#semaine1 Et c’est parti!!!!

Voilà, une nouvelle année commence et je vais essayer de reprendre un peu plus du service par ici. Et pourquoi pas tenter le semaine après semaine (j’admire Petite noisette pour sa régularité sur ce point)

Cette année est pleine de renouveau: nouveau chef, nouveau CDI (qui sera livré en janvier si tout VA BIEN). On ajoute à cela mon premier rendez-vous de carrière (espérons juste que ça ne tombe pas pendant le déménagement, l’idéal serait encore que je sois installée dans le beau CDI).
C’est donc ma 3ème rentrée dans ce collège, et je pense que ce ne sera pas la dernière. Depuis mon billet sur le bilan de ma première année, les choses ont plutôt bien évolué l’an dernier. J’ai repéré les collègues avec qui travailler en collaboration, j’ai pu voir les élèves en séance (seule ou pas) de façon plutôt correcte, malgré un CDI provisoire plutôt minuscule et il faut le dire, très très TRÈS moche.

Commençons donc par le bilan de cette première semaine, au jour le jour:

  • Vendredi 31 août: la reprise. Mais je suis plutôt contente de reprendre après ces deux mois de congés, car je sais que cette année sera plus sereine que les deux précédentes. Je crois que le fait de me détacher un max des évènements toxiques qui s’y sont déroulés m’ont aidé à prendre de la hauteur et à ne pas me laisser affecter par une certaine ambiance morose. Je pars donc, talons au pied (ben ouais, c’est un des seuls jours où je peux me le permettre, après ce sera plutôt tennis et chaussures plates vu le marathon quotidien), gros cabas remplis de mes lectures de l’été. Je pars un peu en avance, projetant de faire une halte au CDI pour poser mon bazar, imprimer deux / trois docs avant de rejoindre les collègues. Et là, c’est le drame. Les ouvriers ont refait les menuiseries de mon CDI-Cagibi. C’était pas prévu (ou en tout cas je n’étais pas au courant). Ils ont donc déplacer mon bureau, mon meuble à périodique, le bac à BD, un meuble info et tous les documents qui étaient dessus au centre du CDI… Et la poussière, et le bazar…. J’ai hésité à pleurer. Finalement j’ai respiré un grand coup (lancé un gros mot au passage histoire de) et j’ai fermé la porte avant d’aller boire un café. Je ne reviendrai pas sur la réunion de pré-rentrée, car c,’était les banalités traditionnelles de cette journée.

 

  • Lundi 3 septembre: jour de rentrée des 6ème. Le CDI est toujours en l’état. Je délocalise donc en salle des prof, espérant que le réseau soit toujours là. Tout va bien, j’ai même accès à internet. Quel luxe! Je m’attelle à la constitution du planning pour la distribution des manuels scolaires (oui je sais, mais ce point va être une de mes préoccupations majeures de l’année). Mais voilà: quand est-ce que je commence? Les manuels sont stockés au CDI, et en l’état, je refuse d’y mettre les pieds, ni même qu’un élève franchisse le palier. Me voilà donc à courir après le gestionnaire, que je ne trouve pas ou alors déjà occupé. Je réalise un premier planning pour la fin de la semaine, mais bon quand même demain je fais quoi??? J’arrive à mettre la main sur mon adjoint. Sympa, il appelle les gestionnaire et on m’assure que ce sera fait pour le lendemain mais que les agents sont quand même un poil débordés (tu m’étonnes, les travaux ont laissé des traces partout, le nouveau self et les nouvelles cuisines seront inaugurées le midi même etc…). Je revois donc mon planning pour commencer dès le lendemain (histoire que cette corvée soit vite évacué). 1(h arrive, j’hésite et je retourne au CDI, pour voir (c’est beau de croire au père Noël). Et comme vous pouvez l’imaginer, c’est toujours pareil. Me voilà donc manches retroussées à remettre en place ce que je peux faire avec mon petit gabarit (petite oui mais costaud quand même): je remets mon bureau en place, la table info, les romans historiques qui étaient posés dessus, deux ou trois autres bricoles. Mais par principe je ne touche pas au bac à BD et au meuble à periodique. Je me connais, je pourrais y arriver, mais mon dos et mes épaules risquent de me le faire payer cher. Un petit coup de plumeau pour enlever en surface la poussière, regroupement des poubelles (les ouvriers sont méga sympas, ils m’ont laissé leurs déchets) et je repars en passant par le bureau du gestionnaire. Deux agents sont là, j’en profite pour leur dire ce qu’il reste à faire, en râlant un peu contre les ouvriers qui auraient pu (du?) le faire et en m’excusant quand même pour la surcharge de travail. Mais j’ai de la chance, chez nous les agents sont sont au top.

 

  • Mardi 4 septembre: praticable ou pas praticable mon CDI? Je ne me stresse pas trop. Au pire, je serai au chômage technique et j’irai déconner avec mes collègues en salle des prof. Et bien, en ouvrant la porte je retrouve mon antre, rangée, propre et à nouveau accueillante (enfin en le disant vite, parce que c’est quand même toujours moche, ça j’y peux rien). Et voilà que c’est parti pour la valse de la distribution des manuels scolaires au 5ème, 4ème et 3ème. Je suis contente de revoir les élèves (j’ai retenu 80% des prénoms, c’est pas mal), il y a des petits nouveaux. Et puis je me marre un peu quand même: je me suis mariée en juin et j’ai donc changé de nom. Certains ont pris peur en remplissant le carnet. « De quoi, comment???? Mme N. est partie???? » « mais c’est un scandale, on a pas été prévenu!! » « Et c’est qui celle là, Mme G.? ». Et mes collègues, ces coquins n’ont pas démentis jusqu’à leur arrivée au CDI. J’ai été amusée par leur soulagement (et leurs félicitations). Un peu de mise à jour sur ma base PMB (écrasement des prêts en cours avant l’import de la nouvelle base à venir, mise à jour de mon bulletinage automatisé, bulletinage des magazines reçus cet été…). Bref la journée est passée vitesse grand V. J’ai été déjeuner dans notre nouvelle salle de restauration, observer les élèves qui s’émerveillaient de la beauté du nouveau self, et j’ai eu une pensée pour le CDI qui était là, sous mes pieds, quelques mois auparavant, et ce depuis l’inauguration du collège dans les années 70. Mais pas de nostalgie parce que bon, ces travaux, même s’ils sont longs et chiants, sont salvateurs et indispensables.

 

  • Jeudi 6 septembre: matinée passionnante de distribution des manuels scolaires. Rien de bien passionnant. Si, il a fallu jouer encore un peu au déménageurs bretons et replacer les fauteuils du coin lecture. Courir après le gestionnaire et les agents pour faire déplacer une étagère afin de pouvoir accueillir les élèves. J,ai pris le temps de bulletiner les périodiques reçus pendant l’été et de paramétrer le bulletinage automatisée de 90% de mes abonnements sur PMB. Me manque le vocable espagnol, mais c’est la valse des dates de parution et j’ai lâché l’affaire. Si d’ailleurs vous avez la solution, n’hésitez pas à partager. J’ai également commencer à remplir mon nouveau carnet « bullet journal ». Après 3 jours de test du classeur, j’ai abandonné pour repasser au format carnet, A5 cette fois. Le classeur est trop encombrant, et ce format est bien plus facilement transportable que mon ancien carnet A4 (de toutes façons, à ce format, je n’ai rien trouvé qui me convenait).

 

  • Vendredi 7 septembre: un dernier créneau pour la distribution des manuels. A la récré du matin, des réclamations de ci de là des élèves: les parents étaient mécontents de l’état de certains manuels distribués, d’autres aveient des pages manquantes, déchirées ou écrites dans le leur. Qu’à cela ne tienne je leur ai gentiment proposé d’aller choisir dans le stock un autre manuel. J’ai passé l’essentiel de ma journée à continuer le travail de re-cotation des documentaires (entamé en fin d’année) afin d’uniformiser le tout. J’en reparlerai, mais le déménagement à venir est l’occasion de le faire, au fur et à mesure, en adaptant le plan de classement au CDI et au fond et le rendant visuellement plus fluide et attractif. J’ai pu ouvrir le CDI dès midi aux élèves et je crois qu’ils étaient plutôt content de pouvoir se ré-approprié les lieux. (même s’ils se font toujours timides au départ, ou alors c’est parce qu’ils profitent du beau temps pour se raconter les vacances dans la cour de récré)

Et voilà comment la semaine de la rentrée passe à une vitesse folle. Et pourtant les projets à venir se mettent en place et les semaines à venir seront chargées! En tout cas, ça y est, on y est. Et les vacances sont bel et bien terminées!

J’espère que votre première semaine s’est bien passée et que votre année s’annonce clémente pour les profs docs que nous sommes!

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Un bullet journal de prof doc?

Voilà deux ans que je me suis lancée dans l’aventure bullet journal à titre personnel. Pour info un bullet journal (ou bujo) est un système d’organisation personnalisable, créé sur mesure par son propriétaire. Plus flexible qu’un agenda classique, il permet de s’organiser entre tâches perso / pro à l’échelle quotidienne, hebdomadaire, mensuelle ou même annuelle. Ce système d’organisation a été inventé par Ryder Caroll et dans notre monde numérique, il ne nécessite qu’un carnet et un stylo!

Je me suis vite demandée si dans le cadre de ma profession, ce ne serait pas intéressant de le décliner. J’ai donc décidé de tenter l’expérience en fin d’année scolaire 2017 et j’ai mené la suivante entièrement avec ce système d’organisation.

Je viens ici vous montrer un petit peu ce que ça donne, et l’évolution sur ces quelques mois. Je pense avoir trouvé une organisation qui me correspond plutôt pas mal et je compte bien réitérer dès la rentrée qui arrive!

Le matériel:

Pour ma première expérience j’ai trouvé dans les tréfonds des tiroirs du CDI un vieux cahier grand format, à petits carreaux et à couverture rigide. Il a très bien l’affaire pour cette première expérimentation.

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L’an dernier, amoureuse de beaux carnets, j’avais choisi un grand carnet au format A4 de chez Moleskine, avec une belle couverture vert sapin. Petits carreaux, pochette à soufflets à la fin, et lien élastique pour le garder bien fermé (celui là même qui illustrera ce billet).

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Pour la rentrée 2018, j’ai voulu le même carnet mais va savoir pourquoi, son prix a doublé, et après des recherches de produits similaires et ne sachant pas pour quel carnet opté, j’ai choisi de le tenter en version classeur. Je me dis que la modularité sera davantage possible, je pourrais directement perforer et inclure les documents importants sans avoir besoin de les couper pour ensuite les coller, les faire migrer d’une année à l’autre etc…… (j’essaie encore moi-même de me persuader de ce choix! )

Le contenu

Outre le fait que je me peux me faire plaisir en terme de créativité et de déco de mon carnet, je peux surtout agencer mes semaines de manière personnalisée. En effet, avec un agenda traditionnel, j’avais soit peu soit trop d’espace d’écriture en fonction de la charge de boulot de mes journées. Les horaires pré-établis ne correspondent pas forcément aux séquences définies par le collège. De plus, la plupart des agendas conçus pour les enseignants le sont pour les profs de discipline, ce qui ne correspond pas forcément à celui de professeur documentaliste. Et comme on le sait, on ne bosse pas tous de la même façon, et personnellement j’ai vraiment besoin de cette modularité dans cet outil de travail.

J’ai pu insérer dans mon bujo pro les documents indispensables: calendrier scolaire avec les semaine A / B, les horaires de sonneries, la liste des profs principaux etc… (en général ils finissent par trainer un peu partout et quand je les cherche, ben je les trouve plus).

J’ai également créé une page « recherches documentaires » qui me permet de lister les recherches données par les professeurs, avec la/les classe(s) concernées, le /les  professeur(s) responsable(s) du travail, le sujet de recherche, le travail demandé, les dates de restitution et si le CDI a été proposé comme lieu de ressources (ce n’est pas toujours le cas!). Je dois avouer que ce tableau est pour moi précieux, mais peu nombreux sont les collègues qui m’informent de ces travaux (malgré mes nombreux rappels par mail, affichage, hibou postal ou pigeon voyageur…. mais ce n’est pas le sujet). Cette année j’ai un peu testé le truc, en recréant le tableau parfois chaque mois, parfois non…. Vu qu’une recherche peut courir sur deux mois ou plus, ou à cheval, le tableau mensuel n’est pas pertinent. L’avantage du classeur, c’est que je vais pouvoir faire migrer le tableau de mois en mois.

En vrac, et parce que ces documents ajoutés sont très personnels à notre pratique professionnel, j’ai eu aussi ajouter les fiches de  travail qui ont pu être données aux élèves dans le cadre d’une recherche, les fiches données par les enseignants avec consignes, délais etc…. (Encore une fois, le classeur sera, je pense, avantageux à ce niveau là).

On peut également ajouter ce qu’on nomme les « collections » dans son bujo: ici j’avais des pages dites de « collection » pour le suivi de mon budget et mes abonnements aux périodiques (je sais qu’on peut faire ce suivi sur son logiciel documentaire, mais j’aime bien avoir cette trace visuelle papier, et cette année ce n’était clairement pas ma priorité sur PMB). Bref, encore une fois, c’est modulable à souhait!

Voici un petit aperçu d’extraits choisis due mon bujo 2017-2018!

Je crois bien que plusieurs collègues ont opté pour ce système d’organisation. De mon côté, c’est adopté. Je précise quand même que c’est à la base un système d’organisation qui ne doit pas être trop chronophage! Donc on peut aisément se passer de fioritures décoratives pour aller à l’essentiel! L’idéal de base étant à mon sens une page de calendrier annuel, et ensuite une vue mensuelle à chaque début de mois. Ensuite on fait semaine après semaine (le but du bullet journal est de réaliser ses pages au fur et à mesure).

Du coup vous vous posez, là de suite, la question suivante: comment je peux avoir de la visibilité sur mes semaines à venir, qui même à long terme se remplissent vite? Deux possibilités: avoir un système de « futur log » (vue anticipée des mois / semaines à venir) ou comme j’ai fait l’an passé: un agenda du commerce de base (un petit suffit) pour noter les séances, réunions, autres et les reporter ensuite de façon hebdomadaire.

Et comme ça fait bien longtemps que je n’ai rien partagé ici, je vous propose cette mise en page hebdo pour la première semaine de la rentrée (format pdf ou ..docx pour être modifié, mais la mise en page peut bouger si vous n’avez pas le même logiciel de traitement de texte que celui que j’ai utilisé,  à savoir word)

Semaine du 3 au 9 septembre 2018

Lu, L’ingrédient secret du bonheur de Laurel Remington

Premier roman de Laurel Remington, L’ingrédient secret du bonheur, paru en juin 2017 en France (Chez Casterman), a remporté le concours d’écriture du célèbre journal The Times et de la maison d’édition Chicken house en 2015.

Scarlett, jeune adolescente anglaise, vit mal le fait d’être le sujet principal de sa blogueuse de mère. Elle a délaissée toutes ces activités extra-scolaire, s’est éloignée de ses amies pour limiter l’inspiration de sa mère la concernant. Jusqu’au jour où le chat de sa vieille voisine, Mme Simpson, miaule de solitude suite à l’hospitalisation de sa maîtresse, et que Scarlett entre dans la maison et découvre la cuisine spacieuse de la maison d’à côté… Une passion nouvelle fait son entrée dans la vie de la jeune fille et dans celle de ses amis Violet, Gretchen, Alison et Nick…

Un roman de vie quotidienne de 336 pages, à partir de 10 ans qui plaira probablement aux collégiens.

Il était dans ma PAL depuis quelques semaines, et après avoir terminé mon dernier bouquin, je l’ai joué à la plouf et j’ai sélectionné celui-ci. Je dois avouer que la couverture un peu « girly » ne m’attirait pas plus que ça… (Je n’ai pas lu la série Les filles au chocolat, pourtant plébiscitée par mes élèves) et c’est à ça que m’a fait pensé le livre en lui-même.

Et je dois dire que j’ai bien fait, puisque j’ai été agréablement surprise et plutôt convaincue.

La thématique de l’exposition de l’intime sur le web est ici inversée puisque c’est l’adulte qui dévoile la vie de son enfant. Et Scarlett en est gênée. Cela lui déplait fortement et elle change petit à petit ses habitudes, son caractère, ses activités pour devenir insignifiante aux yeux de sa mère et de ses amis. Elle-même n’est pas autorisée au départ à être sur les réseaux sociaux que sa mère maîtrise à la perfection. L’auteur aborde aussi l’importance que peuvent prendre les réseaux dans la vie quotidienne, quand on ne vit plus que pour ses followers sans prendre conscience de ce qui se passe IRL. Et la souffrance qui en découle pour les proches (bien que ce point aurait pu être un peu plus développé?). Ma mère préfère t-elle ses followers à ses enfants? On imagine à quel point la situation doit être pesante pour le personnage principal…

Et puis, ce roman a un côté gourmand, qui donne envie de dégainer les fouets et les saladiers de ses placards, de remuer, touiller, lécher les plats de chocolat fondu… Bref un roman qui met l’eau à la bouche, qui titille les papilles et qui nous fait découvrir des recettes anglo-saxonnes, que personnellement je ne connaissais pas. Et puis la cuisine de Rosemary me vend tellement de rêve que je voudrais bien la même! J’avoue que j’ai fait un fondant au chocolat en suivant… (D’ailleurs mine de rien, je vous glisse la recette dans la photo ci-dessous. Ne me remerciez pas c’est cadeau). Rien de bien impressionnant en comparaison des recettes citées dans le roman, mais mes placards ne sont pas aussi remplis que ceux de Rosemary. M’étant un peu renseignée sur l’auteur, on me souffle dans l’oreillette qu’elle et ses trois filles seraient amatrices de pâtisseries. Ceci expliquerait donc cela…. D’ailleurs j’aurais bien apprécié un petit cahier annexe avec les recettes du roman, un peu sur le modèle de ce fameux cahier de recettes entièrement manuscrit qui donne de l’inspiration à nos pâtissiers en herbe! Et comme la vie n’est pas faite que de douceurs sucrées, Scarlett et ses amis cuisinent également de bons petits plats salés, qui font saliver….

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Et que dire du personnage de Rosemary Simpson…. Je crois que c’est le personnage que j’ai préféré. Cette vieille dame d’apparence si fragile, qui refuse les maux de la vieillesse et les souffrances qui vont avec. Qui accepte, malgré les souvenirs douloureux, de replonger dans la cuisine pour transmettre son savoir à ces jeunes personnes motivées. Les relations intergénérationnelles, d’entraide, sont plutôt intéressantes.

On a aussi un petit côté suspens avec le neveu de Mme Simpson: que veut-il? Quel est son objectif? Veut-il se débarrasser de sa tante? Ses intentions sont-elles si honorables qu’il le prétend? Je n’en dirai pas plus, mais si ce roman vous passe un jour entre les mains, n’hésitez pas. Et si vous êtes de nature plutôt gourmande foncez!

Un deuxième tome est sorti en version originale, nul doute qu’il aura également droit à sa traduction française 🙂

Je pense qu’il rejoindra bientôt les étagères du CDI et que pour l’occasion il aura droit à sa petite table thématique, entouré des quelques livres de cuisine que je possède au CDI! (D’ailleurs je vous conseille vivement, si vous ne les connaissez pas, les livres de la collection World Cook de chez Mango Editions, qui sont vraiment bien fait! )

 

 

Réalisation d’une brochure touristique en 4ème

Avec deux collègues d’histoire-géographie de 4ème, nous avons proposé aux élèves de 3 classes de 4ème de réaliser une brochure touristique  (activité proposée dans le manuel histoire-géographie EMC Hatier 978-2-401-02012-2 p.266) .

Ce travail de recherche et de production de contenu documentaire a été décidé très vite, d’une semaine pour l’autre. En terme de temps de séance, je dispose d’une « séance »  avec l’ensemble des élèves (réparti en demi-groupe et sur des heures d’études, avec information via le carnet de correspondance) et probablement d’un ou deux autres  à la rentrée des vacances d’hiver, sur le temps d’étude, mais qui n’auront pas de caractère « obligatoire » (ils seront prioritaires sur leur temps d’étude)

Ici il s’agit donc d’une activité dont l’objectif est de réaliser une brochure touristique à destination de touristes chinois, pour un séjour de 7 jours à Paris.

Les objectifs de mes collègues d’histoire-géo sont de suivre la consigne, savoir travailler en équipe (3/4), faire preuve de créativité. Ils doivent réfléchir à la catégorie sociale des touristes afin d’adapter les propositions revêtant un caractère financier (le transport, l’hébergement et la restauration, le coût des loisirs, visites et activités…)

Concernant l’aspect créatif et production finale,  pas de contrainte particulière, si ce n’est que le travail doit être rendu sur un support matériel. Pas de support numérique donc, mais ils peuvent imprimer des images, du texte, à partir d’un logiciel de traitement de texte. Sur l’aspect créatif, je leur soumets des idées, et notamment l’idée du lapbook (ou livre objet) sur cette réalisation. Aucun caractère obligatoire, mais je trouve que cet outil peut complètement être adapté  à ce travail.  Je crois que certains groupes ont trouvé l’idée intéressante…

Du point de vue de l’info-doc, ce travail permet d’aborder, à des niveaux différents, les notions suivantes:

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En début de séance je consacre 10/15 minutes à un temps de présentation de l’activité, des consignes et objectifs du professeur d’histoire et de ceux qui relèvent de l’info doc. Je leur projette le schéma ci dessus et j’annonce que nous allons, ensemble, questionner le besoin d’information à l’aide d’un questionnement Quintilien (je vidéo projette la carte mentale ci dessous et leur en distribue ensuite une par groupe). On note toutes les propositions des élèves, j’y ajoute (si nécessaire) les questions que je me suis posée en préparant la séance. Cet échange permet de faire prendre conscience aux élèves qu’ils ont déjà des connaissances (ils connaissent des lieux / monuments emblématiques de la capitale, réfléchissent déjà au profil des touristes auxquels ils vont s’adresser …). Ils prennent conscience des informations qu’ils n’ont pas et qui leur seront nécessaires (tout ce qui concerne les modalités de transport, d’hébergement, d’autres activités / lieux / monuments pour affiner leur programme). Ils commencent également à questionner les types de sources et d’information qu’ils vont consulter (l’ensemble des groupes à évoqué le site de l’office du tourisme de Paris, et ils pensent instinctivement à des sites de voyage comparateurs de prix pour l’hébergement, la restauration, les loisirs… )

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Les élèves se répartissent ensuite en groupe, se mettent d’accord sur le profil de leurs touristes et commencent à questionner le sujet, rechercher les premières informations. Ils se répartissent (plus ou moins efficacement) les tâches, réfléchissent à des stratégie de travail en groupe ou pas, étant donné que les vacances scolaires s’invitent entre les deux séances et la date fatidique de retour des travaux.

Mes collègues m’ont invité à participer à l’évaluation (youpi!) et on essaiera de mettre en valeur leurs productions en les exposant.

Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas d’une séquence ni même d’une séance ultra bien ficelée, mais qui me permet quand même d’intervenir auprès des élèves, de les guider, de leur proposer des ressources. Jusque là, j’ai très peu en fait pas du tout, travaillé avec mes collègues d’HG. Pourtant dans l’ancien collège où j’étais en poste, c’était régulier. Je comprends les arguments « manque de temps », « faut avancer dans les programmes », mais j’ai du mal quand je constate qu’on donne des exposés aux élèves:

  • sans me prévenir : dans ce cas je ne demande pas spécialement à intervenir, mais à savoir ce qu’on leur demande, pour quand, sous quelle forme. Non pas pour faire ma grande inquisitrice (Dolorès Ombrage sort de ce corps!!!), mais tout simplement pour pouvoir choisir au mieux et avec le moins d’injustices possibles les élèves qui seront prioritaires pour venir au CDI (je vous en parlerai, mais le CDI se trouve actuellement dans un lieu annexe et plutôt minuscule pour la durée des travaux et je ne dispose que de 15 places, ce qui est … peu). Et puis je peux vérifier mes ressources physiques disponibles au CDI, au besoin mettre en place une table thématique, une caisse mobile…
  • Sans les guider plus qu’en leur donnant une consigne sur « faire un exposé sur la Rome antique » (si si je vous jure, j’ai déjà vu passer la chose). Le petit 6ème à qui on donne ce sujet sera perdu. La Rome Antique c’est vaste… Ou alors on lui a donné les consignes mais il ne les a pas retenues? Dans ce cas, si je suis informée, je peux guider l’élève dans son questionnement, dans son choix de sujet etc….
  • et parce que bon je suis prof doc et que sur les aspects purement pratiques (sur quelles heures etc…) on peut toujours trouver des solutions. Dans ce cas précis, on a épluché les EDT et les heures d’études des classes concernées et ils sont venus sur ces créneaux.

Je dois avouer, que ces derniers mois ont été assez compliqués (j’en avais en partie parlé ici) et que le déménagement du CDI a accaparé tout mon temps sur la deuxième période du premier trimestre. Étrangement je propose davantage de séances ces temps-ci, alors que le CDI Cagibi (je vous assure c’est affectueux, je le vis bien) est vraiment minus et pas idéalement conçu pour l’accueil de groupes. Tout ne tiendrais donc pas au lieu? Même si j’ai hâte de découvrir et de concevoir, d’aménager le futur nouveau et tout beau CDI, je retrouve peu à peu une énergie pro qui me faisait défaut ces derniers temps.

 

 

De la communication non violente

« Nos sentiments proviennent de la façon dont nous choisissons de recevoir les actes et les paroles des autres » Marshall B. ROSENBERG

Au PAF, cette année, j’ai obtenu le stage de sensibilisation à la communication non violente (niveau 1).

Et aujourd’hui a eu lieu la première journée de ce stage qui s’étend sur 3 jours.
J’attends beaucoup de ce stage, autant d’un point de vue professionnel que personnel (tant qu’à faire).

Je n’ai absolument pas été déçue de cette première journée. J’étais la seule prof doc du groupe parmi des profils très divers ce qui a engendré des conversations très riches  (prof en collège, lycée, lycée pro, BTS…)

Ce petit billet pour faire état de ce que je retiens de cette journée et des questionnements que cela soulève dans le cadre de ma pratique professionnelle.

L’approche de la communication non violente est portée par Marshall B.Rosenberg, psychologue américain (1934-2015). Ce processus de communication se base sur le principe de la non-violence appliqué à la communication, à la relation qu’on entretient avec un individu.  Outre la communication verbale, cette approche met également l’accent sur tout ce qui relève de la communication non verbale: les attitudes, les regards…

Nous avons réfléchi à ce qui, pour nous, relevait de la communication violente:

  • l’utilisation du TU accusateur (le TU qui touche à l’identité de la personne)
  • le manque d’empathie
  • des tons de voix violents (cris)
  • Des attitudes violentes (ignorer quelqu’un, claquer la porte sans explications)
  • les jugements / l’évaluation d’autrui, les comparaisons, les reproches, les critiques et exigences, les humiliations et autres moqueries…

De même nous avons fait ressortir ce qui relève de la CNV (et notre formatrice a complété)

  • L’utilisation du JE à la place du TU
  • L’expression de ses émotions, de son ressenti
  • Prendre la responsabilité de ce qui nous appartient (de nos émotions, de nos besoins)
  • Passer de l’exigence à la demande, et accepter le fait que la réponse à cette demande peut-être négative
  • Relever les réussites (les siennes et celle de notre interlocuteur)
  • L’empathie (être à l’écoute de l’autre mais aussi à l’écoute de soi)
  • Construire son discours sur des observations, sur des faits, sur des explications
  • Avoir de l’estime pour soi et pour l’autre, du respect pour sa personne et sa dignité
  • Être dans un rapport d’égalité
  • Apporter du sens entre les causes et les conséquences

A ce point là de ma retranscription, je me rends compte que mon approche actuelle mêle les deux, même si je préfèrerai qu’elle penche davantage du côté de la balance de la CNV.

Il m’arrive de crier, de hausser le ton pour obtenir le calme, le silence, ou l’attention des élèves (souvent), de faire des reproches en employant en plus ce TU accusateur , d’avoir des exigences avec menace de punition / blâme à la clé (une observation dans le carnet, une exclusion temporaire ou définitive du CDI, ce que je déteste donc ne fais finalement presque jamais, donc inutile ++++)

Mais à côté, je me félicite (il parait que c’est important de s’auto-féliciter quand on réussit) d’avoir un semblant d’approche CNV (sans le savoir jusque là): saluer les réussites, avoir de l’empathie (bon, ok ça dépend des jours) envers les élèves (et mes collègues?). Je pense également avoir du respect pour les élèves et éviter une relation hiérarchique de pouvoir.

Il y a donc toute un travail à faire, à essayer de mettre en place sur les points suivants, qui me semblent importants et nécessaires:

  • Apporter davantage et systématiquement du sens entre les causes et les conséquences (par exemple: expliquer sans être dans le jugement et dans le reproche, qu’un livre volé pénalise les élèves qui voudraient le lire et / ou l’emprunter, qu’un livre mal rangé est un livre perdu…)
  • Passer de l’exigence à la demande, par exemple quand je souhaite que le calme revienne au CDI ou lors d’une séance pédagogique. Le tout en ne stigmatisant pas un élève ou un groupe d’élèves face aux autres. Cela suppose donc de se déplacer, jusqu’à l’élève en question, de couper la scène aux autres, et d’adresser à voix basse sa demande. Ça j’y pense depuis longtemps, pas forcément de la manière CNV, mais je ne trouve aucune satisfaction à hausser le ton, à faire des reproches et être dans l’exigence. A priori si ça « fonctionne », il suffit de prendre le temps de prendre ce temps afin que des mécanismes, des attitudes respectueuses de toutes parts, deviennent le quotidien.
  • Utiliser davantage le JE, nommer ses émotions , ses sentiments, son ressenti (avec des mots précis. Par exemple « Je suis en colère, je suis fatiguée, je suis excédée par tout ce bruit, ce manque d’attention » …)  et exprimer ainsi ses besoins (« J’ai besoin de calme pour avancer dans telle tâche, pour avancer dans ma séance »)

J’ai également noté le fait que la CNV ne suppose pas l’absence de cadre, de limites, de règles de vie: mais je note et je surligne le fait que la construction collective de celles ci, avec les élèves, donne du sens. Et j’aimerai bien me pencher sur une construction collective des règles de vie (je déteste ce terme en fait, mais de suite je ne trouve rien de mieux) du CDI. Voir ce que ça peut nous apporter. Je profiterai probablement de l’aménagement dans le futur CDI (mais je peux tenter et expérimenter dans le CDI provisoire puisque que la situation peut s’y prêter).

Avant de m’arrêter ici pour ce premier billet CNV (il y en aura peut-être d’autres?) je rajouterai que la CNV ne remet pas en cause le fait que nous sommes des humains dotés de sentiments multiples. Les conflits font partie de la nature humaine et il n’est pas question de les éradiquer, de les refouler, mais bien de les accepter en limitant l’apparition de la violence lorsqu’un conflit émerge.

Et pour finir pour de bon, je retiens deux mots qui pour moi, ce soir, résume la CNV: être authentique et empathique.

 

 

 

Bilan (mitigé?) d’une année dans un nouveau CDI

Deuxième billet de l’année, on a connu mieux sur Doc à Bord, je vous l’accorde. Mais prendre possession d’un nouveau poste, d’un nouveau lieu, ben c’est pas toujours toujours facile. J’espère que l’année à venir sera plus prospère, plus riche, plus « stimulante ». Non que je n’ai rien fait, loin de là, mais rien de bien nouveau dans les chaumières.

Je ne sais même pas trop par où commencer. Je peux introduire en disant que le collège où j’ai été nommée possède une ambiance plutôt particulière. 2 salles des profs, des tensions dans l’équipe qui persistent et se manifestent encore chaque jour…. Sans entrer dans les détails (ce serait superflu) c’est plutôt usant au quotidien.

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L’année a commencé sous le signe des manuels scolaires (arrivage d’un premier lot de renouvellement total des manuels) et se termine de la même façon (et elle débutera à nouveau de la même façon). Je viens encore de passer une journée à gérer la chose, et je dois dire que je suis très très légèrement –ironie– agacée. On pourra dire que je n’ai pas bien géré la chose, que j’aurai pu être plus efficace, mais j’ai envie de dire merde que cela ne peux pas être le boulot d’une seule personne. Ce qui serait d’ailleurs partiellement faux, puisque le secrétaire d’intendance, a géré dans le suivi des factures etc….  Je ne veux jeter la pierre à personne, mais l’an prochain, ça va devoir se bouger un peu plus de tous les côtés. Je n’ai pas même pas encore eu le temps de bien ranger le CDI (encore moins d’un inventaire, cela va de soi, pourtant – même si je ne suis pas en kiffe total devant la dite tâche- ça serait nécessaire) et la semaine à venir est chargée de réunions en tout genre,: conseils d’enseignements, réunion EPI, AP, conseil d’administration, (journées de récupération) … Wait and see, si ça se trouve le CDI sera nickel chrome le 7 juillet à midi.

Sur le plan pédagogique, on va dire que j’ai connu mieux. J’ai surtout connu le luxe de séances spécifiques et dédiées dans l’EDT des élèves. Réforme faisant, cette année, sur ce nouveau poste, ce ne fût pas le cas, et ça ne le sera toujours pas  à la rentrée. A moi de me caler dans les différents dispositifs, programmes… Rien d’impossible, loin de là (j’ai même proposé en amont des conseils d’enseignements, une proposition de progression de la 6ème à la 3ème -vous m’excuserez les coquilles qui se sont glissées dans le doc-). Mais me donnera t-on la possibilité de le faire? On me fait comprendre à demi-mot que ça revient à leur « voler » des heures, que le temps manque, que « tu comprends j’aimerai bien mais c’est compliqué… ». Heureusement, j’ai pu bosser avec quelques collègues (espagnol, latin, un peu en français, un peu en maths). Mais c’était plutôt marginal. Je n’ai eu l’occasion de ne voir qu’une seule fois tous les élèves d’un même niveau: les 3ème pour un séance de méthodologie dans le cadre de l’oral du DNB (de la très très grande classe de prof doc).  Elle est loin la belle époque de ma progression EMI! Mais si j’arrive à persuader quelques collègues, à mener au moins 2 séances par niveau et pour toutes les classes du niveau, ce sera déjà pas mal. Petit à petit l’oiseau fait son nid.

J’ai oublié de préciser que l’an prochain, le CDI entre dans sa phase de travaux. Il sera donc délocalisé dans une salle provisoire, pendant (normalement) une année civile, de janvier à janvier. Je vais donc connaitre le bonheur des cartons, faire du désherbage massif. Mais quand j’imagine les possibilités qui m’attendent à l’issue des travaux (le CDI passe du RDC au 1er étage et perd une moquette vintage absolument magique), je le vis plutôt bien. Sauf que je ne sais pas si j’aurai le courage d’attendre avant de demander ma mut’. Sans succès garanti, mais outre l’ambiance un peu pas top du bahut, je suis encore à 45 minutes de chez moi (mais on se rapproche, si si je vous jure!).

Sinon j’ai quand même eu quelques réussites cette année. L’évènement le plus marquant reste l’expo Harry Potter. Normalement on réitère l’an prochain en partenariat avec la médiathèque. Je souhaite mettre en place un « club » / « atelier » pour préparer l’évènement. J’ai l’été pour réfléchir à: comment, quand, pourquoi, qui et où?

Et la rentrée 2018 sera marquée par l’accueil d’auteurs pour le salon du livre de la commune, de la venue d’une expo sur l’escrime et sa représentation dans la culture littéraire, cinématographique etc…. Avec ma collègue de SVT nous avons inscrit un groupe d’élève dans un projet académique autour des sciences, dont le thème porte sur la classification. Parait que c’est à fond interdisciplinaire, et depuis le temps que j’essaie de vendre l’approche de la notion de classification sur les deux champs disciplinaires , l’occasion était trop belle!

Je ne sais pas encore si je poursuis ou pas sur Doc à Bord. J’ai encore un peu de temps pour me décider. Je n’ai pas (plus?) le temps, l’envie. Ça reviendra peut-être, ou pas…

Je vous souhaite à toutes et à tous d’excellentes vacances!

 

Exposition Harry Potter au CDI

Voilà bien longtemps que je n’ai rien publié par ici!

J’ai été mutée à la rentrée, après une pause (congé maternité) et ceci expliquant cela, je n’ai plus de 6ème en EMI (ni à l’année, ni en AP). Tout ceci risque de changer l’année prochaine. Ce n’est pas pour autant que je ne fais plus de séances d’info doc, au contraire. J’arrive à trouver des collaborations avec différents collègues de discipline, mais je n’ai rien publié, car je ne présente en général que des séances que j’avais soit déjà publié ici, ou des séances qui, selon moi, ne méritent pas de faire l’objet d’un billet. Alors certes j’aurai pu vous causer de mon nouvel établissement, de la place que j’y occupe, mais depuis septembre, je ne saurai par où commencer.

Du coup je reviens avec un billet plus « léger » (quoique), afin de vous présenter une petite chose qui m’a occupé pendant  1 mois en janvier / février 2017.

J’ai préparé pour mes élèves, un peu sur un coup de tête il faut l’avouer, une expo Harry Potter. Et l’expo thématique gentillette est devenue quelque chose d’assez conséquent.

Cette année j’ai décidée d’accueillir au CDI des expos gratuites de manière à en avoir une par mois. Pour le mois de février j’en avais prévu une sur le cinéma fantastique et je m’étais dit qu’en parallèle je ferai des tables thématiques autour des livres de littérature pour la jeunesse adaptés au cinéma (Hunger Games, Divergente, Labyrinthe, Les Orphelins Baudelaire etc… et bien entendu Harry Potter ). Et puis un soir en farfouillant sur Pinterest en quête d’inspiration, j’ai découvert pas mal de tuto, de DIY et de réalisations faites à partir de récup’ sur l’univers d’Harry Potter. Et je me suis dit qu’un focus sur cette saga romanesque pouvait être très sympa. J’ai donc viré de bord et commencé à m’atteler à la tâche.

Soyons clairs: j’ai dévoré tous les Harry Potter bien avant d’être prof doc, j’ai vu tous les films, et il va de soi que si je n’avais pas déjà une attirance pour cet univers, je n’aurais absolument pas fait ce choix! Je bosse également dans un CDI qui est grand, très grand. Le plus grand parmi les quelques CDI que j’ai connu depuis 2010 (c’est le 5ème). La moquette est affreuse, dans son jus des années 70, bicolore, constellé de tâches d’humidité, mais ce n’est pas grave. Dans quelques années, le CDI sera délocalisé puisque le collège est en travaux. Mais la moquette importe peu. Par contre l’espace permet beaucoup de choses!

Nous étions mi-janvier pour un début d’expo le 20 février. J’ai donc conçu l’expo seule, en terme de réalisations d’objets, mais j’ai en parallèle lancé un appel auprès de mes collègues, amis, en quête d’objets à transformer (clés, caisse en bois…) et d’objets pour décorer (valisettes vintages, récipients divers en verre, vieux objets pouvant illustrer le monde magique d’HP etc…).

J’ai moi-même investi dans quelques objets (une baguette magique, celle d’Harry, un collier retourneur de temps (le prétexte était unique, je ne pouvais pas le laisser passer. Enfin une raison de porter un retourneur de temps à mon âge!) , une tasse avec la marque du Sinistros (réalisé à la main par une jeune femme adorable, Eledhween, qui présente ses réalisations sur une page FB).

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Tasse du Sinistros

J’ai fabriqué quelques petites choses: petites fioles de potions, pancarte de la Voie 9/3, photomaton « Have you seen this wizard? », customisation de la boîte à chaussettes de Dobby (la caisse ayant été fabriqué par une connaissance d’un élève) etc…

Mais surtout, j’ai deux collègues extra, qui ont contribué par le prêt d’objets qui ont toute la différence: Grimoire des contes de Beedle le barde malles en bois, ancienne balance, serpent dans son formol, contenants en tous genres, balai. Merci à vous Céline, Aurélie et Cathy! Avec mention spéciale à Céline qui a cousu pendant ses vacances une magnifique robe de sorcier (que sa fille aura porté pendant l’évènement, étant élève au collège et grande grande fan d’Harry Potter!). A cela s’ajoute les objets prêtés par les élèves : baguettes des studios, boite de chocogrenouilles, de dragées de chez Berthie Crochue, boîte d’artefact, cravates de certaines maisons, divers livres Harry Potter (au point que nous avions une bonne partie des dernières parutions sur le sujet), un jeu façon trivial poursuite Harry Potter (par Gallimard jeunesse, la bibliographie se trouve en bas d’articles)…  La librairie de la commune du collège, ayant organisé la nuit Harry Potter quelques semaines avant m’ont également prêté des objets qu’ils avaient conçus ou en rab, notamment des coloriages géant (faisant partis du kit Gallimard pour la nuit Harry Potter) . C’est donc un véritable « projet » collectif, même si je mets « projet » entre guillemet puisque dans mon esprit ce n’en est pas vraiment un, il n’a pas été formalisé, pas de budget spécifique etc… Mais dans les faits, ça s’en rapproche.

Je vous mets les images, avec légende si nécessaire. En bas d’article je fais le récap’ des bouquins sur Harry Potter et son univers et je causerai des « ateliers / animations » mises en place durant les 2 semaines d’expo et de l’accès à celle-ci.

 

Il y a eu toute une organisation autour de cette expo. A part certaines animations qui ont fonctionné tout du long (le photomaton), la plupart des activités / ateliers / animations proposés ont eu lieu pendant la pause méridienne:

  • Passage des épreuves des B.U.S.E (limité à 30 élèves)

Sur les deux semaines, j’ai proposé aux élèves de passer leurs B.U.S.E en bon sorciers qu’ils sont. J’ai limité à 30 élèves et il était FORTEMENT conseillé d’avoir lus les romans, ou à défaut d’avoir vu les film (mais ce n’était clairement pas suffisant)

Je vous propose ici le contenu des trois épreuves.

BUSE Partie 1

BUSE Partie 2

BUSE Partie 3

  • Sieste littéraire

Lecture d’extraits des Contes de Beedle le Barde. Plutôt un échec car les lectures voix hautes nécessitent du calme et le silence n’était pas vraiment au rendez-vous pendant l’expo.

  • Atelier marque-pages origamis
  • Lecture solitaire / collective
  • Visite de l’exposition
  • Jeu de société Harry Potter

Un gros gros succès pour le jeu prêté par une élève. Il est assez pointu niveaux questions, je vais l’acquérir pour le CDI!

  • Photomaton
  • Coloriage géant et collectif

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  • Le jeu des profs de Poudlard

Fichiers images + textes, petites étiquettes à découper, plastifier et équiper de pate fixante: les élèves doivent associer la photo du professeur, son nom et sa / des disciplines / fonctions exercés. Je vous envoie le fichier sur simple demande!

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J’ai lancé un appel pour constituer la « team Harry Potter »  avant les vacances. Je me suis limitée à 15 élèves qui devaient connaître et apprécier l’univers d’Harry Potter. Ils avaient pour « missions » d’animer avec moi le temps de la pause méridienne, éventuellement orienter / expliquer aux élèves qui en auraient eu besoin, veiller au bon état des objets exposés, et profiter bien sûr.

On réitère l’an prochain, mais en partenariat avec la médiathèque de la commune! Un joli partenariat à venir. Et je pense fortement à monter un club Harry Potter dès l début de l’année, afin que ce coup ci les élèves soient acteurs de la création, du montage, des sélections relatives à la constitution de l’expo!

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Concernant les livres, je vous mets ici le lien vers les différents ouvrages (fictions, documentaires, belles éditions, adaptations) proposés par Gallimard Jeunesse (http://www.gallimard-jeunesse.fr/searchjeunesse/advanced/(limit)/10?figure=Harry%20Potter&SearchAction=1 ). Le fabuleux pop-up est vraiment chouette! (ici le lien vers la fiche Harry Potter sur le même site, avec un lien vers un dossier spécial de 25 pages consacré à Harry Potter)

Mais il y a une autre collection, des livres-guide de la franchise cinématographique Harry Potter dont la majorité sont écrits par Brian Sibley, dont le fameux: « Harry Potter la magie des films » qui est une pure merveille, ne serait-ce que parce qu’il est rempli de fac similés parfaits, dont la carte du maraudeur! Il existe aussi « Harry Potter: le grands atlas« , « Harry Potter: le grand livre des créatures » « Harry Potter: la galerie des portraits » « Harry Potter: le grimoire des objets magiques »

Je vous glisse aussi le lien vers le tableau pinterest « Expo Harry Potter » que j’ai constitué au fur et à mesure: on peut fabriquer soi-même beaucoup de chose, dont certaines avec peu de choses, et sans grand budget.

Il va sans dire que je me suis autant amusée que les élèves!