… Ne mérite-t’on donc pas d’avoir une information de cadrage, de positionnement spécifique. Et s’il n’est pas national ou moins académique. Parait que dans mon académie, la rédaction d’un protocole académique pour les CDI et les professeurs documentalistes est en cours mais je n’ai pas plus d’infos ni de nouvelles. J’ai vu d’autres documents protocolaires d’autres académies. Le prêt de documents est encouragé pour certains, pas pour d’autres. L’ouverture du CDI aux élèves dans le respect des consignes sanitaires est détaillé pour les uns et pas pour les autres. J’entends des collègues qui appréhendent de faire « garderie » puisqu’il a été annoncé que les élèves de collège seraient soit en classe, soit en « étude », soit en « activité physique ou culturelle ». La dérive CDI= étude est une inquiétude tout à fait légitime. On parle d’ouverture du CDI, mais quid de notre mandat pédagogique? Surtout au regard des enjeux et activités pédagogiques proposées dans les deux fiches précédemment citées? N’avons nous pas, encore une fois, montré notre expertise sur ces questions pendant ces longues semaines?

Je me réjouis cependant que la mention bibliothécaire / documentaliste qui figurait sur les versions projets du protocole national pour le primaire (???) et le secondaire ait été retiré de la version définitive. Bien sûr je nous inclus dans la catégorie « enseignant » et non pas « autres personnels », j’espère qu’il en va de même pour les rédacteur de ce texte.

Je vais m’arrêter là. Je m’excuse pour ce billet un peu décousu, pas très construit et qui a dévié vers un petit coup de gueule à la fin. Finalement, ça fait du bien.

En attendant prenez soin de vous.

EMI 5ème Séquence 2 séance 1 -Le Web, un espace de partage de connaissances: l’exemple de Wikipédia-

En cette période de confinement, j’introduis la deuxième séquence avec une séance en distanciel. J’ai laissé passer les vacances scolaires avant de l’envoyer à mes élèves.

C’est une séance qui me satisfait globalement vu le contexte. Mais en présentiel, il y a de fortes chance pour qu’elle évolue dans sa forme.

J’ai tourné mes première vidéos que j’ai déposées sur YouTube (je sais, c’est du GAFAM en pleine puissance, mais je n’ai pas trouvé mieux et surtout plus simple pour le moment), où je me mets en scène, chez moi. Pour cette vidéo j’ai tenté plusieurs choses, dont l’incrustation d’images dans la vidéo. Je ne suis pas Youtubeuse, j’ai tâtonné et bidouillé avec les moyens du bord. Soyez indulgents! Ça bafouille un peu par moment, mais au bout de 10 essai, j’ai arrêté d’essayer d’avoir la prise de vue parfaite. J’ai longtemps hésité à me filmer, mais je me suis dit que ça pourrait faire plaisir aux élèves et recréer un lien, de voir la prof, même par écran interposé.

Le cours en vidéo est complété par une activité en ligne, réalisée sur le site La QuiZinière édité par Canopé. C’est une bonne surprise, l’interface est simple d’utilisation et la diffusion auprès des élèves est également enfantine. Le gros avantage est la collecte des copies pour correction, et la diffusion de celle-ci. Et le respect du RGPD 😉

Je ne vais pas me lancer dans un descriptif trop détaillé, mais rappeler l’objectif de la séquence et de la séance, en exposer ses grandes lignes de fonctionnement.

Objectif de la séquence: appréhender le Web comme un espace de partage et de publication.

Objectif de la séance: découvrir Wikipédia: historique, principes, fonctionnement et problématiques soulevées.

Mise à disposition des élèves: dans le cadre de l’enseignement distanciel, la séance est mise en ligne sur l’ENT, dans l’espace classe (sous-rubrique EMI). Un message est envoyé à la classe (élèves + responsables légaux) sur l’ENT également, avec un lien direct vers le contenu de séance, dans l’espace classe.

Déroulement de la séance:

  • Introduction: les élèves sont invités à regarder une vidéo introductive. Dans cette vidéo, je fais un rappel du contexte de la séance et des séances précédentes. Dans un deuxième temps, je leur précise les modalités de l’activité: comment y accéder, renseigner son pseudo..
  • Une fois l’exercice effectué, ils n’ont plus qu’à cliquer sur le bouton « Envoi de la copie »!

J’estime la durée de la séance à 45 minutes max, temps de visionnage des vidéos compris.

Je leur donne une dizaine de jour pour réaliser l’activité. L’activité ne sera pas notée, et je vais me pencher dans les jours à venir sur des compétences du socle commun qui pourrait l’être.

EMI 5ème Séquence 1, séance 5: L'impact environnemental du numérique

Dernière séance de cette première (longue) séquence consacrée à Internet et au Web, dans son initiation historique, fonctionnelle, éthique et économique. J’ai pu la présenter deux fois au collège, avant que la fermeture du collège soit annoncée. Je vous explique plus bas comment je l’ai adaptée dans le cadre de la continuité pédagogique.


Cadre institutionnel   

  • Niveau:   5ème            ½ groupe          Effectif : entre 10 et 16 élèves
  • Support horaire : Une heure quinzaine (55 minutes)
  • Cadre pédagogique : EMI 5ème
  • Discipline(s) : Information-Documentation
  • Intervenant(s) :Professeure documentaliste
  • Durée de la séance : 55 minutes
  • Lieu(x) CDI

Déroulement de la séance

  • Situation dans la progression et/ou séquence : Dernière séance de la séquence 1.
  • Scénario pédagogique

C’est une séance où j’alterne entre la lecture de l’album Moi c’est Tantale (d’André Marois et Julien Castanié, aux éditions de l’Isatis) et la présentation de différentes ressources, le tout accompagné de moments d’échanges, questions / réponses avec les élèves. Je vous propose donc ci-dessous, le déroulement de la séance accompagné des diapositives projetées et/ou documents présentés. Les liens vers les vidéos sont disponibles plus bas.

INTRODUCTION

Pour introduire la séance, les élèves sont invités à réfléchir à la notion de pollution. On peut proposer à un élève de chercher la définition de pollution dans un dictionnaire (ou lancer un concours de rapidité 🙂 ) Nous nous arrêtons sur celle du dictionnaire Larousse.

Visionnage de la vidéo : Internet ne pollue pas – Vrai ou Faux ? | Data Science vs Fake d’ARTE, 5 octobre 2019

PREMIÈRE PARTIE : L’extraction des matières premières

Moi c’est Tantale: lecture du chapitre Norbert, La Renaissance.

P.S: Pour la lecture offerte, l’album est posé sur une table, face aux élèves. Je place une marotte (portrait du personnage collé sur une baguette en bois. Une épingle à linge est collée à la marotte et lui permet de s’accrocher à l’album. La page reste ouverte au bon endroit)

Visionnage de la vidéo : Ce qui se cache derrière la fabrication de nos smartphones, BRUT, 18 décembre 2017 + échanges avec les élèves (Mettre l’accent sur la dimension épuisable des minerais fossiles nécessaires à la fabrication des terminaux numériques et sur la quantité d’eau nécessaire à l’extraction ainsi que sur la dimension humaine liée aux conditions de travail, notamment celles des enfants)

DEUXIÈME PARTIE : La fabrication des terminaux numériques

Moi c’est Tantale: lecture du chapitre Wang, La Transformation.

Échanges avec les élèves : mettre l’accent sur la quantité de métaux nécessaires (et en quantité minime pour chacun) à la fabrication d’un smartphone. On peut faire le lien avec la première vidéo, visionnée en Intro (50 métaux rares). On peut à nouveau évoquer la question du travail des enfants, mais également insister sur le transport aérien, polluant, et qui permet de transporter la marchandise. (Dans le chapitre de l’album, il débute par la description du périple RDC > Japon > Chine étape 1 > Chine étape 2, en avion)

TROISIÈME PARTIE: Les usages

Moi c’est Tantale: lecture du chapitre Thomas, La Belle vie.

Échanges avec les élèves: les questionner sur les usages qui seraient, pour eux, les plus énergivores. On détaille ensuite avec eux plus précisément 3 aspects: les mails, le cloud computing, et le streaming vidéo. Entre chaque diapositives, les élèves ont généralement des remarques, questions à poser.

QUATRIÈME PARTIE: La fin de vie des équipements

Moi c’est Tantale: lecture du chapitre Lian, La Chute.

Échanges avec les élèves: mettre l’accent sur les matériaux non recyclés et l’impact environnemental des dépôts sauvages des déchets informatiques. Parler de l’obsolescence programmée. On peut rappeler les chiffres présentés dans la première vidéo « Internet ne pollue pas » (il y a plus d’appareils connectés à Internet que d’êtres humains)

CINQUIÈME PARTIE: Les dommages collatéraux

Visionnage de la vidéo : Un champ de coquelicots détruit par les instagrameurs en quête de la photo parfaite, RTL, 20 mars 2019

Échanges avec les élèves: interroger les élèves sur la question de l’image sur les réseaux sociaux. On peut leur présenter d’autres lieux concernés par cette destruction de l’environnement (qui entre dans la catégorie « nuisance diverse » de la définition de Pollution présentée en début de séance): les sources de l’Huveaume (Nans-Les-Pins dans le Var, la plage dite « Pop-Corn » sur l’île de Fuerteventura (Aux Canaries , Espagne). On peut également leur montrer cette vidéo, au choix, qui présente les différents endroits présentés ci-dessus.

Instagram. Ces lieux abîmés par la quête de la belle image, par Marie TOUMIT Ouest-France 17/04/2019

CONCLUSION


  • Évaluation: Les séances 4 (A qui appartiennent les outils du numérique ) et celle-ci auraient du faire l’objet d’une évaluation commune de fin de séquence. Malheureusement je ne sais pas quand auront lieu les prochaines séances, ni le temps qu’il restera ensuite, j’ai donc proposé deux petites « applis » (un QCM et un jeu d’association sur le site LearningApps), que je vous propose ci dessous.

La première, sous forme de QCM est relative à l’écoute de la première vidéo proposée, « Internet ne pollue pas. Vrai ou faux? » (Data sciences VS Fake, proposée par Arte)

La deuxième, sous forme de jeu de classement par paire, est en lien avec l’écoute de la lecture de l’album Moi c’est Tantale. Il consiste à associer chaque personnage du récit avec l’extrait de l’album correspondant.

  • Matériel : Album Moi c’est Tantale + Vidéoprojecteur + Ordi enseignant connecté au réseau Internet et disposant d’un navigateur + Son

Bilan de la séance

Cette séance ne présente pas non plus, à proprement parler l’étude de notions info-documentaires. Les objets d’étude présentés ici relèvent de la culture numérique liés aux questions environnementales. En amont de la prochaine séquence, davantage tournée vers le Web et surtout les réseaux sociaux, elle introduit la notion d’usage, puisque la question des usages massifs est un des aspects de la pollution numérique.

Comme je le disais en début de billet, je partage ici la séance conçue dans sa forme originelle, c’est à dire en présentiel d’élèves.

La fermeture du collège (Covid-19) a été annoncé alors qu’elle n’avait été présentée que deux fois (sur 11). J’ai donc du l’adapter pour la proposer, à distance aux autres groupes. J’ai fait le choix d’enregistrer la lecture offerte, et de réaliser un montage vidéo alternant entre ces lectures et les vidéos et autres documents présentés lors de la séance. J’ai obtenu l’accord de la maison d’édition pour l’utilisation de l’album audio / image, mais dans le cadre d’une diffusion restreinte à l’espace privé de l’ENT. J’y ai ajouté les deux applis pour que les élèves puissent tester leur compréhension. Je n’irai pas vérifier si les exercices ont été fait, car le site LearningApps ne me permet pas d’avoir des données sur les réponses apportées. De plus, les élèves sont déjà en difficulté, s’adaptant (comme nous enseignant) à une manière d’apprendre à distance, peu commune et clairement inédite . (Il parait qu’on était prêt). On fera probablement un bilan à la reprise avant d’enchainer sur la suite du programme.

Fichiers à télécharger

Fiche élève: je dois avouer que j’ai préparé cette séance un peu dans l’urgence et je n’ai pas encore pris le temps de terminer la fiche élève. Quand ce sera fait, je mettrai le billet à jour (et bien sûr, je n’oublierai pas mes élèves, mais à priori je ne suis pas en retard 😉 )

EMI 5ème Séquence 1, séance 4: A qui appartiennent les objets du numérique

Quatrième séance avec les 5ème, qui introduit le modèle libre VS le modèle propriétaire..

Cadre institutionnel   

  • Niveau:   5ème            ½ groupe          Effectif : entre 10 et 16 élèves
  • Support horaire : Une heure quinzaine (55 minutes)
  • Cadre pédagogique : EMI 5ème
  • Discipline(s) : Information-Documentation
  • Intervenant(s) :Professeure documentaliste
  • Durée de la séance : 55 minutes
  • Lieu(x) CDI (ou Salle info CDI)

Savoirs en jeu

  • (Rappel de l’objectif de la séquence) : Découvrir les aspects historiques relatifs à Internet et au Web et savoir différencier Internet et le Web en étant capable d’en donner une définition simple et de nommer les outils permettant d’y accéder. Avoir conscience des deux grands modèles qui régissent Internet et le Web: le modèle libre et le modèle propriétaire.
  • Objectifs d’apprentissage en information-documentation et alignement pédagogique
    • Savoirs théoriques
  • Pré-requis : Lors de la séance précédente (Timeline du numérique) les élèves ont pu appréhender les deux modèles (libre / propriétaire) en fonction de leur sujet de recherche. Certains élèves sont déjà sensibilisés à cet aspect.

Déroulement de la séance

  • Situation dans la progression et/ou séquence : Séquence 1, séance 4. Après un temps long consacré à la troisième séance, avec une réalisation collective d’une timeline du numérique, cette avant-dernière séance de la première séquence permet d’initier le sujet de l’économie politique du numérique (Nikos SMYRNAIOS).
  • Scénario pédagogique
    • Intro : A partir des sujets traités par les élèves lors de la séance précédente, l’enseignant questionne les élèves : le sujet qu’ils ont traité relevait-il du modèle libre ou propriétaire? Rebondir sur la différence entre les 2. Demander aux élèves leur avis. Présentation de la séance et notamment de la première activité.
    • Consigne : replacer les éléments proposés , en groupe, dans les colonnes «Modèle libre / Modèle propriétaire » tracées au tableau.
    • Mise en activité: Les élèves se répartissent par groupes, autour d’un tableau (groupe de 5 à 8 élèves)
    • Activité des élèves: Les élèves réfléchissent collectivement au modèle dans lequel s’inscrivent les différentes étiquettes magnétiques proposées.

  • Mise en commun: Observation des réalisations de chaque groupe.
  • Structuration des savoirs: Projection du diaporama. Présentation du modèle propriétaire via les GAFAM (Les élèves sont invités à désigner chaque entreprise composant le sigle GAFAM), puis introduction du modèle libre: présentation de Richard Stallman (précurseur du modèle libre), et à l’échelle francophone du réseau Framasoft. Le diaporama (court) se termine par la présentation du projet « Dégooglisons Internet » et de l’illustration du site (voir plus bas « Référence des matériaux »). Les élèves sont invités à analyser rapidement cette illustration (rapprochement du banquet de chaque fin d’épisode d’Axtérix et Obélix, et remplacement des sangliers sur la broche par les logos, réadaptés, des GAFAM)
  • Structuration des connaissances: En fin de séance, distribution de la fiche-élève (recto-verso) et lecture collective.
  • Évaluation: Les élèves sont invités à réaliser à nouveau l’activité de début de séance. Après la phase de structuration des savoirs et des connaissances, chaque groupe se repositionne devant sa première répartition et apporte les modifications nécessaires. Mise en commun et correction collective pour chaque groupe.
  • Méthode pédagogique: interrogative
Bienvenue au banquet concluant Dégooglisons Internet, par Péhä (CC-By)
  • Matériel : Tableau blanc (+ feutres) / Vidéoprojecteur + Ordi enseignant connecté au réseau Internet et disposant d’un ou plusieurs navigateurs de recherche / Suite bureautique / Étiquettes magnétiques (X2) + Tableau blanc ou noir magnétique (2 tableaux ou tableau mobile double face).
  • Renseignement des axes temporels (vertical) et organisationnels (Horizontal)

Bilan de la séance

Cette séance ne présente pas à proprement parler l’étude de notions info-documentaires. Les objets d’étude présentés ici relèvent de la culture numérique. Mais dans la progression proposée, il me semble que cet aspect (modèle libre / propriétaire) est important. La manière de les présenter est probablement très incomplète et superficielle, mais le temps de la séance (55 min) et le public concerné (5ème) expliquent cet angle de traitement. Il s’agit davantage d’un éveil, d’une prise de conscience de la coexistence de ces deux modèles, et de la présence oligopolistique du modèle propriétaire (esprit critique). Cet aspect sera à nouveau abordé dans les séances suivantes (notamment celle sur les métiers du Web et de l’Internet).

Fichiers à télécharger

Les étiquettes magnétiques: plusieurs logos d’entreprises, réseaux sociaux, logiciels et portraits de figures emblématiques de l’un et l’autre des modèles (Linux, Microsoft, Microsoft Word, Open office Writer, Mark Zuckerberg, Richard Stallman, Facebook, Framasoft, Dégooglisons Internet etc….. Imprimés en couleur, plastifier et utilisation d’un rouleau de « scotch » magnétique (ultra pratique). Je peux vous envoyer le fichier sur demande 🙂